Vous connaissez le bruit sourd des battements de votre cœur. Vous avez senti votre pouls dans votre poignet. Ce sont là des signes que votre organisme est en bonne marche. Pourtant, le sang qui circule dans vos artères et vos veines ne se retrouve pas là par un simple hasard. Le sang, les vaisseaux sanguins, le cœur et les poumons agissent en conjugaison pour amener l’oxygène que vous respirez jusqu’aux autres parties de votre corps. C’est votre système cardiovasculaire. Et il fonctionne 24 heures sur 24, sept jours sur sept pour vous garder en mouvement.
Votre système cardiovasculaire est remarquable. Pour bien comprendre comment il vous sert inlassablement, jetez un coup d’œil sur cette terminologie cardiovasculaire.
- Système cardiovasculaire : Le réseau complexe des organes et vaisseaux sanguins responsables de l’oxygénation et de la circulation du sang dans tout le corps. Le système cardiovasculaire comprend le cœur, les poumons et tous les vaisseaux sanguins.
- Cœur : Un muscle à quatre cavités situé sous le sternum dans la cage thoracique. Le cœur envoie le sang bien oxygéné dans tout l’organisme et le sang peu oxygéné vers les poumons. La contraction du muscle cardiaque est souvent appelé battement.
- Rythme cardiaque : Aussi appelé pouls, c’est la fréquence d’une contraction complète du muscle cardiaque. Calculé le plus souvent en nombre de battements par minute, le rythme cardiaque moyen d’un adulte en santé s’échelonne de 60 battements par minute au repos jusqu’à 100 en période d’activité.
- Poumons : Les deux poumons occupent la plus grande partie de la cage thoracique, à gauche et à droite. Un réseau de minces alvéoles en expulse le sang pour accroître le volume pulmonaire, ce qui permet des échanges gazeux dans le sang (expiration du dioxyde de carbone et inspiration d’oxygène).
- Pulmonaire : Relatif au poumon.
- Systémique : Relatif aux autres organes du corps, y compris le foie, les intestins, le cerveau, les reins, etc.
- Vaisseaux sanguins : Ces canaux où circule le sang sont de deux types : artères et veines. Dans la plus grande partie de l’organisme, les artères transportent le sang oxygéné et les veines, le sang qui cesse de l’être. Dans le système vasculaire reliant le cœur aux poumons, l’inverse se produit.
- Sang : Le liquide rouge pompé dans l’ensemble du système cardiovasculaire. Surtout composé d’eau, le sang a pour fonction de fournir des nutriments à votre organisme. Il renferme de nombreux types de cellules : globules rouges, globules blancs, plasma, sérum et plaquettes.
Les globules rouges transportent l’oxygène dans l’organisme et en évacuent le dioxyde de carbone. Les globules blancs participent surtout à la réponse immunitaire. Le plasma est un liquide incolore qui renferme les composants gras du sang. Le sérum est le composant sanguin de couleur ambre qui contient la plupart des protéines du sang. Les plaquettes sont des structures semblables à des cellules et en forme de demi-lune qui assurent la coagulation sanguine (généralement après une lésion à un vaisseau sanguin).
- Tension artérielle : La pression exercée par le sang sur les vaisseaux sanguins mesurée en mmHg (millimètres de mercure). La lecture clinique de la tension artérielle fait état de la pression systolique supérieure à la pression diastolique. La tension artérielle est plus élevée dans les artères que dans les veines.
- Diastole : Relatif à l’expansion, la détente et la dilatation.
- Pression sanguine systolique : La pression exercée sur les vaisseaux sanguins par le sang qui y circule sous la poussée du cœur qui le pompe. On considère normale une pression systolique inférieure à 120 mm
- Pression sanguine diastolique : La pression exercée sur les vaisseaux sanguins entre les battements cardiaques, quand le sang ne circule pas et que les vaisseaux sanguins et le cœur sont au repos. Une pression diastolique dite normale est inférieure à 80 mmHg.
Capillaires : De petits réseaux entrelacés de vaisseaux sanguins très fins. Les capillaires permettent la diffusion de l’oxygène et d’autres nutriments du sang vers les cellules, les tissus et les organes. Ils renvoient aussi vers le cœur le sang pauvre en oxygène et en nutriments. Les réseaux de capillaires sont à l’extrémité des artères et au commencement des veines.
Vous savez que votre système cardiovasculaire est important, mais il l’est peut-être encore plus que vous ne le croyiez. Ensemble, les vaisseaux sanguins s’étendent sur plus de 100 000 kilomètres et mis bout à bout, ils font environ deux fois et demie le tour de la Terre.
Le système cardiovasculaire sous la loupe
Votre système cardiovasculaire se définit sommairement comme une série d’organes qui propulsent le sang dans vos vaisseaux sanguins. Par contre, cette définition passe sous silence certains aspects bénéfiques. Le système cardiovasculaire fournit aux tissus de l’oxygène et d’autres nutriments, en plus d’éliminer les déchets et le dioxyde de carbone de la circulation sanguine.
Ces fonctions très importantes sont exécutées par une série de canaux reliés entre eux (artères et veines) qui orientent le sang dans tout l’organisme sous la poussée du cœur qui le pompe. Deux des circuits du système cardiovasculaire canalisent le sang vers le cœur et le reste du corps : la circulation pulmonaire et la circulation systémique.
L’anatomie du cœur humain
Votre cœur s’emploie avant tout à pomper le sang à l’intérieur et vers l’extérieur de toutes les zones de votre corps. Le cœur humain peut remplir cette tâche prodigieuse grâce à sa construction unique.
Il est formé de cellules cardiaques lisses qui se contractent avec une force inouïe. Certaines de ces cellules établissent des connexions électriques avec les nerfs. Lorsque vous faites de l’exercice ou que votre état émotionnel change, des impulsions électriques se rendent jusqu’à votre cœur en passant par vos nerfs. Ces signaux peuvent altérer la fréquence de contraction des muscles cardiaques ou le rythme des battements du cœur.
Comme on le sait, le cœur comporte quatre cavités – les oreillettes et les ventricules gauches et droits. Ces cavités sont des poches musculaires séparées par des valves. Elles vont recueillir le sang dans la circulation pour le faire passer par le cœur jusqu’aux poumons ou dans le reste du corps. La structure des côtés gauche et droit du cœur est identique, mais chacun est unique et exécute une fonction spécialisée nécessaire au pompage du sang.
Le côté droit du cœur recueille le sang qui, après avoir circulé dans l’organisme, nécessite une revitalisation sous forme d’oxygène. Avant d’aller faire le plein d’oxygène dans les poumons, le sang traverse d’abord l’oreillette droite (cavité collectrice) pour descendre ensuite dans le ventricule droit (cavité de pompage), celui-ci ayant pour tâche de propulser le sang dans les poumons où il est oxygéné.
Le côté gauche du cœur reçoit le sang oxygéné après son passage dans les poumons. L’oreillette gauche recueille ce sang riche en oxygène qui descend ensuite dans le ventricule gauche par une valve unidirectionnelle entre ces deux cavités. Le ventricule gauche est la cavité du cœur la plus robuste. Lorsqu’il y a contraction des muscles ventriculaires à gauche, le sang est expulsé du cœur et envoyé dans tout le corps.
Le cœur pompe cinq litres de sang par minute, c’est-à-dire la quantité quasi-totale de votre sang. Votre cœur achemine tous les jours 7 200 litres de sang par 6,5 cm2 de votre corps. Chaque pompage fournit en fait de l’oxygène et des nutriments frais à toutes vos cellules afin de favoriser la santé de vos tissus et le bon fonctionnement de vos organes.
Le débit sanguin : où va-t-il?
Comprendre le cheminement du débit sanguin dans le système cardiovasculaire, c’est un peu comme lire une carte routière. Considérez les globules rouges comme des véhicules sur une autoroute achalandée. Vous pouvez aisément suivre leur trajet à travers le cœur et dans votre organisme.
Des cellules sanguines bien portantes et richement oxygénées entreprennent leur cheminement sur la route du système cardiovasculaire en sortant du ventricule gauche. Après que ce ventricule se soit contracté, le sang qui s’y trouve obtient le feu vert pour entrer dans l’aorte en passant par la valve aortique.
L’aorte est l’artère la plus volumineuse du corps humain et constitue une autoroute de choix pour le transport du sang. En raison d’une forte pression et de l’épaisseur des parois musculaires artérielles, le sang passe rapidement dans l’aorte qui se termine par de plus petites branches artérielles. Celles-ci sont des sorties par où le sang quitte cette voie de communication pour se rendre dans différentes zones du corps.
Les voies suivies par le sang rétrécissent à mesure qu’elles s’éloignent du cœur, à l’image des autoroutes qui deviennent des avenues, puis des rues de quartier de plus en plus étroites. Il en est de même des artères débouchant sur des vaisseaux plus petits qui, à leur tour, sont reliés aux capillaires. Ces vaisseaux très fins entourent les organes vitaux et les tissus, tout en les alimentant en nutriments et en oxygène.
Arrivés à leur destination finale, les globules rouges doivent faire le trajet de retour vers le cœur et les poumons, à un rythme somme toute beaucoup plus lent comparativement à leur passage accéléré par l’aorte.
Alors que les artères sont comme une autoroute pour le transport du sang, les veines ressemblent plutôt à une route secondaire. En raison d’une pression moins élevée, la limite de vitesse y est plus basse que dans les artères. Ces dernières peuvent propulser rapidement le sang dans l’organisme grâce à leur structure serrée. Il en va autrement des veines plus larges et plus lâches. Le sang y coule tout doucement pour s’engager en direction du cœur dans la circulation provenant de partout dans l’organisme.
Tout le sang veineux entre dans le cœur par la veine cave inférieure ou supérieure. Le sang dans la partie inférieure du corps se rend à la veine cave inférieure, la veine la plus volumineuse de l’organisme, tandis que le sang dans la partie supérieure du corps est canalisé vers la veine cave supérieure. Chacune des veines caves se vide dans l’oreillette droite du cœur.
Cette cavité collecte le sang pour le propulser dans le ventricule droit en passant par la valve tricuspide. Rapidement expulsé du ventricule droit, le sang se rend dans l’artère pulmonaire par la valve pulmonaire en forme de demi-lune.
Une fois arrivé dans l’artère pulmonaire, le sang circule dans les poumons, utilisant le réseau capillaire pour refaire ses réserves d’oxygène. Le sang est ensuite réacheminé vers le cœur en passant par la veine pulmonaire pour aboutir dans l’oreillette gauche. La valve bicuspide est la dernière barrière par laquelle passe le sang pour revenir sur l’autoroute du système cardiovasculaire et refaire entièrement le même circuit dans l’organisme.
Adoptez un style de vie qui favorise la santé de votre cœur
Votre sang doit voyager dans tous les coins et recoins de votre corps. Il faut admirer le cœur en santé qui pompe sans problème toute la journée, tous les jours et sur toute la durée de votre vie. Même si le cœur a l’étoffe qu’il faut pour tenir longtemps la route, vous pouvez favoriser sa santé de plusieurs façons. Même chose pour votre système cardiovasculaire.
L’exercice quotidien est de loin le meilleur moyen de préserver la santé cardiaque et de favoriser un bon état cardiovasculaire. En intensifiant les efforts de votre cœur pendant vos séances d’exercice, vous préserverez à long terme le tonus et l’équilibre de ce muscle si important.
L’activité physique ne renforce pas seulement les bras et les jambes, mais aussi le cœur et le système cardiovasculaire. Règle générale, le cœur des sportifs est en meilleure santé que celui des gens qui ne font pas d’exercice régulièrement. Sans nécessairement vouloir devenir un athlète professionnel, vous pouvez vous fixer comme objectif de faire régulièrement de l’exercice au profit de votre cœur et de votre santé cardiovasculaire.
La marche quotidienne est sans doute l’exercice le plus simple pour préserver la santé de votre cœur. En marchant d’un bon pas pendant 30 à 60 minutes chaque jour, vous atteindrez un rythme cardiaque idéal. S’il est élevé (entre 50 et 85 % de son maximum), vous saurez que vous faites de l’exercice bénéfique pour votre cœur. À titre de référence, une marche élèvera votre rythme cardiaque jusqu’à 50 à 70 % de son maximum, tandis qu’un match de tennis ou une course sur tapis roulant le fera monter entre 70 et 85 % de son maximum.
Un régime alimentaire faible en gras trans et en sel, mais riche en légumes et protéines maigres, est excellent pour votre cœur.
En contrôlant la teneur en sel et en mauvais gras de votre alimentation, vous renforcez la capacité de votre organisme à conserver une tension artérielle déjà normale au départ. En plus d’être bénéfique pour votre cœur, un régime alimentaire à faible teneur en mauvais gras pourrait vous offrir la solution idéale pour conserver un poids santé.
Entre autres mesures à prendre, remplacez les aliments salés par des fruits et légumes naturellement savoureux, d’autant plus qu’ils vous procurent d’importants nutriments – comme le lycopène et de la vitamine C – reconnus pour favoriser la santé du système cardiovasculaire. Assurez-vous que les gras dans votre régime alimentaire proviennent de sources végétales naturelles, par exemple les noix, les olives et l’huile de noix de coco.
Conservez le moteur de votre corps en bon état de marche et grâce à l’exercice et une saine alimentation, aidez-le à bien pomper votre sang.
À propos de l’auteure
Sydney Sprouse est une rédactrice scientifique indépendante basée à Forest Grove en Oregon. Elle détient un baccalauréat en biologie humaine de la Utah State University, où elle a travaillé comme stagiaire en recherche et rédactrice boursière. Étudiante permanente des sciences, sa motivation consiste à rendre accessible au plus grand nombre les recherches scientifiques actuelles. Les sujets qui l’intéressent avant tout : la biologie humaine, la santé et l’alimentation.
Références
https://oli.cmu.edu/jcourse/workbook/activity/page?context=b880f13c80020ca6014d4c7646e82bcc
https://www.britannica.com/science/human-cardiovascular-system
http://www.bbc.co.uk/guides/zxts2p3
https://www.livescience.com/32213-how-much-blood-is-in-the-human-body.html
https://www.livestrong.com/article/301209-vitamin-e-high-blood-pressure/
https://www.cdc.gov/bloodpressure/measure.htm
http://sydney.edu.au/science/biology/learning/blood_composition/
Un retour en arrière sur quelques millénaires pourrait être bénéfique pour votre état de santé actuel. L’histoire parle d’une sagesse et d’une pratique très anciennes que vous connaissez sans doute, sans en comprendre nécessairement tous les principes : il s’agit de la médecine traditionnelle chinoise (MTC).
La MTC, l’une des plus anciennes formes de médecine, gagne pourtant en popularité dans un monde où la science médicale occidentale prédomine. De nos jours, les stratégies holistiques axées sur la santé intègrent bon nombre des principes et la sagesse ancienne de la MTC.
La médecine traditionnelle chinoise date de milliers d’années
La MTC – aussi appelée médecine orientale – a vu le jour dans la Chine continentale antique, il y a plus de 2 500 ans. Depuis, elle a évolué et s’est raffinée, même aux yeux des adeptes de la médecine occidentale, dont les débuts ne datent que de quelques siècles. Il y a fort à parier que nous avons beaucoup à apprendre des pratiques de la MTC.
Qu’est-ce au juste que la médecine traditionnelle chinoise? Pour bien en comprendre les concepts de base, il faut connaître les principes philosophiques qui les sous-tendent.
Le yin et le yang : les piliers de la médecine traditionnelle chinoise
La MTC s’articule avant tout autour de la nature : l’organisme humain est un microcosme du monde et de l’univers qui l’entoure. Vous avez sans doute entendu parler du yin et du yang, ou du moins, vous en avez le symbole :
Le yin et le yang forment ensemble le fondement même de la science orientale et de la MTC. Selon ce concept, les forces contraires sont complémentaires et essentielles; leur coexistence équilibrée et en harmonie est indispensable à une santé optimale. Voici quelques exemples :
- lumière et obscurité
- positif et négatif
- eau et feu
- bien et mal
- mâle et femelle
- expansion et contraction
Voyez-le sous cet angle : l’ombre ne saurait exister sans la lumière et comme dans tous les films de superhéros modernes, le bien est indissociable du mal.
Dans la MTC, l’équilibre et l’harmonie des forces en apparence contraires constituent le principe sous-jacent au yin et au yang. On dit que l’harmonie entre les deux favorise la santé, mais leur déséquilibre est reconnu comme une cause de maladie.
Le Qi ou la force de vie : un concept important de la médecine traditionnelle chinoise
Règle générale, on définit le Qi (« tchi ») comme la force vitale qui circule dans le corps de toute espèce vivante. Selon la traduction littérale des caractères chinois, Qi veut dire « façonné par l’énergie de la nature ». Les Chinois anciens croyaient que le Qi était omniprésent en toute chose et constituait le lien entre le corps et son environnement.
Profondément ancré dans la médecine traditionnelle chinoise, le concept du Qi apparaît d’abord dans les écrits anciens de la MTC, justement appelés les « textes sacrés de l’interne ». Il s’agit de l’énergie vitale qui circule dans tout le corps par des voies appelées les méridiens. La croyance veut que les symptômes ou les maladies déclarées soient la conséquence d’un blocage, d’une interruption ou d’un déséquilibre du Qi circulant dans les méridiens.
On croit aussi que bon nombre d’aspects de la santé relèvent d’une circulation adéquate du Qi. Ainsi, les pratiques de la MTC ciblent très souvent un déblocage du Qi qui lui permettra de bien circuler dans tout le corps.
Les quatre types de Qi
Comme nous l’avons déjà indiqué, le Qi est l’énergie qui circule dans notre corps et dans le monde qui nous entoure. D’autres énergies peuvent cependant avoir des effets sur notre force vitale en circulation. En extrapolant cette notion de Qi, d’anciens philosophes chinois et des praticiens occidentaux ont postulé que cette force vitale se divisait en sous-catégories.
Règle générale, le Qi se subdivise en quatre formes principales :
- Qi inné – lié à la génétique et à la composition cellulaire
- Qi pectoral – lié au métabolisme et consistant en facteurs externes comme l’air et la nourriture
- Qi nutritif – lié à l’alimentation et à d’autres facteurs nutritifs
- Qi protecteur – lié à la protection contre le monde extérieur ou à la santé immunitaire
On estime que ces diverses formes de Qi forment ensemble des réseaux interdépendants dans le corps qui touchent les aspects suivants :
- Santé mentale
- Émotions
- Fonctionnement des organes internes
- Fonctionnement des organes sensoriels
- Santé cardiaque
- Tissus squelettiques et conjonctifs
- Fluides corporels
- Vieillissement
Conséquemment, un principe de base de la médecine traditionnelle chinoise veut qu’une circulation et une interconnexion appropriées du Qi soient essentielles à une santé optimale. La science médicale occidentale s’est récemment ralliée à ce point de vue. La biologie des systèmes est l’étude des systèmes biologiques complexes et des réseaux qui les relient.
Toutes ces connexions s’effectuent par la conduction nerveuse, les hormones, les molécules de signalisation, les impulsions électriques et même par des signaux extérieurs, comme le jour et la nuit. Un seul facteur (régime alimentaire, exercice, médicament, stress, etc.) n’aurait pas seulement un impact sur une cellule, un organe ou même un système biologique, mais plutôt des effets à longue portée sur notre physiologie, ce que reconnaît la MTC depuis des millénaires.
Un Qi en santé : partie intégrante des philosophies orientales sous de nombreux aspects
Le concept d’énergie en circulation dans toutes les facettes de notre être et de la vie autour de nous a fait son chemin dans bon nombre d’aspects des cultures orientales anciennes, dont plusieurs ont acquis une certaine popularité ou, du moins, ont eu un écho dans les civilisations occidentales modernes. Parmi ces aspects, citons :
- Le feng shui – Un concept d’harmonisation de l’énergie en fonction de l’emplacement et de la disposition des objets physiques dans un espace donné. Cet équilibre spatial soigneusement pensé du Qi peut influer sur la santé, la prospérité et la vigueur des habitants du lieu.
- Le Qi gong – La recherche d’équilibre du Qi par un mouvement coordonné, la prise de conscience, la respiration rythmée et l’état méditatif; un concept utilisé pour l’exercice, la guérison et l’entraînement en arts martiaux.
- Les arts martiaux – Lié au Qi gong, le Neijing est un concept faisant appel à des mouvements lents et chorégraphiés, ainsi qu’à la visualisation pour l’apprentissage des arts martiaux et la focalisation du Qi interne dans le but de réaliser des tours de force.
- La médecine – Certaines pratiques médicales peuvent être utiles pour rajuster le Qi, entre autres l’herboristerie, l’acupuncture, la moxibustion (stimulation par la chaleur) et la réflexologie.
- La parentalité – Depuis des siècles, on considère la naissance comme le fruit de la rencontre et de l’entrecroisement d’un Qi mâle et d’un Qi femelle. La MTC parle d’énergie fusionnelle ou de fusion des essences.
Les cinq éléments de la médecine traditionnelle chinoise
Une autre notion philosophique de la médecine orientale est celle des « cinq phases » ou « cinq éléments ». Ces éléments symbolisent tous les phénomènes, y compris les stades de la vie humaine et expliquent le fonctionnement du corps, qu’il soit sain ou malade.
Voici ces cinq éléments – ou phases – de la MTC et la représentation philosophique de chacun :
- Le feu – période de floraison et d’énergie
- Le terre – période de transition, comme l’alternance des saisons
- Le bois – période de croissance, comme le bourgeonnement des arbres au printemps.
- Le métal – période de récolte et de cueillette.
- L’eau – période d’immobilité et de retraite.
Les bienfaits de la médecine traditionnelle chinoise
Les concepts anciens de la médecine traditionnelle chinoise mettent de l’avant une approche préventive naturelle. Selon le principe philosophique au cœur de la médecine traditionnelle chinoise, la prévention corrective peut être utile dans la mesure où l’on prend les dispositions appropriées. Un praticien bien formé doit d’abord procéder à un examen approfondi. Il doit chercher des perturbations dans les aspects fondamentaux de la MTC et proposer des mesures à prendre. Les praticiens de la médecine traditionnelle chinoise allèguent pouvoir déceler les problèmes plus rapidement que la médecine traditionnelle occidentale.
Par contre, si aucune intervention ne suit l’examen initial, toute perturbation dans un des aspects primordiaux de la MTC peut en entraîner d’autres ailleurs et la maladie peut s’ensuivre. Ce processus relève de la notion de connexion abordée plus haut.
La prévention préconisée par la médecine traditionnelle chinoise fait bon ménage avec la science médicale occidentale. Ce mode de pensée partagé peut apporter des résultats synergiques pour votre santé.
Ce croisement entre la médecine occidentale et les enseignements de la MTC va encore plus loin. Pensons simplement aux champignons reishi utilisés pour le soutien du Qi protecteur. La recherche scientifique occidentale a découvert que ces champignons renferment des bêta-glucanes – des glucides complexes souvent trouvés dans certains végétaux, champignons et bactéries – qui jouent un rôle dans la santé immunitaire par le biais de la signalisation cellulaire.
La MTC, c’est un savoir, des remèdes et une longue histoire de succès que la médecine occidentale valide par ses découvertes biologiques. En associant ces deux écoles de pensée, on obtient un portrait détaillé des bienfaits d’un bon fonctionnement, quel qu’il soit, et une compréhension des raisons de ce bon fonctionnement.
Les traitements en médecine traditionnelle chinoise
La médecine traditionnelle chinoise s’est infiltrée dans presque toutes les sociétés dans le monde, sous différentes appellations : médecine alternative et complémentaire, intégrative, orientale, fonctionnelle, holistique ou douce.
Quel que soit le nom qu’on donne à la MTC, ses praticiens suivent divers protocoles pour traiter la cause apparemment à la racine d’un problème de santé sous-jacent. Les interventions peuvent être de différents ordres : nutrition, régime alimentaire, plantes médicinales et diverses pratiques pour le corps et l’esprit. Les traitements comprennent notamment ce qui suit : acupuncture, pose de ventouses, massothérapie, scraping (gua sha), réflexologie, repositionnement osseux, techniques chiropratiques, respiration, exercice et entraînement d’auto-défense.
Dernièrement, on a reconnu la possibilité d’intégrer des techniques modernes et conventionnelles, comme le traitement médicamenteux et la chirurgie, à des approches utilisées en médecine traditionnelle chinoise et vice versa. Mentionnons à cet égard les techniques de respiration, le massage et l’acupuncture qui peuvent s’ajouter à l’approche médicale occidentale moderne, et même l’améliorer.
L’écart à combler entre médecine traditionnelle chinoise et vie moderne
Aujourd’hui, il y a la télévision, le cellulaire, l’automobile et tous les attraits de la modernité. Alors, en quoi la compréhension d’une médecine vieille de plusieurs millénaires et apparue bien avant Internet et même le microscope peut-elle vous servir aujourd’hui?
C’est avant tout une question de connexion.
La MTC a comme fondement votre lien au monde qui vous entoure. Et les principes du Qi – cette énergie qui circule en vous – s’appuient sur l’interdépendance de toutes les parties de votre corps.
Inutile de mémoriser tous les termes ou la liste des remèdes pour faire le pont entre votre vie moderne et des traditions qui ont subi l’épreuve du temps. Vous pourriez vous intéresser aux observations et traitements de cette médecine ancienne. Ajoutons que la massothérapie et les arts martiaux sont quand même des pratiques assez courantes aujourd’hui.
Il n’est même pas nécessaire d’aller aussi loin, car il peut être fort simple de comprendre la MTC et d’en intégrer les principes à votre vie.
Adoptez tout d’abord une approche holistique. Resserrez vos liens avec le monde extérieur (pensez par exemple au jardinage ou à un bain de forêt) et toutes les connexions à l’intérieur de vous. Songez comment votre intellect, vos émotions et votre être physique sont en corrélation. C’est en toute simplicité que les principes de la médecine traditionnelle chinoise peuvent vous aider à renforcer votre santé et votre mieux-être holistiques. Ils peuvent vous guider dans votre cheminement pour adopter un style de vie plus sain, reliant les piliers de votre santé sur tous les plans : physique, émotionnel, environnemental, nutritionnel et spirituel.
Références
https://www.nccih.nih.gov/health/traditional-chinese-medicine-what-you-need-to-know
https://www.nlm.nih.gov/hmd/topics/chinese-traditional/index.html
https://www.takingcharge.csh.umn.edu/what-qi-and-other-concepts
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7356495/
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5741387/
https://www.hopkinsmedicine.org/health/wellness-and-prevention/chinese-medicine
Que cela nous plaise ou non, la sueur est une réalité de la vie. C’est la méthode principale par laquelle l’organisme se refroidit. La sueur est produite lorsqu’on fait de l’exercice, qu’on est stressé ou qu’on a trop chaud. La sueur elle-même n’a pas d’odeur, mais on la blâme souvent pour les effluves malodorants qui l’accompagnent. De fait, les odeurs corporelles se font bel et bien sentir après que l’on ait sué abondamment.
Cette émanation désagréable provient de l’interaction de la sueur avec l’environnement microscopique (microbiome) de la peau. Découvrez ce qui fait que votre sueur a une odeur, ce que vous pouvez faire pour l’atténuer et ce que les changements dans votre odeur corporelle signalent au sujet de votre état de santé.
Les bactéries : à l’origine des odeurs corporelles
Comme nous l’avons déjà vu, ce sont les bactéries qui sont à blâmer, et non la sueur. Lorsqu’on est actif physiquement, qu’on vit un stress émotif ou qu’on a trop chaud, l’organisme cherche à se refroidir. C’est le système de refroidissement par évaporation. Les pores à la surface de la peau permettent à la chaleur excédentaire de s’éliminer par évaporation. Une odeur acidulée se fait sentir lorsque la sueur entre en contact avec des bactéries qui vivent normalement sur la peau.
L’odeur désagréable est un sous-produit de la consommation de la sueur – secrétée par les glandes sudoripares – par les bactéries qui, lorsqu’elles dégradent la sueur, produisent un composé appelé thiol. Ce composé peut sentir l’oignon, la viande ou le soufre. C’est le thiol produit par les bactéries, et non la sueur, qui fait que les aisselles sentent mauvais. La bactérie Staphylococcus hominis, qui fait partie du microbiome normal et sain de la peau, est le principal facteur à blâmer pour ces mauvaises odeurs.
Sueurs différentes, odeurs différentes?
Bien qu’on sue pendant l’exercice, lors de grandes chaleurs ou sous l’effet du stress, toutes les sueurs n’ont pas la même odeur. En effet, il existe deux types de glandes sudoripares dans l’organisme. Chaque type de glande produit de la sueur inodore. Par contre, leur emplacement et leur microbiome uniques ont une influence sur leur odeur.
On trouve les glandes eccrines un peu partout dans l’organisme. Ces glandes s’activent lorsque la température interne augmente et elles sécrètent principalement de l’eau. Les glandes apocrines, qui se développent à la puberté, sécrètent des déchets sous la forme de protéines et de lipides. Le stress peut déclencher la production de sueur par les glandes apocrines.
Les glandes sudoripares apocrines sont associées aux odeurs corporelles et elles se trouvent en abondance près des follicules pileux, particulièrement aux aisselles et à l’aine. Ces deux régions du corps sont, on le sait, les principales sources d’odeurs corporelles. De plus, les bactéries qui produisent le malodorant thiol aiment bien vivre près des glandes apocrines. Voilà pourquoi la sueur provoquée par le stress sent plus mauvais que la sueur engendrée par la chaleur ou l’exercice.
Une bonne hygiène corporelle
La population de bactéries qui vivent sur la peau étant différente d’une personne à l’autre, l’odeur corporelle est propre à chacun. La gestion des odeurs corporelles doit donc être abordée de manière personnalisée.
Se laver fréquemment contribue à réguler le nombre de bactéries sur la peau et aide à prévenir les mauvaises odeurs, certes, mais ce n’est qu’un début.
L’utilisation de déodorant et d’antisudorifique est une méthode efficace pour maîtriser les odeurs corporelles. Ces deux produits ont des modes d’action différents, mais ils sont souvent combinés et les résultats sont très satisfaisants. Les antisudorifiques bloquent temporairement les glandes sudoripares et réduisent la quantité de sueur présente sur la peau. Les bactéries qui vivent sur la peau entrent donc en contact avec moins de sueur, ce qui atténue l’odeur dégagée.
Le déodorant change les propriétés chimiques de la peau afin que les aisselles gardent une odeur fraîche. De nombreux déodorants sont fabriqués à base d’alcool et font baisser le pH de la peau, ce qui crée un environnement acide, moins favorable aux bactéries. En plus de dissuader les bactéries de s’installer, certains déodorants contiennent des fragrances qui donnent à la peau une odeur agréable.
L’alimentation et les odeurs corporelles
L’alimentation peut avoir une influence considérable sur notre odeur. Lorsque la nourriture consommée est digérée et dégradée par l’organisme, certains sous-produits sont évacués par la sueur. Il a été montré que les aliments suivants contribuent à augmenter les odeurs corporelles.
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La viande rouge
La consommation d’une quantité raisonnable de viande rouge maigre est non seulement meilleure pour la santé, mais elle peut également aider à sentir meilleur. Les données tendent à montrer qu’une faible consommation de viande rouge favorise la santé du cœur et une digestion saine. Une étude scientifique intéressante a souligné qu’il en allait de même pour l’arôme personnel. En effet, après une période d’essai de deux semaines, des femmes ont trouvé que l’odeur des hommes qui avaient diminué leur consommation de viande rouge était considérablement plus agréable et attirante que celle des hommes qui avaient augmenté leur consommation de viande rouge. Donc, si vous voulez faire bonne impression lors de votre prochain rendez-vous galant, tenez-vous loin de la viande rouge.
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L’alcool
Des preuves d’une soirée bien arrosée peuvent se retrouver dans l’haleine et la sueur. En effet, lorsque l’organisme métabolise l’alcool, de l’acide acétique – un composé qui se retrouve communément dans le vinaigre et qui dégage une forte odeur – est libéré. L’acide acétique excédentaire est excrété par les pores de la peau. Ce composé dégage son parfum acidulé distinctif quand il se combine à la sueur. Assurez-vous de consommer de façon responsable et prenez soin d‘accompagner vos boissons alcoolisées d’un repas à haute teneur en protéines et en fibres. Votre digestion sera ainsi ralentie et les odeurs désagréables seront atténuées.
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La nourriture épicée
Certains aliments sont naturellement parfumés et les composés chimiques responsables de leur odeur ne sont pas entièrement dégradés avant leur élimination par l’organisme. Parmi ces aliments, on retrouve les currys, l’ail et l’oignon. Les aliments épicés sont ajoutés aux mets pour en décupler la saveur et sont utiles pour agrémenter les repas faibles en calories. En revanche, la haute teneur en soufre de ces ingrédients contribue à leur arôme et donne à l’haleine une odeur distinctive et tenace. Les mêmes odeurs se retrouvent dans les glandes sudoripares et se mélangent aux bactéries sur la peau, ce qui crée une odeur particulièrement désagréable.
Il ne faut pas en conclure pour autant qu’il faut s’en tenir à une nourriture fade. Les aliments épicés consommés avec modération sont bons pour la santé. Ces herbes et épices sont des antioxydants puissants et favoriseraient un bon métabolisme. En les intégrant périodiquement à votre alimentation, vous récoltez les bienfaits de leur effet neutralisant sur les radicaux libres, tout en évitant les mauvaises odeurs.
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La malbouffe
Outre sa capacité bien connue à saboter une bonne alimentation, la malbouffe peut également contribuer à l’odeur corporelle. Les aliments hautement transformés et préemballés sont remplis de calories et de sucre et ne contiennent pas de chlorophylle, une molécule aromatique.
La chlorophylle, qui donne aux plantes leur couleur verte, est un antioxydant puissant qui se retrouve naturellement dans les légumes verts. Elle neutralise tous les types de mauvaises odeurs, à partir de la sueur jusqu’aux flatulences. Elle peut également aider à éliminer les composés indésirables (détoxication) en coinçant une molécule à éliminer entre deux de ses propres molécules jusqu’à son expulsion par l’organisme. La consommation de grandes quantités de légumes verts peut donc être le meilleur moyen de réduire les odeurs corporelles désagréables.
Les signaux malodorants — Ces messages véhiculés par les odeurs corporelles
Même si le fait de masquer les odeurs corporelles indésirables fait partie de votre routine d’hygiène personnelle, il est important de savoir que des changements dans votre odeur corporelle peuvent signaler des changements dans votre état de santé.
La pression ressentie au travail et à l’école peut occasionner une augmentation notable des odeurs corporelles. En période de stress physique ou émotif, la transpiration s’accroît; il en résulte une sueur abondante avec laquelle les bactéries responsables des mauvaises odeurs peuvent se mélanger. Ce n’est pas seulement aux aisselles que les changements d’odeurs corporelles se produisent; l’haleine et l’odeur des pieds peuvent également changer.
Les pieds commencent à dégager une odeur pendant la puberté, ce qui peut continuer jusqu’à l’âge adulte. Cependant, une odeur particulièrement âcre peut être causée par des croissances fongiques. Les champignons se développent dans les milieux humides et chauds. Les chaussures de sport humides et les pieds en sueur constituent de parfaits candidats à l’infection fongique.
Afin d’éviter d’attirer d’étranges champignons, ne vous promenez pas pieds nus dans le vestiaire de votre salle d’entraînement. Gardez vos souliers de sport, vos chaussettes et surtout, vos pieds secs. Les champignons ne sont pas intéressés par les environnements secs, ce qui les empêchera de venir empester vos souliers. Changez de chaussettes souvent et utilisez deux ou trois paires de souliers en rotation afin de leur laisser le temps de bien sécher.
Une haleine sucrée est un autre changement d’odeur corporelle qu’on peut remarquer. Dans la plupart des cas, elle se manifeste chez les gens en bonne santé lorsqu’ils ne consomment pas suffisamment de glucides. L’organisme dégrade alors des acides gras pour faire le plein d’énergie, ce qui produit de l’acétone et d’autres cétones, qui donnent à l’haleine une odeur sucrée et fruitée.
Bien que la sueur puisse sembler désagréable et malodorante, elle résulte d’un processus sain et naturel. Afin d’éviter les odeurs trop fortes, prenez en considération la source de ces odeurs. L’adoption d’une bonne hygiène et l’utilisation d’un antisudorifique ou d’un déodorant peuvent aider à atténuer les odeurs dégagées par les bactéries qui vivent sur la peau. De plus, soyez attentif aux changements dans vos odeurs corporelles, car ceux-ci peuvent signaler des changements à votre état de santéh.
À propos de l’auteure
Sydney Sprouse est une rédactrice scientifique indépendante basée à Forest Grove en Oregon. Elle détient un baccalauréat en biologie humaine de la Utah State University, où elle a travaillé comme stagiaire en recherche et rédactrice boursière. Étudiante permanente des sciences, sa motivation consiste à rendre accessible au plus grand nombre les recherches scientifiques actuelles. Les sujets qui l’intéressent avant tout : la biologie humaine, la santé et l’alimentation.
Références
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https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16891352
https://www.menshealth.com/health/body-odors-signal-health-problems/slide/2
https://health.howstuffworks.com/skin-care/information/nutrition/diet-body-odor2.htm
https://www.prevention.com/health/health-concerns/causes-body-odor-and-what-it-means
http://goaskalice.columbia.edu/answered-questions/getting-your-fill-chlorophyll
Les ongles sont certes très utiles lorsque vous sentez le besoin de vous gratter, mais il y a fort à parier que vous en savez très peu à leur sujet. Faits d’un genre de cornée plutôt dure, ils protègent vos doigts et vos orteils. Vos ongles vous permettent de saisir et manipuler de petits objets. Sans eux, difficile de peler une orange ou de déballer un cadeau. Comment faire pour que vos ongles restent en santé?
Malgré leur grande utilité, les ongles ont quelque chose de mystérieux. Ces curieuses griffes peuvent cependant être très révélatrices de votre santé et de votre état nutritionnel. Vos ongles peuvent vous signaler une carence nutritionnelle ou vous indiquer que vous avez une excellente alimentation. Des ongles sains sont le reflet d’un organisme en bonne santé. Examinez bien vos ongles pour découvrir ce que votre organisme tente de vous révéler.
L’anatomie de l’ongle
Pour résoudre le mystère des ongles, commençons par leur anatomie. Les ongles commencent à croître avant même la naissance et continuent de le faire pendant toute la vie. Plus complexes qu’il n’y paraît du premier abord, ce sont des hybrides complexes des cellules et protéines qui constituent la peau et les cheveux.
Cette courte terminologie vous aidera à comprendre la structure de vos ongles.
- Couche cornée (stratum corneum) : La couche externe de l’épiderme (la peau). La couche cornée est remplie de kératine, la protéine qui donne aux ongles leur texture ferme.
- Plaque cornée : L’ongle lui-même. Faite de kératine qui durcit, cette plaque confère à l’ongle sa structure et sa rigidité. Grâce à de multiples sillons sur sa face interne, elle adhère au lit d’ongle sous-jacent.
- Lit d’ongle : La zone de croissance de l’ongle. Le lit d’ongle est vascularisé et comporte des rainures dans lesquelles s’insèrent les sillons de la plaque cornée, permettant ainsi l’adhésion de la plaque au lit d’ongle.
- Lunule : Il s’agit de la demi-lune balnche à la base de l’ongle. La lunule doit sa couleur à une forte concentration de noyaux dans la matrice de l’ongle sous-jacente.
- Matrice de l’ongle : Située sous la lunule, la matrice de l’ongle est l’endroit où se produit la kéritinisation, c’est-à-dire le processus d’assemblage des protéines contenues dans les ongles.
- Cuticule : La cuticule est une couche de peau qui recouvre la base de la plaque cornée, la protégeant ainsi contre les blessures et les infections.
Le cycle de vie des ongles en santé
Les ongles se développent à partir de la neuvième semaine de la grossesse. Dès la 16e semaine, ils sont visibles sur le fœtus en pleine croissance. Pendant toute la vie à compter de la naissance, ils allongeront d’environ trois à quatre millimètres par mois. Les ongles doivent leur croissance perpétuelle aux cellules qui les constituent.
La protéine structurelle appelée kératine est le composant principal des ongles. Produite en abondance par les cellules cutanées, elle se trouve aussi dans les cheveux. Comme le rythme de renouvellement des cellules cutanées est rapide par rapport à celui des autres cellules, l’approvisionnement en kératine est incessant. La kératine des ongles se forme dans la couche cornée et est assemblée dans la matrice de l’ongle.
Vos ongles allongent à partir de la matrice de l’ongle à la base du lit d’ongle jusqu’au bout de vos doigts. La plaque cornée recouvre le lit d’ongle et en protège la peau délicate et les vaisseaux sanguins. La plaque cornée et le lit d’ongle sont solidement fixés ensemble par une série de sillons et rainures qui s’imbriquent les uns dans les autres. La cuticule est un tissu qui scelle l’écart entre la peau et l’ongle, empêchant ainsi les germes et les microbes de causer des infections cutanées.
Chaque partie de l’ongle remplit d’importantes fonctions. Pour que vols ongles s’acquittent de ces fonctions avec un maximum d’efficacité, il importe de les garder en bon état. Voyez-les comme un indicateur temporel dynamique. À partir du bout de vos doigts jusqu’à la base du lit d’ongle, ils stockent des données précieuses sur votre santé et votre régime alimentaire. Comme cette information évolue à mesure que vos ongles poussent, examinez-les pour vérifier s’il y a des changements.
Ce que vos ongles peuvent vous révéler
Des ongles sains sont durs et résistants, mais à défaut d’une bonne nutrition ou en présence d’un autre problème, leur consistance peut être différente. Soyez conscients des changements qui pourraient signaler une altération de votre état de santé général.
Des ongles faibles peuvent fendiller ou casser facilement, ce qui peut être un symptôme de déshydratation. Comme la matière cellulaire des ongles et de la peau est sensiblement est similaire, vous devez leur accorder des soins du même ordre. L’hydratation est un excellent remède à la sécheresse cutanée. L’application d’une lotion sur la peau et les ongles après la douche ou le bain est un excellent moyen de retenir l’hydratation en profondeur dans la peau.
En plus d’hydrater vos ongles, évitez tout ce qui peut les assécher. L’acétone contenue dans les dissolvants pour vernis à ongles est un élément nocif auquel on ne pense pas souvent. Pour réduire les dommages causés à vos ongles par les dissolvants, ne mettez du vernis à ongles que deux fois par mois.
Évitez d’exposer vos ongles aux nettoyants et détergents domestiques. Les substances chimiques que renferment ces produits assèchent rapidement la peau et les ongles. Le port de gants en caoutchouc est une excellente solution pour éviter d’avoir des ongles secs et cassants.
Pour conserver des ongles résistants, il est bon d’intégrer des vitamines du groupe B à votre régime alimentaire. On a établi un lien entre la prise de biotine (une des vitamines B) comme supplément alimentaire et la résistance des ongles. La biotine a aussi des effets similaires sur vos cheveux et votre peau. Des données préliminaires donnent à entendre qu’un supplément de biotine aide à assurer l’épaisseur des cheveux et à conserver un teint d’apparence saine.
Une bonne alimentation pour des ongles en santé
Un régime alimentaire riche en nutriments peut être bénéfique pour la couleur et la forme des ongles en santé. Des aliments riches en fer – comme les légumes verts, la viande rouge maigre et le beurre d’arachides – peuvent fournir à l’organisme la quantité de fer qu’il lui faut pour assurer son bon fonctionnement et la beauté de vos ongles. Lorsqu’un régime alimentaire ne comble pas vos besoins en fer, la supplémentation peut devenir nécessaire.
Le zinc est un autre élément qui contribue à préserver la santé des ongles. On obtient ce minéral important en suivant un régime alimentaire comprenant du bœuf, des fruits de mer et aussi des céréales enrichies de zinc, un élément souvent intégré aux multivitamines et suppléments.
Cinq conseils pour préserver la santé de vos ongles
Comme vos ongles sont d’une grande utilité, il est important de bien les traiter. Voici quelques moyens à prendre pour conserver de beaux ongles en santé :
- Gardez vos mains propres : En vous lavant les mains souvent, vous préservez aussi la santé de vos ongles. Vous les protégez contre les pathogènes potentiels en les gardant propres et bien séchés. Appliquez un bon hydratant sur vos mains après le nettoyage et massez aussi vos ongles et leur lit, ce qui peut les renforcer et les empêcher de casser.
- Évitez de vous ronger les ongles : Si vous taillez vos ongles avec les dents, vous invitez les germes à venir s’installer sur les ongles, la bouche et tout autour. En vous rongeant les ongles, vous pouvez réduire leur capacité de croître également, ce qui peut entraîner des malformations. Le yoga et la méditation sont deux excellents moyens de détente qui peuvent vous dissuader de vous ronger les ongles. Si vous voulez y parvenir plus rapidement, appliquez sur vos ongles un vernis au goût amer ou du jus de citron. Leur goût déplaisant peut vous aider (ainsi que vos enfants) à perdre cette mauvaise habitude.
- Taillez correctement vos ongles : En taillant correctement vos ongles de façon sécuritaire, vous pourrez éviter la douleur des ongles incarnés et des envies (filets de peau détaché de l’ongle). Faites d’abord une coupe droite avant de limer légèrement les angles pour arrondir vos ongles. S’ils se fendillent ou se cassent, essayez de les tailler sans attendre pour éviter d’autres blessures.
- Offrez-vous des traitements manucures professionnels : Une manucure ou une pédicure peut vous procurer un moment de détente. Assurez-vous cependant que les outils utilisés soient bien entretenus et stérilisés, ce qui réduit le risque de propagation des germes. En cas de doute sur la sûreté du matériel utilisé par vos professionnels préférés, demandez-leur d’utiliser le vôtre. N’enlevez jamais vos cuticules qui assurent à vos ongles une importante protection. Si vous appliquez souvent du vernis, choisissez un dissolvant sans acétone, une substance qui risque d’affaiblir et d’assécher vos ongles avec le temps.
- Préparez votre organisme en lui offrant une nutrition de qualité : Donnez à votre organisme les nutriments qu’il lui faut pour préserver la santé de vos ongles. Assurez-vous que votre régime alimentaire comporte des quantités suffisantes de fer, de zinc et de biotine. Intégrez à votre régime alimentaire des suppléments de vitamines, minéraux et éléments nutritifs bénéfiques pour la santé et la beauté de vos ongles.
À propos de l’auteure
Sydney Sprouse est une rédactrice scientifique indépendante basée à Forest Grove en Oregon. Elle détient un baccalauréat en biologie humaine de la Utah State University, où elle a travaillé comme stagiaire en recherche et rédactrice boursière. Étudiante permanente des sciences, sa motivation consiste à rendre accessible au plus grand nombre les recherches scientifiques actuelles. Les sujets qui l’intéressent avant tout : la biologie humaine, la santé et l’alimentation.
Références
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https://askdruniverse.wsu.edu/2016/01/04/what-are-fingernails-made-of/
https://health.howstuffworks.com/skin-care/nail-care/health/fingernails.htm
De berker D. Nail anatomy. Clin Dermatol. 2013;31(5):509-15.
Floersheim GL. [Treatment of brittle fingernails with biotin]. Z Hautkr. 1989;64(1):41-8.
En améliorant la qualité de votre alimentation, vous veillez du même coup sur votre santé à de nombreux égards : poids, énergie et apport alimentaire adéquat, entre autres. Ajoutons à cela la santé de votre peau. Ces soins nutritionnels se traduisent par un régime alimentaire approprié qui rehausse la splendeur naturelle de votre peau.
La peau est l’organe le plus volumineux de l’organisme et votre alimentation influe directement sur sa santé. Au cours des multiples cycles de renouvellement et de réparation de la peau, une nutrition adéquate lui fournit tout ce qu’il lui faut pour conserver sa beauté et sa résistance.
Il importe donc de consommer de bons aliments entiers qui fournissent une vaste gamme de vitamines, minéraux, antioxydants, protéines maigres et acides gras oméga-3. Plus loin dans cet article, vous découvrirez certains aliments riches en nutriments importants pour votre peau. Accordez la priorité aux soins nutritionnels pour votre peau, en vous assurant d’intégrer ces nutriments à votre régime alimentaire.
La vitamine C
Pour être en santé, la peau nécessite une bonne quantité de collagène. Ce peptide, la protéine la plus abondante dans votre organisme, se trouve dans le tissu conjonctif et la peau. Le collagène confère à la peau élasticité, fermeté, structure et durabilité.
Pour réguler la quantité de collagène produit dans la peau, l’organisme a besoin de vitamine C. Celle-ci stabilise l’empreinte génétique de la production du collagène et accroît le rythme auquel il est fabriqué. L’apparence de votre peau s’en trouve ainsi raffermie et plus saine.
La vitamine C influe d’une autre façon sur l’apparence de la peau vieillissante. Le stress oxydatif est à l’origine des rides. Comme la vitamine C est un antioxydant, elle neutralise les radicaux libres et maintient dans vos cellules une quantité adéquate des espèces réactives de l’oxygène si toxiques. La vitamine C aide ainsi à réparer les dommages oxydatifs que subit la peau pour préserver son apparence de santé.
Ce nutriment peut aussi favoriser la production de cellules appelées fibroblastes. Ces derniers contribuent à la santé cutanée, mais leur nombre diminue avec l’âge. En renforçant la capacité de votre organisme à produire des fibroblastes, la vitamine C fournit à la peau les outils qu’il lui faut pour conserver son air de jeunesse.
On trouve la vitamine C dans bon nombre de fruits, légumes et suppléments alimentaires, notamment dans ceux qui suivent :
• Oranges
• Pommes
• Fraises
• Épinards
• Brocolis
Un régime alimentaire riche en vitamine C peut aider à protéger la peau et à atténuer l’apparence des rides et ridules. Si vous voulez y associer une autre vitamine, notez que la vitamine E est aussi un élément important des soins nutritionnels de la peau.
La glucosamine
Cette molécule volumineuse travaille ferme pour garder votre peau dans sa meilleure forme. La glucosamine est un sucre aminé nécessaire à la production de protéines et de lipides dans l’organisme. Précurseur de l’acide hyaluronique – substance reconnue pour ses effets sur la santé et l’apparence de la peau – la glucosamine est aussi essentielle à la production de cet ingrédient important dans l’organisme. C’est un facteur clé dans les soins nutritionnels de la peau.
C’est notamment en rendant l’acide hyaluronique disponible dans certaines zones cutanées plus vulnérables que la glucosamine permet à votre teint de paraître en santé. Voici comment : l’acide hyaluronique stabilise et renforce les tissus qui guérissent les éraflures superficielles. En aidant à maintenir une quantité adéquate de cet acide, la glucosamine peut réparer et renforcer la peau. De plus, elle peut inhiber la production d’un pigment appelé mélanine, permettant ainsi d’atténuer l’apparence des taches brunes liées au vieillissement.
En accroissant la quantité d’acide hyaluronique dans votre organisme, la glucosamine devient donc un autre élément important des soins nutritionnels pour votre peau. Cette molécule contribue à la pigmentation normale et à la réparation cutanée.
Puisque les sources alimentaires de glucosamine sont rares, on l’obtient le plus souvent dans les suppléments nutritionnels. Les fruits de mer, en particulier les crustacés, peuvent être une bonne source de glucosamine. Par contre, si vous voulez l’intégrer à votre alimentation à un niveau optimal – c’est-à-dire celui que la recherche estime efficace – un supplément demeure votre meilleur choix.
La lutéine et la zéaxanthine – Deux éléments puissants dans les soins nutritionnels de la peau
La lutéine et la zéaxanthine sont connues pour favoriser la santé oculaire. Des données permettent en outre de supposer que ces nutriments peuvent aussi constituer un facteur important dans les soins nutritionnels de votre peau. Agissant ensemble pour filtrer la lumière bleue, la lutéine et la zéaxanthine aident à protéger les yeux et la peau contre les effets nocifs du soleil.
Soleil, écran d’ordinateur, téléphone cellulaire et éclairage DEL sont autant de sources d’émission de lumière visible à haute énergie (ou lumière bleue). La peau se défend contre ce type de lumière nocif en la filtrant. À cette fin, elle utilise certains filtres, notamment la lutéine et la zéaxanthine.
Ces deux substances agissent comme des antioxydants et aident à prévenir les dommages causés par les radicaux libres par suite d’une exposition à la lumière bleue. Comme ce sont des nutriments que votre organisme ne produit pas, il est important de les intégrer à votre régime alimentaire.
La lutéine et la zéaxanthine sont des caroténoïdes – des pigments végétaux. D’autres caroténoïdes, comme le bêta-carotène, peuvent aussi rehausser l’apparence de votre peau. On trouve des caroténoïdes dans les légumes de couleur jaune ou orange. Cantaloup, carotte, orange, poivron jaune, jaune d’œuf et saumon sont tous d’excellentes sources de lutéine et de zéaxanthine. On en trouve aussi dans les légumes verts feuillus : épinards, chou kale, brocoli, pois et laitue. En suivant un bon régime qui intègre ces aliments, vous pourriez profiter d’une bonne vision et d’une peau d’apparence saine.
L’acide alpha-lipoïque
Connu comme l’« antioxydant universel », l’acide alpha-lipoïque (AAL) lutte avec efficacité contre les radicaux libres. Actif dans les couches lipidiques de la peau et les cellules cutanées bien hydratées, l’AAL joue surtout le rôle de protecteur des cellules contre les dommages oxydatifs. L’acide alpha-lipoïque se lie aux oxydants, écartant ainsi les dommages potentiels.
Comme les dommages oxydatifs causent les rides et ridules, l’AAL est un élément important dans les soins nutritionnels qui peuvent vous aider à assurer à votre peau une apparence saine. L’acide alpha-lipoïque peut aussi vous aider à obtenir un teint égal, tout en atténuant l’apparence des rougeurs et des taches cutanées. Des composés antioxydants comme l’AAL protègent la structure cutanée contre le stress oxydatif, empêchant ainsi votre peau de rider.
La régulation de la production d’oxyde nitrique est une autre fonction de l’AAL. Le taux d’oxyde nitrique dans l’organisme influe sur le débit sanguin dans la peau. Avec la hausse du débit sanguin, un teint d’apparence terne et pâle retrouve vivacité et éclat.
L’acide alpha-lipoïque peut aussi réguler la synthèse d’une molécule appelée glutathion, qui est aussi un des antioxydants les plus puissants dans l’organisme. Grâce à la régulation qu’exerce l’AAL, votre peau profite des innombrables bienfaits antioxydants du glutathion.
L’AAL joue aussi un rôle dans la production d’énergie. L’acide alpha-lipoïque agit comme cofacteur essentiel du cycle biochimique de transformation des macronutriments (vos aliments) en énergie. Ce cycle (cycle de l’acide citrique) assure la production de la plus grande partie de l’énergie nécessaire au fonctionnement de vos cellules.
L’organisme produit une quantité minime d’acide alpha-lipoïque. Il existe quelques sources alimentaires de ce composé, mais leur biodisponibilité est limitée. Parmi ces aliments, citons les abats (rognons, cœur, foie), le brocoli, les épinards et le chou de Bruxelles. L’AAL est plus facilement disponible à l’organisme sous forme de supplément nutritionnel. Une quantité accrue d’AAL utilisable dans votre organisme favorise la neutralisation des radicaux libres et vous procure des bienfaits antioxydants.
La curcumine
La curcumine est un autre pigment qui devrait faire partie des soins nutritionnels de votre peau. Ce phytonutriment provient du curcuma, une épice servant à la préparation de mets exotiques relevés. Le curcuma (comme la curcumine) provient de la racine de la plante Curcuma longa et appartient à la même famille que le gingembre. En cuisine, le curcuma colore les aliments d’un jaune vif.
La curcumine ne fait pas qu’ajouter une touche de couleur à vos plats. On a montré sa grande capacité à atténuer l’apparence bouffie et enflée de la peau. En bloquant les processus biochimiques qui produisent les rougeurs et les irritations cutanées apparentes, la curcumine vous donne un teint qui paraît lisse et égal.
H2O
Les soins nutritionnels de votre peau ne sont pas nécessairement compliqués. Le traitement le plus simple pour faire du bien à votre peau consiste à boire de l’eau. En bonne quantité.
Pour que votre peau paraisse souple et en santé, il est primordial de l’hydrater. En buvant beaucoup d’eau tout au long de la journée, vous assurez à votre peau une excellente hydratation, tout en l’aidant à éliminer les toxines.
En s’infiltrant dans votre peau, l’eau lui confère une apparence lisse et l’aide à paraître ferme. Pour maximiser l’efficacité des hydratants topiques, rien de mieux que de garder votre peau toujours bien hydratée.
La signalisation cellulaire et les soins nutritionnels de la peau
La santé de la peau est indissociable de celle des cellules cutanées. Votre alimentation exerce un impact considérable sur le fonctionnement de vos cellules, y compris sur la communication entre les cellules ou signalisation cellulaire.
Les cellules agissent ensemble en communiquant par des impulsions chimiques et électriques. Cette communication cellulaire est le fondement même de la santé cutanée, tout en étant un élément vital de votre état de santé général.
Par conséquent, il importe de surveiller votre alimentation pour que vos cellules cutanées agissent comme une machine bien huilée, en bon état de marche. En rehaussant la capacité innée des cellules de communiquer entre elles, vous contribuez à la belle apparence et à la bonne forme de votre corps et de votre peau.
Votre peau, votre choix
Les soins nutritionnels de votre peau – aussi bénéfiques pour votre état de santé général – relèvent d’abord des choix que vous faites. Dans votre sélection de suppléments nutritionnels et d’aliments, recherchez ceux qui vous assurent un bon assortiment de vitamines (surtout C et E), minéraux, oméga-3 et bonnes protéines.
Songez aussi aux moyens à prendre pour favoriser une bonne communication cellulaire. Pensez notamment à consommer des aliments et suppléments dotés d’une forte activité antioxydante, en plus d’être d’excellentes sources de vitamines et minéraux essentiels, riches en phytonutriments.
Autre élément important, certains aliments sont aussi à éviter. Un apport restreint de sucre et de glucides raffinés peut être bénéfique pour votre peau. La prochaine fois que vous aurez le goût d’un casse-croûte, demandez-vous s’il contribuera à la beauté de votre peau.
À propos de l’auteure
Sydney Sprouse est une rédactrice scientifique indépendante basée à Forest Grove en Oregon. Elle détient un baccalauréat en biologie humaine de la Utah State University, où elle a travaillé comme stagiaire en recherche et rédactrice boursière. Étudiante permanente des sciences, sa motivation consiste à rendre accessible au plus grand nombre les recherches scientifiques actuelles. Les sujets qui l’intéressent avant tout : la biologie humaine, la santé et l’alimentation.
Références
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https://www.uwhealth.org/madison-plastic-surgery/the-benefits-of-drinking-water-for-your-skin/26334
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK21582/
https://www.aoa.org/patients-and-public/caring-for-your-vision/diet-and-nutrition/lutein
Votre réunion d’affaires est interminable. Votre voiture refuse de démarrer. Les feux rouges rallongent votre retour à la maison. Vous vous apercevez que vous n’avez rien dans le frigo à l’heure où la faim vous tenaille.
Vous avez sans doute vécu ce genre de journée et certainement pas de gaieté de cœur. Le stress – aussi minime soit-il – s’impose à l’esprit et au corps bien au-delà des ressources que vous avez pour y faire face. Il est très difficile de réagir à chaque facteur de stress lorsque vous vivez simultanément différents irritants.
Comme des journées semblables sont inévitables, il importe de connaître les effets négatifs à long terme du stress afin de demeurer en santé, de bien vous sentir et d’être en pleine possession de vos moyens.
L’impact d’une mauvaise gestion du stress sur la capacité de conserver un poids santé est certes une préoccupation très répandue. De nombreux facteurs expliquent l’impact du stress sur le poids. La réponse au stress de l’organisme – sous la forme des hormones qu’il libère – peut influer sur l’emmagasinement des lipides. Le stress entraîne aussi des modifications de votre microbiome. Pire encore, le fait de manger pour atténuer le stress – avec des aliments réconfortants, mais mauvais pour la santé – peut aggraver les problèmes.
Nous vous expliquerons plus loin ces réponses de l’organisme au stress et le cercle vicieux qu’il représente. Avant d’en étudier les effets, voyons d’abord les différents types de stress et la façon dont l’organisme y répond.
Les types de stress
Le stress à court terme est soudain et de courte durée : bouchon de circulation ou file d’attente lorsque le temps presse. Un facteur de stress à court terme peut être insignifiant et vous pouvez y faire face sans trop de difficulté.
Le stress à long terme est un combat perpétuel contre un ou plusieurs facteurs de stress, ou stresseurs. Ce sont des situations ou facteurs répétitifs qui semblent insurmontables. À titre d’exemple, une foule de gens sont criblés de dettes ou occupent un emploi qu’ils détestent. Ces stresseurs insidieux peuvent se prolonger sur des mois, sinon des années.
La réponse de votre organisme diffère selon les stresseurs. À partir des voies chimiques jusqu’aux changements comportementaux, la réponse au stress peut prendre de multiples formes. Voyons maintenant la réponse de l’organisme aux facteurs de stress pour mieux comprendre comment vous pouvez préserver votre santé tout en surmontant des obstacles.
La réponse au stress à court terme
Le stress à court terme apparaît quand votre corps réagit à un risque, réel ou perçu. Supposons que vous entendez un bruit peu familier tandis que vous êtes seul à la maison. Votre cerveau peut traiter ce bruit comme un risque. Vous vous imaginez la présence d’un intrus, même si le bruit ne le laisse pas présager.
Avant de vous rendre compte que c’était simplement la laveuse, tout votre corps se met en mode de combat ou de fuite. Au même moment, vos glandes surrénales sécrètent les hormones épinéphrine et norépinéphrine.
Ces hormones préparent votre corps à survivre, si le besoin s’en fait sentir. Des taux hormonaux accrus élèvent la tension artérielle et accélèrent les battements cardiaques ainsi que le rythme de décomposition des lipides et des glucides dans votre système. Ces hormones modifient tout simplement votre métabolisme pour stimuler cet état d’alerte afin de vous préparer à lutter ou à fuir. Une fois la menace disparue, le corps retourne à son état normal.
La réponse au stress à long terme
Comme l’exposition à un risque – perçu ou réel – se trouve prolongée en cas de stress à long terme, vous pouvez être soumis à une tension, tant sur le plan physique que psychologique. Au lieu de courtes fluctuations des hormones liées à la lutte ou à la fuite, les glandes surrénales sécrètent du cortisol, la principale hormone du stress.
La présence de cortisol dans l’organisme n’est pas dommageable en soi. La tension survient quand son taux demeure élevé pendant une longue période. L’organisme s’adapte à ce taux et développe un nouveau seuil de tolérance. Par conséquent, si un stress élevé perdure, l’organisme sécrétera de plus en plus de cortisol.
Un taux élevé de cortisol stimule l’appétit. Il peut aussi influer sur la hausse du taux de l’insuline, substance qui régule le sucre sanguin. À mesure que le taux d’insuline s’élève, le taux de sucre sanguin baisse, ce qui peut causer des fringales pour des aliments caloriques qui rétabliront un taux raisonnable de sucre sanguin.
Le cercle vicieux du stress et du gain de poids
Cette série de processus peut sembler inoffensive à première vue. Pourtant, si le cortisol parcourt sans cesse notre système pendant des jours, des semaines, sinon des mois, nous voilà dans un cercle vicieux. Un taux élevé de cortisol entraîne une hausse du taux d’insuline, avec pour résultat une baisse du taux de sucre sanguin qui mène à des fringales de sucre.
Lorsque votre stress n’est pas soulagé, rien d’étonnant que vous vouliez vous restaurer avec des aliments justement qualifiés de « réconfortants ». Ils procurent souvent une forte dose d’énergie sous forme de sucre raffiné. Ils sont aussi riches en lipides. Ces aliments produisent ainsi un effet calmant sur votre cerveau.
Les aliments réconfortants vous donnent en quelque sorte un court répit suite à votre réponse au stress. Par contre, la fréquence à laquelle vous les consommez augmente. Ils vous apportent un soulagement et il y a fort à parier que vous voudrez ce type d’aliments la prochaine fois que vous serez sous l’emprise du stress et de la faim. Si ce cycle se prolonge sur une longue période, il peut donner lieu à une prise de poids.
Ce cycle de consommation alimentaire liée au stress n’est pas seul en cause. Le cortisol active la lipoprotéine lipase (LPL), une enzyme responsable du dépôt et de l’emmagasinement des lipides. Un groupe de chercheurs a établi une corrélation entre le taux de cortisol et l’accumulation de graisse abdominale (distribution de la graisse autour de la taille).
L’étude du groupe a porté sur des femmes, au repos et soumises à des tests de stress. Des mesures du taux de cortisol et de la réponse psychologique des participantes ont été prises après chaque séance de repos ou de test. Les chercheurs ont pu vérifier que cette corrélation appuyait l’hypothèse établie selon laquelle le stress à long terme et la « réactivité au stress » peuvent causer une accumulation plus dense de graisse abdominale.
L’impact du stress sur votre microbiome
Une étude récente portant sur des souris a de nouveau confirmé que le stress a des conséquences non pas seulement psychologiques, mais aussi physiques. Les chercheurs ont nourri la moitié des souris mâles et femelles en aliments riches en gras et exposé ensuite tout le groupe à un stress léger pendant une longue période.
Le groupe des souris femelles qui ne suivaient pas un régime alimentaire riche en gras a donné lieu à la découverte la plus remarquable. Après cette période de stress léger, leur microbiote intestinal avait changé. Même si elles n’avaient pas eu une alimentation à forte teneur en gras, leur microbiome disait tout le contraire. Avec le temps, les bactéries présentes dans l’intestin de ces souris avaient changé et ressemblaient à celles des souris ayant suivi un régime riche en gras.
Même si l’étude portait sur des souris, les leçons et conséquences qu’on peut en tirer sont très claires. D’abord, les effets biologiques du stress sont multidimensionnels. En plus d’influer sur vos émotions, ils entraînent des changements physiologiques dans votre organisme. Ensuite, une conclusion s’impose : il ne suffit pas comme tel d’une bonne alimentation pour que l’organisme soit aussi en santé qu’il pourrait l’être. La réponse au stress revêt autant d’importance qu’un bon régime alimentaire.
Des conseils pour bien gérer le stress plutôt que s’y résigner
Même s’il y a une certaine similarité entre les deux, la gestion du stress et la résignation au stress relèvent de deux comportements distincts. Pour bien gérer le stress, vous devez planifier et établir un système de soutien avant que les stresseurs ne vous paralysent. La résignation au stress sous-entend un sens de la survie ou une subsistance pendant une période de stress.
La planification d’un programme de gestion du stress n’a pas nécessairement à être stressante – au contraire, le processus peut être très simple! Un peu de prévoyance et de préparation s’imposent, mais une fois établi, votre programme pourra vous aider à faire face à une journée particulièrement tumultueuse.
- Établissez un système de soutien. Vous avez sans doute déjà un réseau formé de votre famille et de vos amis. Il peut être utile de déterminer qui parmi ce groupe peut vous aider et à quel moment. Ne vous contentez pas d’y penser – écrivez leurs coordonnées, car il sera plus facile de leur demander leur appui si vous savez comment les joindre.
- Réservez-vous du temps juste pour vous. Vous devez vous retrouver seul, loin des distractions et des gens. Il serait même bon d’inscrire à votre agenda ces moments de solitude. Ainsi, ni les collègues, ni la famille n’empièteront sur ce temps consacré à refaire le plein d’énergie. Si vous êtes très occupé, ne renoncez pas à vous accorder ce répit, car cinq minutes seulement peuvent vous faire du bien.
- Classez vos tâches par ordre de priorité. Il est toujours gratifiant de rayer sur notre liste les tâches accomplies. Malheureusement, nous rayons souvent en premier les tâches les plus simples, délaissant parfois trop longtemps celles qui ont plus d’importance. Dressez avec honnêteté la liste de vos tâches par ordre de priorité.
- Prenez le temps de vous choyer. Il ne s’agit pas nécessairement de vous faire couler un bain de mousse ou d’avaler des friandises. Il faut plutôt penser à vous offrir des repas équilibrés, à bien dormir et à faire de l’exercice, entre autres choses. Prendre soin de votre santé physique, ce n’est pas un luxe, et il faut en faire une priorité.
- Soyez actif! L’exercice physique peut paraître intimidant, mais il peut aussi être très agréable si vous le faites en fonction de vos intérêts. Que ce soit une promenade relaxante ou un match de soccer animé, ce sont là des activités qui sauront vous faire bouger. Il est d’ailleurs établi que l’exercice régulier peut abaisser le taux de cortisol et stimuler les endorphines.
À propos de l’auteure
Jenna Templeton est une éducatrice en santé et une rédactrice scientifique indépendante qui vit à Salt Lake City au Utah. Après avoir obtenu un baccalauréat en chimie à la Virginia Tech, Jenna a passé cinq ans à faire de la recherche scientifique dans l’industrie alimentaire. Ce travail a nourri son intérêt pour le mieux-être personnel, ce qui l’a amenée à obtenir un diplôme d’études supérieures en santé, promotion et éducation de l’University of Utah. Dans ses loisirs, Jenna aime les concerts, le jardinage, la bonne chère et les randonnées dans les monts Wasatch.
Références
https://adaa.org/living-with-anxiety/managing-anxiety/exercise-stress-and-anxiety
http://www.apa.org/helpcenter/manage-stress.aspx
https://www.sciencedaily.com/releases/2017/10/171016142449.htm
Si la variété rend la vie intéressante, imaginez ce qu’elle peut faire dans votre assiette. L’alimentation colorée pourrait bien être la cure de jeunesse dont vous avez besoin.
Les sondages montrent qu’une proportion surprenante d’adultes ne mange pas encore suffisamment de fruits et de légumes. En fait, aussi récemment qu’en 2013, 76 % et 87 % des adultes ne consommaient pas les portions quotidiennes recommandées de fruits et de légumes, respectivement. C’est dire que la majorité des adultes ne profitent pas des bienfaits d’une alimentation riche en végétaux.
L’adoption d’une alimentation diversifiée et colorée en vaut la peine – autant pour les papilles gustatives que pour la santé. Les fruits et légumes ajoutent plus que de jolies couleurs dans votre assiette.
Chaque couleur représente différents phytonutriments, ou nutriments d’origine végétale, qui soutiennent les différents systèmes de l’organisme. Une alimentation colorée aide donc à maintenir en santé les systèmes cardiovasculaire et immunitaire, les yeux, le cerveau et la communication cellulaire.
Pour combler les lacunes dans votre alimentation, la première étape consiste à effectuer une évaluation visuelle de votre assiette. Demandez-vous si votre repas est monochrome – d’une seule couleur, blanc ou brun, par exemple. Si c’est le cas, avivez-le en ajoutant des fruits et légumes de saison en accompagnement.
L’ajout de couleurs dans votre alimentation n’a pas à être compliqué. Puisque chaque couleur représente différents types de composants bénéfiques, n’importe quelle couleur peut convenir. Différentes options vous sont présentées ici, classées selon les couleurs de l’arc-en-ciel. Chaque section vous renseigne sur les avantages que procure sa couleur. Enfin, vous trouverez des suggestions d’aliments à acheter pour diversifier le contenu de votre panier d’épicerie et faciliter l’adoption d’une alimentation colorée.
Le rouge n’est pas seulement pour les roses
Les fruits et légumes rouges contiennent souvent des composants naturels comme des caroténoïdes et des flavonoïdes, présentant une variété de bienfaits pour la santé lorsqu’ils sont consommés régulièrement.
Les caroténoïdes sont un groupe de pigments synthétisés par des plantes. Parmi les caroténoïdes les plus courants, citons le bêta-carotène, la lutéine, la zéaxanthine, et le lycopène. Bon nombre d’entre eux agissent comme des antioxydants dans l’organisme : en participant à la neutralisation des radicaux, ils aident à protéger les cellules et à soutenir la santé.
De plus, ces caroténoïdes jouent un rôle important dans la préservation de la vision. Le bêta-carotène, par exemple, est également connu sous le nom de provitamine A. En fait, l’organisme convertit le bêta-carotène alimentaire en vitamine A ou rétinol : sous sa forme de rétinol, elle fait partie intégrante d’une réaction chimique dans la rétine, qui aide à la perception des couleurs et à la vision lorsque l’éclairage est faible.
Le lycopène mérite également qu’on s’y attarde. Lorsqu’on le consomme sur une base régulière, le lycopène est associé à une amélioration des taux d’enzymes antioxydantes et à une réduction du stress oxydatif. Des études d’observation ont également fait ressortir des données encourageantes qui suggèrent un lien entre le lycopène alimentaire et le maintien d’une bonne santé générale.
Pour augmenter votre consommation de lycopène, mangez des tomates fraîches ou en conserve. Soyez créatif dans la manière dont vous intégrez des aliments colorés à vos repas, ce qui vous évitera de vous lasser. Voici quelques idées : une salade caprese, une soupe de tomates et des pâtes marinara.
La couleur rouge a toutefois plus à offrir que du lycopène. Les aliments rouges contiennent de la vitamine C et des phytonutriments, comme les flavonoïdes – qui agissent également comme des antioxydants.
Ces phytonutriments ne se trouvent pas seulement dans la nourriture, mais également dans certaines boissons. Vous pouvez donc vous offrir un verre de vin rouge occasionnel sans culpabilité! Le vin rouge est une source surprenante de flavonoïdes et d’autres nutriments similaires, particulièrement le resvératrol.
QUOI ACHETER : Égayez votre liste d’épicerie avec une variété d’aliments rouges.
- Légumes : betteraves, chou rouge, radis
- Fruits : tomates, raisins rouges, fraises, grenades, poivrons rouges
- Boissons : vin rouge, thé
Orange et jaune : le côté ensoleillé des fruits et légumes
Les fruits et légumes orangés ou jaunes sont une autre source de caroténoïdes. Celui qui se retrouve le plus fréquemment dans les plantes de couleur orange ou jaune est le bêta-carotène.
Comme nous l’avons vu précédemment, un des destins du bêta-carotène est sa conversion en vitamine A lors de l’ingestion. Toutefois, lorsque le bêta-carotène n’est pas converti, l’organisme l’utilise comme antioxydant.
Les plantes orangées et jaunes contiennent également des vitamines et minéraux essentiels, comme la vitamine C, l’acide folique et le potassium. À titre d’exemple, les agrumes fournissent à l’organisme de grandes quantités de vitamine C, un nutriment essentiel et un antioxydant.
QUOI ACHETER : Ajoutez ces aliments à votre liste d’épicerie pour ensoleiller vos repas.
- Légumes : betteraves jaunes, patates douces, maïs, curcuma
- Fruits : citrons, oranges, tangerines, pamplemousses, ananas, cantaloups, papayes
Prendre le virage vert
Dans votre tendre enfance, on vous a probablement sermonné sur l’importance de « manger des légumes verts ». Ils ne semblent pas très intéressants à première vue, mais lorsqu’on sait tout ce qu’ils contiennent, les légumes verts deviennent beaucoup plus alléchants.
Les plantes vertes sont riches en caroténoïdes et en nutriments essentiels sous forme de vitamines A et K, et de potassium. Les légumes-feuilles offrent en plus une bonne dose de calcium. Si cette liste ne vous impressionne pas, on peut ajouter que de nombreux légumes verts contiennent du glucosinolate – composé précurseur des isothiocyanates.
Ces composés donnent à certains légumes une saveur légèrement aigre ou amère. C’est un goût qui mérite d’être apprivoisé lorsqu’on considère tous les bienfaits pour la santé. Ces composés jouent un rôle dans la signalisation cellulaire, ils soutiennent les processus de détoxification, aident à la production de glutathion et agissent comme des antioxydants.
Vous pouvez combler vos besoins en consommant des crucifères ou des légumes de la famille du Brassica. Le brocoli, le chou, le chou-fleur et le chou frisé ne sont que quelques options. Si vous voulez tirer le maximum de vos légumes verts, un groupe de chercheurs a montré que les feuilles de moutarde et le chou renferment une quantité particulièrement élevée de ces composés bénéfiques.
Vous pouvez aussi envisager de garnir votre assiette d’épinards, de chou frisé, de feuilles de navet ou de chou fourragé pour prendre le virage vert.
QUOI ACHETER : Faites une sélection de ces légumes verts à votre prochaine visite au marché.
- Légumes : brocoli, bok choy, roquette, chou frisé, choux de Bruxelles, courgettes, asperges, fines herbes
- Fruits : pommes, poires, raisins verts, kiwis, melon miel, limes
Ces fruits et légumes bleus (et mauves) ne vous donneront pas « les bleus »
Les plantes de teinte bleue ou mauve sont riches en anthocyanes, un pigment qui fait partie des flavonoïdes. Ces micronutriments jouent le rôle d’antioxydants qui servent principalement à protéger les cellules et les tissus contre les dommages oxydatifs.
Un groupe de chercheurs a analysé 15 fruits et 7 légumes afin de déterminer la teneur en anthocyanes de chacun d’entre eux. Parmi les aliments bleus et mauves, ceux-ci avaient les plus hautes concentrations : bleuets sauvages, baies de sureau, framboises noires et aubergines.
QUOI ACHETER : Laissez-vous tenter par quelques-uns de ces aliments lors de votre prochaine visite à l’épicerie.
- Légumes : pommes de terre pourpres, chou rouge, chou-fleur mauve
- Fruits : pruneaux, figues, prunes, raisins, aubergines, baies mauves ou bleues
Manger différemment avec une alimentation colorée
On peut comprendre qu’il soit difficile d’intégrer ces nouveaux aliments aux repas des mangeurs capricieux ou des gens toujours à la course. Heureusement, il y a quelques trucs qui vous aideront à adopter une alimentation colorée et savoureuse. En voici une sélection.
- Ajoutez des légumes verts au goût délicat, comme les épinards, à vos boissons fouettées. Si vous êtes réticent à l’idée de mettre des légumes dans votre boisson fouettée, adoucissez la saveur en ajoutant un aliment sucré, comme des fraises. Commencez par mettre du lait et des bananes pour une consistance crémeuse, puis ajoutez des légumes verts et enfin des fraises congelées pour un mélange frais et substantiel. Mélangez le tout et, en un seul repas sur le pouce, vous serez en bonne voie vers la consommation des cinq tasses de fruits et légumes recommandées quotidiennement.
- Essayez une purée de pommes de terre légèrement meilleure pour la santé en remplaçant un tiers des pommes de terre par d’autres légumes racines, comme des carottes ou des navets, cuits à la vapeur. Même le chou-fleur peut servir de substitut. Réduisez tous les légumes en purée, ajoutez du sel et une petite quantité de beurre, ou encore, une option plus santé comme l’huile d’avocat. Le résultat sera une version améliorée du plat familier et réconfortant que vous aimez, avec des phytonutriments et fibres en prime. De plus, il a été montré que le fait de limiter votre consommation de pommes de terre vous aide à garder votre ligne.
- Optez pour un dessert santé en remplaçant la crème glacée par du lait de noix de coco frais accompagné de vos baies préférées. Vous obtiendrez une bonne dose d’antioxydants et de flavonoïdes en plus de combler vos besoins de sucreries.
À propos de l’auteure
Jenna Templeton est une éducatrice en santé et une rédactrice scientifique indépendante qui vit à Salt Lake City au Utah. Après avoir obtenu un baccalauréat en chimie à la Virginia Tech, Jenna a passé cinq ans à faire de la recherche scientifique dans l’industrie alimentaire. Ce travail a nourri son intérêt pour le mieux-être personnel, ce qui l’a amenée à obtenir un diplôme d’études supérieures en santé, promotion et éducation de l’University of Utah. Dans ses loisirs, Jenna aime les concerts, le jardinage, la bonne chère et les randonnées dans les monts Wasatch.
Références
Bohm V. Lycopene and heart health. Mol Nutr Food Res. 2012, 56 (2): 296-303.
https://www.choosemyplate.gov/
http://lpi.oregonstate.edu/mic/dietary-factors/phytochemicals/carotenoids#introduction
http://lpi.oregonstate.edu/mic/dietary-factors/phytochemicals/flavonoids
Recommendations – United States, 2013. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2015 Jul; 64 (26): 709-13.
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