forest bathing

À l’heure où la technologie règne en maître, bien des gens sentent le besoin de se simplifier la vie et se rapprocher de la nature. Pour ressentir les effets bénéfiques des activités extérieures, il est nécessaire de tout débrancher et de faire le plein d’énergie en pleine nature. Ceux qui arrivent à absorber tout ce que le plein air a à offrir savent pourquoi il est important de passer du temps dehors. C’est une question de santé.

Bien avant l’arrivée des téléphones intelligents et des voitures sans conducteur, le Japon avait fait des « bains de forêt » un volet essentiel de son programme national de santé. Le bain de forêt consiste à s’immerger dans le milieu naturel.

Ce concept est issu du shinrin-yoku, ou thérapie par la forêt, qui remonte à 1982. Trois décennies plus tard, l’objectif du bain de forêt demeure inchangé : remettre les gens en contact avec les pouvoirs thérapeutiques de la nature. De nombreuses études et recherches confirment ce que les Japonais croient depuis longtemps : la nature contribue au bien-être de maintes façons.

Les bains de forêt connaissent une popularité grandissante aux États-Unis, particulièrement dans les zones métropolitaines. Les gens – en solo, en famille ou entre amis – se retrouvent dans les bois pour faire des randonnées thérapeutiques et des promenades dans la nature. Cependant, pour améliorer le mieux-être, le bain de forêt n’est pas la seule façon de profiter des bienfaits de la nature.

Les bienfaits de la nature peuvent être ressentis de mille façons; à vous de choisir (petit indice : on doit commencer par mettre son téléphone de côté et faire l’expérience du plein air). Par contre, nous vous expliquerons en dix points pourquoi le fait de passer du temps à l’extérieur est si important pour votre santé et celle de votre famille.

1. Évacuer le stress

Le fait d’aller dehors peut aider à évacuer le stress lié au travail ou aux études. S’il n’est pas bien géré, le stress peut être dommageable pour la santé, en nuisant au bon fonctionnement du système immunitaire et de l’esprit, par exemple. Un niveau élevé de stress au travail ou à l’école est associé à divers problèmes, par exemple la dépression, l’obésité et l’hypertension artérielle, mais heureusement, le remède naturel contre le stress est tout près : dans votre propre arrière-cour.

Passer du temps dans la nature réduit le stress chez les adultes et les adolescents. Le taux de cortisol (une hormone reliée au stress) dans le sang diminue après un séjour dans la nature. Chez un groupe de jeunes vacanciers en Chine, on a observé que le taux de cortisol de ceux qui avaient fait de la randonnée et du camping était inférieur à celui de ceux qui étaient restés en ville, et cette différence avait persisté pendant plusieurs jours après leur retour.

Les résultats montrent que le fait de passer régulièrement du temps dans la nature est un moyen fiable de gérer le stress. Mieux encore, les activités de plein air sont peu coûteuses et accessibles à tous. Pendant le prochain long week-end, préférez donc un séjour dans la nature à une escapade urbaine afin de réduire votre stress et vous ressourcer.

La nature peut contribuer à la satisfaction au travail. Les employés dont le bureau est fenestré sont plus heureux et moins stressés. Si vous n’avez pas de fenêtre, prenez le temps chaque jour de regarder dehors et d’en ressentir les bienfaits antistress.

2. Renforcer l’immunité

Trop de temps passé à l’intérieur peut nuire à l’immunité. Le système immunitaire fonctionne mieux lorsqu’il est régulièrement mis à l’épreuve, ce qui n’est pas le cas entre quatre murs.

Une bonne dose de plein air prépare l’organisme à se défendre. En voici le mode de fonctionnement.

Une étude publiée en 2010 a évalué l’effet du bain de forêt sur la fonction immunitaire. Chez un groupe d’adultes japonais, on a observé une augmentation du nombre de globules blancs dans le sang après un séjour de trois jours dans la forêt et cette augmentation s’est maintenue pendant plus de 30 jours après leur retour. Composante essentielle du système immunitaire, les globules blancs aident l’organisme à combattre les germes en identifiant, avec l’aide des anticorps, les agents pathogènes et autres envahisseurs.

Un séjour dans la nature donne un coup de pouce à l’immunité et peut aider à se sentir en santé. Pour les adultes actifs et les enfants en croissance, il est avantageux d’avoir une meilleure immunité. Allez régulièrement dans la nature pour renforcer la capacité naturelle de votre organisme à combattre les germes.

3. Améliorer la capacité de concentration

Les études ont montré que la capacité de concentration de la population générale s’améliore de manière presque homogène au contact de la nature. Selon une étude parue en 2009, il en irait de même pour les enfants atteints d’un trouble du déficit de l’attention. Une promenade de vingt minutes dans un parc suffirait à augmenter le niveau d’attention des enfants présentant un TDAH. Cette « dose de nature » pourrait constituer une solution plus naturelle aux troubles du déficit de l’attention chez les enfants.

Le même effet peut être observé chez les adultes. Un lien a été établi entre le fait de voir la nature par une fenêtre au travail ou de prendre des pauses à l’extérieur et l’augmentation de la productivité et de la concentration.

Pour améliorer de beaucoup votre concentration et votre créativité, passez plus de temps dehors. La fonction cognitive et la capacité à résoudre des problèmes de manière créative augmentent de près de 50 % après avoir passé plusieurs jours dans la nature. Les retraites en pleine nature peuvent vous aider à vous attaquer à un dossier important ou un projet personnel. Si vous vous interrogez toujours sur l’importance du plein air, dites-vous qu’il peut s’avérer une excellente source d’inspiration.

4. S’alimenter plus sainement

Vous cherchez une activité pour passer du temps dehors? Le jardinage est une excellente façon de passer plus de temps à l’extérieur. En plus de vous garder actif, il vous donne un accès régulier à des fruits et légumes frais.

Les activités extérieures sont depuis longtemps associées à un mode de vie sain. Travailler dans le jardin vous permet non seulement de récolter des bénéfices nutritionnels, mais aussi de faire de l’exercice.

Découvrez d’autres raisons pour lesquelles le jardinage aide à améliorer la santé.

5. Calmer l’esprit

L’anxiété et la dépression peuvent être invalidantes. Il est difficile de composer avec la maladie mentale et les méthodes varient d’une personne à l’autre. La majorité des médecins et des thérapeutes recommandent de faire de l’exercice régulièrement, en plus de suivre un traitement et de prendre des médicaments. La pratique extérieure de l’exercice recommandé peut aider à soulager la souffrance émotive et mentale, en plus d’améliorer l’humeur.

Le fait d’aller dans la nature entraîne dans l’organisme diverses réactions physiologiques. S’asseoir dehors peut faire baisser la pression artérielle, ralentir le rythme cardiaque et réduire le taux de cortisol. Le corps fonctionne au ralenti lorsqu’il est à l’extérieur, ce qui provoque une sensation de calme et de paix.

L’esprit fonctionne de la même façon. Passer du temps dehors adoucit l’humeur et diminue l’anxiété. Dans la nature, il est plus facile de se concentrer et donc de prendre conscience de ses problèmes de stress et d’anxiété. L’estime de soi peut aussi en être améliorée.

C’est en grande partie pour retrouver la paix intérieure et l’acuité mentale qu’il est important d’aller dehors. Trouvez-les en intégrant du temps dans la nature à votre programme de soins de santé mentale.

6. Gérer votre poids

Comme la nature offre de beaux paysages et de l’air frais, choisissez un programme d’exercices qui vous permet de sortir. Des recherches menées par les Centers for Disease Control and Prevention aux États-Unis (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) indiquent que plus d’un adulte américain sur trois est obèse.

L’exercice et la saine alimentation sont les solutions les plus efficaces contre la progression de l’obésité. Une promenade de 30 minutes dans un parc brûle 149 calories et une randonnée à vélo de même durée, 372 calories. Afin d’encourager vos enfants à faire de l’exercice à l’extérieur, trouvez des activités amusantes à faire en famille. Pour réduire les risques d’obésité, passez plus de temps à marcher, à faire du vélo, à courir et à jouer dehors. Soyez actif à l’extérieur du gym et profitez de tous les bienfaits que la nature peut vous offrir.

7. Améliorer votre mémoire à court terme

La nature pourrait aussi vous permettre de retenir les noms, de ne plus oublier vos clés et de prendre de meilleures notes en classe. En effet, il apparaît de plus en plus clairement que le temps passé dehors améliore la mémoire à court terme et la mémoire de travail.

Une expérience simple menée à l’University of Michigan soutient cette théorie. On a demandé à deux groupes d’étudiants de passer un test de mémoire, puis à l’un, de faire une promenade dans un jardin et à l’autre, au centre-ville. Au retour, les participants ont de nouveau subi le test. Ceux qui s’étaient promenés dans le jardin avaient amélioré leurs résultats de 20 %, tandis que les autres n’avaient vu aucune amélioration.

Les paysages naturels et les vues sur les espaces verts calment l’esprit et favorisent la concentration. En ville, la circulation, le bruit, les lumières et la densité de population dispersent notre attention. Dans ce contexte, il est difficile de bien se concentrer et se rappeler ce que l’on vient d’apprendre. Le fait de réfléchir à de nouveaux apprentissages dans un environnement naturel et paisible peut aider à améliorer la mémoire à court terme.

8. Améliorer votre vision

La santé oculaire est une autre raison pour laquelle il faut aller dehors. Une étude menée en Australie auprès d’enfants du primaire a établi une corrélation entre le temps passé à l’extérieur et une meilleure vision. Parmi les 2 000 enfants suivis pendant l’étude, ceux qui passaient plus de temps dehors diminuaient de façon significative leur risque de souffrir de myopie. Ces résultats donnent à entendre que jouer à l’extérieur aurait un effet protecteur sur la vision des enfants.

Ces résultats sont étonnants, car l’effet protecteur n’a pas été observé chez les enfants qui pratiquent des sports à l’intérieur. L’exposition à l’air frais et à la lumière du soleil protège mieux les yeux en croissance qu’une activité physique équivalente pratiquée à l’intérieur.

Il est difficile pour les enfants de voir les images clairement à la lumière plus faible de l’intérieur. Les yeux doivent modifier leur forme afin de s’adapter. La lumière extérieure, plus abondante, évite aux yeux des enfants de devoir faire des efforts supplémentaires. Faites d’une pierre deux coups : lorsque vient le temps d’encourager vos enfants à s’amuser et à bouger, envoyez-les dehors et protégez ainsi la santé de leurs yeux.

9. Combattre le trouble du déficit de la nature

Nous passons plus de temps à l’intérieur que jamais auparavant. Les ordinateurs, les tablettes, les téléphones cellulaires et les jeux vidéo accaparent notre attention au détriment de la nature.

Jouer dehors encourage la créativité des enfants, développe leur capacité d’attention et augmente leur désir d’explorer. Dans son livre Last Child in the Woods: Saving Our Children from Nature-Deficit Disorder, Richard Louv met en lumière cette nouvelle tendance en créant le néologisme nature-deficit disorder (trouble du déficit de nature) pour expliquer ce qui arrive lorsque les enfants passent trop de temps à l’intérieur.

Des études récentes montrent que les enfants âgés de 8 à 18 ans consacrent plus de six heures par jour à des appareils électroniques. Selon une étude publiée en 2002, les enfants de 8 ans avaient plus de facilité à identifier des personnages de Pokémon que des plantes ou des animaux de leur voisinage. Moins les enfants passent du temps dehors, plus ils adoptent des habitudes malsaines.

Et ces enfants risquent de développer des problèmes de santé chroniques. Le diabète, l’hypertension, l’obésité et la dépression accompagnent souvent un mode de vie sédentaire. Aidez votre famille à adopter des habitudes saines et à privilégier les jeux à l’extérieur, plutôt que les appareils électroniques.

10. Augmenter la longévité

En 2015, 108 630 femmes américaines ont fait l’objet d’une étude pour établir la relation entre la nature et la longévité. Les femmes vivant à proximité de parcs, de jardins, d’arbres et de forêts avaient un taux de mortalité nettement moins élevé que les femmes qui vivaient loin de la nature. Les résultats étaient similaires en ville et à la campagne.

L’association entre une plus grande espérance de vie et le fait d’habiter près de la végétation peut être attribuée à différents facteurs. On sait que l’air de qualité augmente l’espérance de vie et il est de meilleure qualité dans les endroits où la végétation est plus dense. Le fait d’habiter près de parcs et de pistes de randonnée encourage à faire de l’exercice plus fréquemment, ce qui contribue à assurer la santé du cœur. Passer du temps dehors encourage également l’engagement social et peut améliorer la santé mentale.

Quelle que soit la cause exacte, aller dehors contribue à une vie plus longue et plus heureuse, et c’est là l’ultime raison pour laquelle il est si important de passer du temps à l’extérieur. Quand vient le temps de choisir un endroit pour vous établir avec votre famille, optez pour celui qui vous permet d’accéder régulièrement à la nature.

Prenez votre santé en main, allez dehors!

Prenez le temps, dès aujourd’hui, de vous aventurer à l’extérieur et de profiter des bienfaits de la nature. Remplacez le temps passé à utiliser des appareils électroniques par une randonnée à vélo ou une promenade dans un parc près de chez vous. Choisissez le jardinage ou les bains de forêt comme nouveaux passe-temps. Et surtout, rappelez-vous qu’on peut profiter des activités extérieures seul ou en famille.

Il n’y a pas de mauvaise façon de passer du temps à l’extérieur et il y a beaucoup à gagner à explorer la nature. Maintenant, vous savez pourquoi il est important d’aller dehors. Le moment est venu de reprendre contact avec la nature. Votre corps et votre esprit vous en seront reconnaissants.

 

À propos de l’auteure

Sydney Sprouse est une rédactrice scientifique indépendante basée à Forest Grove en Oregon. Elle détient un baccalauréat en biologie humaine de la Utah State University, où elle a travaillé comme stagiaire en recherche et rédactrice boursière. Étudiante permanente des sciences, sa motivation consiste à rendre accessible au plus grand nombre les recherches scientifiques actuelles. Les sujets qui l’intéressent avant tout : la biologie humaine, la santé et l’alimentation.

 

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Le cerveau est puissant. On peut même s’en servir pour comprendre son propre mode de fonctionnement. Il ne faut pas croire pour autant que ce pouvoir le met à l’abri de ce qui affecte le reste du corps. En effet, le style de vie et l’environnement ont un impact sur la santé du cerveau. Heureusement, il existe des nutriments bénéfiques pour le cerveau dont l’efficacité à soutenir la fonction cognitive a été démontrée.

Découvrez plus bas un quelques-uns des nutriments les plus importants pour le cerveau. Vous trouverez aussi des aliments qui renferment ces composants nutritionnels essentiels pour préserver la santé cognitive.

De bons lipides

Le lien entre les gras alimentaires (lipides) et un cerveau en santé est établi depuis longtemps. Si à l’origine, on croyait que ce lien était assuré par l’action des lipides sur le système cardiovasculaire, des recherches récentes montrent que les gras alimentaires bénéfiques agissent plus directement sur le cerveau.

Les acides gras polyinsaturés oméga-3 (comme le DHA que l’on retrouve dans l’huile de poisson) entrent dans la composition normale de la membrane des cellules de l’organisme. De plus, tout comme d’autres gras insaturés, ils sont des composants essentiels des cellules du cerveau. Voilà pourquoi on entend souvent dire que le poisson nourrit le cerveau.

Les poissons gras d’eaux froides ne sont pas la seule source alimentaire qui procure des lipides bénéfiques pour la santé cérébrale. Voici d’autres aliments à ajouter à votre liste d’épicerie :

  • Avocats
  • Noix (de toutes sortes à partir des amandes jusqu’aux noix de Grenoble)
  • Graines
  • Huiles végétales
  • Soja

Flavonoïdes

L’effet antioxydant des flavonoïdes a été bien établi dans une éprouvette en laboratoire, mais les composés végétaux comme le cacao, le ginkgo et l’extrait de pépins de raisins ont sur l’organisme des effets plus complexes qui font toujours l’objet de recherches.

Des études portant sur certains flavonoïdes présentent des résultats prometteurs pour la santé cérébrale. Par exemple, la quercétine qui est une composante majeure de l’extrait de ginkgo biloba aiderait à préserver la mémoire et la capacité d’apprentissage, mais de plus amples recherches sur le sujet sont nécessaires.

Comme divers aliments colorés de source végétale procurent des flavonoïdes, vous avez une multitude de choix pour en intégrer à votre régime alimentaire, y compris ceux qui suivent :

  • Baies
  • Chocolat noir
  • Légumes feuillus vert foncé
  • Raisin
  • Thé
  • Prunes
  • Brocoli

Caroténoïdes

Comme leurs cousins les phytonutriments, les caroténoïdes sont des pigments qui colorent les fruits et légumes. En fait, ce sont eux qui donnent les couleurs jaune, rouge et orange qui agrémentent si joliment notre alimentation.

Certains éléments puissants de cette famille de phytonutriments – la lutéine et la zéaxanthine – sont surtout connus pour favoriser la santé oculaire plutôt que cérébrale. Les recherches révèlent cependant des liens entre caroténoïdes et préservation d’un fonctionnement cognitif normal.

Le cerveau est aussi friand d’autres caroténoïdes qui agissent comme antioxydants pour l’aider à se protéger contre le stress oxydatif.

Pour aider à procurer un surplus de caroténoïdes à votre cerveau, voici de bons choix :

  • Carottes
  • Citrouille
  • Épinards
  • Patates douces
  • Poivrons rouges
  • Tomates (en conserve et fraîches)
  • Chou frisé

Le complexe de vitamines B

Il est essentiel d’avoir un bon taux de vitamine B9 (folate) dans l’organisme pour assurer un bon fonctionnement cognitif. La preuve? Une carence en folate peut occasionner des troubles neurologiques et cognitifs.

Les résultats d’études cliniques ont poussé plus loin la compréhension du rôle du folate dans la fonction cognitive. Ces études ont montré que la prise d’un supplément de folate, seul ou combiné à d’autres vitamines B (B6 et B12), contribue au maintien d’une fonction cérébrale saine au cours du vieillissement.

Les sources de folate et d’autre vitamines du groupe B ne manquent pas. Vous avez le choix :

  • Légumineuses
  • Épinards
  • Brocolis
  • Asperges
  • Grains enrichis
  • Bœuf, fruits de mer et œufs (vitamine B12)
  • Bananes, pommes de terre et noix (vitamine B6)

Vitamine E ou α-tocophérol

En recherchant des aliments bénéfiques pour votre cerveau, vous serez souvent guidé vers les noix et le poisson. C’est en partie à cause de leur teneur en bons gras, comme nous l’avons vu pus haut. Ajoutons cependant que bon nombre de noix assurent aussi un apport vitaminique élevé, notamment l’importante vitamine E.

Des liens entre cet antioxydant puissant et le rendement cognitif ont aussi été étudiés. En effet, on a observé un rapport entre une diminution du taux sérique de vitamine E et une mémoire peu performante chez des personnes âgées.

Rappelez-vous d’ajouter à votre menu ces bonnes sources de vitamine E :

  • Noix
  • Huiles végétales
  • Légumes verts
  • Mûres
  • Brocolis
  • Graines de tournesol

Calcium et magnésium

Le cerveau doit son bon fonctionnement à l’interconnexion entre les neurones et leur faculté de communiquer. Deux minéraux − le calcium et le magnésium − jouent un rôle important dans le processus de communication.

Mieux connus pour leurs bienfaits pour la santé osseuse, ces minéraux sont aussi bénéfiques pour le cerveau. Le calcium contribue au bon fonctionnement des cellules nerveuses et aide à contrôler le flux des neurotransmetteurs. Le magnésium intervient dans la transmission des impulsions et aide le cerveau à tirer parti de tous les bienfaits des vitamines du groupe B en catalysant leur transition vers des formes actives.

Ces deux minéraux puissants sont heureusement abondants dans l’alimentation. Produits laitiers, haricots, oranges, chou et chou frisé sont des sources de calcium. Les noix, les grains entiers, le lait, la viande et les légumes feuillus verts procurent du magnésium.

D’autres nutriments bénéfiques pour la santé cérébrale

Voici une liste non exhaustive d’autres nutriments dont l’apport à la santé cérébrale a été étudié :

  • Il a été montré que l’acide alpha-lipoïque aide au maintien de la mémoire et de la fonction cognitive.
  • La caféine est non seulement un remontant pour le cerveau, mais sa consommation a aussi été liée aux capacités cérébrales de traitement de l’information.
  • Le zinc est un minéral essentiel que l’on trouve dans la partie avant du cerveau. D’autres études s’imposent pour en déterminer les mécanismes, mais on a associé la carence en zinc à bon nombre de troubles neurologiques.
  • La curcumine est un antioxydant puissant qui semble protéger le cerveau contre la peroxydation des lipides et des radicaux à base de monoxyde d’azote.
  • Plusieurs hormones intestinales ou peptides, comme la leptine, la ghréline, le peptide

1 de type glucagon (GLP-1) et l’insuline, favorisent une saine réponse émotionnelle ainsi que le bon fonctionnement des processus cognitifs.

La production d’énergie

Le cerveau gère le fonctionnement de l’organisme et il faut beaucoup d’énergie pour en optimiser le rendement. De bons macronutriments sont nécessaires pour le nourrir et lui procurer l’énergie dont il a besoin.

Les mécanismes biologiques qui permettent le transfert d’énergie de la nourriture vers les neurones sont susceptibles de jouer un rôle essentiel dans la régulation de la fonction cognitive. Les processus de gestion d’énergie des neurones peuvent influer sur la plasticité cérébrale.

L’incidence importante d’une bonne nutrition sur le cerveau

Le mode de vie et l’alimentation ont des effets à long terme sur la santé. C’est dire que leur importance en matière de santé publique est probablement sous-estimée, tout particulièrement en ce qui concerne le vieillissement en santé.

De plus, ils jouent un rôle de premier plan dans la santé du cerveau.

Les nutriments qui nourrissent le cerveau grâce à une alimentation saine peuvent avoir une influence sur le déclin cognitif normal et graduel qui caractérise le vieillissement. Par conséquent, l’importance de bien nourrir votre cerveau pour accomplir vos tâches quotidiennes ne saurait se dissocier de la préservation à long terme de vos facultés. Comme les choix alimentaires savoureux ne manquent pas, vous devriez arriver sans trop de difficulté à consommer des aliments bénéfiques pour votre cerveau.

defining microbiome

defining microbiome

Nous ne sommes jamais seuls. Des milliers de milliards de microbes amis fourmillent dans l’organisme et c’est loin d’être mauvais. Tous ensemble, ils forment le microbiome – un mot souvent entendu, mais un concept qui reste mal compris. La définition du microbiome est pourtant assez simple. C’est cette multitude de bactéries, champignons, protozoaires et virus tout juste mentionnée. La définition est simple, mais ne vous y trompez pas : le microbiome est un sujet presque inépuisable.

Si vous entendez « microbiome » pour la première fois, ne vous affolez pas. Inutile de sortir le désinfectant. Vous n’avez pas à vous sentir dégoûtant ou sale, ni à avoir des démangeaisons parce que vous êtes l’écosystème de milliers de milliards de bactéries et d’autres microbes.

Le microbiome est normal même en vivant sainement. Nombre d’études laissent entendre que cette communauté de microbes peut même jouer un rôle plus important dans la santé.

Toujours un peu mal à l’aise? Une présentation du microbiome pourrait sans doute vous rassurer. Allons au-delà de sa simple définition et découvrons les bactéries amies.

Notions de base en bactériologie  

D’autres microbes vivent dans le microbiome, mais les bactéries, en nombre dominant, ont fait plus souvent l’objet d’études. Elles retiendront ainsi davantage notre attention dans cet article. Une information de base sur les bactéries est un excellent point de départ pour approfondir le sujet du microbiome.

Ce qu’il faut d’abord savoir des bactéries, c’est qu’elles sont en nombre incalculable. Même invisibles à l’œil nu, elles dominent pourtant la planète.

Elles forment le pourcentage le plus élevé de toutes les formes de vie sur Terre. Le poids total des bactéries est supérieur à celui de l’ensemble des êtres humains. On estime leur nombre total à cinq millions de millions de milliards de milliards. Un nombre si élevé qu’il est impossible à énoncer. Disons qu’il s’agit d’un cinq suivi de 30 zéros.

Ensuite, les bactéries sont du groupe des procaryotes. Unicellulaires, ces derniers sont dotés d’une membrane externe primitive, sans éléments cellulaires précis et sans noyau distinct. Tous les ingrédients essentiels à la vie – ADN, protéines et autres – flottent autour dans un liquide cellulaire appelé cytoplasme.

D’un groupe biologique différent, les humains, les animaux et autres formes de vie cellulaires complexes sont des eucaryotes. Chez ces organismes multicellulaires, des membranes entourent les organites (éléments de la cellule remplissant des fonctions précises) et le noyau des cellules.

L’organisme et les bactéries

Ayant acquis des notions de base en biologie, il est temps de voir les interactions des bactéries et microbes avec l’être humain. Commençons par des données arithmétiques.

Le nombre de bactéries est supérieur à celui de quoi que ce soit d’autre sur Terre, mais il en va différemment de l’organisme. On a déjà estimé que le nombre de cellules dans le microbiome était supérieur à celui dans l’organisme, selon un rapport de dix à un. Des études récentes ramènent plutôt ce rapport à environ un pour un. Même s’il s’agit du dixième de ce que l’on a longtemps tenu pour vérité, il reste que l’être humain vit avec des milliards de bactéries.

L’organisme forme des communautés où logent des bactéries et microbes d’une grande diversité. Ils sont très différents selon qu’ils résident dans la peau, le nez, la bouche, les oreilles ou les aisselles. Cette différence existe même entre bactéries et microbes vivant entre les orteils et sur d’autres parties du pied. L’intestin – auquel on pense dès que le mot « microbiome » est prononcé – peut en contenir à lui seul 40 000 de souches ou espèces différentes. En raison de la rivalité pour s’approprier espace et nourriture qu’elle installe, cette diversité est importante.

L’égoïsme caractérise les bactéries comme toutes les autres formes de vie. Elles ne vivent pas avec l’être humain par héroïsme ou compassion. L’impératif biologique d’une bactérie est d’assurer sa subsistance et celle de ses descendants. Par bonheur, l’organisme a évolué et tire parti de cet égoïsme, ce qui crée un processus où tous les partis sont gagnants (la symbiose). Les bactéries ont de la nourriture et l’organisme utilise des composés produits par les bactéries.

Cette relation plutôt productive pourrait nous inciter à qualifier les bactéries de bonnes ou mauvaises. Ce serait beaucoup trop simple, même s’il existe des cas très clairs – les bactéries pathogènes nocives. Par contre, le cas d’autres bactéries n’est pas aussi tranché, car règle générale, la plupart sont inoffensives ou légèrement bénéfiques.

La façon de voir certaines bactéries (bonnes ou mauvaises, saines ou nocives) dépend souvent de leur localisation. Une souche bactérienne peut être bénéfique dans une zone de l’organisme, en aidant à la digestion ou au bon fonctionnement immunitaire. Par contre, elle peut être nuisible ailleurs. La seule quantité de bactéries peut être problématique. Par exemple, un système immunitaire affaibli peut permettre à une souche bactérienne de se multiplier et de croître jusqu’à créer une population qui pose problème.

Par ailleurs, les bactéries ne passent pas soudainement du rôle de héros à celui de méchant. Loin de se comporter de cette façon, elles demeurent sensiblement les mêmes en tout temps : des égoïstes qui ne cessent d’essayer de se multiplier. Si elles se retrouvent au mauvais endroit, là où la symbiose est difficile, ou si le nombre de ces microbes est excessif, elles peuvent causer bien des torts.

Si les bactéries sont pour la plupart inoffensives et ne peuvent être classées comme bonnes ou mauvaises, qu’en est-il des probiotiques? Il existe des souches bactériennes dont la recherche a montré les bienfaits dans certains cas, mais des cas rares très précis étant donné les milliards de cellules et les milliers de souches. Conséquemment, il importe de prendre des probiotiques évalués et éprouvés pour survivre dans une zone déterminée de l’organisme et procurant des bienfaits validés.

Sur la piste du microbiome

Aussitôt qu’ils entendent « microbiome », la plupart des gens pensent à l’intestin. Même si les microbes abondent dans la partie inférieure du tube digestif, d’autres communautés de bactéries diverses logent ailleurs dans l’organisme.

Découvrons à quel endroit :

  • Intestin : L’estomac héberge peu de bactéries. Comme c’est un milieu très acide peu invitant, rares sont celles qui y survivent. Situation très différente dans l’intestin, surtout parce que c’est là où la nourriture réside le plus longtemps. Le microbiome intestinal a été étudié sous tous les angles et il est donc plus facile d’identifier bon nombre des catégories bactériennes de l’intestin.
  • Parmi la multitude de microbes peuplant l’intestin grêle et le gros intestin, les plus abondants sont les bactéroidetes (une catégorie de bactéries). Les populations dans l’intestin grêle et le gros intestin sont distinctes et avec des souches différentes dominant chacun.
  • Peau : L’organe le plus volumineux de l’organisme héberge sa propre communauté de bactéries et d’autres microbes. Les pires peurs des germaphobes sont confirmées : le corps est recouvert de bactéries. Les plis et replis de la peau offrent tout l’espace voulu pour l’établissement de diverses communautés microbiennes. Il faut pourtant rappeler que la plupart des bactéries sont inoffensives en temps normal et la plupart sont classées comme actinobactéries (une autre catégorie de bactéries).
  • Bouche : Les dents, la langue, les joues, les lèvres et le palais constituent l’habitat de bactéries dont la plupart sont inoffensives ou bénéfiques. Près de 300 différentes espèces ont été trouvées dans la bouche. Et à ce jour, on ne parle que des bactéries qui portent un nom.
  • Oreilles, nez, sinus et gorge : Des bactéries arrivent à s’épanouir dans chacune de ces zones à l’environnement particulier. Elles sont regroupées ici parce qu’elles sont reliées entre elles et aussi avec celles de la bouche.

Nous sommes loin d’avoir fait le tour de toutes les communautés bactériennes de l’organisme. Elles résident dans les organes génitaux, les poumons et en tout autre endroit où elles se sentent les bienvenues. Même si l’intestin retient davantage l’attention des chercheurs, ceux-ci étudient cependant de plus près d’autres régions de l’organisme. Ces travaux de recherche contribueront à une meilleure connaissance du microbiome et d’un plus grand nombre de ces bactéries amies.

La formation du microbiome

L’être humain est façonné par l’écosystème dans lequel il vit et il en va de même du microbiome… dont l’être humain est l’écosystème.

C’est ce qui explique le caractère unique du microbiome qui prend forme au gré de toutes les expériences que chacun vit depuis le moment de sa naissance. Que ce soit par voie naturelle ou césarienne, la naissance influe sur le microbiome du nouveau-né. Le régime alimentaire et l’environnement ont un impact sur l’organisme de l’être humain et sur les bactéries amies qui y vivent. L’âge est aussi un autre important facteur de différenciation.

Étant donné la série de variables et la grande diversité des bactéries dans l’écosystème de l’organisme, il est difficile de savoir quelles souches de bactéries « normales » ou « saines » chacun hébergera. Une configuration régulière d’un microbiome particulier serait un travail très exigeant qui demanderait beaucoup de temps. Un tel processus effectué une seule fois ne révélerait pas grand-chose. Un aperçu général du microbiome fournit toutefois suffisamment d’information pour le comprendre sans devoir énumérer des milliers de souches bactériennes.

En résumé, les bactéries coexistant avec nous sont celles qui découvrent un créneau biologique, tout en étant aussi les plus aptes à s’adapter à un milieu donné et à y survivre. Chacun est en quelque sorte aux commandes de son microbiome et nous insistons sur « en quelque sorte ». Ce n’est pas aussi simple que de choisir nos bactéries préférées, parce que beaucoup de facteurs nous échappent. Nous savons que les bonnes habitudes – un bon sommeil, l’exercice et un régime alimentaire sain – favorisent un microbiome bénéfique.

Par contre, les bactéries sont des espèces vivantes rivalisant avec des milliards de leurs semblables pour l’espace et la nourriture. Nous pouvons certes influer sur les résultats de cette compétition, mais sans cependant réussir à les fausser entièrement. Pour ces mêmes raisons, le microbiome ne cesse de changer.

L’utilité du microbiome pour l’être humain

La réponse est simple : il est très utile. La recherche dévoile de plus en plus les fonctions qu’exerce le microbiome pour l’être humain et sa santé.

Voici un exemple très révélateur : la croissance de souris élevées en l’absence d’une communauté bactérienne, c.-à-d. nées et élevées en milieu stérile, est différente de celle de souris avec un microbiome. Les souris exemptes de tout germe présentent des anomalies comportementales et d’autres problèmes de santé contrairement aux souris normales.

Règle générale, le microbiome contribue aux processus digestifs, à la fonction immunitaire, au maintien d’un poids santé, au fonctionnement du système nerveux, et plus encore. C’est là un tout autre sujet. Nous expliquerons en détail comment les bactéries amies favorisent la santé dans le prochain article de notre série sur le microbiome.

deficiencies

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Vous l’avez sans doute déjà entendu : les aliments que vous consommez vous procurent tous les nutriments dont vous avez besoin. C’est peut-être le cas, certes, mais il est peu probable.

Nous savons tous que les suppléments vitaminiques ne remplacent pas une alimentation saine, mais personne ne se nourrit de façon parfaitement saine non plus. Qui plus est, si vous êtes malade ou allergique à certains aliments, ou si vous suivez une diète ou avez des caprices alimentaires, il est difficile d’obtenir tout ce qu’il vous faut. Et pour ceux qui s’astreignent à un régime alimentaire strict, le défi est encore plus colossal.

La recherche montre que les carences varient aussi en fonction de l’âge, du sexe ou de l’origine ethnique et peuvent atteindre près d’un tiers de certains groupes de population. En outre, bien des gens sont trop occupés pour prendre le temps de bien manger ou de cuisiner à la maison.

Heureusement, il existe un moyen d’empêcher les carences. Une nouvelle étude révèle que les suppléments de multivitamines et de minéraux peuvent faire office de régime d’assurance nutritionnelle.

Une nouvelle étude dans la revue Nutrients analyse les données recueillies dans les sondages de 2009-2012 du programme National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES) auprès de 10 698 adultes de 19 ans et plus. Ces données provenaient d’entrevues fiables de 24 heures sur les habitudes alimentaires – notamment la prise de suppléments alimentaires – en plus de prélèvements sanguins effectués lors d’un examen médical en personne visant à analyser les marqueurs de l’état nutritionnel.

Les résultats indiquent qu’un apport quotidien de suppléments de multivitamines et de minéraux aide à prévenir les insuffisances de nutriments nécessaires pour favoriser un bon état de santé général. Les quelques exceptions relevées – le calcium, le magnésium et la vitamine D – représentent tout de même des nutriments importants que chacun doit prendre en quantité suffisante.

« Malheureusement, il semble que les anciennes façons de penser continuent de prévaloir. Par exemple, vous pouvez obtenir tous les nutriments qu’il vous faut rien qu’en suivant un régime alimentaire équilibré et sain – sans tenir compte de ce que les gens mangent réellement et de ce qu’il leur faut vraiment, confie l’auteur principal Jeffrey Blumberg, Ph. D. À mesure que nous comprenons mieux que des quantités accrues de nutriments sont requises pour optimiser la santé et le mieux-être, en particulier chez les aînés, on conçoit la difficulté d’obtenir les apports de certains nutriments à partir des choix alimentaires habituellement proposés. »

La prochaine que quelqu’un vous dira : « votre alimentation vous offre tout ce qu’il vous faut », vous pouvez attirer leur attention sur cette étude.

Les Bienfaits Pour La Santé Des Suppléments Nutritionnels

Blumberg JB, Frei BB, Fulgoni VL, Weaver CM, Zeisel SH. Impact of Frequency of Multi-Vitamin/Multi-Mineral Supplement Intake on Nutritional Adequacy and Nutrient Deficiencies in U.S. Adults. Nutrients. 2017;9(8)

milk type

type of milk

Afin d’accroître le potentiel de croissance de l’enfant pendant qu’il grandit, il lui faut une nutrition optimale. Kilo pour kilo, l’enfant a des besoins en protéines sensiblement plus élevés que ceux de l’adulte.

Il est essentiel de fournir à l’enfant une quantité adéquate de protéines pour lui en assurer une bonne réserve, tout en contribuant au rendement efficace de plusieurs fonctions de son organisme. Cet apport est aussi nécessaire au développement et à la croissance :

  • du cerveau
  • du système immunitaire
  • des muscles
  • du collagène
  • des cheveux

Pour maximiser le potentiel de croissance, la source protéinique est un autre facteur très important.

Une méta-analyse de 2012 rapportait que la taille des enfants consommant des produits laitiers était supérieure à celle des enfants qui n’en consommaient pas. D’autres études publiées indiquaient que les protéines du lait de vache (c.-à-d. caséine et lactosérum) et le facteur de croissance 1 semblable à l’insuline (IGF-1) contribuent à une plus forte croissance linéaire (taille).

Une étude récente parue dans le American Journal of Clinical Nutrition s’est attardée sur le lien entre la taille de l’enfant et le type de lait ingéré. L’étude regroupait 5 020 enfants en santé âgés de 24 à 72 mois (2 à 6 ans) et résidant à Toronto, au Canada.

Un questionnaire a permis de collecter les données suivantes : âge, sexe, IMC (en kg par m2), cote Z, origine ethnique maternelle, revenu et taille de la mère. Le revenu par quartier servait à déterminer le statut socioéconomique. Les chercheurs ont aussi analysé le volume quotidien de lait, provenant ou non de la vache.

Les résultats associaient la taille de l’enfant et le type de lait ingéré, dépendamment de la quantité consommée. Aucune donnée significative sur le plan statistique n’appuyait l’hypothèse que la consommation de lait ne provenant pas de la vache améliorait la taille de l’enfant. Au contraire, ce type de lait était associé à un gain de taille inférieur chez l’enfant.

On a pu lier la consommation d’une tasse de lait autre que de vache à une stature plus courte de 0,4 cm en moyenne. Fait intéressant, les enfants de 3 ans qui consommaient trois tasses de lait autre que de vache étaient d’une taille inférieure d’environ 1,5 cm à celle des enfants buvant la même quantité de lait de vache.

Il faudra poursuivre les recherches pour comprendre la relation causale entre consommation de lait autre que de vache et taille de l’enfant. Cette étude laisse entendre qu’il est important de songer au meilleur type de lait à faire boire aux enfants.

Une explication possible de ces résultats tiendrait aux différences de contenu nutritionnel (calories [énergie], protéines, lipides et minéraux). Par exemple, deux tasses de lait de vache fournissent 16 g de protéines, soit l’équivalent de 70 % de l’apport quotidien en protéines recommandé pour un enfant de trois ans. La même quantité de lait d’amande n’en procure que 4 grammes ou 25 % seulement.

Que faut-il en conclure?

Il est particulièrement important de lire et comparer les étiquettes dans le cas d’un enfant qui suit un régime végétalien ou végétarien, ou qui est allergique aux substances laitières. Les parents pourront ainsi favoriser le développement et la croissance de leur enfant en trouvant une solution de rechange qui soit meilleure pour lui sur le plan nutritionnel.

Morency ME, Birken CS, Lebovic G, et al. Association between noncow milk beverage consumption and childhood height. Am J Clin Nutr. 2017;106(2):597-602.

childrens nutrition

children's nutrition

Difficile de distinguer la réalité de la fiction avec toutes les croyances populaires et les faussetés colportées sur Internet. Et c’est dommage, car impossible de prendre des décisions éclairées sans une information fiable.

Il est particulièrement important de bien connaître les faits lorsqu’il s’agit de prendre des décisions qui affectent la santé de vos enfants. La distinction entre le vrai et le faux est cependant souvent difficile à établir en matière de nutrition pour les enfants.

Nous sommes là pour vous aider. Grâce à ces quelques points de discussion portant sur la nutrition des enfants, vous saurez mieux faire la part des choses.

Allégation : le jus de fruit est aussi bon pour la santé que le fruit entier. 

Ce n’est pas sans raison qu’il est conseillé de consommer de deux à quatre portions de fruits par jour. Un nombre croissant d’études indiquent que les fruits sont excellents pour la santé. Par conséquent, votre médecin vous a sans doute prescrit d’en manger en plus grande quantité.

Si le fruit entier est si bon pour la santé, le jus de fruit devrait l’être tout autant, n’est-ce pas? Même si la croyance perdure voulant que le fruit entier et le fruit sous forme de jus soient aussi nutritifs l’un que l’autre, ils ne sont pas égaux selon de nouvelles données.

Une nouvelle étude menée par des scientifiques d’USANA et publiée dans la revue Nutrients fait état d’une différence sensible entre les deux sur le plan de l’ADN.

Les sujets de l’étude ayant mangé des fruits entiers avaient une signature épigénétique sur des régions précises de l’ADN différente de celle des participants ayant consommé du jus. (La signature épigénétique est un code chimique activant ou désactivant les gènes.) On a observé chez les participants qui ont mangé les fruits entiers un enrichissement près des voies liées à la fonction immunitaire, à l’intégrité chromosomique et à la préservation des télomères. Chez les buveurs de jus, cet enrichissement se produisait à proximité des voies pro-inflammatoires.

L’étude attribue principalement aux fibres ces différences. Fait connu, la consommation de fibres a des effets sur le microbiome et, du même coup, sur l’absorption de certains nutriments.

Les jus sont bien commodes et savoureux, mais comme la plupart sont très sucrés, faibles en fibres et avec des effets épigénétiques différents, les fruits entiers demeurent le choix santé.

Conclusion : faux

Allégation : les carottes peuvent nous aider à voir dans le noir 

Depuis des dizaines, sinon des centaines d’années, des parents ont raconté à leurs enfants qu’en mangeant des carottes ils pourraient voir même dans la noirceur. C’était évidemment une histoire pour faire consommer des légumes à leur progéniture, mais l’histoire pourrait bien avoir un fond de vérité.

On s’entend que ni la carotte ni aucune autre substance ne peuvent conférer aux enfants des pouvoirs hors du commun. La réalité n’a rien d’une bande dessinée. Par contre, on croirait à tort que la carotte n’a aucun lien avec la santé oculaire. Ce lien est réel, en grande partie à cause du bêta-carotène qui contribue à la couleur orange de ce légume.

Le bêta-carotène est un caroténoïde de provitamine A – un pigment végétal dans les fruits et légumes qui agit aussi comme une molécule antioxydante. Appartenant à une même famille d’antioxydants caroténoïdes, la zéaxanthine, la lutéine et le lycopène ne favorisent pas l’activité de la vitamine A. Par contre, le bêta-carotène peut convertir la vitamine A dans l’organisme, contribuant ainsi de façon marquée à une bonne vision.

Même si les carottes ne donnent pas le pouvoir de la vision nocturne aux enfants, elles renferment des nutriments qui aident à préserver la santé de leurs yeux.

Conclusion : un fond de vérité

Allégation : le déjeuner est le repas le plus important de la journée. 

Ce vieil adage semble tomber souvent dans l’oreille d’un sourd, car environ la moitié des familles américaines ne déjeunent pas régulièrement.

C’est très dommage. Des études associent le déjeuner au rendement scolaire, à la mémoire, au poids santé, à l’humeur et à bien d’autres facteurs.

Impossible de nier les avantages de commencer la journée en prenant un repas sain et bien équilibré. Un apport de protéines, glucides complexes, gras bénéfiques et grains entiers (avec des fibres saines) constitue un excellent point de départ pour la journée et peut certes rassasier les enfants. Des aliments sains et équilibrés peuvent aussi éviter les effondrements soudains causés par les céréales très sucrées.

Le repas du matin est important pour un enfant, même s’il ne compense pas les mauvais choix alimentaires le reste de la journée. Aussi essentiel que soit le déjeuner, il importe surtout d’avoir une alimentation saine et équilibrée toute la journée.

Conclusion : largement vrai

Allégation : les enfants n’aiment pas les légumes

Personne ne vient au monde en haïssant les légumes. Disons que la culture populaire et les anecdotes de l’entourage peuvent amener les nouveaux parents à croire que les enfants détestent automatiquement les aliments sains, comme le brocoli.

Certains enfants – et aussi des adultes – sont capricieux. En raison de leurs caprices, les enfants n’ont pas une alimentation toujours équilibrée et ils consomment plus qu’ils ne devraient des calories tirées du sucre. Par ailleurs, la découverte dès le bas âge des légumes et d’autres aliments santé peut faire une différence très nette tout au long de leur vie.

Une étude laisse même entendre que la saveur des légumes dans le lait maternel peut améliorer la réceptivité ultérieure du nourrisson à ce goût. D’autres études seront nécessaires pour approfondir ce lien. Nous savons cependant que le comportement parental – comme les bonnes habitudes alimentaires – influe sur celui des enfants.

Il n’existe aucune prédisposition à la haine des légumes. Les goûts acquis dès l’enfance peuvent avoir des répercussions à long terme. Le palais s’affine avec le temps, mais il est essentiel d’aider très tôt les enfants à aimer les aliments sains, comme les légumes.

Conclusion : faux

 

De plus petite taille, les enfants mangent moins, mais comme la plupart des parents le savent, leur taille ne rend pas plus facile de leur fournir les nutriments qu’il leur faut.

Il est très important de fournir aux enfants tout ce qu’il leur faut pour favoriser leur développement autant intellectuel que physique. La clé? Un régime alimentaire sain et équilibré – avec une abondance de fruits et légumes, protéines maigres et grains entiers riches en fibres – et une supplémentation adéquate. En plus d’établir le fondement de la santé de l’enfant, un tel régime lui permet d’acquérir de saines habitudes qu’il conservera toute sa vie.

diet

diet

De multiples observations et études épidémiologiques ont montré le lien solide qui existe entre les modes d’alimentation sains et la longévité.

Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine indique qu’une amélioration globale de la qualité du régime alimentaire peut abaisser sensiblement le risque de décès prématuré. Il suffit de réduire la consommation de boissons très sucrées et de viandes rouges et transformées et d’adopter une alimentation riche en légumes, fruits, poisson, noix et grains entiers. C’est la première étude qui fait état d’une association entre l’amélioration de la qualité du régime alimentaire sur une période d’au moins 12 ans avec une baisse du taux global de mortalité et de décès de cause cardiovasculaire, tout en soulignant l’importance de conserver à long terme un mode d’alimentation sain.

L’étude consistait à analyser l’association entre les changements dans la qualité du régime alimentaire de près de 74 000 adultes sur une période de 12 ans et leur risque de décéder dans les 12 années suivantes, à partir des données de deux études à long terme – Nurses’ Health Study et Health Professionals’ Follow-up Study.

La qualité du régime alimentaire a été évaluée à l’aide de trois méthodes de mesure : l’Alternate Healthy Eating Index de 2010, l’Alternate Mediterranean Diet et les Dietary Approaches to Stop Hypertension (DASH). Chacune des méthodes attribuait des notes à divers types d’aliments ou de nutriments, les moins santé ayant des notes plus faibles et les plus sains étant les mieux notés.

Les chercheurs ont établi une association entre la qualité améliorée du régime alimentaire sur une période de 12 ans avec un risque réduit de décès dans les 12 années suivantes, quelle que soit la mesure utilisée. Les fruits, légumes, grains entiers, poissons ou acides gras oméga-3 constituaient les groupes alimentaires qui avaient le plus contribué à l’amélioration de la qualité du régime alimentaire.

« Nos résultats mettent en lumière les bienfaits à long terme pour la santé d’améliorer la qualité du régime alimentaire, tout en mettant l’accent sur le mode d’alimentation global plutôt que sur des aliments ou nutriments précis. Chacun peut adopter un bon mode d’alimentation selon ses préférences alimentaires et culturelles et son état de santé. Il n’existe aucun régime alimentaire universel », conclut Frank Hu, professeur, président du Harvard Chan School Department of Nutrition et auteur principal de l’étude.

Ces résultats n’ont rien de surprenant et confirment l’importance du régime alimentaire.

Sotos-prieto M, Bhupathiraju SN, Mattei J, et al. Association of Changes in Diet Quality with Total and Cause-Specific Mortality. N Engl J Med. 2017;377(2):143-153.

skin layers

skin layers

La peau constitue environ 15 % du poids corporel.  Rien d’étonnant à ce que ce soit autant quand on sait que la peau est l’organe le plus volumineux du corps humain. Et assurément l’un des plus importants. Bien comprendre la structure de la peau, voilà le premier pas pour préserver le bon état de cette armure contre les méfaits du monde extérieur.

La peau : sa raison d’être

La peau comprend une bonne partie du système tégumentaire qui englobe aussi les cheveux, les ongles et les glandes qui produisent la sueur et l’huile. La protection, la régulation et la sensation sont les trois principales fonctions de ce système organique.

Dans ce système, la fonction première de la peau consiste à agir comme une barrière de protection contre divers éléments environnementaux : température, bactéries, substances chimiques, soleil et plus encore. De plus, les vaisseaux sanguins cutanés aident à réguler la température du corps, tandis que la peau entrepose la lumière du soleil servant à la fabrication de la vitamine D par l’organisme.

Les couches de la peau

 

skin layers

La peau exerce plusieurs fonctions importantes dans lesquelles interviennent chacune de ses trois couches.

L’épiderme

L’épiderme est la couche supérieure de la peau. Fait de millions de cellules cellulaires retenues ensemble par des lipides, il constitue une barrière résiliente, tout en régulant la quantité d’eau éliminée de l’organisme.

La couche la plus superficielle de l’épiderme, la couche cornée (stratum corneum), est constituée de couches de cellules aplaties. En dessous, de nouvelles cellules cutanées sont fabriquées par la couche basale composée de protéines rangées en colonnes. C’est la seule des cinq couches de l’épiderme qui produit la mitose (la division du noyau cellulaire). Les cellules cutanées les plus vieilles tombent de la couche supérieure pour être remplacées par de nouvelles qui remontent  de la couche basale.

L’épiderme est constitué de quatre types de cellules, la plupart étant des kératinocytes qui forment une barrière protectrice hydrofuge. La mélanine – ou pigment cutané – est produite dans les mélanocytes épidermiques. La réponse immunitaire et la sensation constituent les fonctions respectives des cellules de Langerhans et de Merkel.

Le derme

La couche suivante est le derme. Sous l’épiderme, il assume des fonctions diverses.

C’est la couche où logent les racines des cheveux, les terminaisons nerveuses, les vaisseaux sanguins et les glandes sudoripares. Ces dernières aident à réguler la température corporelle et à évacuer les déchets de l’organisme. On trouve aussi dans le derme les glandes sébacées (de nature huileuse) qui conservent à la peau son aspect satiné et lisse, tout en contribuant à son étanchéité.

Le derme a deux composants – papillaire et réticulaire. Le derme papillaire renferme les connexions interreliées qui aident à approvisionner l’épiderme en sang et en nutriments. Le derme réticulaire est la strate plus profonde et plus épaisse où logent des constituants essentiels comme le collagène et l’élastine qui assurent la souplesse et la résistance de la peau. Les glandes et follicules pileux se trouvent aussi dans le derme réticulaire.

L’hypoderme ou tissu sous-cutané

Couche inférieure du système tégumentaire, le tissu sous-cutané sert surtout au stockage des graisses. Renfermant le tissu conjonctif qui rattache le derme aux muscles et aux os, ce tissu appelé aussi hypoderme assure un soutien aux vaisseaux sanguins, aux nerfs et aux glandes dermiques.

Principaux composants de la matrice cutanée

La matrice cutanée est un ensemble de protéines, lipides et peptides constituant une source de résilience et de stabilité. Voici les principaux composants de cette structure de soutien :

  • Élastine – une protéine formant le tissu conjonctif élastique du derme
  • Kératine – une importante protéine structurelle formant la couche supérieure de la peau
  • Collagène – un acide aminé à chaîne longue constituant la plupart des protéines cutanées
  • Lipides – le « mortier » naturel qui aide à retenir l’hydratation et à lier les cellules les unes aux autres
  • Peptides – des chaînes d’acides aminés signalant aux cellules comment elles doivent fonctionner

L’information, un atout précieux

Ces connaissances de base permettent de mieux comprendre la façon de traiter et préserver adéquatement la peau. Après avoir acquis un savoir élémentaire sur la structure de la peau, il serait bon maintenant d’en apprendre davantage sur les rôles importants des nutriments pour avoir une peau d’apparence saine.

skincare

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L’aspect scientifique de la peau et des soins cutanés appropriés sera mieux compris avec un aperçu explicatif de l’anatomie et de la physiologie de la peau. Découvrez la structure et le mode de fonctionnement de la peau et de ses protéines importantes afin de prendre des décisions éclairées en matière de soins cutanés.

Les couches de la peau

La peau est un ensemble de trois couches de tissus conjonctifs. L’épiderme, le derme et l’hypoderme se rejoignent à des jonctions cellulaires afin de former l’organe le plus volumineux du corps humain.

Chacune des couches cutanées joue un rôle unique dans la préservation de l’homéostasie – l’état d’équilibre de l’organisme. La peau régule la température corporelle interne, protège les organes délicats et assure une défense contre les pathogènes et les microbes.

Pour plus d’information sur chacune des couches de la peau, leur structure et leur fonction, consultez Couche par couche : comprendre la structure de la peau.

L’hydratation

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Pour une peau saine et resplendissante, il est essentiel d’y retenir l’eau. La peau sèche peut paraître rêche et inégale et des lésions peuvent se produire si elle gerce et se fissure.  Une étude récente publiée dans le International Wound Journal insiste sur l’importance de bien hydrater la peau au quotidien. On a montré que l’hydratation de la peau deux fois par jour réduit de près de 50 % l’incidence des déchirures cutanées chez les patients âgés vivant en résidence avec services de soutien.

L’hydratant le plus efficace pour la peau sèche renferme des ingrédients imitant les huiles naturelles produites par la peau. Cette similarité permet une intégration en douceur de l’hydratant à la peau. Ce type d’hydratant retient l’eau dans la peau et favorise une bonne hydratation. Les huiles de source végétale sont particulièrement efficaces pour hydrater la peau sèche.

Le collagène et l’élastine

La peau est faite d’un réseau complexe de fibres et de protéines qui en affermit et en renforce la structure. Parmi ces protéines intégrales, signalons le collagène et l’élastine.

Le collagène confère à la peau une résistance remarquable.  Avec l’âge, la production de collagène diminue et cette baisse peut causer des signes visibles de vieillissement : peau flasque et terne, rides et ridules. La peau recèle plusieurs types de protéines de collagène et chacune remplit une fonction unique.

À la jonction dermo-épidermique (JDE), le collagène crée un cadre structurel pour d’autres cellules cutanées. De plus, il intervient dans le maintien de la stabilité structurelle de la JDE. La quantité de collagène beaucoup plus faible et le manque de stabilité à la JDE dans une peau ridée peuvent causer un accroissement des rides.

L’élastine, une autre protéine importante de la matrice cutanée, confère à la peau élasticité et résilience.  Avec le temps, en raison d’une baisse de la production d’élastine, la peau devient flasque.

L’élastine décroît naturellement avec l’âge et les dommages par photo-induction subies par cette protéine constituent la cause la mieux comprise de la peau flasque. L’exposition aux rayons UV entraîne un raidissement et un repliement de la protéine d’élastine, inhibant sa capacité de reprendre sa forme.  Les dommages par photo-induction à très long terme entraîne la perte d’élasticité de la protéine d’élastine,  ce qui l’empêche alors d’assurer un soutien à la structure de la peau.

Règle générale, les crèmes et traitements pour la peau qui aident à estomper les signes apparents du vieillissement renferment des ingrédients élaborés pour stimuler la synthèse du collagène ou de l’élastine. L’action de ces produits atténue les dommages liés à l’âge et au soleil et inverse ainsi les signes visibles du vieillissement comme les rides et ridules.   Pour atténuer efficacement l’apparence des rides et ridules, il faut suivre un régime alliant un écran solaire aux produits de soins de la peau.

La peau et le vieillissement

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Fait inévitable, la peau se transforme avec l’âge. Des soins de la peau appropriés peuvent toutefois estomper les signes visibles du vieillissement.  L’apparence vieillissante de la peau est attribuable à deux formes reconnues du vieillissement – intrinsèque et extrinsèque. Un régime de soins de la peau efficace cible les signes de ces deux formes du vieillissement.

Les facteurs du vieillissement cutané intrinsèque englobent les variations dans les antécédents génétiques de chacun. Le vieillissement extrinsèque est généralement lié à des facteurs extérieurs au corps humain. Parmi ces facteurs, citons le tabagisme, l’exposition au soleil et une nutrition médiocre.  On attribue au coup de soleil près de 80 % du vieillissement prématuré du visage. Dans une large mesure, il est possible de prévenir les facteurs extérieurs du vieillissement prématuré de la peau.

L’ajout d’antioxydants au régime alimentaire est assurément l’un des moyens les plus efficaces d’atténuer l’apparence du vieillissement cutané. Les baies, l’huile de théier, le thé vert et l’extrait de pépins de raisin sont quelques-uns des antioxydants que l’on peut trouver dans le régime alimentaire et les produits de soins de la peau. Les antioxydants empêchent les dommages causé par le soleil aux cellules cutanées et favorisent un bon fonctionnement cellulaire.  Non seulement sont-ils importants pour la peau, mais ils aident aussi à préserver la santé du cerveau et de l’organisme.

En Résumé

Une bonne compréhension des processus qui s’opèrent en coulisse peut aider à prendre des décisions éclairées en matière de soins de la peau. En choisissant un bon hydratant et en essayant de réduire au minimum les dommages causés au collagène et à l’élastine de la peau, il est possible d’améliorer la santé cutanée et d’atténuer les signes du vieillissement. De plus, l’élimination quotidienne des facteurs extérieurs du vieillissement peut donner à la peau l’attention supplémentaire qu’il lui faut pour lui conférer une apparence et une sensation de santé et de vitalité.

Pour la plupart des gens, la chaleur et les longues journées d’été sont d’excellentes raisons pour passer plus de temps à l’extérieur. Mais il est facile d’oublier une étape importante pour profiter pleinement du plein air : vous protéger contre le soleil. Une exposition solaire saine peut assurer la santé de votre peau – c’est en fait une habitude qui vous sera bénéfique pour des années à venir.

Les coups de soleil font gonfler et peler la peau, mais ils peuvent aussi avoir des conséquences plus graves sur la santé. Heureusement, il existe plusieurs façons d’assurer votre protection et celle de vos proches contre le soleil. La première consiste à comprendre comment et pourquoi vous devez protéger votre peau.

Vue d’ensemble sur les rayons UV

Il peut être très profitable de passer du temps à l’extérieur par une belle journée ensoleillée, mais les risques associés à l’exposition solaire sont nombreux. Les rayons du soleil nous permettent de produire de la vitamine D et peuvent nous remonter le moral après une longue période de temps nuageux.

Néanmoins, les rayons ultraviolets (UV) sont la cause des coups de soleil douloureux et de la peau qui pèle. On sait qu’en plus d’endommager les cellules qui transportent l’oxygène dans l’organisme, les rayons UV nuisent à l’ADN. Pour comprendre en quoi les rayons UV peuvent être dangereux pour la santé, il faut commencer par reconnaître les deux types de rayons nocifs.

Les deux types de rayons – UVA et UVB – pénètrent dans la peau, mais les UVB sont plus nuisibles que les UVA. Les deux se distinguent par leurs longueurs d’onde, celle des UVB étant la plus courte. En endommageant l’ADN, les rayons UV entraînent une mutation génétique.

Les comportements à adopter en matière d’exposition au soleil

Une étude publiée en 2001 dans la revue Preventative Medicine a constaté que moins d’un tiers des jeunes aux États-Unis se protégeaient régulièrement contre le soleil. La protection solaire envisagée dans cette étude comprenait les comportements suivants :

  • porter un pantalon long
  • porter des lunettes de soleil
  • rester à l’ombre
  • appliquer un écran solaire.

Quoique ces résultats ne soient pas récents, il est évident que les enfants de 11 à 18 ans ont de la difficulté à se protéger efficacement pendant une exposition prolongée au soleil.

Sans protection efficace, une exposition prolongée au soleil provoque de douloureux coups de soleil et des ampoules, en plus d’accroître le risque de dommages à l’ADN causés par les rayons UV. Les enfants doivent apprendre dès leur jeune âge et pratiquer souvent les principes d’une exposition solaire sans risque. Étant donné qu’il peut être difficile de comprendre à quel moment il faut porter un chapeau ou rester à l’ombre, il est recommandé aux enfants et aux adultes d’utiliser un écran solaire tous les jours pour se protéger contre le soleil.

Modèles parentaux

Tout indique que  le fait de donner le bon exemple aux enfants peut augmenter la probabilité qu’ils s’exposent au soleil de façon saine. Les parents qui se protègent fréquemment contre soleil sont moins susceptibles d’attraper un coup de soleil et leurs enfants auront plus tendance à se protéger tout aussi fréquemment.

Une étude publiée dans la revue Journal of Pediatrics en 2001 a utilisé les données d’un sondage pour constater que près de la moitié des parents et enfants aux États-Unis avaient attrapé un coup de soleil l’été précédent. Avec autant de coups de soleil, il est impératif que les parents apprennent à leurs enfants à mieux se protéger contre soleil en donnant l’exemple.

Application d’un écran solaire

L’application d’un écran solaire est de loin la méthode la plus populaire et efficace pour se protéger contre le soleil. En plus d’être pour ainsi dire sans contre-indications, l’écran solaire ne vous empêchera pas de pratiquer vos activités extérieures.

L’efficacité d’un écran solaire contre les rayons UV se mesure par son indice de protection, c’est-à-dire le facteur de protection solaire (FPS). Plus le FPS est élevé, meilleure sera la protection solaire de l’écran utilisé.

Pourtant, ces indices de protection peuvent être trompeurs. Ils sous-entendent qu’une seule application d’un écran solaire avec un FPS élevé préviendra les coups de soleil, alors que c’est faux.

Pour optimiser les effets protecteurs d’un écran solaire, il faut l’appliquer bien avant de s’exposer et en réappliquer souvent. Bon nombre de gens ne savent pas quelle quantité appliquer pour se protéger contre le soleil. En 2012, la revue Clinical and Experimental Dermatology a publié les résultats d’une étude qui donne à entendre que la plupart des gens utilisant un écran solaire en appliquent bien trop peu pour être protégés adéquatement.

Pour profiter du facteur de protection indiqué sur le tube d’un écran solaire, il faut appliquer la quantité recommandée de 2 mg/cm3 (deux milligrammes par centimètre cube) sur l’ensemble de la peau exposée. Ce volume exact étant difficile à mesurer, les chercheurs suggèrent une double application d’écran solaire avant de jouer à l’extérieur. En appliquant une double couche et en en réappliquant toutes les deux heures, vous pouvez être assuré que votre peau sera prête pour une journée au soleil.  

Conclusion

Tout le monde s’est fait dire d’aller jouer dehors pour profiter du soleil, mais en réalité, sans protection solaire, il peut s’agir là d’une pratique dangereuse. Quelle que soit la mesure de protection adoptée pour protéger la peau des rayons UV – écran solaire, manches longues ou chapeau – toutes ces mesures peuvent aider à éviter les coups de soleil, mais elles gagnent en efficacité si elles sont pratiquées correctement et fréquemment. En adoptant dès aujourd’hui un comportement sain en matière d’exposition au soleil axé sur l’utilisation de mesures de protection adéquates, vous profiterez pleinement du plein air des années durant.