Une étude publiée dans la revue American Journal of Clinical Nutrition a examiné la relation entre les concentrations plasmatiques en vitamine C et le risque d’accident vasculaire cérébral. L’étude comprenait un peu plus de 20 000 hommes et femmes britanniques d’âge adulte. On a demandé aux participants de remplir un questionnaire sur la santé et de visiter une clinique entre 1993 et 1997.

Au bout d’une période de suivi moyenne de 9,5 ans, les participants se trouvant dans les 4e premiers niveaux de concentrations plasmatiques en vitamine C ont diminué de 42 % leur risque d’accident vasculaire cérébral par rapport à ceux qui avaient des niveaux plus faibles.  Ces résultats étaient indépendants de l’âge, du sexe, de la consommation de tabac ou d’alcool, de l’indice de masse corporelle, de l’hypertension, du diabète, de la classe sociale et de l’utilisation de compléments.

Par conséquent, les concentrations plasmatiques en vitamine C pourraient s’avérer être associées au mode de vie ou à d’autres facteurs liés à la diminution des risques d’accident vasculaire cérébral et pourraient aider à identifier les personnes les plus susceptibles de subir un AVC.

American Journal of Clinical Nutrition, Vol. 87, No. 1, 64-69, January 2008.

Une combinaison d’activité physique prolongée et d’huile de poisson peut diminuer considérablement le taux d’un gras susceptible d’entraîner le durcissement des artères, une des principales causes de cardiopathie. La présence de matières grasses dans le sang constitue en effet l’un des principaux facteurs contribuant à l’athérosclérose, c’est-à-dire l’obstruction partielle des artères.

Une étude a révélé que les cellules musculaires des personnes pratiquant un exercice aérobique prolongé sont capables de décomposer rapidement ce gras appelé triglycéride et d’en abaisser le taux. Mieux encore, la prise d’un supplément d’huile de poisson peut également contribuer à en favoriser la réduction.

Les chercheurs ont étudié les niveaux de triglycérides chez quatre groupes d’hommes pratiquant des activités de loisir après qu’ils aient consommé un repas riche en matières grasses. Avant de manger, le premier groupe s’est entraîné, le deuxième a pris un supplément de 4 g d’huile de poisson et le troisième s’est entraîné et a pris le supplément d’huile de poisson; le groupe témoin a quant à lui simplement mangé.

L’étude a révélé une réduction de 38 % des niveaux maximums de triglycérides chez les hommes du second groupe, alors que les niveaux étaient réduits de moitié chez les hommes du troisième groupe.

Il peut donc être bénéfique pour les gens ayant à cœur de maintenir un niveau sain de triglycérides de pratiquer un exercice régulièrement et de prendre des suppléments d’huile de poisson.

Une étude similaire a montré que la combinaison de suppléments d’huile de poisson et d’exercice régulier améliorait à la fois la composition corporelle et les facteurs de risque de cardiopathie. Les participants en surpoids présentant divers facteurs de risque de cardiopathie ont été répartis en trois groupes : celui prenant de l’huile de poisson (à raison d’environ 1,9 g/jour d’acides gras oméga-3), celui prenant de l’huile de poisson et faisant de l’exercice (marche de 45 minutes trois fois/semaine) et le groupe placebo (huile de tournesol). Les facteurs de risque de cardiopathie et la composition corporelle ont été mesurés après 0, 6 et 12 semaines. Le premier groupe présentait une réduction considérable du taux de triglycérides, une augmentation du cholestérol LHD et une amélioration de la vasodilatation artérielle (débit sanguin). Les résultats ont aussi indiqué que l’huile de poisson et l’exercice réduisent tous deux le gras corporel de façon indépendante.

Cette étude a donc montré qu’un apport accru d’acides gras oméga-3 peut s’avérer utile à la pratique d’une activité physique visant à améliorer la composition corporelle et à réduire les risques de maladie cardiovasculaire.

Metabolism. 2004 Oct;53(10):1365-71.

Am J Clin Nutr. 2007 May;85(5):1267-74.

Une étude publiée dans la revue Archives of Internal Medicine portant sur 19 000 hommes a mis en évidence le lien entre la capacité cardiorespiratoire et le risque de mortalité chez des hommes en santé et ceux présentant un syndrome métabolique. La forme physique du groupe d’étude comptant environ 3 800 hommes atteints du syndrome métabolique a été évaluée une première fois, puis a fait l’objet d’un suivi pendant une période allant jusqu’à 17 ans.

Les hommes en santé qui n’étaient pas en forme au début de l’étude présentaient un risque trois fois plus élevé que leurs collègues en bonne forme physique de mourir d’une maladie cardiovasculaire. Tandis que les hommes souffrant du syndrome métabolique étaient 89 % plus susceptibles que les hommes en santé de mourir d’une maladie du cœur avec les années, le taux de mortalité chez ceux présentant à la fois un syndrome métabolique et une mauvaise forme physique était deux fois plus élevé que chez ceux en bonne forme physique.

Selon les chercheurs, « cette étude renforce l’argument en faveur de l’organisation de campagnes de santé publique intensives visant à accroître l’activité physique au sein de la population ».

La bonne forme physique, quel que soit le poids corporel, peut avoir un effet protecteur important contre le décès prématuré chez les hommes présentant un syndrome métabolique tout comme chez les hommes en santé.

Arch Intern Med 2004 May 24;164(10):1092-7