Les neurotransmetteurs constituent le langage du cerveau. Ils permettent aux neurones de communiquer avec les autres cellules du cerveau. Ce n’est pas tout, par contre. Les muscles reçoivent Ă©galement des signaux en provenance des neurotransmetteurs. En fait, ces messagers chimiques envoient des messages dans tout l’organisme.

Il existe des diffĂ©rences importantes entre les divers types de neurotransmetteurs. Certains gĂšrent votre frĂ©quence cardiaque et votre tension artĂ©rielle, tandis que d’autres vous font ressentir de la motivation, stabilisent votre humeur ou vous aident Ă  vous endormir.

Penchons-nous sur les principaux messagers chimiques, afin de comprendre le mode de fonctionnement des neurotransmetteurs dans votre organisme. Vous serez ainsi en mesure d’apprĂ©cier leur importance pour votre cerveau et votre organisme.

Comment les neurotransmetteurs aident  votre organisme à communiquer

La communication est essentielle Ă  votre santĂ©. Les neurotransmetteurs effectuent ce travail en transmettant les directives d’une cellule cĂ©rĂ©brale Ă  une autre et en faisant circuler l’information dans l’ensemble du cerveau et de l’organisme.

Le processus commence Ă  l’endroit oĂč ces messagers chimiques sont stockĂ©s : dans de minuscules compartiments aux extrĂ©mitĂ©s des neurones qu’on appelle les vĂ©sicules synaptiques. Les neurotransmetteurs y restent jusqu’à ce que votre cerveau en ait besoin pour transmettre un message.

Quand un neurone Ă©met une commande (on dit qu’il dĂ©clenche un potentiel d’action) les neurotransmetteurs passent Ă  l’action. Ces potentiels d’action font temporairement passer les neurones Ă  un Ă©tat Ă©nergĂ©tique supĂ©rieur. Cette Ă©nergie supplĂ©mentaire permet aux cellules cĂ©rĂ©brales de libĂ©rer des neurotransmetteurs chimiques dans l’espace qui les sĂ©pare du neurone suivant. Cet espace entre les neurones s’appelle la synapse.

AprĂšs qu’un potentiel d’action se soit dĂ©clenchĂ©, les neurones environnants rĂ©cupĂšrent les neurotransmetteurs qui se trouvent dans la synapse. Puis, une rĂ©action en chaine s’ensuit. Chaque cellule cĂ©rĂ©brale libĂšre des neurotransmetteurs pour transmettre le message. Une fois la commande exĂ©cutĂ©e, les neurotransmetteurs se dĂ©composent, partent Ă  la dĂ©rive ou sont rĂ©cupĂ©rĂ©s par les vĂ©sicules synaptiques d’oĂč elles proviennent.

Comprendre les sept principaux neurotransmetteurs

Bien que des douzaines de neurotransmetteurs soient connus, il en existe sept principaux qui appellent notre attention. Ils se classent en deux catĂ©gories, selon le type d’action qu’ils effectuent.

Certains neurotransmetteurs sont dits excitateurs, ce qui signifie qu’ils incitent les autres cellules Ă  Ă©mettre des commandes. D’autres neurotransmetteurs sont considĂ©rĂ©s comme inhibiteurs, c’est-Ă -dire qu’ils bloquent les potentiels d’action et aident votre cerveau Ă  mettre fin aux actions. Les deux types sont utiles et nĂ©cessaires au fonctionnement optimal de votre organisme.

Familiarisez-vous avec chacun des principaux messagers chimiques qui influent sur votre santé. Ils en font beaucoup pour faire en sorte que votre organisme et votre cerveau travaillent de concert.

  1. Le glutamate

Cet acide aminĂ© est courant dans votre alimentation et il agit comme un neurotransmetteur excitateur, en stimulant les neurones Ă  Ă©mettre des commandes. Le glutamate ne se trouve pas uniquement dans l’alimentation; il est prĂ©sent dans 90 % des synapses, faisant office de principal neurotransmetteur excitateur du systĂšme nerveux central.

Il suffit d’une petite quantitĂ© de glutamate pour exciter les cellules cĂ©rĂ©brales avoisinantes. Lorsque les neurones fonctionnent adĂ©quatement, tout le glutamate libĂ©rĂ© par la cellule est rĂ©cupĂ©rĂ© par des molĂ©cules de transport du glutamate, ce qui assure que le taux de glutamate demeure faible dans la synapse.

En trop grande quantitĂ©, le glutamate peut ĂȘtre dĂ©licat Ă  gĂ©rer pour le cerveau. En effet, les surplus peuvent surexciter les cellules, Ă  un point tel que les neurones n’arrivent plus Ă  rabaisser leur niveau d’énergie. Cet Ă©tat d’excitation toxique peut mener les cellules Ă  s’isoler et Ă  cesser de fonctionner. Heureusement, ces protĂ©ines de transport sont lĂ  pour Ă©liminer l’excĂšs de glutamate et protĂ©ger votre cerveau en nettoyant la synapse aprĂšs chaque potentiel d’action.

La neuroplasticité dépend également du glutamate. En effet, votre cerveau utilise le glutamate pour construire des voies entre les neurones, qui renforcent votre mémoire et vous aident à apprendre.

  1. Le GABA (acide Îł-aminobutyrique)

Si le glutamate est le messager chimique le plus excitateur, le GABA est alors son exact opposĂ©. Ce dernier est un important neurotransmetteur inhibiteur. Il rĂ©duit l’activitĂ© dans le systĂšme nerveux central et bloque certains messages en provenance de votre cerveau.

Sans le GABA, votre cerveau serait sans cesse « allumé ». Vous avez besoin de GABA pour produire un effet apaisant qui vous ralentit. Il abaisse votre rythme cardiaque et votre tension artérielle. Le GABA vous aide à relaxer et à vous endormir. Les facteurs de stress normaux de la vie réagissent bien au GABA.

Prenez le temps de dĂ©compresser avant d’aller au lit. Le fait de rĂ©duire votre exposition Ă  la lumiĂšre bleue peut favoriser la production de GABA dans votre cerveau. La respiration profonde et la mĂ©ditation pleine conscience peuvent Ă©galement stimuler la production de GABA, ce qui vous aide Ă  abaisser votre stress et Ă  vous endormir plus rapidement.

  1. La dopamine

Le neurotransmetteur le plus captivant est sans contredit la dopamine. Et ce, en raison du rĂŽle important qu’elle joue dans le systĂšme de rĂ©compense de votre cerveau.

La dopamine inonde la synapse entre les neurones lorsqu’un Ă©vĂ©nement gratifiant se produit. C’est elle qui gĂ©nĂšre la montĂ©e de joie que vous ressentez lorsque vous atteignez un objectif ou accomplissez une tĂąche. La dopamine revigore votre cerveau et vous procure des sensations de plaisir.

Certaines drogues tirent avantage du systĂšme de rĂ©compense de votre cerveau. Elles stimulent le cerveau de maniĂšre Ă  lui faire libĂ©rer une surabondance de dopamine, ce qui crĂ©e une sensation temporaire de plaisir, ou d’euphorie. Par contre, l’effondrement qui suit un pic de dopamine peut ĂȘtre brutal. AprĂšs coup, vous pouvez ressentir de la dĂ©prime, de la fatigue et un manque d’intĂ©rĂȘt pour vos activitĂ©s prĂ©fĂ©rĂ©es.

Les drogues ne constituent pas le seul facteur qui risque d’altĂ©rer le taux de dopamine normal dans votre cerveau. Les activitĂ©s qui crĂ©ent une accoutumance comme les jeux vidĂ©o, les jeux de hasard et le magasinage engendrent des sentiments d’euphorie similaires. Il peut ĂȘtre ardu de se dĂ©barrasser de ces habitudes en raison de l’afflux de dopamine dans votre cerveau. C’est pourquoi il importe de bien comprendre le mode de fonctionnement de la dopamine de maniĂšre Ă  prĂ©venir ce type de comportement.

La dopamine prĂ©sente nĂ©anmoins de nombreux avantages. Elle vous garde Ă©veillĂ© et aide votre pancrĂ©as Ă  libĂ©rer la quantitĂ© adĂ©quate d’insuline aprĂšs un repas. La dopamine coordonne Ă©galement votre cerveau et votre organisme de maniĂšre Ă  produire des mouvements volontaires. En effet, si vous ĂȘtes en mesure d’écrire votre nom, de taper Ă  l’ordinateur et de conduire une voiture, c’est grĂące Ă  la dopamine.

  1. L’adrĂ©naline (Ă©pinĂ©phrine)

Si vous avez dĂ©jĂ  eu la frousse, vous connaissez la sensation causĂ©e par l’adrĂ©naline – Ă©galement appelĂ©e Ă©pinĂ©phrine. Ce neurotransmetteur est responsable de la rĂ©action de lutte ou de fuite de votre organisme.

L’adrĂ©naline est produite par les glandes surrĂ©nales situĂ©es au-dessus de vos reins. Toutefois, ce messager chimique voyage Ă  travers le systĂšme nerveux central pour hausser votre rythme cardiaque et apporter de l’oxygĂšne Ă  vos muscles rapidement.

Pourquoi auriez-vous besoin d’adrĂ©naline s’il est peu probable que vous deviez rĂ©ellement faire face Ă  un scĂ©nario de lutte ou de fuite face Ă  un prĂ©dateur qui vous poursuit? C’est parce que la vie quotidienne est remplie de situations qui nĂ©cessitent une rĂ©ponse similaire, mĂȘme sans que votre vie soit en pĂ©ril.

L’adrĂ©naline est le mĂ©canisme de dĂ©fense de votre organisme contre le stress. Si vous ĂȘtes en retard et craignez de rater l’avion, l’épinĂ©phrine fait accĂ©lĂ©rer votre respiration et votre rythme cardiaque afin de vous permettre de franchir le contrĂŽle de sĂ©curitĂ© au pas de course.

Les parcs d’attractions assurent leur rentabilitĂ© en tirant parti de l’adrĂ©naline. Ils misent sur la sensation d’exaltation que peut provoquer une dose d’adrĂ©naline. Sous son influence, vous pouvez vous sentir agitĂ© dans une maison hantĂ©e ou avoir les mains moites dans des montagnes russes.

En outre, l’adrĂ©naline amĂ©liore votre capacitĂ© Ă  prendre des dĂ©cisions. On peut en sentir l’effet quand on passe un examen Ă  l’école. Les neurotransmetteurs comme l’adrĂ©naline peuvent aider votre organisme Ă  connaĂźtre la maniĂšre dont votre cerveau veut rĂ©agir Ă  des situations stressantes.

  1. La sérotonine

Laissons de cĂŽtĂ© le cerveau et tournons notre attention vers le tube digestif. La sĂ©rotonine est un important composĂ© chimique du cerveau aussi Ă  l’Ɠuvre en grande partie dans l’intestin grĂȘle.

La sĂ©rotonine prĂ©sente dans votre systĂšme digestif favorise la sensation de satisfaction aprĂšs les repas, rĂ©gulant ainsi votre appĂ©tit. Lorsque vous consommez un aliment qui ne convient pas Ă  votre systĂšme digestif, la sĂ©rotonine aide votre organisme Ă  s’en dĂ©barrasser.

Des aliments avariĂ©s ou gĂątĂ©s peuvent vous donner la nausĂ©e. Cette sensation est attribuable Ă  l’action de la sĂ©rotonine qui, lorsque vous ingĂ©rez de la nourriture potentiellement toxique, incite votre cerveau Ă  vous faire ressentir un malaise et aide votre organisme Ă  Ă©vacuer rapidement les aliments en question.

La sĂ©rotonine fonctionne un peu diffĂ©remment dans votre cerveau. Elle a une grande influence sur votre humeur et fait naĂźtre des sentiments de bien-ĂȘtre et de bonheur. La sĂ©rotonine favorise Ă©galement un sommeil rĂ©parateur et rĂšgle votre horloge biologique.

Il peut arriver qu’un dĂ©sĂ©quilibre de la sĂ©rotonine survienne. Lorsque le cerveau ne produit pas suffisamment de sĂ©rotonine, vous risquez d’ĂȘtre d’humeur plutĂŽt maussade et d’ĂȘtre en proie Ă  l’insomnie. Vous pouvez Ă©galement ressentir de la confusion et avoir des difficultĂ©s de concentration.

À l’opposĂ©, il peut ĂȘtre encore plus dangereux d’avoir une trop grande quantitĂ© de sĂ©rotonine en circulation dans le cerveau. Certaines drogues illicites peuvent inciter le cerveau Ă  libĂ©rer l’entiĂšretĂ© de la sĂ©rotonine stockĂ©e dans la synapse d’un seul coup. On appelle syndrome sĂ©rotoninergique ce pic soudain de sĂ©rotonine et l’effondrement tout aussi soudain qui s’ensuit. Ce phĂ©nomĂšne peut entraĂźner de la paranoĂŻa, altĂ©rer le jugement et affecter la mĂ©moire. Par consĂ©quent, assurez-vous de protĂ©ger les rĂ©serves de sĂ©rotonine de votre cerveau afin de maintenir cet Ă©quilibre dĂ©licat.

  1. L’ocytocine

Le moment est venu de dĂ©boulonner certains mythes Ă  propos de l’ocytocine. Ce neurotransmetteur n’est pas seulement « l’hormone de l’amour », et il est bien plus que le messager chimique de l’affection qui nous est habituellement prĂ©sentĂ©.

L’ocytocine est un neurotransmetteur puissant qui agit sur de nombreuses fonctions corporelles. Votre cerveau synthĂ©tise l’ocytocine dans l’hypothalamus et la libĂšre par l’intermĂ©diaire de l’hypophyse pour dĂ©clencher des rĂ©ponses dans tout l’organisme.

L’ocytocine provoque les contractions utĂ©rines lors de l’accouchement. Ce mĂȘme messager chimique favorise la crĂ©ation du lien affectif entre la mĂšre et l’enfant immĂ©diatement aprĂšs la naissance. C’est Ă©galement l’ocytocine qui permet l’allaitement et qui stimule l’écoulement du lait en provenance des glandes mammaires.

Que les hommes ne se sentent pas laissĂ©s pour compte – l’ocytocine joue un rĂŽle important dans leur organisme Ă©galement. En effet, elle aide le cerveau Ă  Ă©tablir des connexions de loyautĂ© et de confiance, ce qui favorise la crĂ©ation de relations importantes avec les amis et les membres de la famille.

Ayez de la gratitude pour ce messager chimique la prochaine fois que vous interagirez avec vos proches. Votre organisme a besoin d’ocytocine pour ĂȘtre en santĂ© physiquement et socialement – pour vivre et pour aimer.

  1. L’acĂ©tylcholine

Ce neurotransmetteur est le dernier de notre liste, mais il a Ă©tĂ© le premier Ă  ĂȘtre dĂ©couvert dans l’organisme humain. L’acĂ©tylcholine est unique, car elle agit directement sur vos muscles.

L’acĂ©tylcholine effectue son travail Ă  la jonction neuromusculaire. C’est l’endroit oĂč le systĂšme nerveux et les muscles se rencontrent. Lorsque l’acĂ©tylcholine est libĂ©rĂ©e par les neurones, les protĂ©ines rĂ©ceptrices Ă  la surface des fibres musculaires s’en emparent. Puis, la prĂ©sence de l’acĂ©tylcholine dĂ©clenche un potentiel d’action ou une commande dans la fibre musculaire. Mais au lieu d’envoyer des messages Ă  une cellule cĂ©rĂ©brale, l’acĂ©tylcholine fait contracter vos muscles.

L’acĂ©tylcholine entre en jeu chaque fois que vous bougez vos muscles. Il peut s’agir de mouvements volontaires ou involontaires comme les battements du cƓur ou les contractions du pĂ©ristaltisme qui fait circuler les aliments dans votre tube digestif.

L’acĂ©tylcholine n’est pas uniquement responsable des mouvements musculaires. Cet important neurotransmetteur a Ă©galement une influence sur les fonctions d’apprentissage et de mĂ©morisation de votre cerveau.

Mettre en pratique vos connaissances sur les neurotransmetteurs

Maintenant que vous savez comment fonctionnent les neurotransmetteurs, vous pouvez envisager de mettre en place des moyens qui les aideront à contribuer de maniÚre efficace à votre santé.

Prévoir un sommeil suffisant chaque nuit est une excellente façon de donner une pause à votre cerveau, gracieuseté du GABA.

La sérotonine préserve la santé de votre intestin en éliminant les aliments qui ne conviennent pas à votre systÚme digestif. Donc, consommez des protéines en abondance afin de restaurer le taux de sérotonine dans votre tube digestif.

Vous pouvez faire augmenter la production d’ocytocine en prenant vos enfants dans vos bras et en passant du temps de qualitĂ© avec les personnes que vous aimez.

Vous pouvez également maintenir un taux de dopamine équilibré en surveillant les comportements qui risquent de créer une accoutumance et qui essaient de se glisser dans votre quotidien.

Prenez une minute pour considĂ©rer tout le travail effectuĂ© par les neurotransmetteurs dans votre organisme. À partir des battements cardiaques jusqu’Ă  la respiration en passant par la digestion et la crĂ©ation de liens affectifs, ces messagers chimiques assurent la communication entre votre cerveau et votre organisme.

L’exercice et la santĂ© cĂ©rĂ©brale sont Ă©troitement liĂ©s. En effet, tout comme les muscles des bras et des jambes, le cerveau fonctionne de façon optimale quand on fait de l’exercice rĂ©guliĂšrement. MalgrĂ© le fait qu’aucun appareil du gym ne fait travailler le cerveau, celui-ci tire tout de mĂȘme des bienfaits de l’activitĂ© physique.

L’augmentation de la frĂ©quence cardiaque active le cerveau. Bien sĂ»r, le fait de bouger est bĂ©nĂ©fique pour la maĂźtrise du poids et la mĂ©moire, mais le cerveau bĂ©nĂ©ficie Ă©galement de l’augmentation de la circulation sanguine qui dĂ©coule d’un exercice rĂ©gulier.

Lorsqu’il a accĂšs Ă  une grande quantitĂ© de sang et de nutriments, le cerveau est prĂȘt Ă  donner un rendement optimal. Bouger au quotidien permet Ă©galement aux nouveaux neurones de se dĂ©velopper tout en renforçant les voies neuronales. L’exercice amĂ©liore la mĂ©moire et favorise le maintien de la santĂ© cognitive au fil du vieillissement.

Êtes-vous prĂȘt Ă  augmenter l’intensitĂ© de votre entraĂźnement quotidien pour maximiser votre puissance cĂ©rĂ©brale? Commencez par dĂ©couvrir toutes les façons dont l’activitĂ© physique soutient la santĂ© cĂ©rĂ©brale.

La science de l’exercice et du cerveau

La recherche actuelle Ă©tablit un lien entre l’exercice rĂ©gulier et l’amĂ©lioration de la fonction cĂ©rĂ©brale. Le fait de bouger aussi peu que de 30 Ă  45 minutes par jour suffit Ă  dĂ©clencher une cascade de bienfaits pour le maintien de la mĂ©moire. Explorez les cinq façons dont l’entraĂźnement peut soutenir vos capacitĂ©s cognitives.

1. L’exercice fait augmenter la taille de l’hippocampe

L’hippocampe est la zone du cerveau responsable de l’apprentissage et de la mĂ©moire verbale. Lorsque vous faites de l’exercice, le volume de l’hippocampe augmente : il croĂźt, littĂ©ralement. Les neurones dans l’hippocampe se densifient et les connexions de cette rĂ©gion se renforcent grĂące Ă  l’activitĂ© physique.

L’hippocampe est la premiĂšre zone du cerveau Ă  perdre de la vigueur avec l’ñge. L’exercice rĂ©gulier aide Ă  maintenir son acuitĂ© et le protĂšge contre le dĂ©clin normal associĂ© au vieillissement.

L’exercice accroĂźt Ă©galement l’activitĂ© dans ce centre de la mĂ©moire et de l’apprentissage. Uk suffit d’Ă  peine 10 minutes d’exercice lĂ©ger Ă  modĂ©rĂ© pour renforcer les connexions entre les neurones et les rĂ©gions du cerveau dĂ©diĂ©es Ă  la mĂ©moire.

L’amĂ©lioration des connexions dans l’hippocampe peut mener Ă  de meilleurs rĂ©sultats aux tests de mĂ©moire et de compĂ©tences cognitives. De brĂšves sĂ©ances d’exercice – qui conviennent peut-ĂȘtre mieux Ă  votre vie occupĂ©e – peuvent mĂȘme favoriser la mĂ©morisation. Cela peut notamment signifier la capacitĂ© Ă  vous rappeler oĂč vous avez garĂ© la voiture, ou quels sont vos rendez-vous pour la journĂ©e. Pensez donc Ă  votre hippocampe et Ă  tout le bien que vous lui faites la prochaine fois que vous irez au gym.

2. L’entraĂźnement rĂ©duit la production d’hormones liĂ©es au stress qui inhibent l’activitĂ© cĂ©rĂ©brale

Bon nombre de personnes se soulagent du stress en faisant une marche ou en allant courir. Lorsque vous ĂȘtes stressĂ©, votre cerveau l’est Ă©galement, et l’exercice est un outil puissant pour relaxer votre esprit.

L’activitĂ© physique entraĂźne une rĂ©duction de la production des hormones du stress (le cortisol et la norĂ©pinĂ©phrine en particulier) qui s’accumulent dans votre cerveau lorsque vous avez des inquiĂ©tudes et que vous vivez de l’anxiĂ©tĂ©. Lorsqu’elles sont prĂ©sentes en trop grande quantitĂ©, les hormones du stress peuvent entraĂźner de la lĂ©thargie et des difficultĂ©s de concentration, ce qui peut ralentir vos compĂ©tences cognitives et attĂ©nuer votre puissance cĂ©rĂ©brale.

Sortez du brouillard du stress en planifiant des sĂ©ances rĂ©guliĂšres d’exercice. Les endorphines libĂ©rĂ©es dans votre cerveau aprĂšs l’exercice le dĂ©barrassent des hormones du stress et amĂ©liorent votre humeur. L’exercice et les endorphines stimulent Ă©galement la croissance de l’hippocampe – comme vous l’avez appris prĂ©cĂ©demment.

Le cerveau et l’organisme ont besoin d’exercice pour relaxer. Faites de l’activitĂ© physique une prioritĂ© afin de pouvoir penser clairement et amĂ©liorer votre humeur.

3. L’exercice favorise un sommeil de qualitĂ©

Un autre moyen par lequel l’exercice contribue Ă  amĂ©liorer votre esprit consiste Ă  vous aider Ă  bien dormir la nuit. En effet, le fait de relever des dĂ©fis physiques chaque jour facilite l’assoupissement, en plus d’entraĂźner le type de sommeil qui vous aide Ă  vous sentir frais et dispos le matin venu.

Un sommeil rĂ©parateur amĂ©liore Ă©galement la clartĂ© mentale et les fonctions exĂ©cutives. Vous avez besoin d’un sommeil de qualitĂ© pour ĂȘtre en mesure de vous concentrer, prendre des dĂ©cisions et gĂ©rer vos Ă©motions. MĂȘme si le cerveau continue de travailler pendant que vous dormez, le sommeil lui procure une pause nĂ©cessaire en lui permettant de se reposer et de se prĂ©parer pour les tĂąches Ă  venir. AprĂšs une bonne nuit de sommeil, il est au maximum de sa capacitĂ©, les capacitĂ©s cognitives sont aiguisĂ©es et la mĂ©moire est renforcĂ©e. Commencez Ă  vous entraĂźner au profit de votre sommeil et de votre puissance cĂ©rĂ©brale.

4. L’exercice aĂ©robique dĂ©clenche la libĂ©ration des facteurs de croissance

La mĂ©moire dĂ©pend des voies neuronales et des connexions profondes dans le cerveau. Le cerveau a besoin de protĂ©ines, appelĂ©es les facteurs de croissance, pour crĂ©er de nouvelles connexions et renforcer celles qui existent dĂ©jĂ . Heureusement, le fait de faire rĂ©guliĂšrement de l’exercice constitue un moyen facile de faire augmenter la quantitĂ© de facteurs de croissance disponibles dans le cerveau.

Le mouvement dĂ©clenche la libĂ©ration d’une protĂ©ine appelĂ©e le facteur neurotrophique dĂ©rivĂ© du cerveau (BDNF). Cette protĂ©ine aide le cerveau Ă  synthĂ©tiser de nouvelles cellules et Ă  prĂ©server celles qui vieillissent. Le BDNF est Ă©galement responsable de la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans le cerveau et autour de celui-ci, ce qui permet une circulation plus importante de nutriments et de sang dans cette rĂ©gion.

Mettez-vous en mouvement si vous souhaitez aider votre cerveau Ă  croĂźtre et Ă  recevoir le sang et les nutriments nĂ©cessaires. Le taux de BDNF augmente chaque fois que vous faites de l’exercice, mĂȘme pendant seulement quelques minutes. C’est dire qu’il suffit de quelques minutes d’activitĂ© pour soutenir la santĂ© cĂ©rĂ©brale.

5. L’exercice rĂ©gulier ralentit le vieillissement cĂ©rĂ©bra

Le fait de vieillir ne veut pas nĂ©cessairement dire que le cerveau doit ralentir. Il y a des modifications que vous pouvez apporter Ă  votre style de vie afin de prĂ©server votre mĂ©moire et votre acuitĂ© mentale. L’habitude de faire de l’exercice tout au long de la vie peut vous aider Ă  garder un cerveau en santĂ© plus tard.

Une Ă©tude portant sur le lien entre la mĂ©moire et l’exercice illustre bien cette rĂ©alitĂ©. La recherche montre que les adultes d’un certain Ăąge qui ont fait rĂ©guliĂšrement de l’exercice durant leur jeunesse ont constamment de meilleurs rĂ©sultats que leurs pairs aux tests de mĂ©moire et de capacitĂ©s cognitives. En fait, leurs rĂ©sultats sont comparables Ă  ceux d’autres personnes qui ont jusqu’à dix ans de moins qu’eux.

Comme l’ñge est un Ă©tat d’esprit, vous pouvez continuer Ă  vous sentir jeune de corps et d’esprit en priorisant l’exercice rĂ©gulier tout au long de votre vie.

Choisissez l’exercice aĂ©robique ou anaĂ©robique pour avoir un cerveau en santĂ©

Le cerveau n’est pas particuliĂšrement pointilleux en ce qui concerne le type d’exercice dont il a besoin pour prospĂ©rer. Tout ce que vous devez faire, c’est d’activer la circulation du sang pour commencer Ă  obtenir des rĂ©sultats. Comme vous venez de l’apprendre, les bienfaits de l’exercice pour le cerveau sont attribuables Ă  l’augmentation de la circulation sanguine dans la rĂ©gion.

Les activitĂ©s Ă©nergiques comme le tennis, le vĂ©lo, la natation et le soccer font monter la frĂ©quence cardiaque au-dessus de sa frĂ©quence normale au repos. Les mouvements de ce type entrent dans la catĂ©gorie des exercices aĂ©robiques et sont excellents pour faire circuler le sang rapidement dans tout l’organisme. L’exercice aĂ©robique et la santĂ© cĂ©rĂ©brale vont de pair. Les mouvements au rythme rapide font augmenter le flux sanguin dans la tĂȘte et le cou, fournissant ainsi au cerveau de l’oxygĂšne et des nutriments en abondance.

Toutefois, il n’y a pas seulement l’exercice aĂ©robique qui renforce le cerveau. En effet, l’exercice anaĂ©robique donne des rĂ©sultats similaires. Les exercices qui travaillent la force et la rĂ©sistance sont Ă©galement d’excellents entraĂźnements pour le cerveau.

Il n’est mĂȘme pas nĂ©cessaire de se donner Ă  fond pour rĂ©colter des bienfaits pour votre cerveau. En fait, des activitĂ©s comme le yoga, le tai-chi et d’autres sports Ă  faible impact accroissent la capacitĂ© de concentration tout en abaissant le niveau de stress.

L’exĂ©cution de mouvements variĂ©s est bonne pour le corps et pour le cerveau. Votre objectif devrait ĂȘtre de mettre au point des entraĂźnements qui comprennent une variĂ©tĂ© de mouvements dont certains font travailler la force, d’autres l’équilibre, tandis que d’autres sont de type aĂ©robique ou Ă  faible impact.

Mettez Ă  l’Ɠuvre cette relation par vous-mĂȘme. ProtĂ©gez votre santĂ© cĂ©rĂ©brale en faisant de l’exercice rĂ©guliĂšrement. EntraĂźnez-vous quotidiennement et observez la maniĂšre dont votre cerveau rĂ©agit.

La COVID-19 (la maladie causĂ©e pour le nouveau coronavirus apparu en 2019) a changĂ© le monde. La santĂ© et la sĂ©curitĂ© de nos lecteurs et de la population mondiale sont pour nous un souci constant. Nous sommes conscients aujourd’hui plus que jamais de l’importance que vous accordez Ă  la santĂ© et au mieux-ĂȘtre.

Comme gestionnaires du site Demandez aux scientifiques, nous continuerons de vous fournir de l’information Ă  fondement scientifique et d’une exactitude avĂ©rĂ©e au sujet de la nutrition et du style de vie sain dont vous avez besoin Ă  l’heure actuelle. Nous estimons que l’information et la comprĂ©hension sont en soi un pouvoir – celui de prĂ©server votre santĂ© et celle de votre famille en plus de combattre la peur avec des faits vĂ©rifiĂ©s.

Nous vous proposons plus bas une sĂ©rie d’articles sur des sujets de la plus haute importance : immunitĂ©, santĂ© mentale, soins personnels et saines habitudes domestiques. Puisque nous n’avons pas d’expertise touchant le nouveau coronavirus, nous ne donnons pas de prĂ©cisions sur les symptĂŽmes de la maladie ou la propagation du virus. Par contre, nous vous prĂ©sentons un guide relatif aux sources d’information scientifique fiable sur la COVID-19 et la pandĂ©mie mondiale en constante Ă©volution.

Si vous ĂȘtes Ă  la recherche de rĂ©ponses Ă  des questions sur la santĂ©, le mieux-ĂȘtre, la nutrition ou un mode de vie sain, sachez que nous sommes lĂ  pour vous et avec vous. FidĂšles Ă  nos habitudes, nous allons continuer de mettre Ă  votre disposition de l’information Ă  fondement scientifique de qualitĂ© qui vous aidera Ă  mieux vivre en cette pĂ©riode d’incertitude.

Si vous ne trouvez pas les rĂ©ponses ou l’information que vous recherchez, vous n’avez qu’Ă  nous faire signe en accĂ©dant au site ou Ă  notre page Facebook.

Pour mieux comprendre votre santé immunitaire

Prendre soin de vous et de votre santé mentale

Mieux tirer parti de la vie Ă  la maison

Guide des sources d’information de qualitĂ© relative au coronavirus

Vous ne trouverez aucune information prĂ©cise sur la COVID-19 dans les liens indiquĂ©s plus haut comme nous n’avons pas d’expertise en Ă©pidĂ©miologie, virologie ou maladies infectieuses. Par contre, nous pouvons vous orienter vers des sources d’information de qualitĂ© sur les symptĂŽmes, le mode de propagation du virus, le nombre de cas et plus encore. Rappelez-vous que dans le contexte actuel, l’information que votre cerveau assimile est aussi importante que les aliments que vous ingĂ©rez.

Voici des sources fiables oĂč trouver de l’information sur le coronavirus et les liens menant Ă  leurs sites :

  • La premiĂšre source d’information Ă  consulter au sujet de la pandĂ©mie mondiale de la  COVID-19 est le site de l’Organisation mondiale de la SantĂ©.
  • Pour des renseignements touchant prĂ©cisĂ©ment l’évolution de la pandĂ©mie dans votre pays, accĂ©dez aux sites des ministĂšres de la SantĂ© de vos gouvernements fĂ©dĂ©ral et provincial (comme SantĂ© Canada, l’Association mĂ©dicale canadienne ou votre ministĂšre provincial de la SantĂ©).
  • Remarque : le site du ministĂšre de la SantĂ© de votre province offrira des ressources qui seront mieux adaptĂ©es Ă  votre situation locale
  • Pour consulter des travaux de recherche rĂ©cents, consultez des journaux scientifiques reconnus comme Nature Reviews Immunology, New England Journal of Medicine, The Lancet et le Journal of the American Medical Association.
  • Des Ă©tablissements de recherche peuvent aussi fournir de l’information plus gĂ©nĂ©rale en provenance de spĂ©cialistes rĂ©putĂ©s : Mayo Clinic, Johns Hopkins, Cleveland Clinic et des sites d’universitĂ©s partout dans le monde.
  • Pour obtenir des statistiques et des donnĂ©es Ă  jour, accĂ©dez aux pages consacrĂ©es au coronavirus sur des sites comme Examine.com et Worldometers coronavirus pages.
  • Divertissez-vous et informez-vous en consultant des blogues d’entreprises ou d’auteurs auxquels vous faites confiance. Vous pourriez aussi consulter le site Quoi de neuf chez USANA (What’s Up USANA?) pour faire le plein de conseils de style de vie axĂ©s sur le tĂ©lĂ©travail et bien d’autres aspects de la vie domestique.

Ce qu’il faut Ă©viter avant tout, c’est Ă©viter de faire dĂ©filer les nouvelles Ă  la recherche de la moindre bribe d’information sensationnelle qu’on y trouve. Évaluez la validitĂ© des sources d’information qui s’affichent sur vos pages Facebook ou Twitter. Restreignez votre champ de recherche pour vous en tenir aux sources d’information fiables comme celles Ă©numĂ©rĂ©es plus haut. Il serait mĂȘme excellent pour votre santĂ© mentale de prendre une pause occasionnelle du dĂ©bit incessant de nouvelles au sujet de la pandĂ©mie mondiale.

Si vous voulez mieux vous renseigner, nous vous indiquerons les meilleures sources d’information. Si vous voulez connaĂźtre plus Ă  fond votre systĂšme immunitaire et les aliments qui bĂ©nĂ©fiques pour sa santĂ© ou les bonnes habitudes Ă  adopter Ă  la maison, nous pouvons aussi vous indiquer des pistes. Consultez souvent le site Demandez aux scientifiques pour un contenu Ă©toffĂ© sur l’immunitĂ©, le mieux-ĂȘtre global, la nutrition et un style de vie sain. C’est une source d’information fiable qui vous indiquera quoi faire pour prĂ©server votre santĂ©.

Pas besoin d’ĂȘtre un neuroscientifique pour comprendre la base du fonctionnement du cerveau. Bien entendu, le centre de commande de l’organisme est complexe – il se passe beaucoup de choses Ă  l’intĂ©rieur du crĂąne. Cependant, une poignĂ©e de concepts clĂ©s peuvent vous aider Ă  acquĂ©rir une connaissance pratique des notions fondamentales liĂ©es Ă  la puissance cĂ©rĂ©brale.

Commencez à exercer vos muscles cérébraux en découvrant quatre concepts de base en neuroscience.

La mécanique derriÚre la puissance cérébrale  

PrĂšs de 100 milliards (100 000 000 000) de neurones se tassent dans le cerveau. Chaque neurone est reliĂ© Ă  d’autres, crĂ©ant ainsi un rĂ©seau comprenant au total des milliers de milliards de connexions. Cette toile massive et complexe fait du cerveau le puissant ordinateur central qu’il est et lui donne la capacitĂ© de gĂ©rer tout ce qui lui parvient. Il doit en effet rĂ©flĂ©chir, rĂ©agir, se rappeler et contrĂŽler tous les aspects de votre vie.

Mais comment s’y prend-il exactement? La complexitĂ© rend la comprĂ©hension difficile. Toutefois, la connaissance des diffĂ©rentes parties du cerveau et une mĂ©taphore simple peuvent aider Ă  Ă©claircir les mystĂšres de la mĂ©canique cĂ©rĂ©brale.

Les neurones dans le cerveau ressemblent Ă  une souche d’arbre, avec un corps cellulaire (appelĂ© le soma) et des racines qui s’étendent tout autour. Les racines d’un arbre servent Ă  la collecte – elles s’enfoncent dans le sol pour y puiser de l’eau et des nutriments. Les racines qui sortent du corps cellulaire, pour leur part, servent Ă  la collecte et Ă  la communication.

C’est pourquoi les neurones ont deux types d’extensions – des dendrites et un axone. Les dendrites recueillent l’information et reçoivent les signaux en provenance des autres neurones, tandis que l’axone transmet des messages Ă  l’aide de neurotransmetteurs, des composĂ©s chimiques spĂ©cialisĂ©s.

Les synapses sont les interfaces oĂč les messages sont transmis. Ce sont ces connexions entre la terminaison axonale d’un neurone et les dendrites d’un autre qui rendent la communication dans le cerveau possible.

Chaque neurone est comme un petit rĂ©seau de tĂ©lĂ©vision. Les journalistes et les rĂ©alisateurs sont comme les dendrites : ils vont vers les sources d’information, recueillent les faits et rassemblent les nouvelles. Le chef d’antenne qui diffuse les nouvelles est comme l’axone : il communique les messages en provenance du rĂ©seau de nouvelles (ou dans cet exemple, du neurone).

L’ensemble de cette communautĂ© interconnectĂ©e qui partage l’information permet au cerveau de rester Ă  jour et de communiquer de maniĂšre fluide.

Explorer la capacitĂ© d’adaptation par la neuroplasticitĂ©

Le cerveau absorbe une quantitĂ© Ă©norme de donnĂ©es chaque minute de chaque journĂ©e. Votre environnement, vos Ă©motions et les autres circonstances autour de vous sont constamment en Ă©volution. Le cerveau doit donc s’adapter Ă  toute cette information et cet Ă©tat de perpĂ©tuelle transition.

La neuroplasticitĂ© dĂ©crit l’incroyable flexibilitĂ© du cerveau.

Cette habiletĂ© va bien au-delĂ  de la capacitĂ© Ă  changer d’opinion sur un sujet. La neuroplasticitĂ© englobe l’ensemble des adaptations physiques effectuĂ©es par le cerveau qui procĂšde au recĂąblage des connexions entre les neurones et les rĂ©seaux neuronaux. Par la neuroplasticitĂ©, la puissance cĂ©rĂ©brale permet, au besoin, de relocaliser l’endroit dans le cerveau oĂč s’accomplissent certaines tĂąches. (À ne pas confondre la neuroplasticitĂ© et la neurogenĂšse qui est le processus par lequel de nouveaux neurones sont créés.)

Il a Ă©tĂ© montrĂ© que de nombreuses circonstances peuvent dĂ©clencher la rĂ©organisation qui s’effectue par neuroplasticitĂ©. Les blessures physiques, de mĂȘme qu’un traumatisme ou un stress Ă©motif peuvent amorcer le changement. Des situations plutĂŽt positives, comme l’apprentissage et l’amĂ©lioration de l’environnement, peuvent Ă©galement stimuler la neuroplasticitĂ©.

Vous savez que votre cerveau va s’adapter. Toutefois, vous pouvez favoriser ce recñblage à l’aide d’habitudes positives.

Les fonctions exécutives favorisent le développement mental 

Votre capacitĂ© Ă  profiter pleinement de la vie au quotidien dĂ©pend en grande partie de l’ensemble des compĂ©tences cognitives que l’on appelle les fonctions exĂ©cutives. Ces compĂ©tences doivent ĂȘtre apprises et acquises – car elles ne sont pas pleinement dĂ©veloppĂ©es Ă  la naissance.

Elles comprennent :

  • Le dĂ©placement de l’attention
  • La maĂźtrise des impulsions
  • La rĂ©gulation des comportements
  • L’évaluation des consĂ©quences avant de passer Ă  l’action
  • Le maintien de la concentration

Les fonctions exĂ©cutives vous permettent Ă©galement de jongler avec des idĂ©es abstraites avant d’en arriver Ă  des conclusions concrĂštes. En outre, elles englobent la mĂ©moire de travail, la flexibilitĂ© mentale et certains aspects de la capacitĂ© Ă  rĂ©soudre des problĂšmes de maniĂšre crĂ©ative.

MĂȘme si ce concept est nouveau pour vous, il ne l’est pas pour votre cerveau. Vous avez utilisĂ© vos fonctions exĂ©cutives pour rĂ©ussir votre scolaritĂ©. Elles vous ont assistĂ© dans l’accomplissement de vos objectifs de mise en forme. Vos fonctions exĂ©cutives vous ont mĂȘme aidĂ© Ă  gĂ©rer vos Ă©motions pendant les pĂ©riodes dĂ©licates ou difficiles. Maintenant, vous savez comment les nommer.

Mémoire de travail et mémoire à court terme

DĂ©finir ce qu’est la mĂ©moire peut paraĂźtre simple. C’est ce dont on se souvient, n’est-ce pas? La capacitĂ© de stockage du cerveau. Ce dont on arrive Ă  se souvenir au besoin.

Pourtant, la mĂ©moire est loin d’ĂȘtre un concept aussi simple. Commençons donc par dĂ©finir et diffĂ©rencier les principaux types de mĂ©moire.

Le terme mĂ©moire Ă  long terme s’explique de lui-mĂȘme et il se distingue aisĂ©ment de la mĂ©moire Ă  court terme et de la mĂ©moire de travail. Si une information est stockĂ©e pour plus d’une minute, il s’agit probablement de mĂ©moire Ă  long terme. La comparaison entre la mĂ©moire de travail et de la mĂ©moire Ă  court terme demande un peu plus d’attention.

La mĂ©moire Ă  court terme est la capacitĂ© Ă  se souvenir d’une petite quantitĂ© d’information pendant moins d’une minute. Être en mesure de garder un numĂ©ro Ă  l’esprit pendant assez longtemps pour pouvoir l’écrire est un exemple de mĂ©moire Ă  court terme. Cependant, on oublie une grande partie de ce qui est stockĂ© dans la mĂ©moire Ă  court terme. 

La mĂ©moire de travail a une capacitĂ© limitĂ©e, mais elle agit comme canal de circulation pour l’information en provenance des sens vers la mĂ©moire Ă  court terme et la mĂ©moire Ă  long terme. Elle ramĂšne Ă©galement Ă  votre attention des Ă©lĂ©ments entreposĂ©s dans la mĂ©moire Ă  long terme et les mĂ©lange avec les stimuli en prĂ©sence afin de vous aider Ă  accomplir les tĂąches qui vous occupent.

Cuisiner votre plat prĂ©fĂ©rĂ© est un bon exemple de mĂ©moire de travail. Vous puisez les ingrĂ©dients, les proportions et le temps de cuisson dans votre mĂ©moire Ă  long terme, mais votre mĂ©moire de travail vous aide Ă  terminer le repas en mĂ©langeant ce que vous voyez, ce que vous entendez et ce que vous sentez avec les donnĂ©es contenues dans la recette. Cela vous aide Ă  accomplir la recette correctement – cuisson adĂ©quate, sans ingrĂ©dients supplĂ©mentaires ou incorrects.

Quelle est donc la principale diffĂ©rence entre la mĂ©moire de travail et la mĂ©moire Ă  court terme? La mĂ©moire de travail vous permet de manipuler les souvenirs et les stimuli tandis que la mĂ©moire Ă  court terme est simplement un lieu d’entreposage temporaire. 

Quelle sera la prochaine découverte de votre exploration des neurosciences?

Il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg, mais maintenant que vous en savez un peu plus sur ces sujets, vous pouvez Ă©largir vos connaissances avec ces faits intĂ©ressants sur le cerveau. Ou encore, peut-ĂȘtre le temps est-il venu pour vous de passer Ă  l’action. Commencez Ă  nourrir votre cerveau avec les bons aliments, et dĂ©terminez votre point de dĂ©part pour vous aider Ă  suivre le progrĂšs de vos compĂ©tences cognitives.

Peu importe oĂč cette voie inconnue vous mĂšnera, vous comprenez comment votre cerveau va s’adapter, la maniĂšre dont les neurones faciliteront la communication de la nouvelle information et comment les faits seront stockĂ©s dans votre mĂ©moire.

Si vous vous regardez dans le miroir, vous verrez de la peau morte. N’en soyez pas choqué : votre organisme a besoin qu’il en soit ainsi. Toutes les cellules cutanĂ©es qui interagissent avec l’extĂ©rieur sont mortes, c’est comme ça : elles forment une couche protectrice. Toutefois, si elles ne laissent pas leur place aux autres cellules qui meurent et qui doivent se retrouver Ă  la surface, le temps d’exfolier est peut-ĂȘtre venu.

Qu’est-ce que l’exfoliation?

La dĂ©finition simple de l’exfoliation est l’élimination de l’excĂ©dent de cellules mortes Ă  la surface de la peau.

Se dĂ©barrasser de l’ancien pour faire place au nouveau est le principe qui sous-tend l’exfoliation. Enlever les vieilles cellules pour laisser la place Ă  une peau renouvelĂ©e et rafraĂźchie.

Pourquoi exfolier la peau?

Vous souhaitez peut-ĂȘtre en savoir plus sur l’exfoliation avant de vous mettre Ă  frotter, Ă  rĂ©curer ou Ă  employer toute autre mĂ©thode visant Ă  Ă©liminer la couche superficielle de votre peau? Pour pratiquer l’exfoliation, il faut comprendre la façon dont les cellules croissent et se renouvellent.

Les cellules naissent dans les couches profondes de la peau et sont poussĂ©es vers la surface par la croissance de nouvelles cellules. Au moment oĂč elles parviennent Ă  la surface, les cellules cutanĂ©es sont mortes, mais elles se chevauchent les unes les autres pour former une barriĂšre protectrice avant de finalement tomber.

L’exfoliation accĂ©lĂšre le processus au cours duquel la peau morte tombe, aidant ainsi Ă  Ă©viter l’accumulation de cellules cutanĂ©es mortes tenaces qui modifient l’apparence de la peau. De fait, si vous observez des zones de peau sĂšche ou si votre peau pĂšle, l’exfoliation est peut-ĂȘtre la solution.

Voici d’autres bienfaits de l’exfoliation :

  • aide Ă  amĂ©liorer l’éclat de la peau.
  • favorise l’absorption des produits de soins cutanĂ©s, les rendant ainsi plus efficaces.
  • aide Ă  prĂ©venir les Ă©ruptions cutanĂ©es en Ă©liminant l’accumulation de peau morte dans les pores.
  • contribue Ă  la production de collagĂšne – une importante protĂ©ine cutanĂ©e.

DĂ©couvrir les diffĂ©rents types d’exfoliation

Choisir un moyen d’éliminer la couche cutanĂ©e superficielle peut donner l’impression de sĂ©lectionner votre torture prĂ©fĂ©rĂ©e, mais en fait, le processus d’exfoliation ne devrait pas ĂȘtre douloureux. Que vous prĂ©fĂ©riez un moyen mĂ©canique ou un moyen chimique – les deux principaux types d’exfoliation – il existe de nombreuses options sans douleur.

Le terme exfoliation mĂ©canique (ou exfoliation physique) n’est pas des plus rĂ©confortants; pourtant, il signifie simplement enlever la peau morte en utilisant la force de la friction. Ce type d’exfoliation comprend de nombreuses options :

  • polissage lĂ©ger Ă  l’aide d’un gant de toilette
  • polissage au sucre granuleux ou autre exfoliant doux
  • exfoliant de cafĂ© fait maison
  • pierre ponce humide (ne jamais utiliser de pierre ponce sĂšche sur la peau)
  • gant exfoliant
  • brosses
  • microdermabrasion

MĂȘme si vous avez peut-ĂȘtre devinĂ© de quelle maniĂšre l’exfoliation chimique fonctionne, ce n’est pas aussi brutal qu’on pourrait le croire. Oui, ce type d’exfoliation emploie des composĂ©s chimiques. Ce sont habituellement des enzymes, des rĂ©tinoĂŻdes et des acides doux naturels qui assouplissent les liens retenant les cellules cutanĂ©es les unes aux autres afin qu’elles se dĂ©tachent aisĂ©ment.

Deux mĂ©thodes sont souvent choisies par  ceux qui prĂ©fĂšrent l’exfoliation chimique : les alpha-hydroxyacides dont les populaires sont hydrosolubles et semblables aux acides qu’on retrouve dans les agrumes, les pommes, les raisins et le yogourt; ou les bĂȘta-hydroxyacides, des acides liposolubles (comme l’acide salicylique) frĂ©quemment employĂ©s pour le traitement de troubles de la peau, mais qui constituent Ă©galement une option pour l’exfoliation.

Une approche plus ancienne faisait appel aux enzymes par l’application de fruits directement sur la peau. MĂȘme aujourd’hui, les enzymes utilisĂ©s pour l’exfoliation chimique proviennent de fruits et de lĂ©gumes. Ces enzymes agissent sur les protĂ©ines cutanĂ©es, en les dĂ©composant pour Ă©liminer l’accumulation de peau morte.

PlutĂŽt modernes, les rĂ©tinoĂŻdes (qu’on trouve couramment dans les pigments vĂ©gĂ©taux) sont rĂ©guliĂšrement employĂ©s comme mĂ©dicaments. Ces composĂ©s sont issus de la vitamine A, un antioxydant.

Plusieurs options de produits pour l’exfoliation chimique sont en vente libre. Faites un choix judicieux en gardant Ă  l’esprit votre type de peau et vos objectifs. Vous devriez consulter un dermatologue ou un professionnel de la santĂ© avant d’entreprendre une nouvelle pratique d’exfoliation.

Exfolier en fonction de votre type de peau

Comme c’est le cas pour le nettoyant, la lotion hydratante et les autres produits de soins de la peau, le choix d’une mĂ©thode d’exfoliation dĂ©pend de votre type de peau. Si vous ne le connaissez pas, remplissez ce questionnaire sur le type de peau pour dĂ©couvrir oĂč vous vous situez sur le spectre.

L’élimination de la couche superficielle de la peau est un processus intrinsĂšquement irritant. Votre type de peau doit donc guider la forme et la frĂ©quence de votre pratique d’exfoliation. Les peaux sensibles, sĂšches, grasses et mixtes tolĂšrent toutes l’exfoliation de maniĂšres diffĂ©rentes.

Voici ce que vous devez savoir avant de choisir une mĂ©thode d’exfoliation :

  • Peau sensible : Exfolier doucement et peu frĂ©quemment pour minimiser la rougeur et les picotements qui peuvent se produire facilement chez ce type de peau. Un exfoliant trĂšs doux ou un simple gant de toilette sont probablement tout ce qu’une peau sensible peut tolĂ©rer en matiĂšre d’exfoliation mĂ©canique. En ce qui concerne l’exfoliation chimique, les hydroxyacides et enzymes doux constituent le meilleur choix.
  • Peau sĂšche : Comme pour la peau sensible, il faut Ă©viter l’exfoliation Ă  l’excĂšs pour la peau sĂšche et privilĂ©gier des mĂ©thodes douces, autant pour l’exfoliation mĂ©canique que pour l’exfoliation chimique. Ce type de peau nĂ©cessite toutefois une exfoliation rĂ©guliĂšre pour Ă©viter les problĂšmes d’accumulation de peau sĂšche et rugueuse qui la caractĂ©risent et maximiser l’efficacitĂ© des produits de soins cutanĂ©s employĂ©s.
  • Peau grasse : Exfoliez tant que vous voulez. Ce type de peau tolĂšre des approches robustes d’exfoliation chimique et mĂ©canique. Des outils comme les brosses, les pierres ponces ainsi que les exfoliants plus rugueux conviennent au type de peau grasse, tout comme les exfoliants chimiques puissants . Contrairement aux peaux sensibles et sĂšches, il est possible d’exfolier frĂ©quemment.
  • Peau mixte : Comme il y a deux types de peau Ă  exfolier, il faut les exfolier sĂ©parĂ©ment en procĂ©dant dĂ©licatement avec les portions de peau sĂšche et plus vigoureusement dans les zones grasses.

Si vous savez interprĂ©ter la couleur et la sensation de votre peau aprĂšs une exfoliation, vous saurez si vous l’exfoliez trop souvent ou si la mĂ©thode employĂ©e est trop irritante. Une exfoliation inadĂ©quate ou trop frĂ©quente peut causer des problĂšmes, notamment des rougeurs, de petites Ă©ruptions cutanĂ©es et une sensibilitĂ© inhabituelle Ă  vos produits de soins de la peau.

Révéler le nouvel éclat de votre peau

Prendre soin de votre peau peut parfois vouloir dire en laisser tomber une partie. La meilleure façon de vous dĂ©barrasser de l’accumulation de peaux mortes et de retrouver votre Ă©clat consiste Ă  vous exfolier adĂ©quatement une Ă  trois fois par semaine (en fonction de votre type de peau). Rappelez-vous simplement d’utiliser une approche qui convient Ă  votre peau et de toujours appliquer une lotion hydratante adĂ©quate ensuite. De plus, comme pour votre Ă©tat de santĂ© gĂ©nĂ©ral, Ă©coutez ce que votre corps vous dit. Heureusement, les rĂ©sultats de vos efforts d’exfoliation devraient ĂȘtre Ă©vidents et pouvoir se lire sur votre visage.

Vous ĂȘtes probablement conscient de votre forme physique actuelle, que vous en soyez satisfait ou non. Par contre, ĂȘtes-vous en mesure d’évaluer l’acuitĂ© de votre intellect? Dans un monde oĂč l’exercice est roi, il est Ă©galement important de mettre en forme votre cerveau. Le point de dĂ©part de cette dĂ©marche consiste Ă  tester vos capacitĂ©s cognitives pour connaĂźtre votre niveau d’intelligence de base, mais ce processus peut s’avĂ©rer plus compliquĂ© qu’on ne pourrait le croire.

Pour Ă©valuer la mĂ©moire et les capacitĂ©s cognitives, il faut faire appel Ă  d’autres moyens que ceux de compter les extensions de bras ou de calculer la vitesse de course. Heureusement, il y a des mesures qui permettent d’estimer oĂč vous en ĂȘtes et de nombreuses ressources pour recueillir des donnĂ©es sur votre cerveau.

La premiĂšre Ă©tape consiste Ă  vous familiariser avec les capacitĂ©s mentales qui peuvent ĂȘtre mesurĂ©es, ainsi que les tests que vous pouvez faire pour dĂ©terminer votre niveau d’intelligence de base.

Évaluer la mĂ©moire Ă  court terme

La mĂ©moire Ă  court terme est une capacitĂ© cognitive facile et rapide Ă  tester. Elle dure environ 30 secondes – une minute tout au plus – et est en mesure de retenir seulement cinq Ă  neuf Ă©lĂ©ments d’information. On utilise ce type de mĂ©moire pour retenir un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone avant de le composer ou pour le code de confirmation d’un billet d’avion. 

On trouve des dizaines de questionnaires en ligne et d’applications mobiles consacrĂ©s Ă  l’amĂ©lioration de la mĂ©moire Ă  court terme. Cependant, il est important de commencer par connaĂźtre votre point de dĂ©part afin de pouvoir suivre votre progrĂšs.

Pour Ă©valuer la capacitĂ© actuelle de votre mĂ©moire Ă  court terme, vous pouvez faire certaines activitĂ©s comme mĂ©moriser une sĂ©rie de chiffres ou de lettres Ă  partir d’une liste.

Voici deux tests que vous pouvez passer dĂšs maintenant pour voir oĂč vous en ĂȘtes :

https://faculty.washington.edu/chudler/stm0.html

https://faculty.washington.edu/chudler/puzmatch.html

Tester votre mémoire de travail

Les connaissances stockĂ©es dans la mĂ©moire Ă  long terme et l’information en provenance de votre environnement se combinent pour former votre mĂ©moire de travail. Lire, cuisiner, conduire et faire du calcul mental sont des activitĂ©s qui sollicitent la mĂ©moire de travail. En effet, elles font appel Ă  des rĂšgles et des habiletĂ©s qui sont stockĂ©es dans la mĂ©moire Ă  long terme et les appliquent Ă  la rĂ©solution de nouveaux problĂšmes.

L’attention et la concentration fonctionnent Ă©galement grĂące Ă  la mĂ©moire de travail. En effet, votre cerveau l’utilise pour vous aider Ă  vous concentrer et Ă  venir Ă  bout des distractions.

Il peut ĂȘtre amusant de tester la mĂ©moire de travail. Certaines activitĂ©s comme les grilles de sudoku et les jeux de type « cherche et trouve » sollicitent la capacitĂ© de votre cerveau Ă  travailler en faisant abstraction de l’information inutile. Elles vous mettent au dĂ©fi de concentrer votre attention sur l’accomplissement d’une tĂąche.

Le test Stroop constitue un autre bon moyen d’évaluer la mĂ©moire de travail et l’attention. Ce type de mĂ©moire est utilisĂ© pour reconnaĂźtre les mots et les couleurs avec des rĂšgles variables.

Faites vous-mĂȘme l’essai de ces tests pour Ă©valuer votre mĂ©moire de travail :

https://learn.genetics.utah.edu/content/memory/distraction/

https://learn.genetics.utah.edu/content/memory/types/Stroop-test.pdf

Évaluez votre mĂ©moire sensorielle

Un dernier composant de la mĂ©moire que vous pouvez tester fait appel aux sens. Le cerveau reçoit constamment de l’information sensorielle : des odeurs, des sons, des goĂ»ts, des sensations et des donnĂ©es visuelles y entrent pour un laps de temps trĂšs court.

Pour tester ce type de mémoire, on procÚde un sens à la fois. Le test de cécité au changement est une évaluation fréquemment utilisée. Ce test joue sur le sens de la vue en demandant au cerveau de percevoir la différence entre deux images trÚs semblables.

Testez votre mémoire sensorielle avec ces démonstrations de cécité au changement :

Tester les capacités cognitives

La cognition est probablement la plus subjective des mesures de l’intelligence. Par dĂ©finition, la cognition est la somme de tous les processus Ă  l’Ɠuvre dans le cerveau. Le langage, la pensĂ©e, le jugement et la mĂ©moire en font tous partie.

Vos capacitĂ©s cognitives sont aussi uniques que vous l’ĂȘtes. Dans le but de crĂ©er une norme mesurable, on fait appel Ă  des tests qui visent Ă  faire Ă©tat de vos forces sur le plan cognitif. Certains sont conçus pour des groupes particuliers (les jeunes enfants par exemple), tandis que d’autres peuvent convenir Ă  tous ceux qui souhaitent Ă©valuer leurs capacitĂ©s cognitives de maniĂšre gĂ©nĂ©rale.

  • Les tests de raisonnement inductif mettent le cerveau au dĂ©fi de repĂ©rer des motifs et de dĂ©gager des unitĂ©s de sens dans de grandes quantitĂ©s de donnĂ©es. Les jeux qui prĂ©sentent une sĂ©rie de chiffres, de lettres ou de formes et dont vous devez essayer de deviner le prochain Ă©lĂ©ment constituent un exemple de ce genre de test. Le jeu pour enfants « cherchez l’intrus » permet Ă©galement de jauger les capacitĂ©s de raisonnement inductif.
  • Les tests de jugement situationnel peuvent Ă©galement servir Ă  Ă©valuer les capacitĂ©s cognitives. Ce genre de test est souvent prĂ©sentĂ© sous forme de questionnaire : des situations sont prĂ©sentĂ©es pour lesquelles il faut dĂ©terminer la meilleure rĂ©ponse ou celle qui est la plus adĂ©quate. Les formulaires de demande d’emploi et les entrevues d’embauche comprennent souvent des tests de jugement situationnel visant Ă  rĂ©duire le nombre de candidats sur la liste.
  • Les tests d’intelligence sont couramment utilisĂ©s pour estimer les capacitĂ©s cognitives. Leur utilisation est dĂ©licate, car de nombreux facteurs influent sur l’intelligence d’une personne, notamment l’éducation, l’alimentation, l’environnement, etc. Toutefois, le Miller Analogies test (MAT), qui fait appel Ă  des analogies afin d’évaluer le raisonnement logique et analytique, en constitue une version fiable.

Voici des ressources en ligne qui peuvent vous permettre d’évaluer vos fonctions cognitives :

https://www.shldirect.com/en/assessment-advice/example-questions/inductive-reasoning

https://www.shldirect.com/en/assessment-advice/example-questions/situational-judgement

https://magoosh.com/mat/miller-analogies-test-mat-sample-questions/

Mesurer la neuroplasticité

Peut-ĂȘtre vous posez-vous des questions sur la maniĂšre dont le cerveau gĂšre toute l’information que vous apprenez et absorbez. La neuroplasticitĂ© permet au cerveau de croĂźtre et de changer au fil du temps. Si celui-ci ne grossit pas littĂ©ralement, il peut certainement gagner en force.

Les vastes rĂ©seaux de neurones dans le cerveau changent et se dĂ©veloppent au rythme des nouvelles expĂ©riences. La capacitĂ© du cerveau Ă  s’adapter et Ă  crĂ©er de nouvelles voies neuronales vous permet d’apprendre une langue Ă©trangĂšre ou un nouveau passe-temps.

L’acquisition d’une nouvelle compĂ©tence est la meilleure maniĂšre de tester la neuroplasticitĂ©. En outre, il est possible d’observer la neuroplasticitĂ© du cerveau Ă  l’oeuvre grĂące un appareil d’IRMf, qui permet de voir les rĂ©seaux neuronaux.

Ces appareils suivent le dĂ©bit sanguin dans les diffĂ©rentes rĂ©gions du cerveau. Lorsqu’on compare les images obtenues pour diffĂ©rents examens d’IRMf au fil du temps, il est possible d’observer le dĂ©veloppement de nouvelles voies cĂ©rĂ©brales. Ce genre de test est trĂšs intĂ©ressant, mais particuliĂšrement coĂ»teux.

Les tests de QI : à prendre avec discernement

Il y a de fortes chances que vous ayez dĂ©jĂ  entendu parler de tests de QI, ou que vous en ayez dĂ©jĂ  passĂ© un vous-mĂȘme. Comme QI signifie quotient intellectuel, il va de soi que ce test vise Ă  quantifier les capacitĂ©s intellectuelles d’un sujet donnĂ© comparativement Ă  la population gĂ©nĂ©rale.

Le problĂšme, c’est qu’il est vraiment difficile de quantifier l’intelligence d’une personne. De nombreux facteurs dĂ©terminent Ă  quel point on peut ĂȘtre « intelligent ». Les tests de QI mesurent des concepts plutĂŽt que l’intelligence en tant que telle. Ils ne tiennent pas compte des traits individuels et abstraits qui composent la capacitĂ© de raisonnement et la personnalitĂ© d’un sujet.

Les tests de QI peuvent ĂȘtre intĂ©ressants, mais on aurait tort de leur accorder trop de valeur. Ils peuvent ĂȘtre utiles, mais les rĂ©sultats ne sont pas absolus. Faites plutĂŽt appel Ă  diffĂ©rents tests cognitifs et diverses activitĂ©s cĂ©rĂ©brales pour voir oĂč vous en ĂȘtes.

Prenez en main vos capacité intellectuelles

Vous avez une grande intelligence Ă  votre service. Utilisez-en une partie pour mesurer vos capacitĂ©s cognitives, et servez-vous de ce que vous avez appris dans cet article pour dĂ©terminer votre niveau d’intellect de base. Ensuite, mettez vos capacitĂ©s Ă  l’épreuve, ou essayez de trouver des façons de renforcer diffĂ©rents aspects de vos capacitĂ©s intellectuelles.

Sur la durĂ©e de l’annĂ©e, les saisons changent, la lumiĂšre du jour varie, et – selon l’endroit oĂč l’on vit – la neige ou la pluie ne sont jamais bien loin. Pourtant, mĂȘme ceux qui profitent de climats plus clĂ©ments risquent de souffrir de « dĂ©prime hivernale » en raison du manque d’ensoleillement propre aux jours plus courts. C’est un phĂ©nomĂšne connu sous le nom de trouble affectif saisonnier (TAS). Vous remarquerez peut-ĂȘtre des changements dans vos habitudes et votre sentiment de bien-ĂȘtre Ă  mesure que les jours allongent ou raccourcissent.

Par consĂ©quent, vous n’ĂȘtes probablement pas en proie Ă  une mauvaise humeur constante ou atteint de dĂ©mence passagĂšre. Il y a une raison prĂ©cise qui fait qu’on puisse ĂȘtre d’humeur maussade lorsqu’il y a moins d’ensoleillement qu’à la normale. Apprenez-en davantage sur les causes du trouble affectif saisonnier et dĂ©couvrez dix maniĂšres de gĂ©rer les symptĂŽmes les plus courants.

Qu’est-ce que le trouble affectif saisonnier?

Le TAS consiste en un dĂ©sĂ©quilibre biochimique dans le cerveau. Il est dĂ©clenchĂ© par la rĂ©duction du nombre d’heures d’ensoleillement et de l’exposition Ă  la lumiĂšre du jour, qui servent de repĂšre Ă  l’organisme pour la production de substances chimiques et d’hormones liĂ©es Ă  l’éveil et Ă  la somnolence.

On estime qu’environ 10 Ă  20 % des gens dans le monde sont atteints d’un TAS. Ceux qui vivent loin de l’équateur y sont plus susceptibles, et les femmes sont quatre fois plus touchĂ©es que les hommes. RĂšgle gĂ©nĂ©rale, les gens sont moins sujets au TAS Ă  mesure qu’ils avancent en Ăąge. Le groupe d’ñge le plus Ă  risque est celui des 18-30 ans.

Certains symptĂŽmes et comportements peuvent indiquer la prĂ©sence d’un trouble affectif saisonnier, notamment :

  • DifficultĂ© de concentration et de prise de dĂ©cisions
  • Perte d’intĂ©rĂȘt pour les activitĂ©s ou les Ă©vĂ©nements sociaux
  • Troubles du sommeil – dormir Ă  l’excĂšs ou avoir de la difficultĂ© Ă  trouver un sommeil rĂ©parateur
  • ExcĂšs alimentaires, y compris une fringale de glucides simples
  • Variations de poids
  • Perte d’énergie
  • Agitation ou tics nerveux

Ces symptĂŽmes sont associĂ©s au TAS, mais ils peuvent Ă©galement signaler un trouble autre que la dĂ©prime hivernale. Vous auriez intĂ©rĂȘt Ă  consulter un professionnel de la santĂ© si vous prĂ©sentez l’un ou l’autre de ces symptĂŽmes Ă  long terme.

Les fondements scientifiques du TAS

Clarifions un peu ce qu’est le TAS. Le trouble affectif saisonnier est causĂ© par des fluctuations dans le rythme circadien (l’horloge biologique interne). C’est pourquoi plus vous habitez loin de l’équateur, plus vous ĂȘtes sujet au TAS – plus les jours sont courts, plus l’effet est important.

Habituellement, la rĂ©tine reçoit des signaux spĂ©ciaux par suite d’une exposition Ă  la lumiĂšre du soleil, ce qui dĂ©clenche la libĂ©ration de la sĂ©rotonine, un neurotransmetteur. Une exposition rĂ©duite au soleil entraĂźne une baisse de la production de ce composĂ© chimique naturellement synthĂ©tisĂ© dans le cerveau. En prĂ©sence d’un TAS, il y a Ă©galement des variations saisonniĂšres du taux de sĂ©rotonine dans le cerveau. La plupart des gens connaissent la sĂ©rotonine pour ses propriĂ©tĂ©s liĂ©es Ă  l’équilibre de l’humeur, mais elle soutient aussi l’organisme dans le maintien de la santĂ© en gĂ©nĂ©ral, Ă  partir des os jusqu’à l’intestin.

Une quantitĂ© insuffisante de lumiĂšre pendant la journĂ©e peut Ă©galement causer une surproduction de mĂ©latonine, l’hormone responsable du cycle veille-sommeil. Par consĂ©quent, nous sympathisons avec les habitants de Juneau (la capitale de l’Alaska) qui reçoivent seulement 6 heures et 22 minutes d’ensoleillement pendant le solstice d’hiver. Les choses empirent Ă  Rjukan, en NorvĂšge, oĂč les gens sont privĂ©s de la lumiĂšre du soleil pendant 6 mois par annĂ©e.

Gérer le trouble affectif saisonnier

Le TAS n’a rien de nouveau. Ce trouble a Ă©tĂ© rapportĂ© pour la premiĂšre fois en 1980 par le scientifique Norman E. Rosenthal, du National Institute of Mental Health. Au fil du temps, les Ă©tudes et les essais cliniques ont trouvĂ© des façons efficaces de composer avec le trouble affectif saisonnier.

Mettez Ă  l’essai les conseils qui suivent si vous Ă©prouvez des symptĂŽmes du TAS. MĂȘme en l’absence de symptĂŽmes liĂ©s aux jours plus courts, ces conseils gĂ©nĂ©raux sur le style de vie peuvent apporter des bienfaits Ă  tout le monde.

Obtenir l’avis d’un professionnel

Le trouble affectif saisonnier et la dĂ©pression ont en commun certains symptĂŽmes courants. Consultez un mĂ©decin si vous croyez souffrir de dĂ©pression. Dans le cas de symptĂŽmes plus lĂ©gers, consultez un professionnel de la santĂ©. D’une maniĂšre ou d’une autre, il est toujours judicieux de discuter avec des professionnels avant d’apporter des changements Ă  votre style de vie.

Adopter une alimentation saine

La consommation d’aliments sains et variĂ©s constitue le fondement d’une bonne santĂ©. Certains nutriments, comme la vitamine D, contribuent Ă  la minĂ©ralisation des os, qui peut ĂȘtre affectĂ©e par une diminution de l’exposition aux rayons du soleil. L’organisme utilise le magnĂ©sium et la coenzyme Q10 pour la production d’énergie dans les cellules, et les vitamines B jouent un rĂŽle important dans le maintien d’un mĂ©tabolisme sain. Voici quelques sources d’approvisionnement pour ces bons nutriments :

  • Vitamine D : poissons gras, fromage, jaunes d’Ɠufs, champignons et aliments enrichis de vitamine D
  • MagnĂ©sium : lĂ©gumes Ă  feuilles vertes, avocats, bananes, fraises, framboises, noix et graines
  • Vitamines B : grains entiers, viande rouge, volaille, poisson, lĂ©gumineuses, lentilles, noix et graines

Parmi les symptĂŽmes importants du trouble affectif saisonnier, signalons le goĂ»t de consommer des glucides simples comme des boissons gazeuses, des pĂątisseries et des cĂ©rĂ©ales. Ces aliments rassasient trĂšs peu et leur consommation entraĂźne souvent d’autres fringales. Choisissez plutĂŽt de bons gras, des fruits et lĂ©gumes riches en fibres, des grains entiers et des sources de protĂ©ines maigres. Ces aliments sont plus satisfaisants et comprennent souvent des nutriments bĂ©nĂ©fiques comme ceux mentionnĂ©s plus haut.

Le sommeil : une priorité

Les raisons de profiter d’une bonne nuit de sommeil sont nombreuses. Le maintien de bonnes habitudes de sommeil demande beaucoup d’efforts, mais les bienfaits physiologiques d’un sommeil rĂ©parateur en valent la peine. Commencez par mettre en place un cycle rĂ©gulier de veille-sommeil. Autant que possible, couchez-vous Ă  la mĂȘme heure tous les soirs, et programmez une alarme pour vous rĂ©veiller Ă  la mĂȘme heure tous les matins, sept jours sur sept. C’est dire qu’il ne faut faire aucune exception les week-ends. Gardez Ă  l’esprit qu’il faut jusqu’à quatre jours pour rĂ©cupĂ©rer chaque heure de « carence de sommeil » accumulĂ©e. Le fait de vous rĂ©veiller Ă  la mĂȘme heure chaque jour aide votre organisme Ă  s’adapter et vous devriez vous sentir naturellement fatiguĂ© Ă  la fin de la journĂ©e.

Ensuite, Ă©vitez les activitĂ©s vigoureuses une heure avant d’aller au lit et abstenez‑vous de consommer des boissons stimulantes, comme le cafĂ©, le soir. Les cocktails sont Ă©galement Ă  proscrire. Ils peuvent vous aider Ă  vous endormir, mais l’alcool inhibe les cycles de sommeil paradoxal. Choisissez une activitĂ© apaisante et sans Ă©cran qui vous convient : mĂ©diter, rĂ©diger un journal, Ă©couter de la musique ou un balado, lire, ou encore simplement prĂ©parer une bonne tasse de thĂ© sans cafĂ©ine.

Vaincre la déprime hivernale

Plus les jours sont courts, plus il importe de passer du temps Ă  l’extĂ©rieur pendant qu’il y a encore de la lumiĂšre. Programmez un rappel, sinon, au moment oĂč vous penserez Ă  sortir, le soleil sera peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  couchĂ©. Essayez de faire de la marche rapide pendant l’heure du lunch, d’aller courir, de faire vos appels tĂ©lĂ©phoniques Ă  l’extĂ©rieur ou de faire tout ce que vous pouvez pour passer du temps dehors. MĂȘme dans des climats plus froids, il est possible de trouver la motivation d’aller Ă  l’extĂ©rieur les jours enneigĂ©s.

Il peut ĂȘtre difficile de trouver le temps d’aller dehors. Cependant, l’énergie que vous aurez trouvĂ©e dans un sommeil de qualitĂ© et une alimentation saine permettra Ă  votre organisme de relever le dĂ©fi avec brio.

Bouger

Pendant l’étĂ©, nombreux sont ceux qui partent explorer leur environnement Ă  pied tout naturellement. Par contre, Ă  mesure que les jours raccourcissent, il devient plus difficile de trouver du temps pour ces activitĂ©s. Si vous ĂȘtes de moins en moins aventurier Ă  mesure que les jours s’abrĂšgent, engagez-vous Ă  faire de l’exercice plusieurs jours par semaine pour compenser. Faire suffisamment d’exercice est l’un des meilleurs moyens de faire face au trouble affectif saisonnier. En effet, il y a de nombreux avantages physiologiques Ă  s’entraĂźner, et c’est lĂ  une autre façon de se convaincre de continuer Ă  bouger lorsque le besoin d’une sieste se fait sentir. De plus, l’exercice physique peut ĂȘtre une activitĂ© sociale, qui a ses propres avantages en matiĂšre de lutte contre le TAS, comme nous le verrons plus loin.

Vous n’avez pas besoin de vous dĂ©placer jusqu’à la salle d’exercice pour profiter des bienfaits d’une bonne sĂ©ance d’entraĂźnement. Lorsqu’il fait nuit noire, la derniĂšre chose qui vous vient Ă  l’esprit, c’est de quitter la maison. Heureusement, il y a une foule d’exercices que vous pouvez faire chez vous.

 Ensoleiller votre journée

Si, Ă  l’instar de la population de Rjukan, vous manquez sĂ©rieusement de sources de lumiĂšre naturelle, il peut vous arriver de devoir crĂ©er votre propre ensoleillement. Il existe de nombreuses lampes de luminothĂ©rapie – lampes de chevet, lunettes Ă©mettant une douce lumiĂšre bleue, on trouve mĂȘme de vĂ©ritables saunas de luminothĂ©rapie. Des Ă©tudes montrent qu’il est prĂ©fĂ©rable d’obtenir une lumiĂšre vive dĂšs le matin au rĂ©veil plutĂŽt que de recevoir de la luminothĂ©rapie plus tard dans la journĂ©e. Bien que ce type de solution ne fonctionne pas pour tout le monde, il s’est avĂ©rĂ© efficace dans plusieurs Ă©tudes. Il vaut donc la peine d’en faire l’essai pour vaincre la dĂ©prime hivernale.

Prendre le temps de socialiser

Une vie sociale saine apporte une foule de bienfaits mentaux et physiques et constitue une excellente solution pour gĂ©rer le trouble affectif saisonnier. En prime, une activitĂ© sociale vous fait sortir de la maison (ou si c’est votre tour de recevoir, vous oblige Ă  faire du mĂ©nage). On associe la socialisation Ă  une meilleure santĂ© gĂ©nĂ©rale, et le maintien d’un rĂ©seau social Ă©tendu est un facteur important dans la prĂ©visibilitĂ© d’une bonne santĂ© mentale tout au long de la vie.

Invitez des amis Ă  venir prendre la collation, Ă  passer une soirĂ©e dĂ©contractĂ©e de jeu-questionnaire ou Ă  jouer Ă  des jeux de sociĂ©tĂ©. Peu importe l’activitĂ© choisie, il n’est pas nĂ©cessaire d’y consacrer beaucoup d’effort ou d’argent. Le fait de passer du temps en bonne compagnie suffit Ă  tenir Ă  distance les symptĂŽmes du TAS.

Rester zen

La mĂ©ditation apporte des bienfaits qui vont au-delĂ  du rituel du coucher. MĂȘme une seule minute de pleine conscience peut apporter un dĂ©tachement serein, vous ramener dans le moment prĂ©sent et vous rappeler de garder votre calme tout en allant de l’avant. Essayez cet exercice de respiration pour vous aider Ă  rester zen :

  1. Installez-vous dans une position confortable et relaxante et fermez les yeux.
  2. Respirez lentement, en prenant une pause entre l’expiration et l’inspiration.
  3. Faites le vide dans votre tĂȘte et comptez 50 respirations.
  4. ArrĂȘtez de compter chaque fois qu’une pensĂ©e vous viendra Ă  esprit – elles seront inĂ©vitablement nombreuses.
  5. Continuez de respirer et dites « J’ai conscience de ______, » en Ă©nonçant l’objet de votre pensĂ©e.
  6. Recommencez Ă  compter vos respirations lorsque vous aurez refait le vide.

Servir les autres

Faire don de votre temps Ă  d’autres personnes apporte de nombreux bienfaits physiques, mentaux et sociaux. C’est ce qui en fait l’une des meilleures façons de gĂ©rer le trouble affectif saisonnier. Le fait de vous changer les idĂ©es en vous appliquant Ă  aider les autres constitue un moyen naturel d’allĂ©ger le stress qui s’accumule par suite de la baisse du taux de sĂ©rotonine. La gratitude aide Ă  composer avec l’anxiĂ©tĂ© et le chagrin en favorisant la libĂ©ration de dopamine et de sĂ©rotonine dans le cerveau.

Écrire une lettre

Écrire Ă  des amis ou Ă  des membres de la famille est une excellente façon de rester en contact et constitue une merveilleuse surprise pour la personne qui reçoit la lettre. Écrire Ă  la main demande plus d’efforts que de taper une lettre au clavier, mais c’est lĂ  l’objectif. De plus, le cerveau fonctionne de maniĂšre diffĂ©rente lorsqu’on Ă©crit Ă  la main, compte tenu de la mĂ©thode et des nuances additionnelles liĂ©es Ă  l’utilisation d’un stylo. Si vous ne savez pas par oĂč commencer, essayez de vous Ă©crire une lettre de gratitude Ă  vous-mĂȘme, en guise de petit rappel des choses dont vous ĂȘtes reconnaissant.

Des lendemains plus prometteurs

Si vous vous trouvez dans l’orniĂšre du trouble affectif saisonnier, rappelez-vous qu’il y a de la lumiĂšre au bout du tunnel – littĂ©ralement. Les saisons finissent par changer et les journĂ©es plus longues et plus lumineuses seront au rendez-vous.

En essayant de trouver les meilleures façons de gĂ©rer le trouble affectif saisonnier, vous remarquerez qu’il y a beaucoup de chevauchements dans la liste qui prĂ©cĂšde. Le fait d’écrire des lettres de gratitude le soir rĂ©pond Ă  plusieurs besoins Ă  la fois, tout comme celui de se porter volontaire pour prĂ©parer des boĂźtes de denrĂ©es alimentaires auprĂšs d’une Ɠuvre de bienfaisance du voisinage. Par consĂ©quent, misez sur des façons d’attĂ©nuer les symptĂŽmes du TAS qui conviennent Ă  votre style de vie.

Il faut vous attendre Ă  des Ă©checs. Ne vous laissez pas dĂ©courager. Il est naturel de ressentir de la frustration lorsque votre corps ne fonctionne pas comme il devrait, mais il est important de vous concentrer sur votre ĂȘtre tout entier et de prendre soin Ă  la fois de votre corps et de votre esprit. Vous obtiendrez des points en prime si vous le faites toute l’annĂ©e et pas seulement lorsque la dĂ©prime hivernale se pointe. Demandez de l’aide si vous en avez besoin, parlez Ă  votre famille, Ă  vos amis ou Ă  un professionnel de la santĂ©. MĂȘme les journĂ©es les plus sombres auront tĂŽt fait de vous paraĂźtre de plus en plus lumineuses.

Votre morphologie vous est propre. C’est ce mĂ©lange unique de votre empreinte gĂ©nĂ©tique innĂ©e et de vos choix de style de vie dont votre miroir vous renvoie l’image. MĂȘme si votre morphologie n’appartient qu’à vous, elle se classe toutefois dans une des catĂ©gories de types corporels.

Si vous ne connaissez pas dĂ©jĂ  votre type, vous pourrez le dĂ©terminer plus loin dans cet article. Il faut cependant nous attarder d’abord sur un point essentiel, quelle que soit votre morphologie.

Une vie heureuse et en santĂ© est Ă  la portĂ©e de chacun, qu’il soit de type endomorphe, ectomorphe ou mĂ©somorphe. Votre morphotype corporel ne vous lie pas Ă  jamais Ă  des facteurs de santĂ© prĂ©cis. Votre vie et votre santĂ© sont telles que vous les façonnez.

Vous pouvez cependant glaner de l’information utile dans tout contenu qui aborde le type corporel (appelĂ© le plus souvent somatotype). Vous en aurez sĂ»rement une meilleure comprĂ©hension en connaissant la dĂ©finition de chaque type corporel et en sachant quels conseils en matiĂšre de style de vie s’appliquent le mieux Ă  la forme de votre corps.

Les recommandations gĂ©nĂ©rales en matiĂšre d’activitĂ© physique frĂ©quente, de rĂ©gime alimentaire Ă©quilibrĂ© fait d’aliments entiers, de sommeil adĂ©quat et d’autres saines habitudes sont valables pour tout le monde. Une meilleure connaissance de votre somatotype particulier pourra cependant orienter l’établissement de vos objectifs et vos approches en matiĂšre de style de vie de façon Ă  obtenir de bons rĂ©sultats.

La forme de votre corps est simplement un point de dĂ©part. Votre type corporel est autant le reflet de vos choix rĂ©cents – rĂ©gime alimentaire, exercice, sommeil et plus encore – que d’autres facteurs. La connaissance de votre type et l’information qui suit vous permettront de procĂ©der Ă  des changements pour enfin voir dans votre miroir le reflet des objectifs que vous aurez atteints.

Type corporel endomorphe : ce qu’il faut savoir

Le type corporel endomorphe se reconnaĂźt Ă  sa forme plus trapue et ronde. Il a tendance Ă  accumuler de la graisse autour de l’abdomen et sur les hanches, ce qui peut s’expliquer en partie par un mĂ©tabolisme plus lent. L’accumulation de graisse peut ĂȘtre aggravĂ©e par la sĂ©dentaritĂ© et un apport calorique excessif.

Pour faire des choix santĂ©, le type endomorphe doit en fait lutter contre sa propension naturelle Ă  accumuler et retenir la graisse. Il doit choisir un rĂ©gime alimentaire et une forme d’exercice qui visent une perte de graisse et un apport calorique Ă©quilibrĂ©.

Les aspects du régime alimentaire recommandé au type corporel endomorphe :

  • Surveiller l’apport en glucides raffinĂ©s et simples (surtout le sucre). Sa propension Ă  emmagasiner la graisse entraĂźne la transformation des glucides souvent consommĂ©s Ă  l’excĂšs en surpoids indĂ©sirable.
  • PrĂ©fĂ©rer les protĂ©ines maigres pour constituer la musculature et en favoriser le dĂ©veloppement.
  • Choisir les gras adĂ©quats. MĂȘme si l’endomorphe doit souvent se prĂ©occuper du stockage de gras, il ne doit pas Ă©viter pour autant les acides gras omĂ©ga-3 – comme ceux contenus dans le poisson d’eaux froides – et les gras de source vĂ©gĂ©tale.
  • Se soucier de mesurer la consommation contre l’élimination des calories. MĂȘme si c’est important pour tous les types corporels, ce l’est d’autant plus pour le type endomorphe.
  • Se rassasier de vĂ©gĂ©taux colorĂ©s et riches en fibres. Fruits et lĂ©gumes sont Ă  plus faible teneur calorique et renferment des fibres qui confĂšrent une sensation de satiĂ©tĂ© plus durable.

Le type endomorphe doit choisir une forme d’exercice qui en plus d’éliminer la graisse, prĂ©serve la masse musculaire, stabilise les articulations et favorise la santĂ© cardiovasculaire. Il s’agit alors d’allier l’exercice cardio (marche, course, vĂ©lo, etc.) Ă  la musculation, une combinaison qui contribue Ă  l’élimination de l’excĂ©dent calorique, tout en agissant pour prĂ©server ou dĂ©velopper la musculature. On a aussi montrĂ© que cette combinaison d’exercices a Ă©liminĂ© une plus grande quantitĂ© de graisse Ă  la fin d’une sĂ©ance que la pratique d’une seule forme d’exercice.

L’embonpoint abdominal peut ĂȘtre une menace pour la santĂ© Ă  long terme. Par consĂ©quent, le type endomorphe doit surveiller cette propension chez lui. Des choix de style de vie sains peuvent aider Ă  contrer les problĂšmes de santĂ© liĂ©s au poids qui peuvent survenir.

Type corporel ectomorphe : ce qu’il faut savoir

Filiforme. Svelte. Mince. Autant de qualificatifs qui décrivent à merveille le type ectomorphe. Le métabolisme rapide de ce type corporel influe grandement sur sa minceur et sa structure longue et fine.

Pour le type ectomorphe, il peut ĂȘtre difficile de prendre du poids et de dĂ©velopper ses muscles. Un problĂšme qui n’en est pas un diront certains, songeant qu’il peut manger tout ce qu’il veut et se passer d’exercice. Or, rien ne pourrait ĂȘtre plus loin de la vĂ©ritĂ©. Pour profiter pleinement de la vie, le type ectomorphe doit aussi s’appuyer sur un bon rĂ©gime alimentaire et l’activitĂ© physique.

Les aspects du régime alimentaire recommandé au type corporel ectomorphe :

  • Fournir comme carburant Ă  son mĂ©tabolisme rapide un menu composĂ© d’aliments riches en nutriments, et non une alimentation moins nutritive.
  • Rechercher une forte teneur protĂ©inique. Bien que les protĂ©ines soient des macronutriments essentiels pour tous, elles sont particuliĂšrement utiles au type ectomorphe pour prĂ©server ou dĂ©velopper sa masse musculaire.
  • Viser un apport Ă©nergĂ©tique dĂ©sĂ©quilibrĂ© penchant en faveur d’une consommation supĂ©rieure Ă  l’élimination de calories si le but est de prendre du poids. Ce surcroĂźt de calories proviendra de gras bĂ©nĂ©fiques, protĂ©ines maigres et aliments riches en nutriments.
  • Choisir des glucides adĂ©quats. Comme l’équilibre des macronutriments chez le type ectomorphe fait une plus large part aux glucides, les choix alimentaires se multiplient et peuvent se rĂ©vĂ©ler plutĂŽt mĂ©diocres. Il vaut mieux s’en tenir Ă  d’excellentes sources de glucides, comme les grains entiers.

Comme l’exercice appropriĂ© Ă  tout autre type corporel, celui qui convient au type ectomorphe doit avoir un objectif prĂ©cis. Si le but est de gagner en muscles, il faut souvent mettre au programme des exercices de mise en charge, par ailleurs bĂ©nĂ©fiques Ă©galement pour les os et articulations.

Un conseil pour le type ectomorphe : une pause plus longue entre les sĂ©ries de mouvements, ce qui entraĂźne une Ă©limination rĂ©duite des calories pendant l’exercice. C’est l’idĂ©al pour ce type corporel dont le mĂ©tabolisme rapide peut facilement causer une carence en calories qui nuira Ă  ses efforts pour augmenter sa masse musculaire.

Avec cette tendance naturelle Ă  la sveltesse, l’idĂ©e fausse selon laquelle minceur Ă©gale santĂ© vient facilement Ă  l’esprit. Chez ce type, le laisser-faire en matiĂšre d’alimentation et d’activitĂ© physique peut ne pas se remarquer Ă  premiĂšre vue, mais il n’en reste pas moins mauvais pour la santĂ©.

C’est ici qu’entrent en jeu un rĂ©gime alimentaire Ă©quilibrĂ© et diversifiĂ© ainsi que l’exercice rĂ©gulier. D’une part, l’un nourrit un mĂ©tabolisme fougueux en lui fournissant les nutriments qu’il lui faut pour l’aider Ă  prĂ©server un bon Ă©tat de santĂ© gĂ©nĂ©ral, tandis que l’autre favorise la santĂ© cardiovasculaire, osseuse, articulaire et musculaire.

Type corporel mĂ©somorphe : ce qu’il faut savoir

De racines latine et grecque, mĂ©somorphe se traduit Ă  peu prĂšs par « forme mĂ©diane » et rĂ©pond Ă  la question : quel type se situe entre l’endomorphe et l’ectomorphe?

VoilĂ  certes un bon dĂ©but d’explication.

Pas aussi trapue que celle du type endomorphe ni aussi svelte que celle du type ectomorphe, la carrure plutĂŽt athlĂ©tique du type mĂ©somorphe se situe au milieu. Avec ses Ă©paules larges et musclĂ©es, ce type corporel prend la forme d’un entonnoir.

L’aspect du type mĂ©somorphe tient de son mĂ©tabolisme plutĂŽt favorable. Il prend et perd du poids assez facilement, ses muscles se dĂ©veloppent aisĂ©ment et il Ă©limine sans peine la graisse. Le type corporel mĂ©somorphe doit son aura de perfection aux nombreuses cultures qui en ont fait un idĂ©al de beautĂ©. Les gyms sont remplis de gens de divers types corporels qui tentent par tous les moyens de se transformer en somatotype mĂ©somorphe.

Pourtant, le type corporel mésomorphe doit aussi se soucier de son régime alimentaire qui devrait lui procurer :

  • Un apport calorique bien Ă©quilibrĂ© qui lui permet soit de prendre du poids, soit d’en perdre.
  • Une nutrition qui privilĂ©gie les fruits et lĂ©gumes. Comme pour tous les autres types corporels, une nutrition de qualitĂ© est aussi indispensable au type mĂ©somorphe pour rĂ©aliser ses objectifs en matiĂšre de forme physique. À cet Ă©gard, des aliments de source vĂ©gĂ©tale nutritifs sont essentiels.
  • Un apport en macronutriments essentiels rĂ©parti Ă  peu prĂšs Ă©galement entre les lipides, les glucides et les protĂ©ines convient Ă  ce type corporel dont le mĂ©tabolisme est efficace sans toutefois dĂ©passer la mesure.

En matiĂšre de programme d’exercice, il faut dire que le type mĂ©somorphe est nettement avantagĂ©. Quel que soit l’objectif en matiĂšre de bonne forme physique, ce type corporel l’atteint plus facilement. Pour dĂ©velopper sa musculature, il doit mettre l’accent sur la musculation et faire de l’exercice de type cardio lĂ©ger. La course et le vĂ©lo semblent plus appropriĂ©s pour perdre des kilos. Le type mĂ©somorphe est en soi la matiĂšre brute qui lui permet d’accroĂźtre sa rapiditĂ©, sa force et ses capacitĂ©s athlĂ©tiques. Il ne lui reste plus qu’à axer ses objectifs sur les formes d’exercice qui lui permettront de les rĂ©aliser.

Toute activitĂ© qui vous permet d’accumuler les 150 minutes d’activitĂ© physique recommandĂ©es par semaine est bĂ©nĂ©fique. MĂȘme si le type mĂ©somorphe domine au gym et dans la culture populaire, il n’est pas Ă  l’abri des dangers d’un style de vie sĂ©dentaire et d’un rĂ©gime alimentaire mĂ©diocre.

MĂȘme si votre reflet dans le miroir vous renvoie une image de santĂ©, ce n’en est qu’un aspect. Une apparence splendide peut quand mĂȘme camoufler des problĂšmes de santĂ© Ă  long terme si vous ne vous souciez pas de ces facteurs importants : rĂ©gime alimentaire, sommeil, activitĂ© et gestion du stress.

Votre type corporel : un arrĂȘt sur image de votre Ă©tat de santĂ© actuel

Votre image dans le miroir reflĂšte une vĂ©ritĂ© impossible Ă  renier. La forme de votre corps aujourd’hui est une empreinte de votre Ă©tat de santĂ© – un instantanĂ© du chemin parcouru jusqu’à ce moment prĂ©cis.

De nos jours, le type corporel est vu sous un autre angle. ProposĂ© Ă  l’origine par W.H. Sheldon dans les annĂ©es 1940, le concept des somatotypes Ă©tait alors beaucoup plus restrictif. Chacun Ă©tait rĂ©duit Ă  son type corporel auquel on attribuait mĂȘme des traits de personnalitĂ©.

Ce mythe a depuis Ă©tĂ© dĂ©busquĂ©. Aujourd’hui, les professionnels de la santĂ© et de la forme physique ont retenu les principes bĂ©nĂ©fiques d’un tel classement, mais ils voient cependant le type corporel comme un Ă©lĂ©ment de base et non comme une contrainte.

Impossible de renier ce concept sans invalider du mĂȘme coup un aspect immuable de la forme du corps – la gĂ©nĂ©tique. MĂȘme le rĂ©gime alimentaire et le programme d’exercice par excellence ne vous feront pas grandir ni ne modifieront votre structure osseuse pour vous doter d’épaules plus larges ou votre mode ou site de stockage de la graisse.

Comme vous l’avez lu prĂ©cĂ©demment, des facteurs de style de vie comme l’alimentation et l’exercice peuvent vous aider, quel que soit votre type corporel, Ă  rĂ©aliser vos objectifs en matiĂšre de santĂ© et Ă  vivre pleinement. Vous avez aussi la possibilitĂ© de refaçonner votre corps.

Si vous ĂȘtes de type ectomorphe, vous pouvez dĂ©velopper votre musculature pour vous rapprocher du type mĂ©somorphe Ă  la forme en entonnoir caractĂ©ristique. De mĂȘme, si vous ĂȘtes de type endomorphe, vous pouvez amincir votre morphologie plus trapue pour arriver au mĂȘme rĂ©sultat. Par contre, en alliant rĂ©gime alimentaire mĂ©diocre et inactivitĂ©, vous accumulerez assurĂ©ment un excĂšs de graisse, quel que soit votre type corporel.

Une vie et une santé telles que vous les façonnez

Qu’importe que vous soyez de type endomorphe, ectomorphe ou mĂ©somorphe, rien ne vous empĂȘche d’ĂȘtre en santĂ© et heureux.

Il est mĂȘme bon de rĂ©pĂ©ter que la santĂ©, la joie de vivre et une vie bien remplie sont Ă  la portĂ©e de chacun, oĂč qu’il se classe dans le spectre des somatotypes, surtout que la plupart des gens sont une combinaison de plus d’un type corporel.

Ne vous laissez pas confiner Ă  votre type corporel qui n’est en fait qu’une fraction de tout votre ĂȘtre. Ne le laissez pas vous limiter, car vous avez la possibilitĂ© de faire les changements que vous jugez souhaitables ou nĂ©cessaires. Et rappelez-vous que les gens de toute forme et de toute taille sont beaux et mĂ©ritent votre estime. MĂȘme sans une dĂ©finition universelle de la santĂ© et du bonheur qui convient Ă  tous, il est surtout important que chacun soit bien portant et heureux.

Les bons vieux repas routiniers facilitent assurĂ©ment l’heure du souper. Pourtant, lorsque votre menu vous donne l’impression de vous enliser, faites-vous plaisir en mĂ©langeant les aliments que vous achetez. Une alimentation variĂ©e vous fournit la vaste gamme de nutriments qu’il vous faut pour bien vous porter.

La variĂ©tĂ© alimentaire est bĂ©nĂ©fique pour la santĂ© Ă  bien d’autres Ă©gards. La consommation d’aliments divers aide Ă  soutenir la santĂ© de tout le corps comme vous le verrez plus loin dans cet article. Outre l’abondance des saveurs, une alimentation variĂ©e vous procure une plus grande sensation de mieux-ĂȘtre que le prĂȘt-Ă -manger et les casse-croĂ»te prĂ©emballĂ©s qui remplacent souvent un repas nutritif.

Relevez le défi et ajoutez de nouveaux aliments à votre menu habituel. Voyez comment sortir de votre routine alimentaire et opter pour un régime alimentaire diversifié.

Le point de dĂ©part de la variĂ©tĂ© alimentaire : l’épicerie

Une alimentation variĂ©e se dĂ©finit en soi comme la consommation d’aliments provenant de tous les groupes alimentaires. De cette façon, vous profitez du spectre large de macronutriments, vitamines et minĂ©raux nĂ©cessaire Ă  votre organisme pour vous aider Ă  vous sentir au sommet de votre forme. Il n’est cependant pas donnĂ© Ă  tout le monde de savoir acheter et prĂ©parer les aliments variĂ©s qu’exige un bon rĂ©gime alimentaire.

Une Ă©tude rĂ©cente jette un meilleur Ă©clairage sur le peu de variĂ©tĂ© dans le rĂ©gime alimentaire des gens. En 2017, des chercheurs ont comparĂ© les habitudes d’achat Ă  l’épicerie d’adultes de quatre gĂ©nĂ©rations.

Ces scientifiques avaient pour objectif de connaĂźtre les comportements d’achat et de consommation des gens en fonction de leur Ăąge. Les achats alimentaires d’une personne peuvent ĂȘtre rĂ©vĂ©lateurs de son Ă©tat de santĂ©. Dans le cas des millĂ©naires, c’est ce qu’ils n’achĂštent pas qui en a dĂ©voilĂ© plus long sur leur comportement. 

L’étude indique que leurs dĂ©penses en alimentation sont infĂ©rieures Ă  celles des gĂ©nĂ©rations antĂ©rieures. Les millĂ©naires prĂ©fĂšrent manger au restaurant plus souvent et cuisiner moins Ă  la maison. La plus petite portion de leur budget alimentaire est consacrĂ©e Ă  l’achat d’aliments sains comme les grains entiers, les lĂ©gumes et les viandes maigres.

Leur budget sert en majeure partie Ă  l’achat de prĂȘt-Ă -manger qui est loin de rĂ©pondre Ă  la norme d’une saine nutrition.

Comment se rĂ©percute ce type d’achats sur la diversification du rĂ©gime alimentaire? Le contenu des casse-croĂ»te en format pratique et des aliments prĂ©emballĂ©s est trĂšs semblable : amidons, sucres, gras trans et faible teneur en fibres. C’est trĂšs loin de la gamme de nutriments que peut fournir une alimentation variĂ©e composĂ©e d’aliments entiers.

Un rĂ©gime alimentaire fait de prĂȘt-Ă -manger peut-ĂȘtre largement exempt de la forte teneur en vitamines et minĂ©raux qu’offrent les fruits et lĂ©gumes. Vous pouvez toutefois accroĂźtre la qualitĂ© de votre nutrition en inscrivant sur votre liste d’épicerie une plus grande quantitĂ© d’aliments de tous les groupes alimentaires.

MillĂ©naire ou non, sortez votre rĂ©gime alimentaire des orniĂšres que constituent les aliments prĂ©emballĂ©s. Retenez une bonne leçon des gĂ©nĂ©rations qui vous ont prĂ©cĂ©dĂ© et consacrez une plus grande part de votre budget Ă  l’achat d’aliments entiers meilleurs pour la santĂ©. En plus d’une liste d’épicerie plus intĂ©ressante, votre alimentation sera plus diversifiĂ©e.

Une alimentation variĂ©e : les bienfaits pour l’organisme

De trĂšs nombreuses donnĂ©es appuient l’idĂ©e qu’un rĂ©gime alimentaire variĂ© est meilleur pour la santĂ©. En fait, une alimentation diversifiĂ©e multiplie les sources de vitamines, minĂ©raux et macronutriments qui nourrissent l’organisme, ce qui est trĂšs important.

Votre organisme utilise des douzaines de nutriments que vous procure votre rĂ©gime alimentaire, ce qui explique entre autres la lassitude qui s’installe Ă  manger la mĂȘme chose tous les jours. Comme un organisme en santĂ© rĂ©clame une forte quantitĂ© de macronutriments et micronutriments, impossible de les lui fournir Ă  partir d’une seule source.

Pour la santĂ© de tout votre organisme, il est important de lui assurer une abondance de nutriments. Ces macronutriments et micronutriments sont essentiels Ă  tous les systĂšmes, organes et cellules de votre organisme, mĂȘme si chacun a des bienfaits particuliers.

Comme la variĂ©tĂ© alimentaire est gage d’une meilleure santĂ© cardiaque et d’un poids adĂ©quat, voilĂ  certes une bonne raison de choisir un rĂ©gime alimentaire diversifiĂ©. En vous fixant comme but de consommer une plus grande quantitĂ© d’aliments de tous les groupes alimentaires, vous serez plus susceptible de remplacer les casse-croĂ»te et croustilles par des aliments entiers plus rassasiants. Vous choisirez dĂšs lors des aliments Ă  forte teneur en fibres, peu caloriques et riches en nutriments qui favorisent un bon Ă©tat cardiaque et un poids santĂ©.

Une autre excellente raison de choisir une alimentation variĂ©e, c’est qu’elle renforce votre intestin. Le tube digestif influe sur bon nombre d’aspects de votre organisme. Il comprend notamment l’intestin grĂȘle qui absorbe presque complĂštement tous les nutriments et l’intestin oĂč prend racine votre immunitĂ©.

Les bactĂ©ries et microbes agissent en conjugaison avec les cellules dans l’intestin grĂȘle pour digĂ©rer les aliments et en extraire les nutriments. Par ailleurs, comme le reste de votre organisme, votre microbiome a besoin de nourriture. Les aliments prĂ©biotiques (avec fibres) et probiotiques (avec bactĂ©ries bĂ©nĂ©fiques) contribuent Ă  prĂ©server un bon Ă©quilibre microbien, d’oĂč l’importance de ce que vous faites ingĂ©rer Ă  votre microbiome.

Vous pourrez varier votre rĂ©gime alimentaire en trouvant le moyen d’y intĂ©grer des aliments qui facilitent la digestion, tout en favorisant en mĂȘme temps la diversitĂ© microbienne. Les lĂ©gumineuses, grains entiers, fruits et lĂ©gumes sont d’excellentes sources de prĂ©biotiques qui renforcent la santĂ© intestinale. Les produits fermentĂ©s d’origine laitiĂšre (yogourt et kĂ©fir), la choucroute, le miso, le kimchi et d’autres bons aliments de source vĂ©gĂ©tale contribuent Ă  fournir Ă  l’intestin les probiotiques qu’il lui faut pour prĂ©server votre santĂ©.

Le plaidoyer en faveur d’un rĂ©gime alimentaire fondĂ© sur la diversitĂ© ne saurait ĂȘtre plus clair : des aliments provenant de tous les groupes alimentaires vous assurent des repas rassasiants et variĂ©s, tout en vous fournissant la nutrition Ă  spectre large qu’il vous faut pour rester en santĂ©.

Conseils pour une variété alimentaire accrue

Voici quelques moyens qui vous aideront à diversifier davantage votre régime alimentaire :

  1. Acheter les fruits et légumes en saison

L’achat de fruits et lĂ©gumes en saison est un excellent moyen de varier davantage votre alimentation. Comme les fruits et lĂ©gumes ne sont pas tous disponibles Ă  longueur d’annĂ©e, il est bon de les acheter Ă  la pĂ©riode des rĂ©coltes, pour profiter de leur saveur et leur fraĂźcheur optimales. Sachez Ă  quel moment vos fruits et lĂ©gumes prĂ©fĂ©rĂ©s arrivent Ă  pleine maturitĂ©.

Comme le choix de fruits et lĂ©gumes varie en fonction des saisons, vous pourrez diversifier votre rĂ©gime alimentaire simplement en les achetant au moment de l’annĂ©e oĂč ils sont disponibles. Au lieu de la sempiternelle pomme, choisissez les mĂ»res et les fraises Ă  la saison chaude des rĂ©coltes. PrĂ©fĂ©rez l’orange par temps plus frais. Vous consommerez alors vos fruits et lĂ©gumes en rotation selon le cycle des saisons.

  1. Faire d’abord le tour des allĂ©es pĂ©riphĂ©riques Ă  l’épicerie

Pour des repas diversifiĂ©s, il suffirait peut-ĂȘtre de modifier votre façon de faire l’épicerie en vous rendant d’abord dans les allĂ©es en pĂ©riphĂ©rie.

Cette technique utile pour faire de meilleurs choix alimentaires se fonde sur un principe fort simple : il faut remplir votre panier avec les seuls aliments qui se trouvent Ă  la pĂ©riphĂ©rie de votre Ă©picerie. Pourquoi? C’est dans cette aire du commerce que sont offerts les aliments sains par ailleurs introuvables dans les allĂ©es centrales. Les Ă©talages de fruits et lĂ©gumes frais, viandes maigres, produits laitiers et grains entiers sont toujours logĂ©s au pourtour de l’épicerie.

Les aliments transformĂ©s en emballages commodes sont Ă©talĂ©s dans les allĂ©es centrales. Comme ils sont immĂ©diatement et facilement Ă  votre portĂ©e, vous pourriez oublier qu’ils ne sont pas ce qu’il y a de mieux pour vous. Laissez sur les Ă©tagĂšres les aliments rĂ©confortants et prĂ©parez plutĂŽt de bons repas avec les aliments dans la partie pĂ©riphĂ©rique de l’épicerie.

  1. Donner libre cours à votre créativité

Planifiez les repas en variant vos modes d’utilisation des aliments. Substituez aux pĂątes ordinaires des filaments de courge ou de courgette ou remplacez le riz blanc par du chou-fleur rĂąpĂ©. Avec ces substituts alimentaires, il devient simple et satisfaisant de diversifier votre rĂ©gime alimentaire, d’autant plus que vous profitez aussi d’un surcroĂźt de vitamines, de minĂ©raux et d’autres micronutriments.

  1. Colorer le contenu de votre assiette, c’est mieux

En prenant en compte la couleur des aliments dans votre assiette, vous saurez mieux comment obtenir une alimentation variĂ©e. Les aliments viennent en diverses couleurs et une assiette aux couleurs de l’arc-en-ciel est assurĂ©ment un bon point de dĂ©part pour diversifier vos repas.

Par ailleurs, la coloration des aliments fournit littĂ©ralement un indice sur le type de nutriments qu’ils renferment. L’orange et le jaune (par ex. : carottes et poivrons) dĂ©notent des aliments Ă  forte teneur en vitamine A qui favorise la vision. Le vert d’aliments comme le brocoli et l’épinard signale la prĂ©sence de fer et de calcium qui prĂ©servent la santĂ© des globules rouges. La chair rouge ou violette de certains fruits et lĂ©gumes est le signe d’une forte teneur en vitamines C et K qui renforcent l’immunitĂ© et aident au stockage adĂ©quat des minĂ©raux dans les os.

Songez Ă  toutes les lacunes alimentaires liĂ©es aux repas monochromes! Choisissez plutĂŽt de combler votre organisme avec la nutrition qu’il mĂ©rite en garnissant votre assiette d’aliments colorĂ©s. Lancez-vous le dĂ©fi de manger des repas de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

  1. Planifier

Pour varier vos plats cuisinĂ©s, rien de mieux que de prĂ©parer bien Ă  l’avance un assortiment de bons aliments. Comme un horaire chargĂ© laisse peu de temps Ă  la confection des repas, la tentation de se contenter d’un bol de cĂ©rĂ©ales ou de faire un dĂ©tour par le service Ă  l’auto d’un restaurant est bien rĂ©elle. Par contre, si vous y succombez, votre rĂ©gime alimentaire ne sera pas aussi diversifiĂ© qu’il le devrait.

Remplissez le congĂ©lateur de divers fruits et lĂ©gumes pour les jours oĂč vous ne pourrez pas cuisiner. Étuvez des lĂ©gumes congelĂ©s pour un repas sur le pouce. Comme solution de rechange au sandwich peu appĂ©tissant du commerce, optez pour une boisson fouettĂ©e avec fruits des champs, pĂȘche et banane, d’une valeur nutritive nettement supĂ©rieure.

Conservez Ă  portĂ©e de la main un assortiment de dĂ©licieux aliments sains qui se dĂ©gustent avec plaisir pour offrir Ă  votre organisme la variĂ©tĂ© alimentaire qu’il mĂ©rite.

Les humains sont identiques Ă  99,5 %, du moins sur le plan gĂ©nĂ©tique. Le 0,5 % d’ADN restant de mĂȘme que les conditions de vie et les choix en matiĂšre de style de vie dĂ©terminent l’ampleur des diffĂ©rences physiques entre les sujets. Bon nombre de diffĂ©rences n’ont aucune consĂ©quence ni incidence sur l’état de santĂ©, par exemple la couleur des cheveux, des yeux et de la peau, ainsi que la taille. Toutefois, d’autres diffĂ©rences liĂ©es Ă  la constitution du corps humain – comme la graisse corporelle, la densitĂ© osseuse et la masse musculaire – peuvent avoir un impact direct sur la santĂ© et l’espĂ©rance de vie.

On accorde trop d’importance Ă  la relation entre la masse corporelle et l’état de santĂ©, alors qu’en rĂ©alitĂ©, la santĂ© et la longĂ©vitĂ© sont plus fortement liĂ©es Ă  la composition corporelle. Doit-on porter attention au chiffre que l’on voit sur la balance? Oui, mais la composition de cette masse corporelle revĂȘt une importance plus grande pour la santĂ© dans son ensemble.

En termes trĂšs simples, la masse adipeuse et la masse maigre (muscles, os, organes et eau) constituent les deux principaux composants de l’organisme. La distribution de ces deux types de masse corporelle est importante pour votre Ă©tat de santĂ©. Le fait de comprendre la maniĂšre dont votre composition corporelle a un impact sur vous et d’apprendre Ă  l’optimiser vous aidera Ă  oublier le chiffre qui s’affiche sur la balance.

Définir la composition corporelle

Il y a de nombreuses maniĂšres de dĂ©crire la composition de l’organisme humain. On peut, par exemple, l’exprimer en termes de composĂ©s chimiques :

  • Eau
  • ProtĂ©ines
  • Lipides
  • Glucides (comme le glucose)
  • MatĂ©riel gĂ©nĂ©tique (ADN)
  • Vitamines et minĂ©raux
  • Gaz (comme l’oxygĂšne, le dioxyde de carbone et l’hydrogĂšne)

La composition corporelle peut Ă©galement ĂȘtre Ă©valuĂ©e en fonction des diffĂ©rents tissus et autres types de matĂ©riaux, notamment les muscles, les graisses, les os et les dents, les tissus nerveux, les fluides corporels, les tissus conjonctifs et l’air contenu dans les poumons.

En matiĂšre de santĂ© et de mise en forme, on s’intĂ©resse gĂ©nĂ©ralement Ă  la composition corporelle sur le plan du pourcentage d’eau, de graisse, d’os et de muscles. Il s’agit des composants de l’organisme sur lesquels vous avez le plus grand pouvoir d’action et qui ont le plus grand impact sur votre santĂ© au quotidien.

Comparaison entre la composition corporelle et d’autres types de mesures

Une vĂ©rification rapide de votre santĂ© ou du progrĂšs de votre mise en forme consiste souvent Ă  monter sur la balance pour prendre connaissance de votre poids. Cette pratique n’est pas sans intĂ©rĂȘt, mais elle ne fournit pas beaucoup d’information sur votre Ă©tat de santĂ©.

L’indice de masse corporelle (IMC) constitue une autre maniĂšre d’analyser l’état de santĂ©. Votre poids ainsi que votre taille sont pris en considĂ©ration, ce qui rend cette mesure plus prĂ©cise pour dĂ©terminer l’état de santĂ©. Toutefois, l’IMC demeure une mesure qui compare votre poids Ă  une norme et il est possible que cette norme ne corresponde pas Ă  vos objectifs individuels.

Tout comme le chiffre sur la balance, l’IMC ne fait pas la distinction entre les muscles et la graisse et ne donne aucune information sur les tissus corporels. Des personnes dont l’IMC est le mĂȘme peuvent avoir une forme physique et des types corporels trĂšs diffĂ©rents. Toutefois, il est utile de connaĂźtre la composition de votre organisme pour comprendre votre Ă©tat de santĂ© actuel, Ă©tablir des objectifs et suivre vos progrĂšs.

Constitution générale du corps humain

En plus de donner Ă  votre organisme sa structure, vos tissus corporels ont diffĂ©rentes fonctions et jouent des rĂŽles variĂ©s qui influent sur votre santĂ© de diverses maniĂšres. Le fait de savoir de quoi vous ĂȘtes fait peut expliquer en grande partie votre Ă©tat de santĂ© actuel et vous aider Ă  orienter vos efforts vers le mieux-ĂȘtre.

RĂšgle gĂ©nĂ©rale, l’organisme est composĂ© principalement d’eau, qui compte pour environ 60 % de la masse totale. Pour une personne moyenne pesant 70 kilos, cela reprĂ©sente environ 40 litres d’eau. Chez l’adulte, le squelette compte pour environ 7 % à 15 % des 40 % restants de masse corporelle. Les muscles et la graisse composent le reste, dans des proportions trĂšs variables d’une personne Ă  l’autre.

Examinons de plus prÚs la façon dont chacun des quatre composants influe sur la composition corporelle et la santé.

1re partie : les fluides et le volume total d’eau corporelle

Le volume total d’eau corporelle est l’ensemble de l’eau que renferment les tissus, le sang, les os ainsi qu’une variĂ©tĂ© de compartiments contenant des fluides; il reprĂ©sente une fraction significative du poids et du volume corporels.

Le poids d’un homme adulte moyen est constituĂ© d’eau Ă  environ 60 %. Pour une femme adulte, cette moyenne se situe autour de 55 %. L’ñge, l’état de santĂ©, la consommation d’eau, le sexe et la graisse corporelle peuvent influer de maniĂšre considĂ©rable sur le volume total d’eau corporelle. L’organisme d’un nouveau-nĂ© peut prĂ©senter une proportion d’eau allant jusqu’Ă  93 % et celui d’un adulte trĂšs obĂšse, Ă  peine 15 %.

Cette variation considĂ©rable est attribuable Ă  la diffĂ©rence de masse adipeuse qui retient moins d’eau que les tissus maigres. Environ 75 % de l’eau corporelle se trouve dans les muscles. La graisse n’en contient qu’environ 10 %. L’eau qui n’est pas contenue dans les muscles et les graisses fait partie d’une variĂ©tĂ© de fluides corporels (comme le sang), notamment dans les organes, le tube gastro-intestinal et les yeux. De plus, environ deux tiers de l’eau corporelle se trouve dans les cellules.

2e partie : la graisse corporelle (tissus adipeux)

Il y a deux types principaux de tissus adipeux : le blanc et le brun. Aux fins de cet article – et de maniĂšre gĂ©nĂ©rale lorsqu’il est question de la graisse corporelle, le tissu adipeux blanc est ce qu’on appelle la graisse, car le tissu adipeux brun ne compte que pour environ 5 % des tissus adipeux du nouveau-nĂ© et que cette proportion diminue considĂ©rablement avec l’ñge. Sa principale fonction consiste Ă  gĂ©nĂ©rer de la chaleur corporelle. [https://askthescientists.com/weight-management/]

Le rĂŽle principal des tissus adipeux est de stocker de l’énergie, mais ils jouent Ă©galement un rĂŽle important dans la protection et l’isolation de l’organisme et de ses organes. Jusqu’à rĂ©cemment, on croyait que la graisse n’était qu’un entrepĂŽt inactif d’énergie. Toutefois, la graisse corporelle est loin d’ĂȘtre inerte.

Les cellules adipeuses produisent des hormones liĂ©es Ă  la faim (comme la leptine), des hormones sexuelles (comme l’estrogĂšne) des molĂ©cules de signalisation cellulaire appelĂ©es cytokines et la rĂ©sistine, une hormone liĂ©e aux graisses. Cette derniĂšre a Ă©tĂ© associĂ©e Ă  la rĂ©sistance Ă  l’insuline, Ă  l’obĂ©sitĂ© et au diabĂšte. Compte tenu de ces importantes fonctions, le tissu adipeux est maintenant considĂ©rĂ© comme un organe endocrinien.

En matiĂšre de santĂ©, on ne saurait trop insister sur l’importance de la localisation de la graisse. En effet, l’endroit oĂč la graisse est stockĂ©e fait toute la diffĂ©rence. Il est meilleur pour la santĂ© d’avoir une silhouette en forme de poire (la graisse s’accumule aux hanches et aux cuisses), qu’une silhouette en forme de pomme (un pourcentage Ă©levĂ© de graisse abdominale). Voici les diffĂ©rents endroits oĂč s’accumule la graisse.

  1. Graisse abdominale ou viscérale

La graisse viscĂ©rale, ou plus souvent graisse abdominale, est la graisse entourant l’abdomen et entassĂ©e entre les organes. L’excĂšs de graisse viscĂ©rale fait saillir l’abdomen et infiltre la cavitĂ© abdominale et les organes. Cette graisse viscĂ©rale, dont une grande partie est camouflĂ©e Ă  l’intĂ©rieur de l’abdomen, est intimement associĂ©e aux maladies et aux troubles de santĂ© liĂ©s Ă  l’obĂ©sitĂ©. Bon nombre d’Ă©tudes donnent Ă  entendre que la quantitĂ© de graisse viscĂ©rale permet de prĂ©dire le risque de maladie et l’espĂ©rance de vie plus prĂ©cisĂ©ment que l’IMC ou la mesure du tour de taille.

Les hormones sexuelles ont une influence importante sur l’endroit oĂč les graisses sont stockĂ©es. C’est pourquoi les hommes sont plus susceptibles que les femmes d’accumuler de la graisse dans l’abdomen. Les hormones sexuelles des femmes orientent le stockage des graisses principalement vers les fesses, les hanches et les cuisses. Lorsque la production d’estrogĂšne diminue, l’énergie excĂ©dentaire est alors principalement stockĂ©e dans l’abdomen.

  1. Tissu adipeux sous-cutané

Le tissu adipeux sous-cutanĂ© situĂ© juste sous la surface de la peau sert Ă  isoler, protĂ©ger et stocker de l’énergie. Cette graisse se trouve partout dans l’organisme, dans les membres, les hanches et les fesses, mais il n’est pas associĂ© de maniĂšre importante Ă  la plupart des problĂšmes de santĂ© liĂ©s Ă  l’obĂ©sitĂ©.

Il fait cependant augmenter la charge de travail du systĂšme circulatoire, car pour 0,5 kilo de graisse, il faut environ 1,6 km de nouveaux vaisseaux sanguins. De plus, le tissu adipeux sous-cutanĂ© a une activitĂ© mĂ©tabolique (moindre que celle de la graisse viscĂ©rale) et sĂ©crĂšte des hormones comme la leptine et la rĂ©sistine. La libĂ©ration de ces hormones augmente avec la proportion de graisse corporelle et, comme elles ont une influence sur l’appĂ©tit et la rĂ©sistance Ă  l’insuline, ces hormones peuvent certainement entraver vos intentions de perdre du poids ou de vous mettre en forme.

  1. Tissu adipeux intramusculaire

La graisse corporelle se situe majoritairement dans l’abdomen et sous la peau, mais il y a un autre endroit qui peut avoir un impact sur votre santĂ©. La graisse entreposĂ©e dans les muscles eux-mĂȘmes est connue sous le nom de tissu adipeux intramusculaire. Ce tissu n’est pas nĂ©cessairement mauvais, car il constitue une importante source d’énergie qui peut ĂȘtre utilisĂ©e pendant l’exercice, mais comme c’est souvent le cas, une petite quantitĂ© peut aider, tandis qu’un surplus peut nuire. De fait, trop de graisse intramusculaire peut entraĂźner une augmentation de la rĂ©sistance Ă  l’insuline et des problĂšmes de santĂ© liĂ©s Ă  l’obĂ©sitĂ©.

3e partie : les muscles

Votre organisme comporte trois types de muscles : les muscles squelettiques et lisses, ainsi que le muscle cardiaque. Toutefois, l’exercice et l’alimentation ont une influence considĂ©rable sur les muscles squelettiques uniquement. À moins d’indication contraire, la discussion concernant les muscles porte sur les muscles squelettiques.

Les muscles squelettiques agissent sur le systĂšme squelettique : ils assistent le mouvement, la posture, l’équilibre et les actions comme la mastication et la dĂ©glutition. Les muscles du squelette sont responsables de la largeur de vos Ă©paules, de la force de vos bras ou du tonus de vos jambes, certes, mais leurs fonctions ne se limitent pas Ă  la taille et Ă  la force physique.

Les muscles renferment une source d’énergie de grande valeur stockĂ©e sous forme de glucides (glycogĂšne), qui devient disponible lorsque l’organisme a besoin de sucre (glucose) comme source d’énergie. Ils constituent Ă©galement une source importante d’acides aminĂ©s qui assistent la synthĂšse des protĂ©ines et la production d’énergie quand les ressources alimentaires ou autres sont Ă©puisĂ©es ou inaccessibles. Ce rĂŽle de stockage est particuliĂšrement important en pĂ©riode de stress Ă©levĂ© et lorsque les provisions se font rares (famine). Une perte de masse musculaire liĂ©e Ă  l’ñge plus importante que la normale peut amoindrir la qualitĂ© de vie de nombreuses façons et rendre les aĂźnĂ©s davantage Ă  risque d’avoir des problĂšmes de santĂ© ou des maladies.

Les deux autres types de muscles sont gĂ©rĂ©s involontairement. Les muscles lisses tapissent les parois des vaisseaux sanguins et des organes du systĂšme digestif. Le muscle cardiaque constitue la plus grande partie du cƓur et il est responsable, tout au long de la vie, des contractions de l’un des organes les plus importants de l’organisme. Vous n’avez peut-ĂȘtre pas autant d’influence directe sur les muscles lisses et le muscle cardiaque, mais votre alimentation et votre style de vie ont une incidence sur la fonction et la santĂ© de ces muscles essentiels et invisibles.

4e partie : les os  

Les os ne se contentent pas de donner une charpente structurelle Ă  l’organisme et de protĂ©ger les organes vitaux. Ils constituent Ă©galement un tissu vivant qui joue de nombreux rĂŽles en matiĂšre de santĂ©.

Les os renferment des nerfs et des vaisseaux sanguins, et la moelle est l’endroit oĂč les globules rouges sont produits. La fonction la plus importante des os – en ce qui a trait Ă  la composition corporelle – est peut-ĂȘtre le stockage de minĂ©raux, principalement du calcium, du phosphore et du magnĂ©sium. Au besoin, ces minĂ©raux peuvent ĂȘtre libĂ©rĂ©s des os pour contribuer Ă  la rĂ©gulation du pH et aider l’organisme Ă  maintenir l’équilibre acido-basique.

Chez l’adulte, la couche externe, dure et compacte (os cortical ou compact) compose environ 80 % de la masse osseuse. L’intĂ©rieur est rempli d’un rĂ©seau de tissu spongieux appelĂ© os spongieux ou os trabĂ©culaire. Il est moins dense et plus flexible que l’os cortical, et il contient des vaisseaux sanguins, du tissu adipeux et de la moelle.

Comme les os forment un tissu vivant, ils ont constamment besoin d’ĂȘtre nourris et entretenus. L’anatomie et la fonction osseuses sont complexes, mais ce que vous devez savoir, c’est que votre alimentation et votre style de vie ont un impact direct sur la densitĂ©, la force et la fonction de vos os.

Les raisons qui expliquent l’importance de la composition corporelle

Les taux d’obĂ©sitĂ© partout dans le monde augmentent depuis des annĂ©es. De plus, presque tout le monde s’entend pour dire que l’excĂšs de graisse corporelle constitue une menace sĂ©rieuse pour la santĂ© et l’espĂ©rance de vie, compte tenu du fait que de nombreux problĂšmes de santĂ© sont liĂ©s Ă  l’excĂšs de graisse corporelle et Ă  l’obĂ©sitĂ©.

L’épidĂ©mie d’obĂ©sitĂ© actuelle met en lumiĂšre l’importance de connaĂźtre et de comprendre notre composition corporelle. Qu’il s’agisse d’un excĂšs de graisse corporelle, d’une insuffisance de masse musculaire ou d’une faible densitĂ© osseuse, la composition corporelle peut avoir un impact considĂ©rable sur la santĂ© Ă  court terme et Ă  long terme.

Les complications de santĂ© liĂ©es Ă  l’excĂšs de graisse corporelle sont bien Ă©tablies et gĂ©nĂ©ralement comprises. On peut donc ĂȘtre tentĂ© de prĂ©sumer qu’il est meilleur pour la santĂ© d’avoir le moins de graisse corporelle possible. Cependant, avoir trop peu de tissus adipeux prĂ©sente Ă©galement des complications. Il est Ă©galement possible d’avoir trop de graisse tout en ayant un poids insuffisant. D’autre part, la minceur prĂ©sente un ratio plus souhaitable entre les muscles et la graisse, et illustre bien un type corporel sain.

Lorsqu’il est question de santĂ© et de nutrition, on ne saurait exagĂ©rer l’importance de l’équilibre. Il en va de mĂȘme pour la composition corporelle. Les variations individuelles et d’une personne Ă  l’autre ont peu de consĂ©quences lorsqu’elles restent Ă  l’intĂ©rieur de la gamme normale, mais les extrĂȘmes aux deux bouts du spectre peuvent prĂ©senter une augmentation considĂ©rable des risques de problĂšmes de santĂ©.

Voici certaines complications associées à un déséquilibre de la composition corporelle :

ExcÚs de graisse corporelle/Obésité

  • EspĂ©rance de vie rĂ©duite
  • Maladies cardiovasculaires et fonction cardiaque altĂ©rĂ©e
  • Hypertension artĂ©rielle
  • DĂ©rĂšglement de la mĂ©tabolisation du glucose et diabĂšte
  • Troubles de la vĂ©sicule biliaire
  • StĂ©atose hĂ©patique non alcoolique
  • Risque accru de divers cancers
  • Arthrose et douleurs au dos
  • ApnĂ©e obstructive du sommeil
  • Complications de grossesse
  • Anomalies menstruelles
  • Essoufflement et autres troubles respiratoires
  • Affaiblissement du systĂšme immunitaire
  • Augmentation du degrĂ© de stress

Graisse corporelle peu élevée ou insuffisante

  • Isolation rĂ©duite de l’organisme
  • RĂ©serves d’énergie minimes
  • Protection inadĂ©quate des organes
  • Fonction vasculaire rĂ©duite
  • SystĂšme immunitaire dĂ©primĂ©
  • CapacitĂ© amoindrie de rĂ©cupĂ©ration aprĂšs l’exercice ou la maladie
  • Taux de testostĂ©rone rĂ©duit
  • Anomalies menstruelles, amĂ©norrhĂ©e

Masse musculaire peu élevée

  • Risque accru de fragilitĂ© et de manque d’équilibre
  • RĂ©sistance Ă  l’insuline et mauvaise rĂ©gulation glycĂ©mique
  • Risque accru de troubles mĂ©taboliques
  • PiĂštre santĂ© des os
  • Fonctions hormonales altĂ©rĂ©es
  • Diminution de la force
  • Risque d’hospitalisation accru

À quoi ressemble une composition corporelle saine?

La composition corporelle qui vous convient le mieux dĂ©pend de divers facteurs. Toutefois, le pourcentage de graisse corporelle occupe gĂ©nĂ©ralement une place centrale puisqu’il est plus facile Ă  changer que les autres composants et qu’il a une plus grande influence sur la santĂ©. En plus de vous faire sentir en santĂ© et vigoureux, une quantitĂ© minimale de graisse corporelle s’impose pour soutenir la vie et les fonctions reproductrices.

Votre pourcentage de graisse corporelle idĂ©al dĂ©pend de votre sexe, de votre forme physique actuelle et de vos objectifs. Les femmes par exemple, ont besoin d’un pourcentage de tissu adipeux lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ© que les hommes, principalement pour des raisons liĂ©es Ă  la maternitĂ© et au maintien des hormones de reproduction. Le tableau ci-dessous, fondĂ© sur les lignes directrices du American Council on Exercise, prĂ©sente les gammes de tissu adipeux en fonction de la forme physique et du genre.

Définitions du pourcentage de tissus adipeux pour les hommes et les femmes
Description Hommes Femmes
Tissu adipeux minimal essentiel 2-5 % 10-13 %
AthlÚte de haut niveau 6-13 % 14-20 %
En forme et en santé 14-17 % 21-24 %
Acceptable 18-24 % 25-31 %
ObÚse >25 % >32 %

 Comment analyser la composition corporelle

La composition corporelle vous donne un aperçu de votre Ă©tat de santĂ©. Diverses mĂ©thodes peuvent dĂ©crire la constitution d’un organisme, en faisant la distinction entre la graisse, les protĂ©ines, les os, les minĂ©raux et l’eau corporelle. Les approches varient  à partir d’estimations simples et rapides jusqu’Ă  des rĂ©sultats complexes et trĂšs prĂ©cis. Certaines mĂ©thodes exigent qu’un professionnel de la santĂ© ou un praticien expĂ©rimentĂ© effectue l’analyse et interprĂšte les rĂ©sultats.

  • Épaisseur des plis cutanĂ©s (adipomĂštre) : La mĂ©thode la plus courante mesure la graisse sous-cutanĂ©e en pinçant la peau et en utilisant un adipomĂštre pour prendre l’épaisseur des plis cutanĂ©s Ă  diffĂ©rents endroits de l’organisme. On mesure gĂ©nĂ©ralement la poitrine, les bras, l’abdomen et les cuisses, mais certains protocoles mesurent jusqu’à sept parties de l’organisme. Les mesures prises par l’adipomĂštre sont ensuite placĂ©es dans une formule servant Ă  estimer la composition corporelle. Cette mĂ©thode est rapide, accessible et peu coĂ»teuse, mais comme elle mesure uniquement la graisse sous-cutanĂ©e, sa capacitĂ© Ă  donner un portrait complet de la composition corporelle est limitĂ©e.
  • Analyse d’impĂ©dance bioĂ©lectrique (AIB) : Cette mĂ©thode fait appel Ă  des impulsions Ă©lectriques pour dĂ©terminer le taux de masse corporelle maigre. Les appareils utilisĂ©s pour l’AIB vont de la simple balance avec des Ă©lectrodes sous chaque pied, jusqu’Ă  des appareils plus complexes et Ă©laborĂ©s qui comportent des Ă©lectrodes pour les mains, les pieds et d’autres parties du corps. L’AIB est fondĂ©e sur le fait que l’eau est un bon conducteur d’électricitĂ©. Les appareils envoient de minuscules impulsions Ă©lectriques dans l’organisme et mesurent la vitesse Ă  laquelle elles reviennent. Comme les tissus maigres contiennent une proportion d’eau beaucoup plus Ă©levĂ©e que les tissus adipeux, la quantitĂ© de masse maigre peut ĂȘtre estimĂ©e en fonction de la vitesse de circulation des impulsions Ă©lectriques Ă  travers l’organisme. L’AIB est sans danger et ne nĂ©cessite aucune expertise. Toutefois, cette technique est basĂ©e sur certaines prĂ©somptions (c.-Ă -d. le pourcentage d’eau corporelle) qui limitent sa prĂ©cision.
  • PesĂ©e hydrostatique : Le poids d’une personne est d’abord pris sur une balance en dehors de l’eau. Puis il est mesurĂ© une nouvelle fois pendant que le sujet est complĂštement submergĂ© sous l’eau. Comme les tissus maigres sont plus denses que les tissus adipeux, on peut utiliser la diffĂ©rence entre les deux poids pour dĂ©terminer la densitĂ© de l’organisme, et cette mesure permet d’estimer la composition corporelle. Cette mĂ©thode est fiable et prĂ©cise, mais il peut ĂȘtre difficile d’y avoir accĂšs.
  • PlĂ©thysmographie par dĂ©placement d’air : L’évaluation de la composition corporelle par dĂ©placement d’air est une mĂ©thode mise au point rĂ©cemment. La composition corporelle est estimĂ©e Ă  l’aide d’une machine, le Bod Pod, qui mesure le poids corporel et le dĂ©placement d’air pour dĂ©terminer la densitĂ© corporelle, selon un principe similaire Ă  celui qui sous-tend la pesĂ©e hydrostatique. Un calcul subsĂ©quent permet d’obtenir le pourcentage de masse maigre et de masse adipeuse. Cette mĂ©thode est prĂ©cise, rapide et sans danger, mais elle nĂ©cessite l’accĂšs Ă  une machine et Ă  un clinicien expĂ©rimentĂ©.
  • AbsorptiomĂ©trie biphotonique (DEXA) : Si vous avez passĂ© un examen de densitĂ© osseuse au cours des derniĂšres annĂ©es, vous connaissez peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  la machine DEXA. Toutefois, ces appareils ne sont pas uniquement utilisĂ©s pour Ă©valuer la densitĂ© osseuse. En effet, ils peuvent dĂ©terminer la densitĂ© minĂ©rale osseuse, la masse corporelle maigre et la masse corporelle adipeuse en employant des faisceaux de rayons X. Cette mĂ©thode constitue non seulement l’étalon d’or en ce qui a trait Ă  la mesure de la densitĂ© osseuse, mais elle permet Ă©galement de dĂ©terminer trĂšs prĂ©cisĂ©ment la composition d’autres tissus corporels. En outre, il est possible d’évaluer l’état de parties prĂ©cises de l’organisme et de suivre les changements. Par contre, cette mĂ©thode nĂ©cessite de l’équipement coĂ»teux et expose Ă  une faible quantitĂ© de radiation.
  • Ultrasons : Cette mĂ©thode est utilisĂ©e pour Ă©valuer la quantitĂ© de graisse corporelle et la composition des tissus depuis plus de 50 ans. La machine portative est en mesure de fournir rapidement des estimations de composition corporelle de certaines zones de l’organisme. Il s’agit de la mĂ©thode la plus utilisĂ©e dans le cadre de recherches, en raison de sa fiabilitĂ©, de sa prĂ©cision et de sa reproductibilitĂ©.
  • Imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique (IRM) : De puissants champs magnĂ©tiques et des ondes radio sont utilisĂ©s en conjugaison avec les propriĂ©tĂ©s magnĂ©tiques naturelles de l’organisme, pour produire des images dĂ©taillĂ©es de l’intĂ©rieur de l’organisme. L’IRM permet d’analyser avec une grande prĂ©cision une variĂ©tĂ© de tissus adipeux et musculaires, y compris les muscles individuels, notamment en diffĂ©renciant les diffĂ©rents types de graisses et de muscles, et en dĂ©terminant le volume de graisse contenu dans les organes et les muscles. L’IRM est trĂšs prĂ©cise. Cependant, en ce qui a trait Ă  l’analyse de la composition corporelle, elle est employĂ©e uniquement dans le contexte d’essais cliniques ou de recherches.

Aucune mĂ©thode ne peut convenir Ă  tout le monde. Chacune d’entre elles comporte ses avantages et ses limites. Demandez Ă  votre professionnel de la santĂ©, votre entraĂźneur ou votre clinicien de vous aider Ă  choisir la mĂ©thode qui vous conviendra le mieux en fonction de votre Ă©tat de santĂ©, vos objectifs de mise en forme et la faisabilitĂ© de la mĂ©thode. Voici un tableau rĂ©capitulatif des caractĂ©ristiques de certaines des mĂ©thodes d’évaluation de la composition corporelle que nous avons abordĂ©es.

Tableau des mĂ©thodes d’évaluation

Méthode Ce qui est mesuré Avantages Inconvénients
Épaisseur des plis cutanĂ©s Épaisseur des tissus adipeux sous-cutanĂ©s Ă  diffĂ©rents endroits de l’organisme Peu coĂ»teuse, non invasive. Fiable et utile pour mesurer les graisses corporelles Ă  des endroits prĂ©cis de l’organisme. Ne peut ĂȘtre utilisĂ©e qu’avec des personnes minces ou en surpoids lĂ©ger. La prĂ©cision et la fiabilitĂ© varient en fonction de la compĂ©tence du technicien et de la marque de l’adipomĂštre.

Estime l’adipositĂ© localement, mais ne fournit pas un portrait global de la composition corporelle.

Analyse d’impĂ©dance bioĂ©lectrique (AIB) Volume total d’eau corporelle converti en masse exempte de graisse Peu coĂ»teuse, sans danger, rapide. NĂ©cessite une expertise technique minimale ou nulle. Permet de faire un suivi des changements dans le temps. Comme la mĂ©thode est fondĂ©e sur un modĂšle type de proportion d’eau corporelle, elle est plus prĂ©cise lorsqu’elle est utilisĂ©e pour de jeunes adultes sains et hydratĂ©s normalement. La masse maigre tend Ă  ĂȘtre surestimĂ©e chez les personnes obĂšses, et les problĂšmes de santĂ© peuvent influer sur sa prĂ©cision.
PesĂ©e hydrostatique Poids sur terre et dans l’eau, volume corporel, densitĂ© corporelle, volume pulmonaire rĂ©siduel DĂ©termine la densitĂ© corporelle de maniĂšre stable et constante. UtilisĂ©e depuis longtemps en contextes cliniques et sportifs. Difficile d’accĂšs. Le volume pulmonaire rĂ©siduel peut altĂ©rer la prĂ©cision. La densitĂ© de masse maigre est considĂ©rĂ©e comme une constante, alors qu’elle varie avec l’ñge, le genre et la forme physique.
PlĂ©thysmographie par dĂ©placement d’air

BOD POD

Volume corporel total, masse maigre et masse adipeuse Précision similaire à celle de la pesée hydrostatique, mais plus facile à effectuer.

Fiable pour évaluer la graisse et la densité corporelles.

Machine coûteuse et difficilement accessible.

Peut surestimer la masse adipeuse. La maladie et les troubles de santĂ© peuvent nuire Ă  la prĂ©cision. Les vĂȘtements et la pilositĂ© faciale ou corporelle peuvent altĂ©rer les rĂ©sultats.

AbsorptiomĂ©trie biphotonique (DEXA) Graisse corporelle locale et totale, la masse maigre et la densitĂ© minĂ©rale osseuse TrĂšs prĂ©cise et reproductible. Permet de dĂ©terminer la composition corporelle dans des rĂ©gions particuliĂšres de l’organisme. Étalon d’or en matiĂšre d’analyse de densitĂ© osseuse. NĂ©cessite du matĂ©riel coĂ»teux. Expose Ă  de faibles quantitĂ©s de radiation.

Changer la composition corporelle de maniĂšre constructive

Aucun facteur n’a une plus grande influence sur la composition corporelle que l’alimentation, particuliĂšrement en ce qui concerne la graisse corporelle, car il est question d’équilibre Ă©nergĂ©tique. Ou bien vous stockez de la graisse ou bien vous l’utilisez comme source d’énergie pour faire des activitĂ©s. Il est judicieux de commencer par comprendre vos propres besoins Ă©nergĂ©tiques et la quantitĂ© approximative de calories Ă  consommer pour atteindre votre poids idĂ©al.

En plus de consommer une quantitĂ© convenable de nourriture, il est important de porter attention aux aliments que vous ingĂ©rez. La consommation d’une quantitĂ© adĂ©quate de protĂ©ines de qualitĂ© et d’une gamme de fruits et de lĂ©gumes colorĂ©s et riches en fibres, ainsi que des grains entiers a Ă©galement un impact sur la composition corporelle.

Le fait de vous concentrer uniquement sur l’alimentation ou l’exercice pour perdre du poids ou rester en bonne santĂ© n’est peut-ĂȘtre pas la bonne solution. La combinaison d’un entraĂźnement rĂ©gulier et d’une alimentation saine peut vous aider Ă  atteindre un poids santĂ© et une composition corporelle qui vous convient.

La composition corporelle idĂ©ale n’est pas seulement une question de poids ou de taux de graisse corporelle. L’entraĂźnement pour augmenter la taille et la force des muscles est une autre façon d’amĂ©liorer la composition corporelle et d’optimiser le rapport entre la masse maigre et la graisse corporelle. Que vous choisissiez de vous concentrer sur des exercices de type cardio, de mettre l’accent sur la musculation ou de combiner les deux, il est trĂšs important de trouver un programme qui vous plaĂźt et qui favorise la constance.

Il ne fait aucun doute que l’alimentation et l’exercice ont le plus grand impact sur la composition corporelle, mais il y a d’autres facteurs Ă  considĂ©rer, notamment la gĂ©nĂ©tique, les problĂšmes de santĂ© passĂ©s et prĂ©sents, la qualitĂ© du sommeil et la gestion du stress.

Commencez Ă  changer votre composition corporelle dĂšs maintenant

La santĂ© et le mieux-ĂȘtre tout au long de la vie sont le plus souvent une question d’équilibre. Il en va de mĂȘme pour l’alimentation, l’exercice et le corps. Les Ă©tudes scientifiques ont amplement dĂ©montrĂ© qu’une composition corporelle saine correspond Ă  un Ă©quilibre entre la masse musculaire et la masse adipeuse, des os solides et une hydratation adĂ©quate.

Au lieu de vous concentrer uniquement sur votre poids, mettez-vous au dĂ©fi d’amĂ©liorer votre composition corporelle. Des changements positifs, mĂȘme minimes, peuvent amĂ©liorer de nombreux aspects de votre santĂ©. Il y a fort Ă  parier que vous bougerez avec plus d’aisance, dormirez mieux et serez de meilleure humeur.

Si vous ne savez pas par oĂč commencer, consultez un professionnel de la santĂ© ou du conditionnement physique pour connaĂźtre les moyens les plus sains de mieux vous alimenter et d’intĂ©grer de l’activitĂ© physique. Cette dĂ©marche est particuliĂšrement importante si vous n’avez pas Ă©tĂ© actif depuis longtemps.

DĂ©sormais, lorsque vous pensez Ă  la forme physique, concentrez-vous sur la « forme » plutĂŽt que sur le poids. Elle donne un meilleur portrait de votre vĂ©ritable Ă©tat de santĂ© et est plus susceptible d’amĂ©liorer votre « espĂ©rance de santé » ainsi que votre espĂ©rance de vie.