Manger est certes un des grands plaisirs de la vie. Ce qui suit – la digestion – est cependant plus laborieux que plaisant pour l’estomac. Celui-ci ressemble en fait à une poche chimique et mécanique conçue à la seule fin de décomposer les aliments pour en faciliter l’absorption. En plus de sa participation au processus digestif, l’estomac est le principal réservoir où est stockée la nourriture.

L’estomac est aussi le premier point d’arrêt des aliments après leur déglutition. Contrairement à d’autres organes plus perfectionnés comme le cerveau ou le foie, l’estomac est une brute. En plus de comporter un revêtement musculaire interne qui pulvérise les aliments en plus petits fragments, il produit des sucs gastriques très acides qui poursuivent la dissolution de la nourriture. En fait, l’estomac remplit une tâche ardue : préparer les nutriments pour leur absorption dans l’intestin.

L’anatomie unique de l’estomac l’aide à exécuter trois fonctions alimentaires essentielles :

  • Stockage temporaire
  • Mélange et décomposition
  • Préparation des nutriments pour leur absorption dans l’intestin

En poursuivant votre lecture, vous connaîtrez mieux le fonctionnement de l’estomac, tout en découvrant comment la vitamine B12 et d’autres nutriments sont extraits des aliments. Vous trouverez aussi des faits intéressants sur l’estomac et les soins à apporter à votre système digestif.

Grâce à son anatomie de, l’estomac arrive à mieux à tenir son rôle dans la digestion

Le système digestif est un seul tube continu qui relie la bouche (là où entre la nourriture) à l’anus (là où les déchets sont évacués). L’anatomie de l’estomac se décrit le mieux comme une section du tube digestif ressemblant à une poche dilatée. L’organe musculaire en forme de « j » se trouve dans la partie supérieure de l’abdomen, du côté gauche du torse. D’une longueur approximative de 30 cm et d’une largeur de 15 cm – le volume varie en fonction de certains facteurs : individu, sexe, constitution physique et quantité de nourriture ingérée – l’estomac relie l’œsophage à l’intestin grêle fait environ 30 cm en longueur et 15 cm en largeur.

Tout le processus digestif commence dans la bouche, là où la nourriture est mastiquée et mélangée à la salive. Dès que la fragmentation de chaque bouchée est suffisante, le tube digestif s’ouvre à partir de l’œsophage pour permettre le transport des aliments jusqu’à l’extrémité supérieure de l’estomac. À ce moment, un sphincter œsophagien s’ouvre pour faire passer la nourriture mastiquée dans l’estomac – un des nombreux organes importants qui extraient les nutriments des aliments consommés. Un sphincter déficient peut entraîner un reflux de suc gastrique dans l’œsophage, ce qui est pour le moins pénible.

L’estomac comporte quatre parties principales :

  • Le cardia : point de jonction où le contenu de l’œsophage pénètre dans l’estomac.
  • Le fundus : une zone arrondie reliant l’œsophage à l’estomac.
  • Le corps : la partie principale et centrale de l’estomac.
  • Le pylore : la zone où les aliments digérés se dissipent dans l’intestin grêle.

La plupart des tâches gastriques nécessaires à la digestion des aliments sont remplies dans le corps de l’estomac, là où les aliments mastiqués se mélangent à l’acide gastrique et aux enzymes digestives. Ce contenu est malaxé par péristaltisme, c’est-à-dire une série de contractions musculaires assez vigoureuses pour réduire les aliments solides en purée lisse pour faciliter l’extraction des nutriments dans l’intestin.

La muqueuse interne de l’estomac est sillonnée de plis sur toute sa longueur, allant du sphincter œsophagien au sphincter pylorique. Ces plis contribuent au bon fonctionnement de l’estomac en créant des voies qui permettent le mouvement des aliments et favorisent la digestion. Bien que l’absorption des nutriments se produise principalement dans l’intestin grêle, l’estomac retire tout de même une certaine quantité d’eau, de médicaments, d’acides aminés et de vitamines hydrosolubles au stade de la digestion.

La paroi de l’estomac se compose de plusieurs couches de muqueuses, de tissu conjonctif sillonné de vaisseaux sanguins, de nerfs et de fibres musculaires. Sa paroi interne est aussi dotée de glandes qui libèrent de trois à quatre litres du suc gastrique nécessaire tous les jours à l’absorption des nutriments. L’acide chlorhydrique qu’il renferme décompose aussi les aliments, tandis que les enzymes digestives fragmentent les protéines.

Le suc gastrique exerce une action si virulente pour la matière organique qu’il peut détruire les bactéries dans le système digestif. Pour protéger l’estomac contre le suc gastrique, il y a production de bicarbonate dans le pancréas et l’estomac afin de neutraliser l’acide chlorhydrique. De plus, du tissu muqueux tapisse la paroi de l’estomac pour atténuer les effets du suc gastrique. Une fois les aliments transformés en purée, le sphincter pylorique s’ouvre et pousse cette matière dans l’intestin grêle où se poursuit la digestion et l’absorption des nutriments. L’estomac a maintenant achevé sa tâche dans le processus digestif.

L’estomac : un des principaux rouages de l’absorption de la vitamine B12

La vitamine B12 est un nutriment important pour préserver la santé des cellules nerveuses et sanguines dans l’organisme. Elle aide aussi à soutenir la synthèse de l’ADN et la formation des globules rouges. Viande (bœuf et porc), poisson, œufs, lait et céréales enrichies sont de bonnes sources de cette vitamine. En fait, la vitamine B12 est d’une telle importance pour l’organisme qu’une réserve de trois à cinq ans est stockée dans le foie pour maintenir une bonne production de globules rouges et l’exécution d’autres fonctions importantes.

Bien que la vitamine B12 soit principalement absorbée dans l’intestin grêle, elle est inutilisable sans d’abord passer par l’estomac. Au cours du processus initial de la digestion, elle est extraite des aliments et combinée au facteur intrinsèque, une protéine de reconnaissance de cellules sécrétée par les cellules pariétales de l’estomac.

La vitamine B12 renforce la santé de tout l’organisme. Cette vitamine essentielle aide à préserver la santé des cellules nerveuses et sanguines dans l’organisme et à maintenir les mécanismes de production de nouvel ADN. Sans l’aide à la digestion que fournit l’estomac, l’organisme ne pourrait pas assimiler ce nutriment essentiel.

Des conseils pour bien prendre soin de votre estomac

Fort de vos nouvelles connaissances sur le mode de fonctionnement de l’estomac, vous pouvez maintenant apprendre comment lui assurer un état de santé optimal. Des soins judicieux prodigués à l’estomac peuvent aussi être bénéfiques pour les autres parties de l’organisme. De simples changements à votre style de vie peuvent grandement favoriser votre santé gastrique et votre mieux-être général.

  1. Hydratez-vous

Essentielle à la santé, l’eau est un incontournable à tous les stades de la digestion. Elle aide à ramollir les aliments pendant la mastication, à les faire descendre dans l’œsophage et à rendre les selles plus volumineuses mais plus molles pour en faciliter l’évacuation. L’eau aide aussi à la décomposition des aliments pour permettre à l’organisme d’absorber les nutriments. En buvant chaque jour huit verres d’eau, vous aiderez votre estomac à traiter les aliments et à assurer une hydratation adéquate.

  1. Mangez à des heures régulières

Le choix du moment de manger est aussi important que le contenu de votre assiette. L’horloge circadienne de l’organisme – un genre de chronomètre biologique interne – dicte vos comportements quotidiens : sommeil-éveil, libération des hormones et fonctionnement cardiaque. Elle réagit aux changements environnementaux, comme la lumière et la nourriture, et aide à coordonner vos rythmes circadiens avec votre milieu.

Une horloge désynchronisée peut avoir des effets néfastes sur vote santé. Votre organisme attend certains carburants (gras, sucres) à des moments précis de la journée. Le fait de manger à des heures déterminées permet une digestion adéquate. Une alimentation sporadique surmène l’estomac en phase de digestion, ce qui cause parfois le ballonnement ou l’indigestion. Des études indiquent qu’un délai de trois à cinq heures entre deux repas est suffisant à l’estomac pour traiter les aliments et alimenter l’organisme de façon adéquate.

  1. Consommez plus de fibres

Les fibres – des glucides d’un type particulier – sont essentielles au maintien d’un poids santé et comme soutien de la santé globale. Tandis que la plupart des glucides sont convertis en sucres, les fibres ne sont pas digérées lorsqu’elles passent dans l’organisme, ce qui aide à réguler l’appétit et à évacuer les déchets, soutenant du même coup la santé digestive et l’état de bien-être général.

Il y a deux types de fibres : solubles et insolubles. Avoine, pois, haricots, carottes et agrumes sont des sources de fibres solubles. Le son de blé, les noix et certains légumes comme le chou-fleur et la pomme de terre, fournissent des fibres insolubles, c’est-à-dire des fibres qui ne se dissolvent pas dans l’eau afin de faciliter le passage des aliments dans le tube digestif.

Les muscles de l’estomac et le suc gastrique décomposent les aliments. Un régime alimentaire riche en fibres aide à lier la purée alimentaire qui passe alors de l’estomac dans l’intestin. Une fois dans le côlon, les fibres nourrissent les bonnes bactéries intestinales et aident à préserver le microbiome.

  1. Mastiquez vos aliments

La digestion des aliments se produit surtout dans l’estomac et l’intestin, mais le processus est amorcé dès que vous prenez la première bouchée. La mastication décompose les aliments en plus petits fragments, ce qui les aide à descendre dans l’œsophage (et évite l’étouffement) et soutient la fonction gastrique pendant la digestion. La mastication mélange la salive – riche en enzymes digestives – à la nourriture, ce qui permet à l’organisme d’absorber la plus grande quantité possible de nutriments.

Une mastication adéquate permet à l’estomac de mélanger plus facilement les aliments aux enzymes et sucs digestifs afin de continuer à décomposer les nutriments pour en faire du carburant. Plus la mastication est adéquate, plus il est facile pour l’organisme d’optimiser son fonctionnement.


Le saviez-vous? Des faits amusants sur l’estomac.

  • Pardon! Le rot libère des molécules d’air avalées en mangeant, ce qui explique pourquoi vous rotez lorsque vous buvez une boisson gazeuse.
  • Aucun rapport entre le volume abdominal et la taille de l’estomac. Quel que soit votre tour de taille, l’estomac mesure en moyenne 30 cm de long sur 15 cm de large.
  • En première ligne. L’acide dans votre estomac stérilise et neutralise les bactéries et autres toxines que vous pourriez ingérer.
  • Habitat pour les hormones. L’estomac produit diverses substances, notamment des enzymes digestives, des acides et des hormones qui aident à stimuler la faim.
  • Plus puissant que l’acier. La puissance de l’acide gastrique, ou acide chlorhydrique (HCl), est suffisante pour dissoudre la plupart des métaux. Produit à l’origine à partir de vitriol vert (mélantérite) et de chlorure de sodium, l’acide chlorhydrique est aussi appelé acide muriatique, acidium salis et esprit de sel.
  • L’heure du souper. Les gargouillements d’estomac sont des borborygmes. On peut les entendre en tout temps, mais plus fortement quand l’estomac est vide.
  • Des repas en gravité nulle. La contraction et la détente des muscles œsophagiens se produisent selon un processus appelé péristaltisme. Comme ce mouvement fait descendre la nourriture dans l’œsophage, les astronautes peuvent digérer les aliments aussi bien dans l’espace que sur Terre.

Nourrissez bien votre organisme pour préserver le bon fonctionnement de votre estomac

On dit couramment que l’estomac est le lieu où se déroule tout le processus digestif. Pourtant, c’est seulement l’un des nombreux organes importants qui aident l’organisme à absorber les nutriments.

Le mieux à faire pour préserver la santé de votre estomac, c’est de suivre un régime alimentaire équilibré fait d’aliments entiers, de viandes maigres, de gras de source végétale et d’une bonne quantité d’eau. Et même si l’exercice n’influe pas directement sur le fonctionnement de l’estomac, un style de vie actif peut certes contribuer à l’élimination de calories excessives et à la santé cardiaque.

Dans son rôle de réserve de carburant pour votre organisme, votre estomac emmagasine temporairement la nourriture qui sera transformée plus tard en cette énergie qu’il faut pour vivre pleinement. En conclusion, la prochaine fois que vous ressentirez un malaise au creux de l’estomac, suivez ces conseils pour lui offrir le soutien accru qu’il lui faut.

Il nous arrive souvent d’avoir un rapport plutôt tendu avec le gras – surtout quand on se regarde dans le miroir. La graisse corporelle nous exaspère. On la pince et on se jure de faire beaucoup d’efforts pour l’éliminer. Pourtant, avant de partir en guerre, le moment est peut-être venu d’essayer de comprendre la nature du tissu graisseux – aussi connu sous son nom scientifique de tissu adipeux.

L’individu n’est pas le seul à blâmer pour son attitude conflictuelle envers le gras. La société en général entretient aussi une relation compliquée avec le tissu graisseux, et ce, en raison d’une foule de malentendus et de conceptions erronées. Une connaissance insuffisante des fonctions du gras entraîne une compréhension simpliste de l’importance biologique du tissu adipeux.

Ces réponses à des questions fréquentes sur le tissu adipeux vous aideront à mieux comprendre tous les aspects de l’adipose. Découvrez des faits intéressants sur la graisse corporelle et tout ce qu’il faut savoir sur sa formation et sa fonction, ce qui vous aidera à repenser votre relation avec le gras.

Q. Exception faite de constituer une source constante de mécontentement, quelle est la nature réelle du tissu graisseux?

R. La définition du tissu graisseux ou adipeux est fort simple. Il s’agit de tissu conjonctif plutôt élastique qui agit comme réserve d’énergie. C’est la fonction première du tissu adipeux.

Son nom officiel (adipose) lui vient de sa composition d’adipocytes –couramment appelées cellules graisseuses – dont la tâche principale est de stocker l’excès de calories sous forme d’acides gras appelés triglycérides.

Ces réserves d’énergie sous forme physique sont réparties dans tout l’organisme. Vous utilisez les acides gras du tissu adipeux dès que l’apport énergétique en réserve et les stocks de glucides – comme le glycogène – sont épuisés. Ce processus est bien connu des adeptes du régime cétogène ou du jeune intermittent.

Il faut a priori dissiper un malentendu au sujet du gras. Le gras alimentaire que vous consommez, quel qu’en soit le type, ne passe pas directement dans le tissu adipeux. Bien sûr, il y a une similarité moléculaire entre le tissu adipeux de votre corps et le gras que vous consommez. Les lipides et les acides gras sont les éléments constitutifs de tous les gras – y compris le tissu adipeux. Le gras ingéré est toutefois soumis à nombre de processus avant d’être possiblement incorporé aux adipocytes.

La digestion décompose le gras consommé en divers composants. Une portion de cette énergie est éliminée, tandis qu’une autre est utilisée pour former des structures ou à d’autres fins de préservation de la santé dans l’ensemble de l’organisme. La portion restante de l’énergie tirée du gras alimentaire peut ensuite être stockée dans le tissu adipeux. Au lieu d’éviter de consommer du gras, recherchez-en plutôt des sources végétales saines. Rappelez-vous que le prix à payer pour manger du gras se calcule en calories, neuf par gramme pour être exact.

Q. Le tissu adipeux est-il constitué uniquement de gras? Y a-t-il d’autres composants?

R. La graisse corporelle est plus complexe que la définition peu flatteuse qu’en donne la culture populaire. Outre les adipocytes, elle se compose d’une foule de petits vaisseaux sanguins qui maintiennent la circulation dans le tissu adipeux. On y trouve aussi des cellules nerveuses et endocriniennes (productrices d’hormones), de même que des voies lymphatiques.

Le composant non lipidique le plus volumineux du tissu adipeux reste cependant la fraction vasculaire stromale (FVS). Cet élément important regroupe divers types de cellules, y compris des cellules matures (vasculaires, musculaires lisses, sanguines, immunitaires, fibroblastes) et des cellules souches. Des millions de cellules FVS sont exemptes de gras, mais elles fournissent des structures et matériaux qui s’adaptent aux besoins tissulaires changeants.

Q. Quelles fonctions liées à la santé et à la survie le tissu adipeux remplit-il?

R. Un excès de tissu adipeux n’est assurément pas souhaitable, mais le fait d’en avoir en quantité insuffisante pose aussi problème. Loin d’être strictement la punition physique pour une alimentation médiocre ou un manque d’exercice, le gras remplit des fonctions biologiques primordiales qui vous gardent en vie et en bonne forme.

Parmi ses fonctions principales, citons celles qui suivent :

  • Stockage énergétique – cette fonction du tissu adipeux (déjà mentionnée plus haut) est un mécanisme de survie qui consiste à conserver pour une utilisation ultérieure une partie de l’approvisionnement alimentaire abondant.
  • Chaleur – dans les climats froids, la couche de lard des animaux les tient au chaud, ce qui est aussi vrai chez les humains – plus particulièrement chez les bébés – et la recherche faimontre aussi que le gras joue un rôle similaire chez les adultes.
  • Coussinement– le tissu adipeux accumulé coussine les organes, ce qui leur fournit une certaine protection.
  • Impact métabolique – à l’aide de sécrétions (hormones, cytokines et autres métabolites), le tissu adipeux aide à réguler l’équilibre énergétique, l’appétit et diverses actions métaboliques.
  • Production hormonale – comme organe endocrinien, le tissu adipeux produit diverses hormones, comme la leptine, l’adiponectine et la résistine.

Q. Le gras est-il vraiment un organe?

R. Oui, vous avez bien lu. Le tissu adipeux est reconnu comme un organe endocrinien, et d’ailleurs assez volumineux. En effet, le tissu graisseux peut produire des hormones, une capacité qui correspond à la définition même d’un organe endocrinien.

Les hormones diverses produites par le tissu adipeux soutiennent ses facultés de communication de même que son influence sur les activités métaboliques. La leptine est particulièrement importante pour la régulation énergétique. Elle interagit avec l’hypothalamus du cerveau et aide à maintenir le poids corporel au fil du temps, un des facteurs qui font qu’un régime est si difficile à suivre.

Q. Y a-t-il différents types de tissu adipeux?

R. En fait, le tissu adipeux se présente sous deux formes, chacune d’une couleur différente qui la distingue de l’autre.

Le tissu adipeux blanc agit comme un entrepôt pour l’énergie tirée de tous les surplus de votre régime alimentaire. C’est aussi ce qu’en extrait l’organisme qui manque de sucres à élimination rapide. Le tissu adipeux blanc traite aussi les sécrétions hormonales provenant de la graisse corporelle.

Parcouru de vaisseaux sanguins, le tissu adipeux brun est thermogénique et aide à conserver la chaleur. Dans le secteur scientifique, sa présence chez les nouveau-nés est bien connue, mais jusqu’à tout récemment, on estimait son rôle peu important chez les adultes.

Le tissu adipeux est souvent décrit en fonction de son emplacement dans le corps.

Q. Où le gras s’accumule-t-il?

R. L’abdomen est certes le premier endroit où la graisse corporelle est apparente. Par contre, un abdomen rondelet n’est pas la seule zone où le tissu adipeux s’accumule.

En réalité, le gras est présent dans tout le corps.

Le tissu adipeux est enfoui dans la couche de peau la plus profonde. Cette graisse sous-cutanée est celle que l’on mesure à l’aide d’un calibre d’épaisseur ou que l’on pince afin de vérifier les progrès accomplis dans un programme de maîtrise du poids. C’est aussi le tissu adipeux le plus facile à déceler.

Sans être visible à l’œil nu, la graisse viscérale devient apparente si on l’accumule à l’accès (un bedon rond). Ce type de gras dénote un regroupement d’adipocytes dans la cavité abdominale et autour des organes internes. Une portion de cette graisse viscérale est nécessaire comme matériau de coussinement, mais une quantité excessive peut nuire à la santé.

Le gras s’insinue aussi entre les fibres musculaires (gras intermusculaire) et dans la moelle épinière. La moelle de couleur jaune – celle où se trouvent les adipocytes – est importante pour la production de cellules souches.

Q. Peut-on vraiment éviter d’éliminer les cellules graisseuses? Quel est le processus pour faire disparaître le tissu adipeux et devenir plus svelte?

R. Dès la naissance, vous possédez des dizaines de milliards de cellules graisseuses qui sont là pour rester. Vous les aurez sans doute pour toute la vie, et peut-être même en plus grande quantité. En effet, il est impossible de détruire naturellement les cellules graisseuses et vous pourriez accumuler encore plus de tissu adipeux. Et une fois en place, il ne vous quitte pas.

Désolé pour cette mauvaise nouvelle. La liposuccion peut littéralement aspirer le tissu adipeux sous-cutané et l’extraire de façon permanente, mais aucun régime ni aucun programme d’entraînement ne pourront réussir à l’éliminer.

Si c’est le cas – et tout permet de le croire – comment éliminer naturellement le gras pour améliorer votre physique?

Le tissu adipeux est formé d’adipocytes qui agissent comme des contenants de stockage énergétique pour les lipides. Lorsque votre organisme se trouve dans un état qui lui impose de trouver soin énergie dans le gras stocké, le nombre de contenants nécessaires pour la lui procurer se vident.

Les structures de stockage restent, mais une fois disparu le gras qui les remplissait, elles semblent moins arrondies, ce qui vous fait paraître plus mince. Rappelez-vous cependant que les adipocytes peuvent de nouveau les remplir ultérieurement, en fonction de votre dépense et votre apport caloriques.

Q. Existe-t-il une quantité appropriée de tissu adipeux?

R. Comme pour la plupart des indicateurs de santé, aucune quantité déterminée n’est valable pour tout le monde. Le pourcentage de graisse corporelle et l’indice de masse corporelle (IMC) sont plutôt calculés selon une échelle de cotes de santé.

Les femmes dont le taux de graisse corporelle se situe entre 10 % et 31 % sont considérées en bonne santé. Chez les hommes, ce taux varie entre 2 % et 24 %. Pour l’IMC, la cote de santé s’échelonne entre 18,5 et 24,9.

D’autres facteurs, comme l’âge et l’intensité de l’activité physique, peuvent modifier légèrement vos taux cibles. En fait, il faut surtout retenir que même si un certain pourcentage de graisse corporelle est nécessaire, une quantité excessive nuit à la préservation d’une santé optimale.

Autre fait important, tenter de perdre du gras en tenant compte uniquement de votre poids n’est pas une approche adéquate. Lorsqu’il est question de la quantité de tissu adipeux, la composition du corps est le premier facteur à considérer. C’est pourquoi les mesures mentionnées plus haut ne sont liées à aucun chiffre qu’il faut viser à atteindre sur la balance.

Faites appel à vos connaissances sur le tissu adipeux pour façonner votre santé

Maintenant que vous comprenez mieux ce qu’est la graisse corporelle – aussi sous son nom plus recherché de tissu adipeux – il n’est pas dit que vous allez cesser de la pincer ou d’essayer de l’éliminer. Par contre, vous pouvez maintenant repenser votre rapport au gras en misant sur vos connaissances et votre compréhension de sa nature.

En faisant appel à votre nouveau savoir, façonnez avec soin votre style de vie de manière à atteindre des objectifs réalistes à l’égard du gras. Vos choix en matière d’alimentation et d’exercice seront plus éclairés si vous prenez en compte le mode de fonctionnement et les tâches du tissu adipeux, de même que ses effets sur votre corps.

La prochaine fois que vous verrez dans le miroir ces bourrelets persistants qui vous mettent en rogne, rappelez-vous que la graisse n’est pas automatiquement mauvaise en soi. Tout n’est pas noir ou blanc avec le tissu adipeux. En fait, vous savez maintenant que les adiposités sont plutôt des tissus bruns et blancs.

Le travail d’équipe donne des résultats impressionnants. Songez aux harmonies complexes d’un duo enlevant, aux pas de danse délicats des joueurs de tennis, ou encore au goût salé du beurre d’arachides croustillant intégré à la texture lisse de votre confiture préférée. Dans le même ordre, pensez au tandem remarquable du calcium et de la vitamine D – des nutriments complémentaires qui contribuent à optimiser la santé.

Vous ne vous attendiez pas à ce duo pourtant aussi dynamique que celui de Batman et Robin? Pourtant, c’est l’un des tandems les plus puissants de nutriments dont l’action conjuguée favorise divers aspects de votre santé générale.

Vous devez compter sur la totalité des vitamines et minéraux essentiels, mais il est préférable d’en obtenir certains en tandem puisque bon nombre d’entre eux interagissent les uns avec les autres et certains conjuguent leur action pour créer une synergie nutritive bénéfique.

L’utilité des nutriments dans la préservation de la santé dépend d’abord de leur absorption. Les nutriments complémentaires sont souvent utiles parce qu’ils favorisent justement une absorption adéquate. De cette façon, votre organisme dispose des composés nécessaires pour conserver de bons taux de nutriments et utiliser ceux qu’il lui faut. D’autres paires de nutriments sont utiles grâce à un rendement optimisé ou des transformations qui soutiennent leur action.

Les nutriments complémentaires constituent une histoire touchante qui va parfois même droit au cœur. Imaginez des vitamines, minéraux et autres bons composés qui s’allient pour le bien de votre cœur. De plus, vous pouvez tirer parti de cette synergie des nutriments qui vous aidera à vous sentir au sommet de votre forme et à vivre pleinement.

Choisissez les combinaisons suivantes qui vous procureront un apport abondant de nutriments qui agissent mieux ensemble.

Le magnésium, le calcium et la vitamine D : un trio puissant

Voici la recette de diverses synergies nutritives importantes :

  • prenez le minéral le plus abondant dans l’organisme (le calcium)
  • accompagnez-le d’une puissante vitamine semblable à une hormone (la vitamine D)
  • pour finir, ajoutez-y un minéral qui produit des effets sur des centaines de systèmes enzymatiques (le magnésium)

On doit à ce trio essentiel bon nombre de connexions complémentaires. Le calcium domine ce trio impressionnant. Compte tenu de l’importance de ce macrominéral particulier, rien d’étonnant à ce qu’il mise sur les autres nutriments les plus puissants pour agir d’une façon optimale.

Dans son rôle de soutien du calcium, le magnésium enclenche l’absorption dans l’intestin grêle. Les deux minéraux partagent un passage similaire vers le débit sanguin et dépendent tous deux d’un processus d’activation comparable dans les reins. Grâce à l’activité enzymatique et de l’hormone parathyroïdienne, le magnésium contribue aussi à préserver un taux normal de calcium dans le sang, ce qui assure un soutien important de la santé osseuse et de l’état de santé général.

L’utilité du calcium est aussi accrue par sa complémentarité avec la vitamine D dont les propriétés similaires à celles d’une hormone aident à préserver un bon taux de calcium de deux façons : la vitamine D contribue à optimiser l’absorption du calcium; elle favorise aussi la régulation de ce minéral dans l’organisme.

Les fonctions régulatrices de ces nutriments complémentaires participent grandement à la préservation de la santé osseuse. En fait, l’action de la vitamine D pour soutenir la régulation du calcium relève du fonctionnement optimal du processus de minéralisation des os. La vitamine D agit comme un rouage principal qui maintient ce processus, aidant ainsi le calcium à combler la matrice osseuse afin d’optimiser la santé et la force squelettiques.

Les connexions au sein de ce trio dépendent entièrement du calcium. L’action du magnésium dans un nombre incalculable d’enzymes fait en sorte qu’il agit aussi comme nutriment complémentaire de la vitamine D de deux façons : ce vaillant minéral aide à optimiser le métabolisme, mais aussi l’activation de la vitamine soleil.

Magnésium, calcium et vitamine D offrent un excellent exemple de trois nutriments dont l’action se conjugue. Il est bon de miser sur leurs connexions et les diverses façons dont ils contribuent à préserver la santé générale.

La vitamine K se marie bien avec le calcium

Comme complément du calcium, on ne saurait passer sous silence la vitamine K2. Un apport équilibré de vitamine K2 et de calcium favorise le rôle important de ce minéral dans le maintien de la santé osseuse. La vitamine K2 offre aussi une protection contre les effets d’un excès de calcium.

En effet, elle favorise l’action de l’ostéocalcine, un composé nécessaire à l’organisme pour extraire le calcium du sang et contribuer à fixer ce minéral aux os. Comme l’ostéocalcine n’est pas produite sous forme active, la vitamine K2 intervient pour déclencher son action.

Ce partenariat n’est pas uniquement bénéfique pour les os. Ces nutriments complémentaires soutiennent l’utilisation adéquate du calcium, ce qui contribue du même coup à préserver la santé du système circulatoire. Lorsque le calcium est acheminé vers les os plutôt que déposé dans les artères, la santé et la souplesse des vaisseaux sanguins sont conservées, ce qui favorise la santé cardiaque et circulatoire.

Les deux modes d’action de la vitamine C comme nutriment complémentaire

La vitamine C est en soi déjà très puissante : activité antioxydante, soutien circulatoire et préservation d’une bonne production de collagène. De plus, la vitamine C interagit à merveille avec deux autres nutriments importants : le fer et la vitamine E.

Normalement, l’organisme arrive très bien à s’approvisionner en fer dans la viande, mais il n’arrive pas à le faire si ce métal provient d’une source végétale. C’est ici que la vitamine C vient à son secours en rendant le fer d’origine végétale disponible à l’absorption dans les cellules intestinales.

Les vitamines C et E, qui sont toutes deux de puissants antioxydants, forment aussi une paire de nutriments dont l’action conjuguée soutient d’autres aspects de la santé. Le système immunitaire est l’un des grands bénéficiaires de leur puissance combinée. En agissant en conjugaison, les deux vitamines favorisent un bon fonctionnement immunitaire, tout en contribuant à fournir un soutien antioxydant adéquat pendant l’exercice.

Le travail d’équipe du sodium et du potassium : un délicat exercice d’équilibre

On peut difficilement imaginer un duo d’électrolytes plus puissant que celui du sodium et du potassium. En plus de constituer deux forces importantes pour préserver un bon équilibre des liquides dans l’organisme, ce sont aussi des nutriments complémentaires qui agissent sur d’autres aspects de la santé.

Leur relation est souvent évoquée lorsqu’il est question du maintien d’une bonne tension artérielle, déjà normale au départ. Le potassium est nécessaire pour contribuer à équilibrer l’apport élevé en sodium dans l’alimentation moderne, renforcer la santé cardiaque et conserver une tension artérielle normale.

Ces électrolytes puissants s’allient aussi pour soutenir la santé osseuse et la santé rénale. De plus, ils agissent ensemble pour optimiser la transmission des signaux nerveux et musculaires. En fait, l’apport en potassium que consomment les cellules les débarrasse du sodium, ce qui aide à maintenir une communication adéquate entre les nerfs et aussi entre les muscles.

Deux vitamines B symbiotiques : la vitamine B12 et le folate

Il semble approprié d’intégrer une paire de vitamines du groupe B à la liste des nutriments complémentaires. De ce groupe, aucune n’agit mieux en conjugaison avec une autre que la vitamine B12 et le folate (vitamine B9).

Leur travail d’équipe contribue à soutenir deux des processus les plus fondamentaux de la vie – la division et la réplication des cellules. Tous deux sont aussi bénéfiques pour le métabolisme de l’homocystéine (un acide aminé prévalent lié à la santé cardiaque). Leur alliance commence au stade de l’absorption, lorsque la vitamine B12 favorise une série de processus naturels qui rendent le folate disponible pour une utilisation par l’organisme.

Des choix alimentaires judicieux maximisent la puissance des nutriments complémentaires

La nourriture est assurément un véhicule fort plaisant pour l’approvisionnement en nutriments. Rien de mieux que des repas riches en aliments nutritifs diversifiés pour que votre régime alimentaire vous procure constamment des ensembles de nutriments qui agissent en conjugaison.

Diversifiez votre alimentation avec des fruits et légumes de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Ajoutez à votre gamme impressionnante de végétaux des protéines maigres, des gras bénéfiques et une bonne quantité d’eau. (Les gras et l’eau sont nécessaires notamment pour favoriser une absorption adéquate des diverses vitamines fournies par votre alimentation.)

Savourez une bonne salade d’épinards (pour le fer) avec des quartiers d’orange (riches en vitamine C) et saupoudrez le tout de graines de tournesol (pour ajouter de la vitamine E). Vos papilles gustatives se délecteront chaque fois que vous consommerez ces nutriments complémentaires que votre organisme peut utiliser pour optimiser votre santé.

 

* Ces allégations n’ont pas été évaluées par la Food and Drug Administration (Fédération américaine des aliments et drogues). Ce produit ne prétend diagnostiquer, soigner, guérir ou prévenir aucune maladie.

Les produits de boulangerie et pâtisseries font partie intégrante des grandes célébrations. Que ce soit pour une tarte aux pacanes, une tourtière, des croissants ou la recette familiale secrète pour des brioches, la farine arrive le plus souvent en tête de liste des ingrédients. Cette année, donnez une nouvelle tournure savoureuse à vos recettes traditionnelles en optant pour une farine de remplacement de premier choix.

Dans votre mélange de pâte préféré, la farine sert de liant pour assurer la cohésion, tout en ajoutant de la texture et du goût. La farine ordinaire est une poudre obtenue en broyant des graines de blé entier. Bien qu’ils soient nutritifs, les grains entiers perdent bon nombre de leurs ingrédients bénéfiques lorsqu’ils sont transformés en farine blanche très raffinée, avec une hausse de leur teneur glycémique.

C’est ici qu’entrent en scène les farines de remplacement. Ces produits de substitution ont connu une hausse de popularité ces dernières années, et à juste à titre. Tout en vous procurant les mêmes textures et autant de cohésion, ils ont une teneur glycémique plus faible et ils sont plus goûteux, avec aussi une foule d’autres avantages nutritionnels.

En quoi consiste une farine de remplacement?

Les farines de remplacement les plus courantes sont faites de noix, graines, fèves et autres céréales. Tout comme ceux de la farine ordinaire, leurs ingrédients entiers sont transformés et moulus en une poudre semi-fine. Bon nombre d’entre elles, comme la farine de pois chiches et la farine d’amande, offrent des propriétés similaires, ce qui en fait des produits de substitution faciles à utiliser selon le même rapport dans vos recettes préférées, bien que certains maîtres boulangers recommandent d’ajouter une pincée supplémentaire de poudre à pâte pour contrebalancer l’excédent de poids de la farine d’amande.

Comme leur teneur en vitamines, minéraux et phytonutriments est souvent plus élevée que celle de la farine traditionnelle, les farines de remplacement s’intègrent parfaitement aux lignes directrices des régimes populaires : kétogène, paléo, faible en glucides, sans gluten ou sans blé. Même si vous ne suivez pas un régime alimentaire précis, la variété accrue et leur teneur plus élevée en fibres feront des merveilles pour votre santé intestinale.

Farine blanche, farine de blé entier et farine d’amande : une comparaison

Pour mieux comprendre les avantages des farines de remplacement pour la santé, voyons d’abord les valeurs nutritives moyennes des deux principales farines de grains : blanche et blé entier.

Farine blanche non blanchie, 1 tasse (227 g)

  • 455 calories
  • 95,4 g de glucides
    • 3,4 g de fibres alimentaires
  • 12,9 g de protéines
  • 1,2 g de gras
    • 0,2 g de gras saturés
    • 0,6 g de gras poly and monoinsaturés
  • Charge glycémique : 85

Bien que la farine blanche soit une bonne source de thiamine, folate et sélénium, sa charge glycémique de 85 est élevée. Le nombre santé à rechercher : 55 ou moins. De plus, la farine blanche est dépouillée de ses nutriments au cours du processus de production, puis elle les récupère ultérieurement.

Farine de blé à grains entiers, 1 tasse (227 g)

  • 407 calories
  • 87,1 g de glucides
    • 14,6 g de fibres alimentaires
  • 16 g de protéines
  • 2,2 g de gras
    • 0,4 de gras saturés
    • 1,2 g de gras poly and monoinsaturés
  • Charge glycémique : 69

À l’instar de la farine blanche, la farine de blé à grains entiers est une bonne source de thiamine, folate et sélénium. Sa teneur totale en glucides est moins élevée, et elle renferme pas moins de 14,6 g de fibres alimentaires qui aident votre organisme à faire face à tout ce que vous lui faites subir pendant les célébrations.

À quantités égales, la farine de blé à grains entiers l’emporte haut la main sur la farine blanche non blanchie. Voyons maintenant comment se compare la farine d’amande.

Farine d’amande, 1 tasse (227 g)

  • 648 calories
  • 24 g de protéines
  • 24 g de glucides
    • 14 g de fibres alimentaires
  • 56 g de gras
    • 4,3 g de gras saturés
    • 51,7 g de gras poly and monoinsaturés
  • Charge glycémique : moins de 1

Bien que sa teneur calorique soit plus élevée que celle de la farine blanche ou de blé, la farine d’amande n’a pour ainsi dire aucun effet sur la glycémie – et elle regorge de bons gras monoinsaturés et de fibres prébiotiques insolubles. Les fibres insolubles sont un glucide essentiel qui vous procure une sensation de satiété de longue durée, vous permettant ainsi de conserver un poids santé. Elles favorisent aussi une bonne santé digestive en nourrissant vos bactéries intestinales.

La farine d’amande est une bonne source d’une variété de phytonutriments comme le resvératrol et les flavonoïdes, en plus d’être riche en vitamine E et d’autres antioxydants. Elle fournit aussi d’autres minéraux essentiels comme le calcium, le fer et le manganèse.

Sur le plan culinaire, la farine d’amande a un léger goût de beurre qui s’harmonise bien avec la sarriette et la pâtisserie. Comme ses propriétés de liant sont semblables à celles de la farine ordinaire, elle sert de substitut selon un rapport 1:1. Avec ses nombreux bienfaits pour la santé et sa polyvalence dans les recettes, la farine d’amande est l’une des farines de remplacement les meilleures et les plus populaires pour la boulangerie.

De savoureux succédanés de la farine

Maintenant que vous connaissez les valeurs nutritives des farines blanche, de blé et d’amande, vous pouvez faire la comparaison avec d’autres farines de remplacement. Voici les valeurs nutritives moyennes de certaines farines de remplacement les plus populaires sur le marché.

Farine de sarrasin, 1 tasse (227 g)

  • 560 calories
  • 16 g de protéines
  • 115 g de glucides
    • 36 g de fibres alimentaires
  • Moins de 1 g de gras
    • 0 g de gras saturés
  • Charge glycémique : 71

La farine de sarrasin ne contient pas de blé ni de gluten. Bien que sa teneur glycémique soit la plus élevée parmi les farines mentionnées ici, elle est riche en fibres, antioxydants et micronutriments comme le folate, le fer, le magnésium, le manganèse et le zinc.

D’un goût terreux prononcé, la farine de sarrasin se prête bien à la confection de muffins, tartelettes et pain aux bananes. Comme elle se lie difficilement, il vaut mieux trouver des recettes expressément conçues pour la farine de sarrasin ou la mélanger avec d’autres farines de remplacement afin d’éviter une texture grumeleuse.

Farine de manioc, 1 tasse (227 g)

  • 460 calories
  • Moins de 1 g de protéines
  • 28 g de glucides
    • 8 g de fibres alimentaires
  • Moins de 1 g de gras
    • 0 g de gras saturés
  • Charge glycémique : 46

Obtenue à partir de la racine de manioc et malgré sa faible teneur en nutriments, cette farine renferme de la vitamine C, du folate, de la thiamine et des minéraux essentiels comme le manganèse et le potassium.

La farine de manioc est un produit de substitution populaire. Reconnu pour sa saveur neutre et sa texture poudreuse, elle remplace couramment la farine blanche selon un rapport 1:1. Comme elle tend à être un peu plus absorbante, les boulangers conseillent d’abaisser légèrement le rapport 1:1 avec la farine blanche. Les biscuits confectionnés à partir de la fameuse recette de grand-maman demeureront ainsi plus moelleux.

Farine de pois chiches, 1 tasse (227 g)

  • 356 calories
  • 20 g de protéines
  • 53 g de glucides
    • 10 g de fibres alimentaires
  • 6 g de gras
    • 0,6 g de gras saturés
  • Charge glycémique : 44

Ingrédient principal contenu dans le hummus, les pois chiches entrent aussi dans la préparation d’une farine de remplacement savoureuse et saine. Avec une teneur relativement faible en gras et pour ainsi dire exempte de gras saturé, la farine de pois chiches a un indice glycémique de moyen à bas, soit 44. C’est aussi une excellente source de folate : plus de 100 % de l’apport quotidien recommandé. Elle renferme également de la thiamine et des minéraux : fer, magnésium et manganèse.

Tout comme la farine d’amande, la farine de pois chiches a une légère saveur naturelle de noisettes idéale pour bon nombre de produits de boulangerie, mais avec de meilleures propriétés liantes. Vous vous féliciterez de l’avoir utilisée comme farine de remplacement dans vos tortillas.

Farine de coco, 1 tasse (227 g)

  • 480 calories
  • 6 g de protéines
  • 72 g de glucides
    • 40 g de fibres alimentaires
  • 16 g de gras
    • 13 g de gras saturés
  • Charge glycémique : 50s

À faible teneur en gras, la farine de coco regorge de fibres alimentaires et de triglycérides à chaîne moyenne. Dérivés de l’huile de coco, ces triglycérides favorisent l’apport de nutriments essentiels comme la vitamine E and la coenzyme Q10 pour soutenir la santé cérébrale et cardiaque.

D’un goût légèrement sucré, la farine de coco peut altérer la saveur de vos plats cuisinés. Ses propriétés liantes ne sont en rien comparables à celles de la farine traditionnelle, car elle absorbe plus de liquide. Mélangez-la avec d’autres farines, ajoutez-y un œuf pour en accroître l’humidité, ou trouvez des recettes qui font expressément appel à la farine de coco.

Farine d’avoine, 1 tasse (227 g)

  • 420 calories
  • 15 g de protéines
  • 68 g de glucides
    • 6,8 g de fibres alimentaires
  • 9,5 g de gras
    • 1,7 g de gras saturés
  • Charge glycémique : 44

En plus de permettre d’obtenir un excellent lait sans produits laitiers, l’avoine constitue un très bon succédané sans gluten de la farine. L’avoine renferme des gras sains, des fibres alimentaires, des antioxydants, de la thiamine et du fer. Sans être nécessairement un superaliment nutritionnel, cette farine a un goût léger, elle se lie bien et elle est facile à préparer à la maison avec de l’avoine complète et un mélangeur ou un robot culinaire. Si vous cherchez une farine de remplacement économique, c’est peut-être la solution qu’il vous faut.

Farine de quinoa, 1 tasse (227 g)

  • 440 calories
  • 16 g de protéines
  • 72 g de glucides
    • 8 g de fibres alimentaires
  • 2 g de gras
    • 0 g de gras saturés
  • Charge glycémique : 53

Malgré sa teneur en glucides et son indice glycémique plus élevés par rapport aux autres farines de remplacement, le quinoa est un grain nutritif riche en phytonutriments. Il regorge aussi de vitamine B, calcium, vitamine E, fer, magnésium, potassium et antioxydants.

D’un goût terreux légèrement amer, la farine de quinoa se marie bien avec les épices. À l’instar de la farine de coco, elle absorbe plus d’humidité dans le processus de liaison. Faites-en l’essai dans vos recettes de pain d’épice et de crêpes à l’américaine.

Rehaussez vos techniques de boulangerie

Dans les recettes de cuisine maison, on peut toujours faire appel à une farine de remplacement. Des succédanés populaires comme la farine d’amande ou de pois chiches se prêtent à de simples substitutions selon un rapport 1:1 dans toutes les recettes. Ces farines vous permettront aussi de répondre aux exigences de régimes alimentaires particuliers chez vos invités ou membres de votre famille.

Grâce aux nouvelles connaissances que vous avez acquises, vous serez à même de choisir la farine qui répond à vos besoins. Tous vos convives sauront apprécier les nouvelles variantes nutritives que vous mettrez à votre menu festif.

Vous brillez comme une véritable étoile, et ça se voit dans tous les aspects de votre vie. Faites maintenant rayonner encore davantage votre beauté intérieure avec des soins cutanés éclaircissants. Une peau d’un éclat bien visible – grâce à des ingrédients éclaircissants éprouvés – est une tendance qui passe l’épreuve du temps. Il faut bien dire qu’une peau éclatante de santé est un style qui ne se démode jamais.

Les soins cutanés éclaircissants visent à mettre en relief un teint radieux d’apparence saine plutôt qu’à dissimuler des imperfections. Prenez bien soin de votre peau en utilisant des moyens qui font resplendir votre beauté naturelle. À cette fin, intégrez à votre rituel de soins cutanés des produits aux ingrédients éclaircissants et affinants.

Voyons de plus près comment choisir des soins cutanés qui feront ressortir votre éclat intérieur. Voici une liste des meilleurs ingrédients et des approches les plus sûres qui rendront votre peau encore plus radieuse. Comme vous avez maintenant toute l’information qu’il vous faut, vous pouvez chercher les produits de soins cutanés qui sauront le mieux éclaircir votre teint et lui donner de l’éclat.

La niacinamide : la vedette incontestée des soins cutanés éclaircissants

Apprenez-en davantage sur le cet élément clé de l’éclaircissement bien visible de la peau. La niacinamide est difficile à égaler car elle est d’une rare efficacité pour donner une belle apparence radieuse à un teint inégal, terne et couvert de taches.

La niacinamide – une vitamine du groupe B (plus précisément une forme de vitamine B3) –compte parmi les ingrédients des soins de la peau qui atténuent visiblement et avec efficacité l’aspect contrastant des taches foncées et de l’hyperpigmentation. En plus de rendre les pores moins apparents et de réduire visiblement la production d’huile, la niacinamide atténue l’apparence des rides et ridules, tout en uniformisant visiblement le teint.

Les experts en matière de beauté tout comme les adeptes des soins cutanés aiment cet ingrédient actif qui donne d’excellents résultats bien visibles. C’est ce qui explique la présence de la niacinamide dans bon nombre de produits de soins cutanés – y compris le Correcteur Anti-taches Celavive.

L’attrait de la niacinamide tient aussi à sa compatibilité avec d’autres antioxydants, en particulier la vitamine C. La combinaison de ces deux ingrédients intensifie leur activité antioxydante. Les antioxydants aident à protéger la peau pour en préserver la beauté. Avec l’action conjuguée de la niacinamide et de la vitamine C, les taches foncées s’atténuent visiblement pour révéler une peau d’apparence plus fraîche et rajeunie.

Des dérivés de la vitamine C pour un teint radieux

La vitamine C est nécessaire pour donner de l’éclat à la peau, tout comme elle est essentielle au reste de l’organisme. La vitamine C et ses dérivés (acide ascorbique, glucoside d’ascorbyle et palmitate d’ascorbyle) sont des antioxydants puissants qui aident à conserver à la peau sa belle apparence radieuse. Ils sont aussi importants pour obtenir un teint qui paraît visiblement clair et uniforme. Les rougeurs causées par la sécheresse de la peau peuvent donner au teint un aspect marbré. Comme agent apaisant, la vitamine C peut toutefois aider à donner à la peau une apparence plus détendue.

Le collagène (la protéine qui donne à la peau sa fermeté) dépend aussi de la vitamine C. Les produits de soins cutanés contenant de la vitamine C ciblent l’apparence des rides et ridules ainsi que la texture visiblement inégale d’une peau vieillissante. La vitamine C contribue à faire paraître la peau uniforme, douce et souple. Grâce aux effets du collagène sur l’hydratation cutanée, la vitamine C aide à donner à la peau une apparence ferme et lisse.

Un rituel de soins cutanés ne saurait être complet sans des produits contenant de la vitamine C. Des produits comme le Sérum Éclaircissant Celavive misent sur la vitamine C, la niacinamide et d’autres ingrédients éclaircissants afin de transformer l’aspect terne de la peau en un splendide éclat cutané.

Une hydratation continue, gage d’une peau radieuse

Le meilleur moyen de conserver à la peau son bel éclat, c’est de l’hydrater abondamment. Une peau bien hydratée conserve visiblement sa fermeté et son aspect lisse. Une peau bien hydratée paraît aussi plus lisse car elle reflète mieux la lumière. C’est ce qui donne à la peau son bel éclat et sa fermeté.

Les ingrédients les plus hydratants retiennent l’eau dans la peau. Un peu comme une éponge, la peau absorbe et retient l’hydratation et les produits de soins cutanés. Par conséquent, il vaut mieux rechercher des produits de soins cutanés qui conservent à la peau son hydratation pour lui donner une apparence bien hydratée et radieuse.

Des ingrédients comme le beurre de karité et l’huile de graines de jojoba sont assurément des atouts pour accroître la clarté et l’apparence de jeunesse de la peau. Ce sont des hydratants très puissants qui aident à conserver à la peau son hydratation, sans obstruer les pores ni causer des imperfections.

En procurant à la peau une hydratation intensive, les masques en feuille sont un excellent traitement cutané, y compris le Masque en Feuille Blanc Revivifiant Celavive, riche en beurre de karité et huile de graines de jojoba. Le masque est un traitement riche qui est encore meilleur s’il renferme des agents éclaircissants, dont les suivants :

  • niacinamide
  • extrait de réglisse
  • algues rouges
  • sucres qui se lient à l’eau et hydratent abondamment la peau.

Appliquez sur le visage un masque en feuille éclaircissant quelques soirs par semaine pour conserver à la peau son éclat et son hydratation.

Trouvez une crème d’application quotidienne qui remplit les deux fonctions d’éclaircissement et d’hydratation. Une liste d’ingrédients qui comprend la niacinamide, les algues rouges et la vitamine C ajoutée vous aidera à obtenir un superbe éclat cutané, en plus de l’hydratation nécessaire à la peau. Pour un superbe éclat cutané, songez à une crème que vous pouvez appliquer deux fois par jour, comme la Crème Hydratante Teint Lumineux d’USANA. Elle vous aidera à faire transparaître votre beauté intérieure tous les jours.

Un air radieux en tout temps

Essayez divers traitements cutanés afin de découvrir celui qui vous convient le mieux – et aussi le mieux adapté à votre type de peau. Vérifiez leurs bienfaits hydratants et éclaircissants, de même que les ingrédients qui aident à obtenir une peau visiblement saine et de belle apparence.

Sur votre liste de soins de beauté, vous réussirez à obtenir une peau plus radieuse dès que vous intégrerez des produits éclaircissants à votre rituel quotidien de soins cutanés. Comme ces produits contiendront des ingrédients actifs comme la niacinamide et la vitamine C, un teint radieux et visiblement éclatant sera à votre portée.

En matière de digestion, votre travail est simple : vous cuisinez, vous mastiquez, vous avalez et vous nettoyez. Or, c’est lorsque votre assiette est vide que la partie difficile commence. Une cohorte de petites entités vaillantes s’attèle à la tâche laborieuse qui consiste à donner une forme utilisable aux aliments mastiqués. En effet, à partir de la bouche jusqu’à l’intestin grêle, les enzymes digestives ont pour tâche de décomposer vos aliments en petits morceaux utiles et faciles à digérer.

Vous connaissez probablement mieux les moyens mécaniques par lesquels votre pomme de l’après-midi est transformée en glucose, en fibres et en micronutriments, car vous sentez vos dents mordre dans les aliments, les couper et les broyer. Vous pouvez même percevoir la le malaxage de la nourriture dans votre estomac.

De son côté, le travail des enzymes digestives passe inaperçu, car il se déroule à une échelle microscopique. Les enzymes sont des protéines spécialisées qui assistent l’activité de différentes réactions chimiques importantes un peu partout dans l’organisme. Ces réactions déclenchées par des enzymes se produisent en permanence à votre insu, mais vous sentiriez leur absence si vos enzymes digestives prenaient une journée de congé.

Effectivement, ces protéines spécialisées favorisent une digestion saine. Les enzymes actives le long du système digestif aident à décomposer la nourriture, et c’est ainsi qu’elles contribuent à réduire les ballonnements et à susciter la sensation de satiété. Elles aident également à réduire les effets indésirables que l’on peut ressentir lorsqu’on a trop mangé*.

C’est là une seule des façons dont les enzymes digestives soutiennent votre santé. Comme l’organisme ne peut utiliser ce qu’il ne peut absorber, la création de petites molécules à partir des macronutriments en provenance de l’alimentation est essentielle au maintien d’une nutrition optimale. Après les réactions facilitées par les enzymes, la nutrition fournie par les nutriments peut être absorbée par l’intestin grêle – pour ensuite être distribuée aux cellules de l’organisme*.

Sans enzymes digestives, manger ne serait qu’une excuse pour grincer les dents. Suivez l’aventure digestive des aliments et, à chaque étape, faites connaissance avec les enzymes digestives importantes qui contribuent à la décomposition et l’absorption saine et efficace de la nutrition alimentaire*.


Petit guide des enzymes digestives naturelles

Certaines réactions chimiques qui surviennent dans l’organisme nécessitent des enzymes particulières pour exercer leur activité normale. La liste des enzymes digestives pourrait être très longue, mais voici quatre des plus importantes et les mieux connues, ainsi que la façon dont elles favorisent une saine digestion* :

  • l’amylase pour les féculents
  • la lipase pour les lipides
  • la protéase pour les protéines
  • la lactase pour le lactose, la protéine du lait

On peut également considérer l’amylase, la lipase et la protéase comme des catégories d’enzymes. Au cours du parcours digestif, différentes sous-catégories de ces importants types d’enzymes décomposent les principaux macronutriments.


La bouche : tout commence par la salive

La vue ou l’odeur d’un repas que vous vous apprêtez à prendre vous met l’eau à la bouche. Il ne s’agit pas d’une réaction caricaturale face à un délicieux repas, mais plutôt d’une étape importante qui permet d’acheminer vers la bouche les enzymes digestives qui amorcent la digestion.

Les glandes salivaires sont responsables de la production de plusieurs enzymes qui se trouvent dans la salive et qui se mélangent à la nourriture pendant la mastication. Ce sont ces enzymes en particulier – y compris l’amylase – qui démarrent le processus de décomposition des glucides en sucres simples.

L’estomac : pas seulement de l’acide

L’estomac gronde, gargouille et prend de l’expansion s’il est trop plein. C’est ce qui en fait le centre d’attention lorsqu’il est question d’alimentation. De plus, sa tâche considérable et ardue ne pourrait s’achever sans l’aide des enzymes digestives.

L’acide gastrique, ainsi que la pepsine – une protéase libérée par les cellules de la paroi de l’estomac – se mélangent à des enzymes qui divisent les lipides et les glucides pour décomposer les macronutriments. C’est ainsi que les lipides, les glucides et les protéines présents dans l’alimentation sont malaxés, mélangés et déconstruits jusqu’à ce qu’ils forment un liquide qu’on appelle le chyme.

À ce point, votre repas est en voie de devenir assimilable, mais quelques autres organes et leurs enzymes doivent participer au processus de digestion avant que les nutriments puissent être absorbés.

Le pancréas : un puissant organe producteur d’enzymes

Le pancréas fournit une abondance de fluides pour aider à acheminer la nourriture vers sa destination. Entre l’estomac et l’intestin grêle, ce sont les enzymes produites par le pancréas qui poursuivent la décomposition des aliments. Elles pénètrent par des conduits dans le duodénum – situé dans la partie supérieure de l’intestin grêle.

Ces diverses enzymes digestives sont sécrétées pour fragmenter les protéines en acides aminés ou en peptides et les lipides en leurs composants, c’est-à-dire des acides gras et du glycérol. Les glucides sont également simplifiés à cette étape de la digestion.

Sans être une enzyme digestive, la bile produite par le foie joue également un rôle important dans la décomposition des lipides que vous consommez.

L’intestin grêle : des enzymes sur le lieu de l’absorption

Vous n’arriveriez pas à reconnaître la pomme ou le sandwich que vous avez mangé lorsqu’il atteint l’intestin grêle. Il a été mastiqué, malaxé et décomposé.

Il reste cependant une série d’enzymes digestives nécessaires pour achever le travail et effectuer la préparation finale pour l’absorption. Ces enzymes achèvent la simplification des glucides en glucose ou en fructose et déconstruisent les protéines jusqu’à l’obtention des composants de base : les acides aminés.

À ce point, les enzymes digestives ont accompli leur tâche. Les nutriments en provenance des aliments sont prêts à être assimilés et distribués partout dans l’organisme pour vous aider à maintenir votre énergie et votre santé générale*.

Fournissez à votre organisme des aliments contenant des enzymes digestives naturelles

Vous venez d’en apprendre davantage sur les enzymes digestives produites par votre organisme le long de votre système digestif. Vous pouvez également favoriser une saine digestion en ajoutant à votre alimentation certains aliments riches en enzymes *.

Choisissez vos aliments préférés dans la liste ci-dessous et planifiez des repas à partir de ces ingrédients pour stimuler les enzymes digestives qui favorisent une digestion normale. Ils optimiseront également vos repas en appuyant les processus qui favorisent la disponibilité des nutriments pour l’absorption*.

  • Miel
  • Ananas
  • Mangue
  • Banane
  • Papaye
  • Aliments fermentés (comme la choucroute, le miso ou le kimchi)
  • Avocat
  • Kiwi
  • Gingembre

Earl Grey, masala chai, matcha, Ceylan, Oolong. Le thé offre d’innombrables bienfaits, tout comme les variétés de cette boisson consommée partout dans le monde. L’infusion de feuilles de thé est un rituel culturel millénaire. En plus de présenter divers arômes intenses et riches, cette boisson complexe est très bénéfique pour la santé à bien des égards.

Dégusté sous forme d’infusion, le thé provient de la plante Camellia sinensis originaire de la Chine et du Sud-Est asiatique. Son exportation partout dans le monde et différents modes de traitement de ses feuilles ont donné d’innombrables variétés aux divers arômes, nutriments et bienfaits pour la santé.

Le thé est riche en micronutriments qui peuvent renforcer plusieurs systèmes de l’organisme, en plus d’être une source sûre et efficace de caféine qui accroît l’énergie. En apprenant à bien choisir le thé qui vous convient et ce qu’il vaut mieux éviter, vous serez à même de ressentir les effets bénéfiques du thé sur votre santé.

Une plante, des centaines d’appellations – Un guide du thé

Que vous buviez très peu de thé ou que vous soyez un inconditionnel, nous vous proposons un guide pratique qui se veut convivial. Voici un aperçu de certains des thés populaires bons pour la santé :

  • Thé vert :

Produit avec les feuilles rapidement chauffées et séchées après la récolte pour empêcher l’oxydation, le thé vert considéré par bon nombre de gens comme le thé « authentique ». Il trouverait son origine en Chine, il y a près de 5 000 ans.

Le thé vert est reconnu pour sa teneur plus faible en caféine et pour son contenu exceptionnellement élevé de flavonoïdes (un important type de phytonutriment) qui renforcent bon nombre de systèmes de l’organisme, notamment un fonctionnement cardiaque adéquat.

  • Thé noir :

Le thé noir provient de l’oxydation complète des feuilles pendant leur traitement. Ce processus expose les parois cellulaires de la plante à l’oxygène, ce qui donne au thé sa couleur brun foncé. On estime que ce traitement de la plante pour obtenir du thé noir est plutôt de style européen occidental, tandis que les cultures asiatiques préfèrent le thé vert.

Plus riche en caféine que le thé vert, le thé noir en contient toutefois moins que le café infusé. Même si le thé noir est bénéfique et renferme lui aussi des flavonoïdes qui peuvent favoriser la santé immunitaire, le thé vert est largement reconnu comme meilleur pour la santé.

  • Thé blanc :

Le traitement du thé blanc est le moins intensif. Ses feuilles sont récoltées avant leur plein développement et séchées rapidement afin d’empêcher l’oxydation. Ce processus donne le thé le plus frais et le plus délicat qui soit.

D’une teneur exceptionnelle en antioxydants et en fluor, le thé blanc contient moins de caféine que le thé vert et le thé noir.

  • Thé Oolong:

De tradition chinoise, le thé Oolong est partiellement oxydé. Son traitement complexe le situe entre le thé vert et le thé noir. Certains types ont des qualités similaires à celles du thé vert, tandis que d’autres sont presque impossibles à distinguer du thé noir.

Le thé Oolong est lui aussi riche en antioxydants et polyphénols. Son mode de récolte et son processus de séchage complexes lui confèrent une teneur unique en caféine qui le situe entre le thé vert et le thé noir.

  • Tisane :

Comme la tisane ne provient pas de la plante Camellia sinensis, ce n’est pas un thé à proprement parler. Les ingrédients les plus populaires utilisés pour préparer une tisane : camomille, menthe poivrée, gingembre, cannelle, rooibos et plusieurs autres végétaux.

De nombreuses tisanes renferment cependant des antioxydants importants qui peuvent favoriser la santé à de nombreux égards.

Le fondement des bienfaits du thé : polyphénols, flavonoïdes et antioxydants

Certains bienfaits des thés traditionnels pour la santé – en particulier du thé vert – s’expliquent par la présence de polyphénols. Provenant de certains aliments de source végétale, ces micronutriments riches en antioxydants contribuent à la défense contre les radicaux libres dommageables pour les cellules, en plus de pouvoir aussi soutenir la santé digestive, immunitaire et cardiovasculaire.

Les polyphénols présents dans le thé ont fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques, et plus particulièrement l’épigallocatéchine gallate (EGCG). Les résultats attribuent à l’ECGC la plupart des bienfaits reconnus du thé pour la santé :

À partir de ces données, il est clair que le choix d’un thé riche en polyphénols, et plus précisément en EGCG, est le plus sûr moyen d’intégrer les effets bénéfiques du thé à un style de vie sain. Même s’il est difficile de connaître la teneur exacte en EGCG du thé de votre choix, des études indiquent que celle du thé vert est généralement la plus élevée et celle du thé noir la plus faible. Pour obtenir une quantité optimale de polyphénols et flavonoïdes, il est préférable d’acheter un thé de qualité supérieure et d’une grande fraîcheur.

Thé et caféine : une puissante source d’énergie

La torpeur ressentie en milieu d’après-midi incite bon nombre de gens à prendre une dose de caféine (café, thé vert, thé noir, ou boisson énergisante commerciale) comme source d’énergie instantanée. Le régime alimentaire et le sommeil sont assurément les pierres angulaires d’un bon taux d’énergie. Pourtant, lorsque les exigences de la vie drainent nos forces à l’occasion, nous sommes enclins à prendre un petit remontant.

La caféine refait votre plein d’énergie de deux façons :

  1. Elle accroît votre métabolisme
  2. Elle revigore votre système nerveux central

Il faut cependant éviter les abus. La caféine a des effets puissants et une chez un adulte en santé ne doit pas dépasser 300 à 400 milligrammes. Cet apport devrait être encore plus faible chez certaines personnes plus sensibles à la caféine – femmes enceintes, adolescents et enfants. Comme une forte dose de caféine peut entraîner un effondrement soudain, il vaut mieux en consommer en plus petite quantité tout au long de la journée.

À la lumière des études récentes sur les polyphénols dans le thé, on reconnaît de plus en plus le thé vert comme une source de caféine saine, sûre et efficace. Même si le thé vert ne donne pas un coup de fouet comme le thé noir ou le café, sa forte teneur en antioxydants et polyphénols en fait une source d’énergie efficace et, par conséquent, un formidable allié d’un style de vie sain.

Un aperçu des bienfaits du thé pour la santé

  Teneur en caféine par tasse (250ml) Teneur approximative en ECGC Activité antioxydante Variétés populaires
Vert 30–70 mg Élevée Élevée Matcha, Dragonwell, Sencha
Noir 47–90 mg Faible Modérée Earl Grey, Ceylan, Assam
Blanc 6–55 mg Modérée Élevée Bai mudan, Darjeeling blanc
Café infusé 90–160 mg None Modérée N/A

Infusion trop sucrée

Les bienfaits du thé pour la santé sont aussi diversifiés que ses arômes. Par contre, bon nombre d’entreprises et de fabricants tirent profit de ce facteur pour vendre des produits sans doute peu coûteux, mais mauvais pour la santé.

La teneur en sucre d’une foule de thés déjà infusés ou de thés glacés est très élevée. Le thé latte et d’autres thés pétillants à la mode sont saturés de sucre et de calories. Même s’ils semblent bons pour la santé en raison de leur teneur en thé, il vaut mieux s’en priver.

Préparez plutôt votre thé selon la méthode utilisée depuis des générations : faites bouillir de l’eau, faites-y infuser des feuilles de thé frais, calez-vous dans un fauteuil et délectez-vous de l’arôme délicat du thé, tout en profitant de ses effets bénéfiques.

Un bon régime alimentaire et de l’eau en abondance sont les éléments fondamentaux d’une nutrition adéquate. Il est toutefois tout aussi important pour l’organisme d’éliminer les déchets constitués par ce que vous consommez. Voilà une des nombreuses tâches essentielles dont se chargent les reins. Même si on s’attarde plus souvent à la santé d’autres organes – comme le cœur et le foie – il n’en reste pas moins que les soins prodigués aux reins peuvent être la pierre angulaire d’une santé optimale.

Les reins remplissent des tâches diverses :

  • élimination des déchets par l’urine
  • équilibre des quantités de fluides corporels
  • libération d’hormones pour aider à préserver une tension artérielle normale
  • activation de la vitamine D sous une forme utilisable pour favoriser la santé osseuse
  • contrôle de la production des globules rouges.

Comme les reins régulent bon nombre de fonctions afin de préserver la santé physique au complet, des reins en santé sont essentiels pour permettre au corps de donner son plein rendement.

Connaissez Apprenez à mieux connaître la fonction rénale et les soins appropriés pour les reins – y compris le carburant à leur fournir pour profiter d’une santé optimale.

Mode de fonctionnement des reins

Les deux reins sont situés à l’arrière de l’abdomen, sous la cage thoracique et de chaque côté de la colonne vertébrale. Chacun a sensiblement la taille d’un poing, même si le rein droit est légèrement plus petit et situé plus bas pour faire place au foie.

On peut expliquer très simplement la fonction rénale de la façon suivante : le sang pénètre d’abord dans les reins pour y être filtré.Ensuite, le sang propre retourne dans le système circulatoire par les veines rénales et les déchets sont évacués par l’uretère jusque dans la vessie.

Un cours d’anatomie sommaire permet de mieux comprendre ce processus. Le rein renferme des millions d’unités structurelles et fonctionnelles appelées néphrons. Ceux-ci filtrent le plasma sanguin pour produire de l’urine, en plus de réabsorber l’eau, le sel et le glucose dans le système circulatoire.

Le néphron renferme un corpuscule rénal (le composant du rein qui filtre le sang) et un tubule rénal (un système secondaire de collecte du sang filtré). Après son passage dans le corpuscule rénal, le sang entre dans une zone de filtration appelée glomérule. Doté d’une barrière particulière qui retient les globules, les protéines et les molécules plus volumineuses dans le sang, le glomérule évacue toutefois l’eau, les ions et les molécules plus petites. C’est la première étape de la formation de l’urine.

À ce point, l’urine en train de se former contient la plus grande partie de l’eau et des électrolytes présents dans le sang qui se retrouve ainsi privé de ces nutriments. Le tubule rénal remet alors de l’eau, des électrolytes et d’autre nutriments dans le sang. Il laisse derrière une certaine quantité d’eau, d’urée et d’autres déchets.

C’est ce qui explique l’importance de conserver une bonne hydratation. Sans une quantité d’eau suffisante, les reins peuvent avoir de la difficulté à tout filtrer et à extraire les nutriments essentiels afin de les réintroduire dans la circulation sanguine.

À la fin du filtrage, le sang expulsé des reins se rend jusqu’au cœur par les veines rénales. Les toxines et déchets extraits de la circulation sanguine sont transportés par l’uretère jusqu’à la vessie où ils seront évacués par l’urine.

Beaucoup plus qu’un simple filtre

L’équilibre est essentiel sur tous les plans et les reins contribuent à celui du système circulatoire. Ils aident à réguler le volume des fluides extracellulaires – y compris les liquides interstitiels, le plasma sanguin et la lymphe – si importants pour l’afflux de sang aux organes vitaux.

Les reins contrôlent aussi l’osmolarité et la concentration ionique afin d’éviter une trop forte dilution ou concentration des fluides extracellulaires. Comme l’osmolarité est un mécanisme permettant à ceux-ci de passer d’une membrane à l’autre, elle est essentielle à un transport adéquat des liquides.

Ceci assure une quantité constante d’ions importants (molécules et atomes chargés) – y compris le sodium, le potassium et le calcium. Les reins contribuent aussi à la régulation du pH du plasma sanguin, ce qui empêche le sang de devenir trop acide ou trop basique.

Enfin, les reins produisent l’érythropoïétine (EPO), une hormone qui participe à la production des globules rouges. Agissant comme une armure, l’EPO protège les globules rouges pendant l’enfance et ceux-ci à leur tour stimulent les cellules souches dans la moelle épinière afin d’accroître la production d’autres globules rouges. Comme ces derniers transportent l’oxygène des poumons vers tout le reste de l’organisme, il est important de conserver un taux adéquat d’EPO pour obtenir une bonne production de nouveaux globules rouges.

Vitamine D et santé rénale

Comme la vitamine D est produite par la réaction de la peau au soleil, on la surnomme souvent la « vitamine soleil ». Les reins jouent un rôle important dans la conversion de la vitamine D en un nutriment utile pour l’organisme. L’apport en vitamine D provient de deux sources : l’exposition aux rayons ultraviolets B du soleil, ainsi que le régime alimentaire – aliments et suppléments.

La vitamine D est importante pour de nombreuses raisons. Après avoir été extraite du sang par les reins, la vitamine D est distribuée dans le système squelettique. De plus, elle aide à réguler la quantité de calcium et de phosphate pour en préserver un taux normal dans l’organisme. Plus précisément, la vitamine D favorise une bonne absorption du calcium tiré de l’intestin. Lorsque le taux de calcium est optimal, l’organisme peut préserver la santé osseuse, dentaire et musculaire.

Cet aperçu de la vitamine D nous permet de mieux comprendre pourquoi l’attention accordée à nos reins est tout aussi bénéfique pour d’autres organes et systèmes importants de l’organisme.

Conseils pour mieux prendre soin de vos reins

Vous connaissez maintenant le mode de fonctionnement des reins. Voyons maintenant les moyens d’optimiser la santé rénale. Toutes les autres parties de votre organisme peuvent bénéficier des soins prodigués à vos reins. De simples changements apportés à votre style de vie peuvent jouer un rôle important dans la santé de vos reins et dans votre bien-être général.

  1. Conserver une bonne hydratation

Essentielle à la santé, l’eau est assurément utile à vos reins. Afin de leur fournir le liquide nécessaire à l’élimination de l’excès de sel et de toxines dans votre organisme, il est bon de boire huit verres d’eau par jour.

Il ne s’agit pas là d’une recommandation puisque la quantité précise d’eau qu’il vous faut est déterminée par votre état de santé et votre style de vie. Une urine jaune pâle est un bon indicateur que vous buvez suffisamment d’eau. Une urine plus foncée peut signaler une déshydratation et si elle es trop pâle, c’est que vous buvez trop d’eau.

  1. Surveiller la tension artérielle

Les reins jouent un rôle primordial dans la régulation de la tension artérielle. Si elle se situe entre 90/60 mmHg et 120/80 mmHg, c’est que la tension artérielle est bonne. Lorsque ces chiffres sont plus élevés, nous sommes en présence d’une hypertension. Le système circulatoire et les reins agissent ensemble pour favoriser un bon débit sanguin uniforme. Lorsque votre tension artérielle vous préoccupe, vous avez intérêt à consulter votre médecin ou votre fournisseur de soins de santé.

  1. Conserver un taux normal de sucre sanguin

Un taux normal de sucre sanguin contribue à préserver vos reins et votre état de santé général. Les reins sont constamment à l’œuvre pour filtrer les nutriments présents dans le sang avant de les réintroduire dans l’organisme. Par conséquent, vous avez intérêt à assurer leur bon fonctionnement en conservant un taux normal de sucre sanguin.

  1. Faire de l’exercice et rester actif

Comme il est impossible de muscler vos reins, vous pouvez quand même les renforcer en pratiquant la marche, la natation ou le vélo au moins 150 minutes par semaine. Toute activité – à partir de la promenade en forêt jusqu’à la danse – peut vous aider à conserver un poids santé et à éviter d’imposer une tension accrue à vos reins. Un surplus de poids peut augmenter la tension artérielle, ce qui nuit à vos reins. Par contre, l’exercice régulier est bénéfique autant pour le tour de taille que pour l’état de santé général.

  1. Suivre un bon régime alimentaire

En matière de santé, l’alimentation et l’exercice sont indissociables. Si vous voulez réellement choyer vos reins, vous suivrez un régime alimentaire à faible teneur en sel (sodium). En effet, vos reins auront toujours de la difficulté à filtrer une quantité excessive de sel dans l’organisme. Adoptez une alimentation riche en fruits et légumes frais, poisson et grains entiers. Évitez les aliments qui abîment les reins, comme les viandes transformées, les produits laitiers en quantité excessive et les repas préemballés.

  1. Éviter de fumer

Les raisons d’arrêter de fumer sont innombrables. En voici une autre : la nicotine est mauvaise pour la tension artérielle et par conséquent pour la santé rénale.


Le saviez-vous?

  • Un seul rein est nécessaire pour vivre. À la naissance, vos reins comptent 750 000 néphrons chacun, soit 1,5 million au total. Il en faut 300 000 seulement pour filtrer votre sang tous les jours.
  • Le cœur pompe et les reins filtrent. Les reins filtrent une demi-tasse de sang par minute ou 170 litres par jour.
  • Jumeaux mais pas identiques. Les reins sont asymétriques. Comme celui de droite doit faire de la place pour le foie, il est plus petit et situé plus bas que celui de gauche.
  • Des reins sur mesure. Le médecin hollandais Willem Kolff a fabriqué le premier appareil d’hémodialyse avec un boyau de saucisse, une canette de jus d’orange et une machine à laver. En mode essorage, celle-ci filtrait le sang qui y était pompé.
  • La modération a bien meilleur goût… même pour l’eau. Une trop grande quantité d’eau dans l’organisme peut causer l’hyponatrémie en diluant le sel que les reins n’arrivent plus à éliminer.
  • Un échange rénal. En 1954, Joseph E. Smith a été le premier à réaliser avec succès une transplantation de reins à Boston, au Massachusetts.

Prenez soin de votre santé rénale dès aujourd’hui

Un style de vie qui axé sur la santé des reins est certes bénéfique pour la santé du corps tout entier. Une alimentation équilibrée et l’exercice sont essentiels pour préserver votre santé rénale. En répondant aux besoins de vos reins, vous aidez aussi les autres systèmes de votre organisme. Tout ce qui est bénéfique pour les reins l’est aussi pour le système digestif, le cœur et le système immunitaire.

Le corps humain est un ensemble complexe et intégré, et les reins jouent un rôle important dans le soutien du mieux-être global. Tout aussi complexes, les reins contribuent à l’équilibre de l’organisme. Chaque petit geste que vous faites pour conserver une tension artérielle normale aide à assurer le fonctionnement adéquat de vos reins.

Le cœur pompe, les reins filtrent, l’estomac digère et le cerveau mène l’ensemble. Mais qu’en est-il du foie, cet organe vaillant et polyvalent? Il ne reçoit pas le respect et l’admiration qu’il mérite. La meilleure façon d’éveiller votre appréciation de cet organe auquel on n’accorde peu d’attention, c’est d’en apprendre davantage à son sujet.

Cette liste de 27 faits sur le foie mettra enfin en lumière l’anatomie et la fonction de cet organe sous-estimé. Vous y trouverez également des conseils pour favoriser la santé hépatique. Après avoir parcouru cette liste, vous serez en mesure d’éduquer vos amis et votre famille sur le foie en allant au-delà des informations de base, en plus de favoriser une meilleure appréciation du foie autour de vous.

L’anatomie du foie

  1. Dans l’ensemble de l’organisme, la peau arrive au premier rang sur le plan de la taille, mais le foie remporte le titre de plus grand organe interne, et avec un poids d’environ 1,4 kilo, il arrive en deuxième place de manière générale.
  2. L’humain n’est pas seul à posséder un foie. Tous les êtres vivants dotés d’une colonne vertébrale (vertébrés), sans exception, possèdent un foie. C’est dire à quel point cet organe est important.
  3. Le foie est constitué d’une section assez volumineuse et d’une autre plus petite, et ces sections se divisent elles-mêmes en milliers de lobules – de minuscules segments ayant leurs propres conduits.
  4. Le foie a la capacité de contenir jusqu’à 10 % du volume de sang total de l’organisme. Il n’en renferme pas toujours autant, mais il en traite une grande quantité – environ 1,5 litre par minute.
  5. Le foie n’est pas seulement un organe, c’est également une glande, car il sécrète de la bile dans l’intestin.
  6. Le foie peut se régénérer complètement et retrouver sa pleine fonction à partir d’à peine le quart de l’organe original. Ce phénomène relève davantage de la nécessité évolutive que d’un tour de magie. C’est grâce à cette caractéristique qu’une personne peut donner la moitié de son foie à quelqu’un d’autre et survivre.
  7. L’excès de gras est mauvais pour le foie, mais il est normal pour cet organe d’être constitué de gras à environ 10 %.

Les nombreuses fonctions importantes du foie

  1. Puisqu’il est question du gras, signalons que sa métabolisation fait partie des centaines de tâches qui incombent au foie. Cette fonction est exécutée par la production de bile dans le foie.
  2. Chaque jour, le foie peut produire jusqu’à un litre de bile entraînant la métabolisation.
  3. La bile produite par le foie joue également un rôle important dans la métabolisation des autres macronutriments – les protéines et les glucides. En effet, elle décompose une grande partie des aliments que l’on consomme de manière à les rendre utilisables par l’organisme et soutenir la santé générale.
  4. En plus d’agir comme usine de production et force métabolique, le foie sert également à entreposer une variété de nutriments importants – notamment le glycogène (glucose stocké), le fer, le cuivre et diverses vitamines liposolubles.
  5. Tout ce que l’on consomme est filtré par le foie. Il en retire une grande partie et gère les nutriments alimentaires, les toxines, les médicaments, l’alcool et quelques hormones.
  6. Le foie remplit de nombreuses fonctions liées au sang, en plus de le filtrer. La capacité de l’organisme à former des caillots – avec l’aide de la vitamine K – est appuyée par la production de bile dans le foie. De plus, il :
    • produit une protéine importante dans le sérum sanguin (albumine)
    • assemble une hormone qui contribue à la régulation de la tension artérielle (angiotensinogène)
    • traite la bilirubine qui résulte de la décomposition de l’hémoglobine
  1. Le foie soutient également l’immunité. Certains processus qui se déroulent dans le deuxième plus gros organe soutiennent les deux types de protection immunitaire – innée et acquise.
  2. Le foie agit comme un poste d’aiguillage; les nutriments qui arrivent dans l’organisme en provenance de la veine porte sont redirigés pour être entreposés, transformés davantage, envoyés dans un processus détoxication, ou encore, éliminés parmi les déchets.
  3. La détoxication est probablement la première fonction qui vous vient à l’esprit lorsque vous pensez à votre foie. En effet, ce dernier réalise la détoxication des substances selon une approche en deux phases. La première voie de détoxication du foie (phase I) neutralise les composés et la phase II traite les sous-produits de la première phase et transforme les substances de manière à les rendre hydrosolubles afin de faciliter leur élimination.
  4. Le glutathion, synthétisé par l’organisme, est l’un des antioxydants les plus importants. Il se retrouve un peu partout dans l’organisme, mais comme il joue un rôle dans la phase II de la détoxication, il est présent dans une concentration dix fois plus élevée dans le foie.

Favoriser le maintien de la santé hépatique

  1. Si vous appréciez les abats comestibles (tout dépend de votre culture et de vos préférences) le foie devrait se trouver dans le haut de votre liste. En effet, le foie animal est riche en protéines, en fer et en vitamines diverses.
  2. Surprise – ce que vous mangez a une grande incidence sur l’organe qui gère ce que vous ingérez. La consommation de fibres en quantité suffisante est l’un des éléments importants pour le maintien de la santé hépatique. En effet, elle contribue à soutenir ce puissant organe de détoxication en favorisant la gestion du poids et le maintien d’un microbiome intestinal sain.
  3. Même si le foie est partiellement constitué de graisses, une consommation excessive d’aliments gras peut nuire à la santé de l’organe de détoxication le plus volumineux de l’organisme. Les gras saturés sont particulièrement néfastes, mais les acides gras omégas-3 et les autres options saines comme l’huile d’olive constituent de bons choix.
  4. La caféine qui vous aide à démarrer votre journée et à tenir le coup en après-midi est traitée par votre foie. Cependant, il a été montré que les boissons caféinées – en particulier le café et le thé vert – présentent certains effets bénéfiques pour la santé hépatique.
  5. La gestion du poids est importante pour la santé de manière générale – et le foie de fait pas exception. L’embonpoint peut mettre le foie à l’épreuve, et éventuellement nuire à son fonctionnement. En surveillant votre alimentation et en faisant de l’exercice régulièrement, vous arriverez à mieux gérer votre du poids et à favoriser votre santé hépatique.
  6. La diminution de la consommation de sucre est une étape importante dans la gestion du poids, et elle a une incidence particulièrement importante sur le foie – principalement en raison du rôle qu’il joue dans le stockage du glucose. Vous pouvez commencer par remplacer les boissons sucrées par de l’eau, ce qui vous aidera également à maintenir une bonne hydratation.
  7. Une alimentation comprenant une grande quantité de fruits et légumes est un atout pour l’atteinte d’une santé optimale. Certaines plantes procurent des bienfaits pour le foie, ainsi qu’une abondance de micronutriments nécessaires à la santé générale. Consommez davantage de brocoli, d’épinards, de petits fruits, de pamplemousses et de raisin pour favoriser le maintien de votre santé hépatique.
  8. C’est votre foie qui gère l’alcool que vous consommez. Une consommation modérée est assez facilement tolérée, tandis que les effets de trop nombreuses soirées bien arrosées peuvent s’accumuler et compromettre l’efficacité avec laquelle le foie effectue ses autres fonctions.
  9. Les médicaments doivent être décomposés par le foie pour être en mesure d’agir. Toutefois, le mélange d’ordonnances, certains médicaments en vente libre et même certains suppléments peuvent causer des problèmes de foie. Assurez-vous de suivre le mode d’emploi et informez vos professionnels de la santé et votre pharmacien de tous les suppléments et médicaments que vous prenez. Ils peuvent vous aider à éviter les interactions potentiellement dommageables.
  10. Pour protéger votre foie, il importe de prendre certaines précautions concernant les toxines environnementales. En effet, le foie doit traiter et neutraliser les désinfectants et les autres produits chimiques que vous inhalez. Cette protection est l’une des tâches les plus importantes de cet organe de détoxication, mais vous pouvez lui faciliter le travail en portant un équipement de protection individuelle approprié – comme un masque – lorsque vous manipulez des produits chimiques.

Partagez ces données sur le foie

Le foie devient maintenant pour vous un organe détoxifiant moins mystérieux. Vos nouvelles connaissances à son égard vous permettent de faire la lumière sur toutes ses fonctions importantes et sur les moyens à prendre pour le maintenir en santé. Ne gardez pas toutes ces précieuses informations pour vous. Partagez-les avec vos amis afin qu’ils puissent eux aussi apprécier leur foie à sa juste valeur et en prendre soin.

Le mot « régime » évoque à lui seul la nourriture –ce que vous pouvez manger et surtout ce que vous devez éviter. Pire encore, la mise au régime peut être épuisante et préjudiciable à votre santé et vos objectifs en matière de maîtrise du poids. Le jeûne intermittent, ou alimentation à temps restreint, vous aide à envisager la question autrement en vous demandant non pas ce que vous pouvez manger, mais plutôt quel est le meilleur moment pour manger.

Cette transition ne de contente pas de déplacer un problème pour le remplacer aussitôt par un autre. On a montré les bienfaits pour le poids et l’état de santé général d’entrecouper les périodes où l’on se nourrit par des intervalles réguliers de jeûne. Le jeûne intermittent est ainsi devenu un sujet qui a gagné en popularité, autant auprès des personnes soucieuses de leur santé que du grand public.

Au lieu de nous contenter de survoler cette tendance, il est temps de voir de plus près ce que propose cette approche unique à l’égard de l’alimentation et comment amorcer un jeûne intermittent.

Qu’est-ce que le jeûne intermittent?

Les adeptes du jeûne intermittent le décrivent comme un remède miracle pour réaliser toute une série d’objectifs en matière de santé, tandis que ses détracteurs qualifient cette approche de mode passagère ou, pire encore, de « régime de famine ».

Le concept du jeûne intermittent est en soi très simple : c’est la consommation d’aliments selon un horaire restreint – la « fenêtre d’alimentation » – et l’abstention de manger ou de boire la plupart des boissons dans les heures restantes de la journée.

Il y a plusieurs horaires d’alimentation dont nous reparlerons plus loin. En utilisant l’expression « alimentation à temps restreint », on met davantage l’accent sur l’alimentation. Quel que soit le nom ou l’horaire choisi, le principe sous-jacent aux cycles alimentation-jeûne est source de bienfaits et contraste avec les types de régimes moyens.

Le jeûne intermittent est-il seulement un régime comme un autre?

Non seulement le jeûne intermittent n’a-t-il rien à voir avec un régime à la mode, mais ce n’est même pas un régime véritable, puisqu’il ne comporte aucune liste prescrite d’aliments à éviter ou à consommer. Connu depuis fort longtemps, le concept du jeûne périodique se rapproche davantage d’un changement de style de vie. L’histoire de l’humanité est d’ailleurs truffée d’exemples de cycles festin-jeûne. La raison pour laquelle le jeûne intermittent peut sembler étrange ou avoir l’apparence d’une mode passagère, c’est qu’il s’éloigne des préceptes courants en matière de maîtrise du poids.

Si votre poids vous a déjà causé ne serait-ce qu’un léger souci, vous avez sans doute entendu le dicton selon lequel il faut « moins manger et bouger davantage ». Cette logique est tout à fait compréhensible : en éliminant plus de calories que vous en consommez, vous perdez forcément du poids. En fonction de ce simple calcul de l’équilibre calorique, la maîtrise du poids peut paraître facile, mais pour la plupart des gens, ce calcul tout simple et la facilité du processus restent avant tout théoriques.

L’organisme humain est complexe et la recherche récente indique que la consommation de calories n’est qu’un seul des facteurs qui interviennent dans la perte ou le gain de poids. Quels sont les autres facteurs? Chaque fonction de l’organisme humain est contrôlée par les hormones. Et l’insuline est une des hormones importantes qui influe sur le gain de poids.

Comment fonctionne le jeûne intermittent?

Chaque fois que vous mangez, le taux de l’hormone la plus puissante du pancréas – l’insuline –augmente dans l’organisme. L’insuline stimule l’absorption du glucose dans les muscles, les graisses et les cellules hépatiques. Les cellules utilisent ce glucose comme source d’’énergie ou celui-ci est converti en gras et stocké à long terme, ce qui n’est pas nécessairement mauvais. En effet, une bonne réserve d’énergie dans les périodes plus difficiles est essentielle à la survie de l’être humain.

L’inverse est tout aussi vrai : lorsque vous ne mangez pas, le taux de glucose sanguin reste faible et le taux d’insuline baisse. Votre organisme est alors forcé de puiser l’énergie qu’il lui faut dans ses réserves de gras. En plus d’être très bénéfique, l’élimination du gras est certes un objectif pour les personnes soucieuses de perdre du poids.

Chez les personnes obèses, le taux d’insuline est normalement plus élevé que chez les personnes d’un poids normal. En général, comme l’organisme d’une personne obèse est moins sensible à l’insuline, il lui en faut une plus grande quantité pour obtenir le même effet.

L’exercice est depuis longtemps préconisé pour accroître la sensibilité à l’insuline et du même coup abaisser le taux de cette hormone dans l’organisme. La recherche indique aussi que le jeûne intermittent est un autre moyen qui peut être utilisé pour réduire la résistance à l’insuline.

La plupart des régimes traditionnels visent seulement à améliorer l’alimentation ou à réduire l’apport calorique. Pourtant, il est tout aussi bénéfique de déterminer le moment et la fréquence de l’ingestion de nourriture. Le jeûne intermittent aide à abaisser le taux persistant d’insuline, ce qui incite l’organisme à transformer en énergie le gras stocké après avoir éliminé les sucres qu’il a l’habitude d’utiliser comme carburant.

En plus de rétablir une bonne réaction de l’organisme à l’insuline, le jeûne intermittent aide à limiter l’apport calorique, ce qui est le principe de base de toutes les techniques de perte de poids. C’est aussi une autre solution utile pour éliminer plus de calories qu’on en consomme.

Les bienfaits du jeûne intermittent

Il peut sembler difficile de se priver d’un repas, mais les bonnes raisons de le faire ne manquent pas. Voici quelques bienfaits à large spectre pour la santé qui peuvent vous aider à résister aux fringales occasionnelles :

  1. Perte de poids : C’est l’objectif principal de bon nombre d’adeptes du jeûne intermittent. Fondé sur des faits et témoignages, ce bienfait n’a rien d’une solution miracle. Un apport calorique et un faible taux d’insuline à long terme peuvent contribuer à la maîtrise du poids. Par ailleurs, même si la perte de kilos peut ne pas être immédiate, la patience peut donner d’excellents résultats.
  2. Élimination du gras : Vous avez peut-être déjà entendu dire que si vous ne mangez pas plusieurs fois par jour, votre organisme stockera tout ce que vous ingérez par peur de ressentir la faim. Autrement dit, plus vous mangez, plus votre poids diminue. Absurde. Le jeûne existe depuis des millénaires. Chez nos ancêtres, l’accès sporadique à la nourriture a fait en sorte que leur organisme s’est adapté à des périodes d’abondance suivies de famines. Par conséquent, en cas de jeûne jusqu’à épuisement du glycogène (sucres stockés), l’organisme se nourrit à même le gras. En modifiant la composition de l’organisme, ce changement de carburant est important pour la perte de poids et il favorise le mieux-être général, à partir de la santé cardiovasculaire jusqu’à l’optimisation du sommeil.
  3. Soutien à la santé métabolique : Le but du jeûne intermittent est d’aider à la normalisation du rapport de l’organisme à l’insuline. La sensibilité à cette hormone est importante car elle contribue à maintenir la quantité de sucre sanguin. Des études donnent à entendre que le jeûne intermittent peut favoriser une sensibilité plus normale à l’insuline. En fait, des données indiquent que des périodes de jeûne aident à préserver un taux équilibré d’insuline, aidant ainsi à préserver un bon taux de sucre sanguin.
  4. Déclenchement de l’autophagie : Le jeûne dont le but est autre que la perte de poids est généralement lié à l’autophagie. On entend par là un processus cellulaire de l’organisme qui permet de nettoyer et de gérer les dommages subis par les cellules. Divers facteurs de stress – liés à l’environnement, à la nutrition ou au jeûne – incitent les cellules à tout simplement évacuer les déchets. Ce programme de recyclage des protéines abîmées optimise la santé cellulaire.
  5. Une meilleure fonction cognitive : Le cerveau brûle une multitude de calories, ce qui ne veut pas dire que le jeûne affaiblit vos facultés cognitives. En fait, c’est plutôt le contraire. Des liens ont été établis entre le jeûne intermittent et bon nombre de bienfaits pour le cerveau – à partir d’un accroissement de l’acuité des facultés de réflexion et de mémoire jusqu’à la protection et au soutien de la croissance neurale.
  6. Un meilleur rapport entre l’alimentation et l’organisme : Les personnes qui se mettent au régime ont tendance à avoir une obsession pour la nourriture. Pour sa part, le jeûne est une période qui permet de prendre du recul et d’entrevoir la nourriture avec une certaine distance. Quand on limite le nombre de repas que l’on prend, il importe de faire des choix d’aliments sains et savoureux. Le jeûne intermittent ne comporte aucun jugement sur les choix alimentaires, ce qui permet de se sentir moins coupable d’avoir dérogé à son régime. Un jeûne peut aussi vous connecter à votre corps et vous aider à mieux écouter les signaux hormonaux relatifs à la nourriture, comme la faim et la satiété.

Déterminez la façon dont vous aborderez le jeûne avec un programme alimentaire souple

Un régime peut sembler très contraignant avec ses règles sur ce qu’il faut ou non manger. Par contre, la modulation alimentaire est seulement l’un des aspects personnalisables du jeûne intermittent. De nombreux programmes populaires alternant alimentation et jeûne sont proposés. Comme chacun présente des difficultés et bienfaits légèrement différents, vous pouvez choisir celui qui convient le mieux à l’atteinte de vos objectifs et à votre organisme.

Un programme de jeûne répartit en heures les périodes où vous mangez et celles où vous jeûnez. Les rapports les plus courants sont 16 h-8 h, 18 h-6 h et 20 h-4 h, le premier nombre désignant la période quotidienne de jeûne et le deuxième, la fenêtre d’alimentation. Pour le débutant, il vaut mieux adopter d’abord le programme préconisant 16 h de jeûne.

Au lieu de vous inquiéter du nombre d’heures consacrées à l’alimentation ou au jeûne, pensez plutôt aux repas. Deux repas par jour s’inscrivent facilement dans un rapport horaire 16 h-8 h. Autrement dit, vous supprimez un repas : le déjeuner ou le souper. Avec un seul repas par jour, il vaut mieux concentrer votre consommation d’aliments pour permettre un jeûne de plus longue durée. Vous pouvez choisir le repas qui vous convient le mieux. Sachez cependant que vous pouvez prendre une collation ou un dessert, au besoin – tant que votre période d’alimentation reste de courte durée.

Comme son nom l’indique, le jeûne en jours alternés est très simple ­– le cycle se divise en journées soit d’alimentation, soit de jeûne. Une journée d’alimentation ne doit pas se transformer en période d’excès alimentaires, mais dans la mesure du possible, il est préférable de prendre au moins deux repas. Le jeûne en jours alternés modifié permet un repas ou des collations totalisant 500 calories pour la journée.

Le jeûne intermittent peut aussi être hebdomadaire avec des journées de jeûne non consécutives. Un choix populaire consiste à manger pendant cinq jours et à jeûner pendant deux jours, ou de vous nourrir pendant quatre jours et vous abstenir de manger pendant trois jours. Ces cycles permettent une certaine normalité les jours d’alimentation et peuvent vous aider à mieux répondre aux pressions sociales. Avec une répartition hebdomadaire de 5-2 jours ou 4-3 jours, la durée optimale du jeûne intermittent est de 36 heures. C’est donc dire qu’une fois le souper pris, vous attendez jusqu’au dîner le jour d’alimentation suivant avant de manger à nouveau (deux jours plus tard).

Le jeûne prolongé (de 24 à 72 heures) est peu courant et sa longue durée explique qu’il soit occasionnel. Un jeûne d’une aussi longue durée n’est pas recommandé aux débutants et il vaut mieux que l’adepte soit déjà bien adapté à puiser l’énergie dans les gras et qu’il sache mieux percevoir les réactions de son organisme pendant le jeûne. Il faut aussi prendre des précautions adéquates pendant un jeûne de ce genre.

Comment entreprendre un jeûne intermittent – huit conseils pratiques

  1. Choisissez votre fenêtre d’alimentation : Soyez réaliste en déterminant ce qui est important et ce que vous êtes prêt à sacrifier pendant un jeûne. Déterminez en tout6e franchise ce que vous jugez non négociable. Vaut-il mieux manger le matin? Préférez-vous manger seulement en famille ou avec des amis? Les aspects sociaux sont importants. Comme le jeûne intermittent est souple, vous pouvez le moduler selon votre règle de vie au lieu de voir votre progression ralentie par une série d’exceptions à cette règle.
  2. Informez-vous : Si vous avez lu jusqu’ici, c’est que vous avez déjà pris un bon départ. Renseignez-vous davantage sur le type de jeûne que vous avez choisi pour mieux en connaître le fondement scientifique. Les adeptes du jeûne intermittent qui en ont fait l’expérience peuvent être une excellente source d’information. Misez sur leurs conseils pour éviter les erreurs de parcours. Lisez aussi ce blogue fort utile sur les défis que pose le jeûne intermittent.
  3. Assainissez votre jeûne : C’est simple, pas de crème ni de sucre dans votre café. Le but du jeûne est d’éviter la hausse du taux d’insuline. Tenez-vous-en au thé et au café sans sucre, ainsi qu’à une bonne quantité d’eau nature, car les boissons aromatisées sans calories peuvent aiguiser votre appétit. Cette erreur de débutant peut accroître votre sensation de faim.
  4. Ouvrez judicieusement votre fenêtre d’alimentation : Planifiez la façon dont vous allez ouvrir votre fenêtre d’alimentation, car la faim peut vous embrouiller l’esprit et vous compliquer la tâche. Ne fonctionnez pas à plein régime après un jeûne de longue durée. Commencez modestement. Écoutez votre corps. C’est une excellente idée de commencer avec des aliments à forte teneur en protéines et en gras, mais déterminez ce qui vous convient le mieux. So vous ne souciez pas de la façon dont vous allez ouvrir votre fenêtre d’alimentation, vous risquez d’en subir les conséquences. En fait, vous pourriez souffrir de problèmes gastriques… qui vous mèneront à la salle de bain.
  5. Il est tout aussi important de vous remettre à manger qu’il peut l’être de jeûner : Le nombre de fois que vous mangez et la qualité des aliments que vous consommez sont importants pour aider votre organisme à s’acclimater à la période de jeûne suivante. Après un jeûne de longue durée, votre fenêtre d’alimentation doit être d’au moins huit heures. Pendant cette période, consommez des aliments nutritifs avec les cibles alimentaires types : gras de source végétale, protéines maigres et fruits et légumes en abondance.
  6. Misez sur la technologie : Utilisez des applis pour faire le suivi de votre jeûne. Réglez des alertes pour vous rappeler dans quel cycle vous êtes. Un autre excellent outil de suivi de votre progression : une balance intelligente. Prenez des notes sur vos expériences et portez attention à ce qui fonctionne pour ouvrir votre fenêtre d’alimentation, ainsi qu’aux boissons qui risquent, par inadvertance, de rompre votre période de jeûne.
  7. Soyez patient : Il faut un certain temps pour vous habituer à cette nouvelle approche alimentaire. Votre organisme doit s’adapter, alors soyez indulgent envers vous-même. Écrivez un journal, prenez des photos et célébrez vos petites victoires non liées à la perte de poids. Vous arriverez ainsi à mieux persévérer dans l’attente des bienfaits du jeûne intermittent.
  8. Consultez un professionnel des soins de santé : Les médecins ont aujourd’hui une meilleure connaissance de cette approche alimentaire et ils peuvent être de bon conseil. Ils pourront aussi vous aider à déterminer si le jeûne vous convient. Des antécédents de troubles alimentaires, la grossesse, l’allaitement ou la prise de certains médicaments peuvent être autant de contre-indications au jeûne ou vous inciter à la prudence.