Chaque verre d’eau vous aide à remplir votre réservoir et vous rapprocher d’un bon taux d’hydratation. Vous le saviez sans doute déjà et vous connaissez probablement aussi les bienfaits d’une hydratation C’est d’ailleurs ce qui vous amène à compter les millilitres contenus dans les verres ou les bouteilles. Les liens entre hydratation et santé sont cependant encore plus étroits que vous ne l’imaginiez.
On connaît les nombreux bienfaits de l’hydratation. Elle contribue entre autres à :
préserver un taux équilibré de liquide et d’électrolytes importants
assurer une bonne régulation de la température (par l’action de l’eau dans la transpiration)
conserver une bonne réserve de sang.
Voilà une liste impressionnante des importants bienfaits à large spectre d’une hydratation adéquate. Pourtant, ce n’est là qu’une partie des effets bénéfiques d’une bonne hydratation sur votre bien-être général. Versez-vous un grand verre d’eau avant d’étudier de plus près les liens étroits – et parfois surprenants – entre l’hydratation et la santé.
Un bon taux d’hydratation aide à optimiser les efforts de maîtrise du poids
Très lourde, l’eau constitue une part importante du poids corporel. C’est pourquoi un boxeur élimine l’eau par la transpiration avant la pesée qui précède un combat.
Vous ne songeriez sans doute pas à boire un litre d’eau avant de monter sur la balance, mais une hydratation adéquate n’en est pas moins recommandable pour atteindre vos objectifs à long terme de maîtrise du poids. À cet égard, un nombre croissant d’études confirment le bien-fondé des nombreux bienfaits d’une hydratation adéquate, avec des effets qui se font sentir sur le poids affiché sur la balance.
Il y a tout d’abord la sensation de satiété, car l’eau rassasie. Des chercheurs ont observé que la consommation d’eau, de préférence 30 minutes avant un repas, contribuait à réduire l’apport calorique, ce qui aide à vous rapprocher de l’atteinte de vos objectifs de maîtrise du poids.
Ensuite, on méprend souvent la soif pour la faim. Cette erreur pousse les gens à grignoter quand en réalité ils sont surtout assoiffés. En vous hydratant adéquatement, autrement dit en buvant de l’eau avant d’avoir soif, vous éviterez de commettre une erreur coûteuse en calories.
Une quantité suffisante d’eau peut aussi aider à maintenir un bon taux métabolique. Des études font état d’un lien entre l’apport en eau et l’élimination des calories. Ce lien s’expliquerait par l’effort thermogénique nécessaire au réchauffement de l’eau pour qu’elle corresponde à la température corporelle. D’autres études établissent aussi un lien entre le taux d’hydratation et la préservation d’un métabolisme adéquat des graisses stockées.
Enfin, l’eau est une boisson exempte de calories. Lorsque vous avez soif, le premier critère de maîtrise du poids consiste à renoncer aux jus et boissons gazeuses à forte teneur en sucre. Comme l’eau est non calorique, elle est efficace pour aider à réduire l’apport énergétique provenant des calories. En bout de ligne, c’est tout à votre avantage pour la maîtrise du poids.
Pour comprendre la dynamique des fluides dans le rapport hydratation et humeur
On connaît déjà l’association étroite entre nourriture et humeur. Il suffit de sauter un repas pour ressentir de l’irascibilité (mauvaise humeur causée par la faim).
Les répercussions de la soif sur l’humeur ne peuvent se résumer en un seul mot, mais elles n’en sont pas moins réelles que celles de la faim. Une hydratation inadéquate – même dans une faible mesure – peut gâter votre journée en causant de la déprime, de l’anxiété, de l’irritabilité, avec les nerfs à vif.
Comme dans la plupart des aspects de l’humeur, la faute en revient en partie aux messagers (neurotransmetteurs et hormones) de l’organisme. Les neurotransmetteurs ont besoin d’eau pour continuer à bien fonctionner et rester équilibrés. Une hydratation inadéquate semble avoir des répercussions principalement sur deux substances chimiques cérébrales : la dopamine et la sérotonine.
On aurait tort, toutefois, de faire abstraction des hormones. Une étude indique qu’une hydratation inadéquate libère du cortisol, l’hormone du stress. Un excès de cortisol est loin d’être souhaitable à bien des égards, à partir de la maîtrise du poids jusqu’à la mémoire.
La prochaine fois que vous sentirez la mauvaise humeur vous gagner, vous pourriez la dissiper en buvant un grand verre d’eau.
Autres bienfaits d’une hydratation adéquate : une cognition et une concentration normales
En plus d’être un consommateur vorace de calories, le cerveau exige une bonne hydratation continue.
L’eau n’est pas seulement nécessaire à un bon maintien cerveau-santé de base. Comme la consommation d’une quantité suffisante de liquide peut aider à préserver la cognition et la concentration, elle renforce votre capacité de remplir vos tâches.
Selon certaines études, de nombreuses conséquences sont liées à une déshydratation même légère – c’est-à-dire une réduction d’environ 2 % du poids corporel, que le simple accomplissement de vos tâches quotidiennes peut entraîner. La concentration et la mémoire de travail peuvent souffrir d’une hydratation inadéquate. Une carence plus grave ou prolongée en eau risque de devenir préjudiciable au raisonnement et à la réflexion.
Votre cerveau ne vous fait pas prendre conscience de votre soif simplement parce qu’il a besoin de se rafraîchir. Il réclame le soutien de l’eau pour mener à bien l’énorme quantité de tâches mentales auxquelles vous devez faire face au quotidien.
Hydratation et énergie : boire de l’eau pour accroître l’énergie physique et mieux performer pendant l’exercice
Une hydratation soutenue aide le cerveau à conserver son énergie et sa concentration pour mener à bien tout le travail mental. Votre organisme est aussi capable d’éliminer les obstacles physiques grâce à une bonne hydratation soutenue.
Vous associez sans doute déjà l’eau à l’épuisement physique, qu’il s’agisse du verre d’eau glacée après des travaux intensifs d’entretien paysager ou de la bouteille d’eau qui vous suit partout dans le centre de conditionnement physique.
Il est important de bien s’hydrater pendant l’activité physique, mais il est tout aussi bénéfique d’obtenir une hydratation optimale toute la journée. Une bonne hydratation peut vous aider à conserver votre énergie et à combattre la léthargie. Des apports suffisants en eau et en aliments riches en eau vous aident à obtenir l’énergie physique nécessaire pour rester au mieux de votre forme.
Les muscles qui font bouger le corps sont largement constitués d’eau – c’est-à-dire à environ 80 %. Des chercheurs ont découvert que l’eau qui entre et sort des cellules musculaires joue un rôle capital dans la contraction des muscles. Par conséquent, une hydratation optimale favorise le bon fonctionnement des muscles et leur performance.
C’est au niveau cellulaire qu’il faut chercher l’explication des liens entre l’hydratation et l’énergie.
Les cellules des muscles – et de tout l’organisme – ont besoin d’eau pour préserver la santé, la structure et la production optimale d’énergie. Une bonne hydratation permet aux cellules de mener à bien leurs tâches en favorisant la conversion des aliments en énergie cellulaire (ATP). Ce carburant vous aide à gérer avec succès vos journées affairées et il vous en reste même suffisamment pour faire de l’exercice.
En outre, votre performance durant l’exercice est aussi liée à une hydratation adéquate. Comme l’exercice exige une foule de contractions des muscles, le rôle de l’eau dans la mécanique de ce processus musculaire important explique le lien intrinsèque entre l’hydratation et l’exercice.
Cela dit, l’exercice ne sollicite pas uniquement les muscles, car les mouvements font aussi appel à de nombreuses articulations. Et comme les articulations sont coussinées par une enveloppe liquide, une hydratation optimale est certes fort utile pour favoriser la santé articulaire.
À cause de sa teneur en eau et en sel, la transpiration pendant l’exercice peut causer un problème d’hydratation. La sueur peut évacuer par la peau jusqu’à 10 % du poids corporel en eau lors d’un entraînement. Voilà pourquoi les organismes de médecine sportive conseillent de boire deux verres d’eau (environ un demi-litre) avant une séance d’exercice et de continuer à s’hydrater dès le début et fréquemment pendant l’entraînement. C’est une façon de conserver l’énergie, de soutenir l’activité musculaire et d’optimiser la performance durant l’exercice.
Les bienfaits d’une hydratation adéquate au service de votre santé
Le milieu de la santé et du mieux-être consacre beaucoup d’énergie à promouvoir l’alimentation. Le régime alimentaire est certes un volet essentiel de la santé, mais il serait temps de mettre de l’avant l’importance d’une bonne hydratation.
La liste des bienfaits reconnus de l’hydratation était déjà longue avant même de la lier au poids, à l’humeur, à la cognition et à l’énergie. Ajoutons à cela le soutien très impressionnant que la simple consommation quotidienne de liquides assure à l’état de santé général. C’est aussi beaucoup moins exigeant que de s’astreindre à un régime alimentaire.
Aucun comptage de glucides ou de calories. Aucune pesée des portions. Aucune aliment défendu une semaine et un autre la semaine suivante. Vous ressentez les bienfaits d’une bonne hydratation en buvant tout simplement de l’eau (préférablement sans ajout) tout au long de la journée.
Prenez note du nombre de verres, millilitres, litres que vous consommez, ou du nombre de fois que vous remplissez votre bouteille d’eau. Mettez en pratique ces conseils utiles pour obtenir facilement une hydratation optimale. Assurez à votre organisme un bon apport en eau en prenant les moyens de votre choix et profitez du même coup des bienfaits à large spectre d’une hydratation adéquate.
https://askthescientists.com/wp-content/uploads/2021/03/AdobeStock_210055930.jpeg16322449David BakerDavid Baker2021-03-09 14:40:472022-07-18 13:26:47Les bienfaits étonnants d’une hydratation adéquate
Le métabolisme est souvent lié au poids, mais il y a bien plus en jeu que de simples changements de chiffres sur la balance. Vous avez probablement déjà entendu quelqu’un blâmer son « métabolisme lent » pour un gain de poids ou un sentiment de léthargie – vous apprendrez plus loin que cela n’est pas complètement indépendant de notre volonté. Il s’agit toutefois d’un malentendu courant au sujet du concept de métabolisme.
Le sens du mot « métabolisme » est très simple, pourtant très peu de gens semblent comprendre de quoi il s’agit et quelle est sa fonction. Le métabolisme est l’ensemble des processus chimiques qui ont lieu dans les organismes vivants pour soutenir la vie.
À l’échelle microscopique, on appelle « métabolisme cellulaire » les réactions et les processus qui préservent la santé cellulaire. Ces réactions sont catalysées par des enzymes, et les organismes – petits et grands – en dépendent pour la croissance, la reproduction, l’entretien structurel et les réponses à leur environnement. Dans son sens le plus large, le métabolisme est ce qui donne vie aux organismes. Sans lui, point de vie.
Votre métabolisme a trois fonctions principales :
Transformer les aliments en énergie
Transformer les aliments en éléments constitutifs des protéines, des lipides, des acides nucléiques et de certains types de glucides
Éliminer les déchets
La santé de votre métabolisme dépend donc en bout de ligne de votre alimentation et de votre nutrition. Vous devez manger et boire de manière à fournir l’énergie (calories) et les éléments constitutifs du métabolisme (vitamines, minéraux, acides aminés et gras essentiels) nécessaires pour alimenter vos actions, préserver votre structure et votre intégrité, et éliminer les déchets toxiques ainsi que les débris cellulaires.
Il n’y a pas de carburant sans calories, et sans les bons nutriments, il n’y a pas d’éléments constitutifs pour soutenir l’intégrité structurelle et la fonction mécanique. De plus, sans élimination adéquate, les déchets toxiques et les détritus cellulaires s’accumulent. Des lacunes dans l’un ou l’autre de ces aspects peuvent occasionner des problèmes de santé.
Construire ou décomposer – une question de métabolisme
Toutes les réactions métaboliques sont soit anaboliques, soit cataboliques. Définissons ces différents types de métabolismes :
L’anabolisme (construire) soutient la croissance et la production de nouvelles cellules, ainsi que le stockage de l’énergie et l’entretien des tissus corporels.
Le catabolisme (décomposer) est le processus de décomposition des lipides, des protéines et des glucides pour la libération d’énergie servant à vous garder au chaud et à permettre à vos muscles de se contracter.
La décomposition : le métabolisme catabolique simplifié
De manière générale, le catabolisme comprend l’ensemble des processus qui décomposent les grosses molécules en plus petites afin de produire de l’énergie et des éléments constitutifs pour la construction d’autres molécules.
Le catabolisme se déroule en étapes, à partir de processus plus généraux vers des processus plus spécialisés. Pour commencer, les grosses molécules organiques (macronutriments) sont digérées, passant ainsi à l’état de plus petits composants. Des enzymes spécialisées décomposent les protéines, les glucides et les lipides en composés chimiques beaucoup plus petits et plus simples.
Les protéines deviennent des acides aminés.
Les gros glucides (comme les polysaccharides) sont décomposés en monosaccharides et en disaccharides (sucres simples).
Les lipides sont décomposés en petits acides gras et en monoglycérides.
Ces processus de digestion se déroulent en dehors des cellules. Ensuite, les molécules plus petites et plus simples sont absorbées par les cellules et transformées en molécules encore plus petites comme l’acétylcoenzyme A, qui favorise la libération d’énergie.
D’autres processus cataboliques mènent à la création de molécules qui nourrissent le cycle de l’acide citrique, la chaîne de transport des électrons, ainsi que la phosphorylation oxidative (ATP). Ces réactions chimiques permettent la libération d’énergie disponible et stockée pour soutenir l’activité, en plus de construire et préserver les tissus.
Voici un aperçu très simplifié du catabolisme des protéines, des glucides et des lipides.
La construction : les fondements du métabolisme anabolique
L’anabolisme est le contraire du catabolisme. Le métabolisme anabolique utilise l’énergie libérée par le catabolisme pour construire et synthétiser des composés complexes.
Les molécules simples et les produits de la décomposition du catabolisme – comme les acides aminés, les monosaccharides et les acides nucléiques – sont utilisés comme précurseurs pour la construction de molécules de plus en plus complexes, notamment les polysaccharides (amidon), les acides aminés et les protéines, ainsi que les acides gras.
La métabolisation anabolique des glucides commence par la transformation de composés organiques fondamentaux – pyruvate, lactate, et acides aminés – en glucose. Cette molécule de sucre peut ensuite être utilisée comme source d’énergie directe pour les cellules, et pour assembler des polysaccharides (amidon et glycogène). Le glycogène est une forme de glucose stocké à laquelle l’organisme a facilement accès pour le décomposer s’il a besoin d’énergie rapidement. Lorsque la glycémie chute, l’organisme puise dans les réserves de glycogène du foie et des muscles afin d’obtenir l’énergie nécessaire au fonctionnement et à l’activité cellulaires.
Les acides aminés sont utilisés comme constituants pour la construction des protéines et des tissus musculaires. Dans le cadre de l’anabolisme, les acides aminés sont assemblés grâce à des liaisons peptidiques, et leurs séquences particulières déterminent quelles structures de protéines en résultent. Dans cette variété de protéines, on retrouve des enzymes, des hormones et des composés dont l’organisme se sert pour le transport cellulaire, la digestion, la défense et la structure générale.
Les acides gras à chaîne longue et les acides gras sont construits à partir de l’acétylcoenzyme A et de la NADPH grâce à l’activité d’enzymes appelées les synthases d’acides gras. La majeure partie de l’acétylcoenzyme A transformée en acides gras par le métabolisme anabolique provient des glucides catabolisés.
Le catabolisme et l’anabolisme travaillent ensemble au maintien de l’équilibre dans l’organisme. Dans un contexte normal et sain, l’organisme tente de maintenir l’homéostasie. Lorsqu’il y a un déséquilibre suffisant, dans une direction ou l’autre, l’organisme change et s’adapte – du moins jusqu’à un certain point. S’il y a un déficit de carburant ou de nutriments, l’organisme demeure en état de catabolisme, car l’anabolisme requiert de l’énergie et le catabolisme en libère.
Le rôle des minéraux et des vitamines dans le métabolisme
Les vitamines et les minéraux ne fournissent pas d’énergie directement, mais ils jouent des rôles essentiels dans le métabolisme. Plusieurs vitamines B agissent comme coenzymes dans la décomposition et la construction de macromolécules dont nous avons parlé précédemment.
Plusieurs minéraux – le magnésium, le zinc, le fer, le cuivre et particulièrement l’iode – sont des composants essentiels de nombreuses enzymes qui participent au métabolisme de l’organisme. Les minéraux sont également nécessaires à la construction de nouveaux muscles et de nouveaux os, et ils favorisent donc une croissance normale.
Qu’est-ce que le taux métabolique?
Le taux métabolique est une façon d’exprimer la quantité d’énergie dont l’organisme a besoin pour répondre à tous ses besoins en ce qui a trait à l’entretien de la structure corporelle, à l’utilisation et au stockage d’énergie et aux processus cellulaires. En termes simples, il s’agit du rythme auquel l’organisme utilise l’énergie ou brûle les calories.
Lorsque les gens affirment que leur métabolisme est lent – généralement pour justifier un gain de poids – ils parlent du taux métabolique. Maintenant que vous avez une idée très générale de ce qu’est le métabolisme, vous pouvez aller plus loin en explorant le taux métabolique et de ses liens avec le métabolisme.
Métabolisme de base
Le casse-tête du taux de métabolique est constitué de nombreuses pièces. La première, qui représente la plus grande fraction du taux métabolique, est le métabolisme de base (MB).
Le MB dénombre l’ensemble des calories nécessaires pour accomplir les fonctions de base de l’organisme comme la respiration, la circulation, l’activité cérébrale et l’activité cellulaire. En d’autres termes, il s’agit des calories dont vous auriez besoin si vous dormiez toute la journée.
Pour calculer avec précision le MB, les mesures doivent être prises en laboratoire dans des conditions contraignantes qui nécessitent l’emploi de matériel de laboratoire et de procédures spécifiques. Cependant, il existe des formules mathématiques que vous pouvez utiliser pour avoir une idée raisonnablement précise de votre MB. En général, votre taille et votre composition musculaires sont les aspects qui ont la plus grande influence sur vos besoins énergétiques de base.
Vous verrez parfois l’expression taux métabolique au repos pour décrire le métabolisme de base. Comme ces deux termes désignent la même notion, ils sont utilisés de manière interchangeable.
Utilisez cette équation pour calculer votre MB
Le recours à l’équation Harris-Benedict est la manière la plus courante d’estimer le métabolisme de base. Il existe d’autres formules que vous pouvez utiliser, ou mieux encore, des calculateurs qui font le travail pour vous (voir les références).
Équation Harris-Benedict :
Pour les hommes : MB = 88,362 + (13,397 x poids en kg) + (4,799 x taille en cm) – (5,677 x âge en années)
Pour les femmes : MB = 447,593 + (9,247 x poids en kg) + (3,098 x taille en cm) – (4,330 x âge en années)
Ajout d’un facteur d’activité
Pour la plupart des gens, la plus grande portion de leurs besoins énergétiques et métaboliques provient de leur niveau d’activité. Le principe est simple – plus vous êtes actif, et plus vos activités sont intenses, plus vos besoins énergétiques sont grands.
Il est difficile, sinon impossible, de mesurer avec exactitude le nombre de calories brûlées au cours d’une activité en particulier, dans des conditions réelles. Cependant, il existe différents tableaux pour vous aider à estimer l’énergie (en calories) dépensée pendant différents types d’activités.
La masse corporelle est prise en considération dans ces estimations, car une personne qui pèse 92 kg dépense beaucoup plus d’énergie pour courir 1,5 km qu’une personne qui pèse 54 kg. Pour la plupart des gens, l’activité physique représente de 15 à 30 % des besoins énergétiques quotidiens.
Estimez votre facteur de niveau d’activité en choisissant la catégorie qui correspond le mieux à votre style de vie actuel :
Sédentaire (travail de bureau, principalement en position assise, avec peu ou pas d’exercice ou d’autres activités) : calcul calorique = MB x 1,2
Légèrement actif (travail sédentaire, activités comme des tâches domestiques et de la marche 1 à 3 jours/semaine) : calcul calorique = MB x 1,375
Moyennement actif (en mouvement et actif pendant la journée, entraînements modérés 3 à 5 jours/semaine) : calcul calorique = MB x 1,55
Très actif (actif au cours de la journée, pratique d’un sport ou d’une activité physique vigoureuse presque tous les jours) : calcul calorique = MB x 1,725
Extrêmement actif (travail physique exigeant, entraînements intenses 6 à 7 jours/semaine) : calcul calorique = MB x 1,9
L’ajout de votre niveau d’activité à votre MB vous donne une valeur que l’on appelle le taux métabolique actif (TMA). Vous pouvez calculer votre TMA en multipliant votre MB en fonction de votre niveau d’activité actuel.
Votre TMA représente le nombre de calories que vous devez consommer chaque jour pour maintenir votre poids actuel. Si votre objectif est de perdre du poids, vous aurez besoin d’un déficit calorique. C’est dire que vous devez augmenter votre niveau d’activité physique ou diminuer votre apport énergétique en consommant moins de calories.
Effet thermique des aliments (ETA)
En plus du métabolisme de base et du taux de métabolisme actif, quelques autres facteurs mineurs peuvent influer sur la dépense d’énergie totale. L’énergie dépensée au cours de la consommation et de la digestion en est un. C’est ce qu’on appelle l’effet thermique des aliments (ETA).
La digestion, l’absorption, la décomposition et le stockage des nutriments requièrent de l’énergie.
Comme ce sont les protéines qui exigent la plus grande quantité d’énergie pour la digestion et la métabolisation, elles ont l’effet thermique le plus élevé.
Les glucides nécessitent moins d’énergie que les protéines, mais plus ils sont complexes, plus l’effet thermique est élevé; l’amidon et les fibres requièrent plus d’énergie que les sucres simples.
L’effet thermique des lipides est très bas; la digestion, l’absorption et le stockage des lipides nécessitent très peu d’énergie.
Dans l’ensemble, l’ETA peut représenter jusqu’à 10 % des calories brûlées dans une journée. C’est dire que le fait d’avoir une alimentation riche en protéines peut faire une différence avec le temps.
Tissu adipeux brun
Le tissu adipeux brun (TAB) n’a pas une très grande influence sur la dépense énergétique chez l’humain adulte, mais il vaut la peine de le mentionner, car il s’agit d’un sujet de recherche populaire à l’heure actuelle.
La majeure partie du tissu adipeux (graisses) est blanc. Chaque cellule adipeuse blanche contient une seule gouttelette de lipide. Par contre, les cellules adipeuses brunes contiennent de nombreuses gouttelettes plus petites. Ce sont les mitochondries et les capillaires, renfermant du fer, présentes en grand nombre dans les cellules adipeuses brunes, qui leur donnent cette couleur. La fonction principale du TAB est son rôle dans la thermorégulation, ou le maintien de la température corporelle interne, ce qui explique son abondance chez les nouveau-nés et les mammifères en hibernation.
La prévalence du TAB diminue avec l’âge chez l’humain, mais on sait qu’il se retrouve chez les adultes dotés d’un métabolisme actif et sain. À l’heure actuelle, peu de données soutiennent que certains produits ou certaines techniques pourraient permettre de tirer profit du TAB ou de l’activer chez les adultes, mais il est possible que ce tissu soit responsable d’un petit pourcentage de la dépense énergétique de certaines personnes.
Ce que vous pouvez faire pour soutenir votre métabolisme
Bon nombre de produits et de méthodes d’exercice sont présentés avec la promesse d’accélérer immédiatement votre métabolisme, mais ce n’est pas aussi simple. Cependant, il y a de nombreux facteurs – sur lesquels nous pouvons agir – qui peuvent avoir une influence positive sur le métabolisme. Les progrès réalisés sous ces aspects peuvent soutenir votre métabolisme et aider à optimiser votre vigueur dans tous les aspects de votre vie.
Voici quelques habitudes et activités que vous pouvez adopter pour optimiser le fonctionnement de votre métabolisme :
Faire de l’exercice régulièrement – La sédentarité n’est bonne ni pour vous ni pour votre métabolisme. Toute activité ou tout exercice qui fait augmenter la fréquence cardiaque entraîne également l’augmentation du débit sanguin, ce qui amène davantage d’oxygène et de nutriments vers les cellules qui en ont besoin pour soutenir le métabolisme. Si l’activité est sporadique, l’effet n’est que temporaire, mais la pratique régulière d’un exercice entraîne des effets et des bienfaits à plus long terme. L’association d’un exercice aérobique ou d’endurance avec de l’exercice contre résistance ou de la musculation génère les plus grands bienfaits. Vous avez peut-être déjà entendu dire que le maintien de la masse musculaire nécessite beaucoup plus d’énergie que le maintien de la masse graisseuse, et c’est vrai. Par conséquent, le maintien ou l’augmentation de la masse musculaire préserve la jeunesse du métabolisme même avec l’âge.
Si vous souhaitez tirer le maximum de votre exercice et de votre métabolisme, vous devez rester hydraté. Certaines recherches ont montré que le manque d’hydratation peut ralentir le métabolisme et freiner la consommation d’énergie ainsi que la perte de poids. Les meilleurs choix sont généralement l’eau fraîche et pure et les boissons pour sportifs.
Vous assurer un sommeil réparateur – Cela peut paraître évident, mais un sommeil irrégulier et de piètre qualité peut rendre votre métabolisme paresseux, en plus de nuire à votre motivation à faire de l’exercice et à bien manger. L’organisme rem plit d’importantes fonctions de réparation et de construction pendant que vous dormez. Par conséquent, le fait de tourner les coins ronds pour votre sommeil a de bonnes chances de mener à une moins bonne santé globale – et à un métabolisme au ralenti.
Gérer le stress – Les situations stressantes incitent l’organisme à augmenter sa production de cortisol, ce qui est une bonne chose pour la gestion d’une crise à court terme. Par contre, le stress chronique et non géré mène à des niveaux de cortisol constamment élevés, ce qui peut entraîner des problèmes importants. Le cortisol perturbe la sensibilité à l’insuline, ce qui peut mener à une prise de poids et à un métabolisme léthargique.
Éviter les régimes très restrictifs – Le métabolisme ne peut fonctionner efficacement s’il n’obtient pas le bon carburant et un approvisionnement constant en nutriments. Si la consommation calorique (énergie) est trop basse pendant longtemps, l’organisme ralentit la construction, la réparation, la digestion et d’autres fonctions énergivores du métabolisme. Ce phénomène se produit souvent lorsque les gens entreprennent des régimes amaigrissants excessivement rigides ou stricts. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est contreproductif d’essayer de perdre du poids trop rapidement. Si votre apport énergétique quotidien n’est pas suffisant pour maintenir vos activités normales et votre vigilance, c’est un signe que vous affaiblissez peut-être aussi votre métabolisme.
Avoir une alimentation variée et nourrissante – Obtenir suffisamment de carburant ne suffit pas. Vous devez consommer des protéines de qualité, des vitamines et des minéraux en quantités adéquates pour produire les hormones, les enzymes et les structures dont vous avez besoin pour que votre organisme et votre métabolisme demeurent solides. Plusieurs vitamines B et des minéraux comme le calcium et le fer sont des nutriments importants pour le maintien d’un métabolisme sain. Une alimentation à base de végétaux est saine et généralement recommandée.
Ne négligez toutefois pas les protéines de qualité, sinon vos muscles et votre métabolisme en souffriront.
Passer régulièrement des examens médicaux – Si vous faites tout correctement, mais que vous ne progressez pas comme vous le devriez, consultez votre médecin au sujet de vos médicaments, vos hormones et votre génétique. En effet, certains médicaments peuvent perturber le métabolisme et, pour de nombreuses raisons, les taux de certaines hormones peuvent s’écarter de la norme. Souvent, les problèmes hormonaux liés à la thyroïde ou au système endocrinien peuvent être résolus de manière à vous remettre sur la bonne voie. Il n’est pas vraiment possible de changer votre génétique, mais dans certains cas, vous pouvez obtenir de l’information qu’un professionnel qualifié peut utiliser pour concevoir un régime alimentaire qui fonctionne bien pour vous.
Votre métabolisme est très complexe, mais le principe de base est simple : il s’agit de la manière dont vos cellules transforment les aliments et les nutriments que vous consommez en énergie et en processus dont vous avez besoin pour bouger, penser, respirer et exister. Dans des circonstances normales, avoir un métabolisme sain n’a rien à voir avec la chance – et tout à voir avec l’adoption de principes d’alimentation saine, d’exercice et de bonnes habitudes de vie.
https://askthescientists.com/wp-content/uploads/2021/02/AdobeStock_232083779.jpeg16322449Russ BartonRuss Barton2021-02-19 12:00:162022-07-18 14:17:45Métabolisme – C’est ce qui vous permet d’avancer
Personne ne contestera le fait que l’exercice joue un rôle important dans une vie en santé et heureuse. La pratique d’une activité physique régulière aide à développer la musculature, à améliorer la santé des systèmes cardiovasculaire et métabolique, à façonner le physique et même à optimiser la santé. La plupart des gens se sentent mieux physiquement lorsqu’ils font de l’exercice régulièrement, mais ce n’est pas tout. La psychologie de l’exercice et le plaisir lié aux activités physiques qui améliorent l’humeur peuvent être tout aussi bénéfiques pour la santé en général. Le temps est venu d’explorer les bienfaits émotionnels de l’exercice.
Bouger pour la santé mentale
La meilleure façon de prendre soin de sa santé mentale varie d’une personne à l’autre. Toutefois, un excellent point de départ consiste à augmenter vos sentiments positifs afin de hausser votre niveau d’énergie, d’accroître votre confiance et d’améliorer votre humeur afin d’optimiser votre capacité à gérer les facteurs de stress du quotidien. La santé mentale influe à chaque instant sur vos capacités cognitives, votre comportement et votre bien-être émotionnel – vos pensées, vos actions et vos sentiments. Une partie essentielle de la santé générale consiste à arriver à mieux maîtriser la façon dont vous vivez les hauts et les bas de la vie quotidienne.
Les bienfaits de l’exercice pour la santé mentale sont importants. En fait, selon certains résultats de recherches, l’exercice peut s’avérer aussi efficace que d’autres remèdes pour conserver un état d’esprit sain. Ce phénomène tient au fait que l’exercice favorise la croissance des cellules nerveuses et optimise leurs connexions dans le cerveau – pas seulement parce que l’activité physique aide à renforcer le corps et à améliorer la confiance en soi. Un changement de style de vie axé sur la pratique d’activités qui améliorent l’humeur et renforcent la santé mentale peut être une façon agréable de récolter les fruits d’une réduction du stress et d’un état d’esprit résilient.
La psychologie de l’exercice donne un aperçu de ce qui peut vous motiver à vous mettre en mouvement et vous aider à intégrer une activité régulière dans votre quotidien. Si vous êtes déjà un habitué de l’exercice physique, vous savez probablement ce qui fait que l’exercice peut être si agréable – c’est qu’en le pratiquant, on se sent tout simplement bien. Ce sentiment est la manifestation des bienfaits émotionnels de l’exercice. Mais, qu’est-ce qui se cache derrière cette sensation d’euphorie que l’on ressent après une longue course et qui nous aide à récupérer après une journée difficile?
Activité physique et chimie du cerveau
Lorsque vous étiez bébé, vous étiez entouré d’amour de la part de vos parents et des membres de votre famille. Toute cette attention en provenance des personnes qui s’occupaient de vous avait pour effet d’inonder votre cerveau de neurotransmetteurs positifs – un heureux et puissant mélange de composés chimiques qui favorisaient des sentiments de sécurité, d’amour et de plaisir grâce à des interactions attentives.
Pendant votre croissance et votre développement, vous avez conservé ce même besoin inné de sentiments positifs et de bien-être. Bien que l’activité physique ne réplique pas exactement le sentiment apaisant que procure l’amour d’un parent, ses bienfaits émotionnels produisent certains des mêmes mélanges de composés chimiques – des outils remarquables pour mener une vie bien remplie et équilibrée.
L’essentiel de l’interaction entre le cerveau et le corps s’effectue grâce à des neurotransmetteurs qui jouent un rôle important de messagers. Ils créent un lien avec le système nerveux relativement aux émotions, à la motivation et au dynamisme, à la réaction à la douleur, à la concentration, aux niveaux d’énergie et à la capacité de miser sur les aspects positifs de l’expérience humaine. Voici quelques neurotransmetteurs courants qui jouent un rôle dans l’exercice et l’humeur pour une meilleure santé mentale :
La sérotonine est un messager qui influe sur l’ensemble de l’organisme. Comme élément régulateur important de l’humeur et de la cognition, elle a pour tâche de créer un sentiment général de bien-être et de bonheur. Elle permet également de réinitialiser le cerveau pendant le sommeil, en plus d’avoir un effet sur la digestion.
La dopamine est le principal composé chimique responsable de la motivation. Elle contribue à favoriser l’ambition, le dynamisme et l’attention. De plus, elle aide à réguler des réactions importantes comme le mouvement et l’apprentissage, en plus d’avoir une incidence sur l’état émotionnel. Prendre soin de soi, notamment en pratiquant un exercice quotidien, est le moyen le plus efficace d’optimiser les niveaux de dopamine.
La norépinéphrine est associée à la réaction de lutte ou de fuite lorsque l’organisme perçoit un danger. Elle aide la réaction au stress et à l’exercice en augmentant le rythme cardiaque et elle joue aussi un rôle dans la décomposition des graisses pour fournir de l’énergie à l’organisme.
Approfondir le facteur bien-être de l’exercice
Si vous vous êtes déjà senti motivé à vous rendre au gym simplement pour le sentiment de bien-être qui en résulte, il y a une explication toute simple à cela. Et ce n’est pas uniquement en raison du flot d’endorphines qui accompagne ce sentiment d’euphorie. Les endocannabinoïdes (produits naturellement par l’organisme) sont des composés chimiques suffisamment petits pour traverser la barrière hématoencéphalique et se fixer aux récepteurs neuronaux. Ils sont en fait responsables du sentiment d’euphorie ressenti après un bon entraînement.
L’exercice aérobique augmente la production de plusieurs facteurs neurotrophiques – facteurs de croissance du tissu nerveux. Les facteurs neurotrophiques dérivés du cerveau (BDNF) en font partie, et ils jouent un rôle de premier plan dans la protection des neurones existants et dans la croissance de nouveaux neurones (un processus appelé neurogenèse). Les BDNF favorisent effectivement la croissance de nouveaux neurones. Plus vous produisez de BDNF, plus la croissance et le développement de votre système nerveux sont favorisés.
Produits pendant l’exercice, les BDNF collaborent avec les récepteurs d’endocannabinoïdes de l’organisme pour bloquer efficacement la douleur et produire un sentiment de bien-être que l’on appelle l’euphorie du coureur. La présence de nouveaux neurones procure un niveau de réactivité accru et permet un contact plus étroit avec l’expérience vécue. De plus, la capacité de protection unique des BDNF augmente la résilience des neurones existants et les rend plus résistants au stress subi par l’organisme. Le stress lié à un exercice régulier provoque une réaction en chaîne qui fait du bien, qui aide à mieux résister aux sentiments de stress et d’anxiété, et qui permet en fait de se remettre plus vite qu’avant des effets liés aux facteurs de stress externes.
Les BDNF stimulent également la production de sérotonine. Et le phénomène est réciproque – un taux plus élevé de sérotonine stimule l’expression des BDNF – créant ainsi un cycle dynamique qui déclenche un sentiment de bien-être grâce à l’activité physique par elle-même.
Les bienfaits intellectuels et émotionnels de l’exercice
Il est vrai que l’exercice favorise la bonne humeur sur le plan chimique, mais les bienfaits intellectuels et émotionnels de l’exercice transforment également votre état d’esprit au quotidien. Que vous ayez un programme de conditionnement physique bien établi, que vous soyez un sportif du dimanche accompli ou que vous cherchiez à profiter des bienfaits de l’exercice quotidien, vous serez sans doute à même de constater les avantages qui suivent à mesure que vous augmenterez votre niveau d’activité physique.
Amélioration de l’estime de soi
Augmentation de l’énergie et de l’endurance
Gestion plus facile du poids
Amélioration de la qualité du sommeil
Fierté à l’égard des réussites
Meilleure perception de l’image corporelle
Meilleure capacité à gérer le stress
Relations interpersonnelles plus étroites
Amélioration de l’acuité intellectuelle
Ces bienfaits pratiques de l’exercice peuvent augmenter votre satisfaction, votre gratitude et vos relations, qui sont d’importants facteurs d’amélioration de la santé mentale.
Aller jusqu’au bout avec des activités aérobiques qui favorisent la bonne humeur
Si vous n’avez pas encore adopté une activité aérobique favorite, c’est le bon moment d’essayer quelque chose de nouveau. Toute forme d’exercice aide à surmonter l’anxiété et à accroître le bien-être, mais les recherches montrent que les meilleures activités pour améliorer l’humeur sont celles qui accélèrent légèrement le rythme cardiaque. Un exercice aérobique d’intensité modérée à vigoureuse crée des changements plus marqués et plus durables à la neurobiologie. C’est exact : en haussant d’un cran la vitesse du tapis roulant, vous pourriez être mieux en mesure de gérer des situations difficiles.
Exercice d’intensité modérée – 50 % à 60 % de votre rythme cardiaque maximal (pour déterminer votre rythme cardiaque maximal, soustrayez votre âge de 220)
Exercice de haute intensité – 70 % à 85 % de votre rythme cardiaque maximal
Montez l’intensité graduellement, au besoin. Transportez un sac à dos dans vos randonnées, visez à faire des longueurs plus rapidement dans la piscine, prenez des pauses plus courtes entre les séries d’exercices au gym – tous les moyens sont bons pour augmenter votre rythme cardiaque à mesure que votre forme physique s’améliore. La réalisation de vos objectifs personnels en matière d’exercice physique constitue un investissement imbattable dans votre bien-être.
Maintenir le rythme
La saine habitude de faire régulièrement de l’exercice physique entraîne des effets stimulants et permanents sur l’humeur. Vous aurez ainsi une meilleure impulsion pour atteindre vos objectifs de mise en forme. Si la première étape de la remise en forme vous semble difficile, essayez ces conseils pour vous motiver au moment de vous préparer mentalement à votre prochaine séance d’entraînement.
L’action précède la motivation. N’attendez pas de vous sentir motivé avant de faire de l’exercice; faites-le, tout simplement. Prévoyez vos séances d’entraînement à l’avance, préparez votre équipement sans trop réfléchir, et commencez simplement à bouger.
Portez attention au temps passé devant l’écran pendant l’exercice. L’interaction sur les réseaux sociaux ou la consultation constante de votre téléphone vous oblige à effectuer plusieurs tâches à la fois pendant vos séances d’entraînement. Vous risquez de vous sentir dépassé ou distrait et de perdre votre intensité et votre motivation à continuer.
Recrutez un ami. L’entraînement avec un copain améliore les relations sociales, en plus de vous pousser à rechercher une plus grande intensité et de vous rendre mutuellement responsables de vos objectifs. De plus, un objectif de conditionnement physique partagé peut être une excellente source de motivation.
Rendez votre entraînement amusant! Trouver le bon type d’exercice est un incontournable. Essayez de nouvelles activités, différentes méthodes d’entraînement, et changez votre programme pour rester motivé. Plus vous serez motivé dans votre entraînement, plus vous augmenterez vos chances de persévérer jour après jour.
Si vous cherchez à améliorer votre état de santé général et à trouver un moyen naturel de faire face au stress quotidien, trouvez des activités qui améliorent l’humeur. Les bienfaits émotionnels de l’exercice vous attendent après une randonnée à vélo intensive, une longue course, une soirée de danse ou un match de tennis vigoureux. Faites le pas vers une meilleure santé mentale dès aujourd’hui.
https://askthescientists.com/wp-content/uploads/2021/02/AdobeStock_334068019-scaled.jpeg14402560staffstaff2021-02-17 17:00:082022-07-18 13:33:40Renouez avec le mouvement, changez votre humeur : les bienfaits émotionnels de l’exercice
Un bon régime alimentaire et de l’eau en abondance sont les éléments fondamentaux d’une nutrition adéquate. Il est toutefois tout aussi important pour l’organisme d’éliminer les déchets constitués par ce que vous consommez. Voilà une des nombreuses tâches essentielles dont se chargent les reins. Même si on s’attarde plus souvent à la santé d’autres organes – comme le cœur et le foie – il n’en reste pas moins que les soins prodigués aux reins peuvent être la pierre angulaire d’une santé optimale.
Les reins remplissent des tâches diverses :
élimination des déchets par l’urine
équilibre des quantités de fluides corporels
libération d’hormones pour aider à préserver une tension artérielle normale
activation de la vitamine D sous une forme utilisable pour favoriser la santé osseuse
contrôle de la production des globules rouges.
Comme les reins régulent bon nombre de fonctions afin de préserver la santé physique au complet, des reins en santé sont essentiels pour permettre au corps de donner son plein rendement.
Connaissez Apprenez à mieux connaître la fonction rénale et les soins appropriés pour les reins – y compris le carburant à leur fournir pour profiter d’une santé optimale.
Mode de fonctionnement des reins
Les deux reins sont situés à l’arrière de l’abdomen, sous la cage thoracique et de chaque côté de la colonne vertébrale. Chacun a sensiblement la taille d’un poing, même si le rein droit est légèrement plus petit et situé plus bas pour faire place au foie.
On peut expliquer très simplement la fonction rénale de la façon suivante : le sang pénètre d’abord dans les reins pour y être filtré.Ensuite, le sang propre retourne dans le système circulatoire par les veines rénales et les déchets sont évacués par l’uretère jusque dans la vessie.
Un cours d’anatomie sommaire permet de mieux comprendre ce processus. Le rein renferme des millions d’unités structurelles et fonctionnelles appelées néphrons. Ceux-ci filtrent le plasma sanguin pour produire de l’urine, en plus de réabsorber l’eau, le sel et le glucose dans le système circulatoire.
Le néphron renferme un corpuscule rénal (le composant du rein qui filtre le sang) et un tubule rénal (un système secondaire de collecte du sang filtré). Après son passage dans le corpuscule rénal, le sang entre dans une zone de filtration appelée glomérule. Doté d’une barrière particulière qui retient les globules, les protéines et les molécules plus volumineuses dans le sang, le glomérule évacue toutefois l’eau, les ions et les molécules plus petites. C’est la première étape de la formation de l’urine.
À ce point, l’urine en train de se former contient la plus grande partie de l’eau et des électrolytes présents dans le sang qui se retrouve ainsi privé de ces nutriments. Le tubule rénal remet alors de l’eau, des électrolytes et d’autre nutriments dans le sang. Il laisse derrière une certaine quantité d’eau, d’urée et d’autres déchets.
C’est ce qui explique l’importance de conserver une bonne hydratation. Sans une quantité d’eau suffisante, les reins peuvent avoir de la difficulté à tout filtrer et à extraire les nutriments essentiels afin de les réintroduire dans la circulation sanguine.
À la fin du filtrage, le sang expulsé des reins se rend jusqu’au cœur par les veines rénales. Les toxines et déchets extraits de la circulation sanguine sont transportés par l’uretère jusqu’à la vessie où ils seront évacués par l’urine.
Beaucoup plus qu’un simple filtre
L’équilibre est essentiel sur tous les plans et les reins contribuent à celui du système circulatoire. Ils aident à réguler le volume des fluides extracellulaires – y compris les liquides interstitiels, le plasma sanguin et la lymphe – si importants pour l’afflux de sang aux organes vitaux.
Les reins contrôlent aussi l’osmolarité et la concentration ionique afin d’éviter une trop forte dilution ou concentration des fluides extracellulaires. Comme l’osmolarité est un mécanisme permettant à ceux-ci de passer d’une membrane à l’autre, elle est essentielle à un transport adéquat des liquides.
Ceci assure une quantité constante d’ions importants (molécules et atomes chargés) – y compris le sodium, le potassium et le calcium. Les reins contribuent aussi à la régulation du pH du plasma sanguin, ce qui empêche le sang de devenir trop acide ou trop basique.
Enfin, les reins produisent l’érythropoïétine (EPO), une hormone qui participe à la production des globules rouges. Agissant comme une armure, l’EPO protège les globules rouges pendant l’enfance et ceux-ci à leur tour stimulent les cellules souches dans la moelle épinière afin d’accroître la production d’autres globules rouges. Comme ces derniers transportent l’oxygène des poumons vers tout le reste de l’organisme, il est important de conserver un taux adéquat d’EPO pour obtenir une bonne production de nouveaux globules rouges.
Vitamine D et santé rénale
Comme la vitamine D est produite par la réaction de la peau au soleil, on la surnomme souvent la « vitamine soleil ». Les reins jouent un rôle important dans la conversion de la vitamine D en un nutriment utile pour l’organisme. L’apport en vitamine D provient de deux sources : l’exposition aux rayons ultraviolets B du soleil, ainsi que le régime alimentaire – aliments et suppléments.
La vitamine D est importante pour de nombreuses raisons. Après avoir été extraite du sang par les reins, la vitamine D est distribuée dans le système squelettique. De plus, elle aide à réguler la quantité de calcium et de phosphate pour en préserver un taux normal dans l’organisme. Plus précisément, la vitamine D favorise une bonne absorption du calcium tiré de l’intestin. Lorsque le taux de calcium est optimal, l’organisme peut préserver la santé osseuse, dentaire et musculaire.
Cet aperçu de la vitamine D nous permet de mieux comprendre pourquoi l’attention accordée à nos reins est tout aussi bénéfique pour d’autres organes et systèmes importants de l’organisme.
Conseils pour mieux prendre soin de vos reins
Vous connaissez maintenant le mode de fonctionnement des reins. Voyons maintenant les moyens d’optimiser la santé rénale. Toutes les autres parties de votre organisme peuvent bénéficier des soins prodigués à vos reins. De simples changements apportés à votre style de vie peuvent jouer un rôle important dans la santé de vos reins et dans votre bien-être général.
Conserver une bonne hydratation
Essentielle à la santé, l’eau est assurément utile à vos reins. Afin de leur fournir le liquide nécessaire à l’élimination de l’excès de sel et de toxines dans votre organisme, il est bon de boire huit verres d’eau par jour.
Il ne s’agit pas là d’une recommandation puisque la quantité précise d’eau qu’il vous faut est déterminée par votre état de santé et votre style de vie. Une urine jaune pâle est un bon indicateur que vous buvez suffisamment d’eau. Une urine plus foncée peut signaler une déshydratation et si elle es trop pâle, c’est que vous buvez trop d’eau.
Surveiller la tension artérielle
Les reins jouent un rôle primordial dans la régulation de la tension artérielle. Si elle se situe entre 90/60 mmHg et 120/80 mmHg, c’est que la tension artérielle est bonne. Lorsque ces chiffres sont plus élevés, nous sommes en présence d’une hypertension. Le système circulatoire et les reins agissent ensemble pour favoriser un bon débit sanguin uniforme. Lorsque votre tension artérielle vous préoccupe, vous avez intérêt à consulter votre médecin ou votre fournisseur de soins de santé.
Conserver un taux normal de sucre sanguin
Un taux normal de sucre sanguin contribue à préserver vos reins et votre état de santé général. Les reins sont constamment à l’œuvre pour filtrer les nutriments présents dans le sang avant de les réintroduire dans l’organisme. Par conséquent, vous avez intérêt à assurer leur bon fonctionnement en conservant un taux normal de sucre sanguin.
Faire de l’exercice et rester actif
Comme il est impossible de muscler vos reins, vous pouvez quand même les renforcer en pratiquant la marche, la natation ou le vélo au moins 150 minutes par semaine. Toute activité – à partir de la promenade en forêt jusqu’à la danse – peut vous aider à conserver un poids santé et à éviter d’imposer une tension accrue à vos reins. Un surplus de poids peut augmenter la tension artérielle, ce qui nuit à vos reins. Par contre, l’exercice régulier est bénéfique autant pour le tour de taille que pour l’état de santé général.
Suivre un bon régime alimentaire
En matière de santé, l’alimentation et l’exercice sont indissociables. Si vous voulez réellement choyer vos reins, vous suivrez un régime alimentaire à faible teneur en sel (sodium). En effet, vos reins auront toujours de la difficulté à filtrer une quantité excessive de sel dans l’organisme. Adoptez une alimentation riche en fruits et légumes frais, poisson et grains entiers. Évitez les aliments qui abîment les reins, comme les viandes transformées, les produits laitiers en quantité excessive et les repas préemballés.
Éviter de fumer
Les raisons d’arrêter de fumer sont innombrables. En voici une autre : la nicotine est mauvaise pour la tension artérielle et par conséquent pour la santé rénale.
Le saviez-vous?
Un seul rein est nécessaire pour vivre. À la naissance, vos reins comptent 750 000 néphrons chacun, soit 1,5 million au total. Il en faut 300 000 seulement pour filtrer votre sang tous les jours.
Le cœur pompe et les reins filtrent. Les reins filtrent une demi-tasse de sang par minute ou 170 litres par jour.
Jumeaux mais pas identiques. Les reins sont asymétriques. Comme celui de droite doit faire de la place pour le foie, il est plus petit et situé plus bas que celui de gauche.
Des reins sur mesure. Le médecin hollandais Willem Kolff a fabriqué le premier appareil d’hémodialyse avec un boyau de saucisse, une canette de jus d’orange et une machine à laver. En mode essorage, celle-ci filtrait le sang qui y était pompé.
La modération a bien meilleur goût… même pour l’eau. Une trop grande quantité d’eau dans l’organisme peut causer l’hyponatrémie en diluant le sel que les reins n’arrivent plus à éliminer.
Un échange rénal. En 1954, Joseph E. Smith a été le premier à réaliser avec succès une transplantation de reins à Boston, au Massachusetts.
Prenez soin de votre santé rénale dès aujourd’hui
Un style de vie qui axé sur la santé des reins est certes bénéfique pour la santé du corps tout entier. Une alimentation équilibrée et l’exercice sont essentiels pour préserver votre santé rénale. En répondant aux besoins de vos reins, vous aidez aussi les autres systèmes de votre organisme. Tout ce qui est bénéfique pour les reins l’est aussi pour le système digestif, le cœur et le système immunitaire.
Le corps humain est un ensemble complexe et intégré, et les reins jouent un rôle important dans le soutien du mieux-être global. Tout aussi complexes, les reins contribuent à l’équilibre de l’organisme. Chaque petit geste que vous faites pour conserver une tension artérielle normale aide à assurer le fonctionnement adéquat de vos reins.
https://askthescientists.com/wp-content/uploads/2020/11/AdobeStock_104773498.jpeg503835staffstaff2020-11-23 10:00:422022-07-18 13:49:16Comment prendre soin de vos reins
Le monde peut soudainement basculer dans le chaos, l’anxiété et le stress, ce qui vous amène à vous accrocher désespérément à votre santé mentale. Il peut être difficile de prendre du temps pour vous – pour votre santé, pour respirer à fond. Pourtant, vous pouvez adopter un rituel de soins personnels qui vous mettra à l’abri de l’affairement et des responsabilités qui envahissent votre vie.
Il n’y a rien d’égoïste à vous évader dans votre liste de contrôle de soins personnels afin de vous recentrer. Tout le monde a besoin de se réserver du temps pour prendre soin de soi et de sa santé. C’est un processus qui n’a rien de complexe.
Prendre soin de soi, c’est le simple fait de prévoir du temps et de l’espace pour faire disparaître votre stress quotidien et vous concentrer sur vous-même. En veillant à combler vos besoins, vous arriverez à mieux profiter des bienfaits que vous apportent les soins personnels – à partir du renforcement de votre santé mentale, émotionnelle et physique jusqu’à l’amélioration de votre humeur, de votre énergie et de votre résilience.
Les premier pas à faire et l’adoption d’un rituel de soins personnels est peut-être la partie la plus difficile. Même avec les meilleures intentions du monde, vous pouvez vous retrouver dans un déluge de rendez-vous et de choses à faire. C’est pourquoi vous avez besoin d’un plan et d’une bonne dose de patience envers vous-même – pour prendre soin de soi, il ne suffit pas d’une seule séance au spa.
La création de votre liste de soins personnels est un processus individuel qui consiste à évaluer vos besoins et à rechercher des solutions. Examinez les options suivantes pour mieux arriver à adopter un rituel de soins personnels qui vous convient. Choisissez les éléments qui vous aideront à atteindre vos buts, et – puisque les soins personnels ne devraient pas être une corvée – concentrez-vous sur ce qui vous fera plaisir. Avant tout, engagez-vous à prévoir du temps pour mettre en pratique les conseils qui suivent.
Une bonne nuit de sommeil : un moyen sûr d’amorcer un rituel de soins personnels
Même si on ne cesse de vous répéter qu’une grande partie de votre vie est consacrée au sommeil, le tiers de votre temps peut parfois sembler insuffisant. En effet, le sommeil est essentiel pour mettre en place bon nombre des piliers du mieux-être.
Réglez une alarme pour l’heure du coucher afin d’avoir un rappel sonore que le moment est venu de vous couper du reste du monde et de vous préparer à votre activité la plus autocentrée. Assurez-vous de mettre en pratique de bonnes habitudes de sommeil :
évitez la caféine et l’alcool à l’approche de l’heure du coucher
détendez-vous en écoutant de la musique, en méditant ou en faisant des étirements
éteignez les écrans
réglez le thermostat à une température agréable
dormez pendant au moins sept heures
Dans votre liste de soins personnels, prévoyez du temps pour vous-même
Le monde ne se soucie aucunement de vos projets. Votre réservation au restaurant, la soirée que vous aviez prévu prendre pour vous ou vos vacances au grand complet risquent de s’en trouver compromis. Réserver du temps à votre horaire, c’est le meilleur moyen d’empêcher votre liste de choses à faire d’empiéter sur vos activités de soins personnels.
Bloquez du temps à votre calendrier afin de pouvoir mettre en pratique les conseils de soins personnels qui vous interpellent. C’est dire qu’il faut aussi mettre en sourdine la sonnerie de votre téléphone.
Réclamez votre espace et maximisez ses propriétés apaisantes
En vous réservant un petit coin du monde pour la détente, vous pourrez arriver à vous mettre dans un état favorable pour entreprendre un rituel de soins personnels. Par contre, même les couleurs les plus calmantes ne peuvent neutraliser le désordre et le fouillis dans une pièce. Désencombrez votre vie et vos espaces personnels pour arriver à vous recentrer dans un monde stressant.
Certaines personnes se plaisent à organiser et à nettoyer car ils y voient un aspect apaisant. Même si ce n’est pas votre cas, c’est une bonne idée de vous réserver un lieu où rien ne vient vous rappeler vos stress quotidiens. La méditation au beau milieu d’une pile de lessive, de jouets ou pire encore, de travail, n’a rien de très relaxant.
Faites appel aux expériences sensorielles pour vous apaiser
Le stress est une réaction à de l’information sensorielle préoccupante. La solution consiste donc à offrir à vos sens une variété de sensations apaisantes.
Enveloppez-vous dans des vêtements douillets et confortables – une robe de chambre ou des tenues de détente feront très bien l’affaire. Rafraîchissez-vous l’esprit avec des arômes apaisants. Éteignez les sources de lumière bleue qui dominent votre vie et allumez plutôt quelques bougies. Emplissez la pièce de vos airs préférés ou des sonorités calmantes de la nature.
Faites-vous couler un bain antistress, ou réservez-vous un après-midi par semaine pour faire vôtre le style de vie hygge. Installez-vous dans le hamac de votre arrière-cour avec un bon livre. Partez en randonnée dans un sentier pittoresque. Peu importe votre choix d’activité réconfortante, stimulez vos sens de manière agréable, plutôt que répressive.
Consommez des aliments sains
Nous sommes portés à croire qu’en mangeant nos émotions, nous prenons soin de nous-mêmes. Il importe pourtant de ne pas perdre de vue l’élément « soin » des soins personnels dans notre recherche de réconfort.
La consommation d’aliments sains n’est pas une punition. Bien au contraire, c’est une démarche bienveillante qui contribue grandement au sentiment de bien-être. Un alimentation avec des collations et des repas nourrissants qui renferment les vitamines et les minéraux essentiels pour optimiser votre bien-être peut également être savoureuse.
Optez pour une nourriture riche en végétaux, composée d’aliments faciles à digérer et bons pour le tube digestif. Vous pourrez ainsi profiter de vos moments personnels en vous sentant léger et plein d’énergie, plutôt qu’abattu et amorphe après avoir consommé une trop grande quantité d’aliments de réconfort traditionnels.
Essayez d’atteindre la sérénité à votre manière
L’atteinte de la sérénité est l’objectif ultime de tout rituel de soins personnels. On n’a donc rien à gagner à se créer un stress en allant à la recherche des activités les plus relaxantes.
Certains ont recours à la méditation. On a montré que la méditation a des effets bénéfiques sur le cerveau et le niveau de stress, mais c’est à la seule condition que la méditation fonctionne pour vous. Comme il faut de la pratique pour y arriver parfaitement, vous pouvez envisager la méditation comme un projet en devenir.
Le yoga est une excellente pratique de sérénité qui a subi l’épreuve du temps. Toutefois, s’il est pour vous une source de frustration – parce que vous êtes débutant, ou simplement parce que votre corps n’est pas encore assez souple, laissez tomber, ou trouvez une formule qui vous convient.
Votre cheminement vers la paix et la sérénité peut différer de celui des autres et c’est parfaitement admissible. Essayez différentes approches et adoptez celles qui vous font du bien.
Stimulez votre esprit
L’adoption d’un rituel de soins personnels ne vous oblige pas à vous isoler dans une bulle dépourvue de stimulation. La mise à contribution de votre cerveau pour votre propre plaisir – et non pour le travail ou pour résoudre les problèmes d’autrui – est un moyen efficace de prendre soin de vous-même.
Arrêtez si vos activités intellectuelles commencent à ressembler à du travail. Quantité d’options s’offrent à vous pour mettre votre intellect au service de vos soins personnels :
lisez un livre, une nouvelle ou une revue
faites des mots croisés ou un jeu-questionnaire
prenez part à une conversation enrichissante
faites une réflexion critique sur une œuvre culturelle populaire que vous appréciez
écrivez une histoire ou quelques pages dans votre journal
jouez un morceau de musique sur un instrument de votre choix – ou improvisez sans structure
Profitez du pouvoir calmant de la nature
La nature peut nourrir votre âme et soutenir votre humeur. Bon nombre d’études montrent pourquoi il est important de passer du temps à l’extérieur pour atténuer le stress, améliorer notre capacité de concentration et calmer notre esprit.
Sortez de la maison pour prendre de grandes bouffées d’air frais. Prenez le temps d’aller vous promener dans la nature pour profiter des paysages, des sons et des odeurs de la forêt, de la plage ou du parc.
Entretenez votre réseau de soutien social pour étayer vos efforts de soins personnels
Il n’est pas nécessaire de s’isoler pour prendre soin de soi. Les êtres humains sont des créatures sociales qui tirent des bienfaits du contact avec les autres. En préservant le caractère ludique, amusant et décontracté de ces interactions, vous arriverez à profiter des bienfaits mentaux et émotionnels liés à la santé sociale.
Ne vous en faites pas si vous êtes introverti. Vous pouvez interagir à votre façon, de manière à éviter de vous sentir dépassé par des interactions qui visent à améliorer votre état d’esprit.
Et si le contact avec autrui vous déplait, il y a une solution. Vous pouvez cajoler votre animal de compagnie, jouer avec lui ou simplement profiter de son affection. Les animaux de compagnie sont une excellente source de soutien. Ils peuvent favoriser la bonne humeur, la stabilité et le bonheur en général.
Éliminez la négativité en faisant preuve de compassion envers vous-même
Ce n’est sans doute pas évident lorsqu’on regarde les messages des certains sur les réseaux sociaux, mais personne n’arrive à prendre soin de lui-même à la perfection. Apprendre à prendre soin de soi, c’est un processus en soi.
La première fois que vous mettrez en pratique le rituel de soins personnels dont vous avez besoin et que vous méritez, il se peut que vous n’obteniez pas les résultats attendus. Il est possible que vous perdiez votre concentration pendant la méditation, ou qu’un insecte vous pique pendant votre randonnée dans la nature, ou encore, que votre chien saute dans la baignoire.
Faites preuve d’indulgence et de compassion envers vous-même et développez une certaine résilience. Même sans le faire à la perfection, le fait de prendre soin de vous-même constitue un pas dans la bonne direction – sur la voie d’une version plus saine, plus heureuse et moins stressée de vous-même.
https://askthescientists.com/wp-content/uploads/2017/06/AdobeStock_336717156.jpeg16322449David BakerDavid Baker2020-10-27 09:16:512022-07-18 13:54:05Comment adopter un rituel de soins personnels pour votre santé et votre bonheur
La perte de poids est la principale raison pour laquelle les gens font de l’exercice. Pourtant, la perte de kilos superflus est loin d’être le seul bienfait de l’exercice. L’entraînement peut favoriser la santé de tous les éléments de votre corps.
Voici un aperçu des autres bienfaits de l’exercice pour la santé de l’ensemble du corps, à partir du cerveau jusqu’aux poumons et aux articulations. Découvrez les multiples raisons autres que la perte de poids pour lesquelles il est bon de faire de l’exercice.
Le cerveau
L’exercice est aussi essentiel au centre de commandement de votre organisme qu’il peut l’être à votre tour de taille. Un excellent moyen de garder votre cerveau en bonne forme consiste à vous réserver quelques minutes par jour pour bouger.
Le cerveau compte sur l’établissement de nouvelles connexions entre les neurones afin de stocker de l’information pendant toute votre vie. La construction de ces ponts entre les cellules cérébrales s’appelle neuroplasticité et elle s’accroît avec l’exercice.
Les scientifiques voient un lien entre la neuroplasticité et l’exercice en raison de l’accroissement du débit sanguin pendant l’activité physique. Lorsque le sang et l’oxygène circulent abondamment dans le cerveau, des régions cérébrales comme l’hippocampe peuvent câbler de nouvelles voies neurales. Ce processus contribue à l’adaptation de la mémoire et à son amélioration tout au long de la vie.
Comme le vieillissement ne ménage pas le cerveau, l’exercice rend plus facile à gérer la transition vers les nouvelles étapes du vieillissement. On a montré que l’exercice régulier favorise de bonnes aptitudes de mémorisation et peut ralentir la baisse de mémoire liée à l’âge.
Des chercheurs ont mené une étude leur permettant d’observer que même l’exercice léger et une marche quotidienne d’au moins 7 500 pas étaient associés à un accroissement du volume du cerveau. Un plus grand volume cérébral peut indiquer une neuroplasticité accrue dans le cerveau. C’est de cette façon que l’exercice peut aider à préserver votre acuité mentale et vos facultés d’apprentissage avec l’âge.
L’entraînement cardiovasculaire est la meilleure forme d’exercice pour accroître la puissance du cerveau. Les mouvements enchaînés élèvent la fréquence cardiaque et pompent le sang dans toutes les parties de l’organisme, y compris dans le cerveau. Même sans être intensif, ce type d’exercice donne de bons résultats. Une promenade régulière en soirée, une randonnée à vélo ou la natation en piscine sont autant d’activités bénéfiques pour le cerveau. Toute activité qui permet de pomper le sang est excellent pour le cerveau.
Humeur et hormones
En plus d’aider ses adeptes à perdre du poids, l’exercice les récompense en les rendant de meilleure humeur. Comme le lien entre l’humeur et l’exercice est manifeste, voilà sans doute une excellente motivation à s’entraîner davantage.
Parlons d’abord d’exercices aérobiques. Le rythme accéléré des mouvements cardiovasculaires peut réduire la quantité d’hormones du stress en circulation dans le sang. Ces hormones (comme l’adrénaline et le cortisol) contribuent souvent aux sentiments de stress, d’anxiété et d’inquiétude. En quantité excessive, toute hormone du stress peut même perturber les habitudes de sommeil. En raison de la fatigue ressentie au réveil, vous êtes alors peu disposé à accomplir vos tâches quotidiennes.
Non seulement les exercices aérobiques réguliers diminuent la quantité de ces hormones du stress, mais le cardio et d’autres types d’entraînement qui permettent de pomper le sang peuvent même intégrer des hormones de « bonne humeur » dans la circulation sanguine.
Les endorphines sont des hormones produites par le cerveau en réaction à l’exercice. Elles agissent pour soulager la douleur et alléger le stress naturellement. On appelle souvent « euphorie du coureur » la poussée d’endorphines ressentie après l’exercice.
Que vous soyez ou non un adepte de la course, vous aimerez la sensation créée par les endorphines qui pénètrent dans la circulation sanguine. Ces agents biochimiques qui améliorent l’humeur entraînent un sentiment d’euphorie. En plus de contribuer à combattre l’anxiété et la dépression, les endorphines aident à la détente et à l’apaisement.
À la fin d’une dure journée, faites appel à l’exercice comme remontant. Un jogging léger, un match de tennis ou une promenade dans le parc avec votre famille, voilà tout ce qu’il vous faut pour ressentir les effets des endorphines. Du même coup, vous réduirez la quantité d’hormones du stress et vous vous sentirez plus à l’aise.
Le cœur
Le cœur est l’un des premiers organes à ressentir les bienfaits de l’exercice régulier. À mesure que votre forme physique s’améliore, votre système cardiovasculaire devient plus efficace. Pour favoriser votre santé cardiaque, faites bénéficier votre cœur d’un entraînement en endurance et d’un exercice régulier.
À mesure que votre forme physique s’améliorera, vous remarquerez un léger ralentissement de votre fréquence cardiaque au repos. Comme l’exercice renforce votre cœur et accroît son efficacité à pomper le sang, des battements plus lents signalent que votre muscle cardiaque n’a pas à faire autant d’efforts pour faire circuler le sang. Les battements cardiaques sont plus forts et pompent le sang en dépensant moins d’énergie.
L’exercice est bénéfique pour votre cœur à bien d’autres égards. Il y a un lien entre l’activité physique régulière et la réduction des accumulations de plaques de graisse dans les artères. Comme ce processus épaissit et durcit les parois des vaisseaux, le cœur a plus de difficulté à transporter le sang là où il est nécessaire. Des artères exemptes de graisse durcie constituent certes un autre avantage de l’entraînement physique.
L’exercice cardio est celui dont votre cœur a besoin. Vous savez que vous faites du cardio quand vous ressentez une accélération de vos battements cardiaques. Sauts avec écart, pliométrie, course à pied et autres formes de mouvements rapides sont d’excellents exercices cardio. Songez à faire de l’exercice pour votre cœur la prochaine fois que vous vous entraînerez.
Les poumons
Un entraînement intensif est souvent essoufflant, mais avec un entraînement régulier, la sensation d’être à bout de souffle peut diminuer. Les mouvements aérobiques peuvent accroître le volume d’air inspiré par les poumons à chaque respiration. Ce volume est la mesure de votre capacité pulmonaire. Lorsque celle-ci augmente, la quantité d’oxygène dont disposent les muscles sollicités par l’entraînement est aussi plus élevée.
Pour améliorer votre capacité pulmonaire, essayez les exercices de respiration. Vous pouvez les intégrer à votre séance d’exercice quotidienne ou les pratiquer en période de repos. La respiration abdominale profonde et l’expiration en pinçant les lèvres sont deux méthodes qui servent à accroître la capacité pulmonaire.
Respirez tout simplement
Pour la respiration abdominale, posez votre main sur votre abdomen juste en dessous de la cage thoracique. Inspirez profondément en gonflant le plus possible la cavité abdominale. Puis, expirez lentement à travers vos lèvres pincées comme pour tirer sur une paille ou donner un bisou.
Les os et articulations
En matière de santé articulaire, selon un mythe répandu, l’exercice régulier peut causer des lésions aux articulations. En réalité, l’exercice modéré régulier peut accroître la masse et la résistance osseuses, en plus de protéger les articulations contre l’enflure, la douleur et l’usure.
La solidité des os est le point de départ de la résistance articulaire. Les muscles sollicités pendant une activité physique poussent et tirent sur les os auxquels ils sont attachés. La tension de ces muscles en pleine action entraîne alors une multiplication et un épaississement des cellules osseuses, ce qui donne lieu du même coup à une amélioration de la densité osseuse.
Ce lien entre la résistance osseuse et l’exercice est important. Il montre clairement que plus l’exercice est régulier, plus les os deviennent forts. En bougeant régulièrement, vous renforcerez vos os et ils resteront en meilleur état avec l’âge.
Outre la perte de poids, un autre motif qui devrait vous convaincre de faire de l’exercice, c’est celui d’alléger la pression exercée sur vos articulations. Un traitement inadéquat de vos articulations peut causer de l’enflure et de la raideur. La sensation d’inconfort que vous ressentirez pourra faire paraître l’exercice comme une corvée.
Ne cédez pas à la tentation de sauter une séance d’entraînement. Le mouvement et l’utilisation régulière de vos articulations leur procurent de l’aisance. L’exercice quotidien est un excellent moyen de réduire la douleur et de favoriser la résistance de vos articulations.
Les exercices de musculation comme les extensions des bras, fentes avant, flexions et sauts de grenouille sont excellents pour renforcer les os. Pour profiter de tous les bienfaits de l’exercice pour vos os et articulations, essayez de solliciter tous vos groupes de muscles.
Le système immunitaire
Des systèmes dans tout l’organisme, comme le système immunitaire, donnent leur meilleur rendement quand vous faites régulièrement de l’exercice, car ce dernier participe à des processus qui contribuent à vous garder en santé.
L’exercice favorise le renouvellement et l’échange de leucocytes (globules blancs). Ces constituants de la réponse immunitaire innée luttent contre les pathogènes qui envahissent l’organisme. L’exercice régénère les leucocytes qui vous protègent contre la maladie.
Votre système immunitaire a aussi besoin d’une activité physique régulière pour vous mettre à l’abri de la maladie lorsque vous prenez de l’âge. Tout comme le reste de l’organisme, le système immunitaire vieillit. L’exercice stimule l’activité immunitaire qui aide à préserver votre santé et à vous prémunir contre les infections. L’habitude de faire de l’exercice tous les jours peut vous aider à préserver votre immunité face aux risques de dégradation liés à l’âge.
Toute activité qui favorise une bonne circulation est un exercice bénéfique pour le système immunitaire. Les exercices aérobiques et les mouvements de toutes les parties du corps déclenchent le renouvellement des globules blancs qui préservent votre immunité. La danse, le jogging, le tennis et le volley-ball sont excellents pour faire bouger tout le corps et renforcer les défenses immunitaires.
L’exercice pour l’ensemble du corps
Rien de mieux que de mettre régulièrement vos muscles en mouvement pour votre mieux-être général. Rappelez-vous que l’exercice sert à bien d’autres fins que la seule perte de poids. Par conséquent, recherchez une autre bonne raison qui vous motive à faire de l’exercice.
https://askthescientists.com/wp-content/uploads/2020/09/AdobeStock_335852816.png501835Sydney SprouseSydney Sprouse2020-09-25 09:00:002022-07-18 13:54:51D’autres raisons de bouger : les bienfaits de l’exercice au-delà de la perte de poids
Pour rester en bonne santé, il ne suffit pas de simplement passer un examen annuel chez votre fournisseur de soins de santé. À la maison, vous devez surveiller fréquemment d’importants indicateurs de santé. Ce sont des mesures qui peuvent vous aider à répondre aux critères de santé selon la définition qu’en donne l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : un état optimal de bien-être physique, mental et social – et non pas seulement l’absence de maladie. C’est ce qui explique l’importance de surveiller les données liées à votre santé pour conserver un bon état de santé et de mieux-être général.
Un examen médical évalue régulièrement cinq aspects principaux de votre santé (appelés signes vitaux). Vous pouvez cependant faire vous-même à la maison le suivi de ces importantes mesures de la santé – et d’autres encore.
La tension artérielle
Ce simple indicateur de santé du système cardiovasculaire mesure les efforts que doit faire le cœur pour pomper le sang dans les artères et partout dans l’organisme. Il mesure la force de la poussée sanguine contre les parois des vaisseaux sanguins. La tension artérielle élevée (hypertension) est un facteur généralement asymptomatique, ce qui lui vaut le surnom de « tueur silencieux ».
Il est à ce point important de prendre régulièrement votre tension artérielle que des directives ont été émises sur la façon appropriée de le faire. Pendant leurs études, les professionnels de la santé doivent aussi régulièrement s’exercer à mesurer la tension artérielle avec précision. Bien que la prise manuelle de la tension artérielle à l’aide d’un sphygmomanomètre à mercure (ou brassard de tensiomètre) et un stéthoscope ait longtemps été la norme reconnue, on utilise couramment un appareil automatisé dans la pratique clinique actuelle.
Ce type d’appareil est plus commode pour prendre votre tension artérielle à la maison et surveiller du même coup votre santé cardiovasculaire. Doté d’un écran numérique qui affiche vos résultats (données de tension artérielle), l’appareil vous permet de voir en haut de l’écran la tension systolique à l’intérieur de vos artères lorsque votre cœur se contracte (en pompant le sang). L’autre chiffre plus bas sur l’écran indique la tension diastolique qui reflète votre tension artérielle lorsque votre cœur est au repos entre deux battements.
Une tension systolique élevée peut révéler des efforts accrus du cœur pour pomper le sang dans vos artères. Un facteur externe temporaire, comme le stress, la peur ou l’excitation, peut en être la cause. L’exercice intensif peut aussi entraîner une hausse de la tension artérielle, ce qui augmentera temporairement le débit sanguin pour fournir à l’ensemble de l’organisme une quantité accrue d’oxygène et de nutriments essentiels.
Une tension systolique élevée peut aussi s’expliquer par une force interne, comme l’accumulation de plaque sur les artères. Dans ce cas, les vaisseaux sanguins rétrécissent et deviennent moins souples avec le temps.
L’American Heart Association (AHA) recommande de choisir un brassard de tensiomètre automatique à lecture numérique. Il est important de bien étudier les choix offerts et d’opter pour un appareil bien ajusté à votre bras et dont l’exactitude est avérée. Vote médecin ou pharmacien peut vous conseiller l’appareil qui convient le mieux à un usage domestique. Il faut aussi lire attentivement les instructions pour bien configurer votre tensiomètre et suivre ensuite le mode d’emploi. Vous pouvez aussi demander à votre fournisseur de soins de santé de vous montrer comment procéder.
Une seule prise de votre tension artérielle vous donne les résultats du moment, mais ce n’est aucunement une mesure exacte de votre santé cardiovasculaire globale. Vous obtiendrez assurément un meilleur indicateur en prenant votre tension régulièrement, que ce soit tous les jours ou quelques fois par semaine et de préférence, toujours au même moment de la journée. D’ailleurs, les résultats obtenus peuvent varier en fonction de l’heure à laquelle vous la prenez, de l’activité que vous faisiez ou même du stress et de la maladie. Pour faire un meilleur suivi des données relatives à votre santé, il importe de consigner vos résultats.
Conseils pour une prise adéquate de la tension artérielle
Pour prendre votre tension artérielle avec plus de précision, il est important de ne pas fumer, boire du café ou de l’alcool, ou faire de l’exercice dans les 30 minutes précédentes. Il est aussi utile de vous détendre pendant 5 à dix minutes avant de la prendre en vous assoyant le dos droit et bien appuyé sur un dossier de chaise. Gardez vos pieds à plat sur le sol, en évitant de croiser les jambes.
L’avant-bras du côté où vous prenez votre tension artérielle doit reposer sur une surface plane (une table), avec le haut du bras à la hauteur du cœur et la paume de la main tournée vers le haut. Vos manches relevées, placez le brassard sur le bras supérieur de telle sorte que le rebord inférieur soit directement au-dessus du repli du coude. Prenez chaque fois de deux à trois lectures à une ou deux minutes d’intervalle et notez la date, l’heure et les données de votre tension artérielle.
Ce que révèlent vos résultats
Une tension artérielle normale est généralement inférieure à 120/80. Elle peut varier en fonction du sexe, de l’âge, du poids et d’un problème de santé. Si votre tension artérielle est plus élevée qu’elle devrait l’être, attendez de deux à cinq minutes et vérifiez à nouveau. Si elle est régulièrement élevée, consultez votre médecin. Une tension artérielle élevée révèle des efforts cardiaques intenses pour pomper le sang et le faire circuler dans tout l’organisme. Lorsque cette situation devient chronique, il s’agit alors d’hypertension, un état reconnu comme un facteur de divers problèmes de santé.
En 2017, les spécialistes en soins de santé de l’American Heart Association, du American College of Cardiology et de nombreux autres organismes ont officiellement réévalué les lignes directrices pour les indicateurs de tension artérielle chez les adultes. Ils ont déterminé que les indicateurs servant à diagnostiquer l’hypertension devaient être revus à la baisse. Par conséquent, bon nombre de gens dont la tension artérielle n’était pas considérée comme élevée sont maintenant reconnus comme souffrant d’hypertension.
Indicateurs de tension artérielle : mise à jour de 2017
Systolique
Diastolique
Normale
moins de 120
et
moins de 80
Élevée
120 à 129
et
moins de 80
Hypertension de stade 1
130 à 139
ou
80 à 89
Hypertension de stade 2
140 et plus
ou
90 et plus
Crise d’hypertension
supérieure à 180
et (ou)
supérieure à 120
Données fournies par l’American Heart Association
Le débit sanguin est le mode de transport interne qui distribue l’oxygène et les nutriments essentiels dans l’ensemble de l’organisme. Il importe donc d’assurer le bon fonctionnement de ce système. Pour obtenir une image instantanée de la santé de votre cœur, il est bon de faire le suivi de vos indicateurs de tension artérielle. Ces indicateurs peuvent vous donner la motivation qu’il vous faut pour améliorer les facteurs de style de vie reconnus pour favoriser une tension artérielle adéquate et une bonne santé cardiaque. Ces indicateurs pourraient aussi vous inciter à consulter un fournisseur de soins de santé afin de déterminer le meilleur traitement en cas de tension artérielle élevée.
La fréquence cardiaque (le pouls)
La fréquence cardiaque, ou pouls, mesure le nombre de battements du cœur en une minute (contractions complètes du muscle cardiaque). La mesure de la fréquence cardiaque est considérée comme un indicateur du fonctionnement du muscle cardiaque et par conséquent, une autre mesure importante de votre santé.
La fréquence cardiaque au repos indique le nombre de battements du cœur en état de repos ou de détente. Cet indicateur diffère de celui obtenu en cas d’activité physique ou de stress. La fréquence cardiaque moyenne d’un adulte en santé se situe entre 60 et 100 battements par minute. Par contre, l’âge et l’activité peuvent influer sur la fréquence cardiaque. Elle peut monter pendant l’exercice et baisser en période d’inactivité. D’autres facteurs peuvent aussi la modifier, notamment le stress et l’anxiété, la consommation de café et d’autres stimulants, la position du corps (debout, assis ou couché), la température corporelle et certains problèmes de santé.
Comment vérifier votre fréquence cardiaque
Vous pouvez prendre votre pouls au poignet ou en appuyant deux doigts sur le côté du cou. Vous pouvez aussi voir l’indicateur de votre fréquence cardiaque lorsque vous vérifiez votre tension artérielle avec un tensiomètre numérique, un oxymètre pulsatile qui mesure la saturation en oxygène ou une montre intelligente, un appareil portable ou en appli.
Pour prendre votre pouls au poignet, positionnez l’index et le majeur de votre main dominante de telle sorte que leurs extrémités soient alignées. Appuyez-les légèrement sur la zone souple à la base du pouce juste en-dessous de l’os du poignet opposé de manière à sentir l’artère radiale sous la peau. Pour prendre votre pouls dans le cou (artère carotide), il faut appuyer légèrement les deux mêmes doigts sur le côté de la trachée, juste sous la mâchoire.
Il faut compter les battements pendant 15 secondes, puis multiplier le nombre par quatre pour connaître votre fréquence cardiaque. Pour plus d’exactitude, répétez la procédure de deux à trois fois et faites la moyenne des résultats obtenus.
La respiration, c’est le fait d’aspirer et de rejeter l’air par les voies respiratoires. La respiration fournit à toutes les cellules de l’organisme l’oxygène qu’il leur faut pour fonctionner adéquatement. Pendant le processus de respiration, l’air entre et sort des poumons, ce qui facilite l’échange gazeux en faisant pénétrer l’oxygène à l’intérieur et en évacuant le dioxyde de carbone.
La fréquence respiratoire indique le nombre de respirations en l’espace d’une minute. Elle se mesure facilement en comptant pendant une minute le nombre de respirations. Chaque fois que la poitrine se soulève puis s’abaisse compte pour une respiration.
La meilleure façon ce vérifier la fréquence respiratoire, c’est en position assise sur une chaise. On peut aussi la mesurer en position couchée au besoin. La fréquence respiratoire d’un adulte en santé se situe entre 12 et 20 respirations par minute.
La température corporelle
L’organisme est doté d’un thermostat interne dont le fonctionnement adéquat est primordial. En effet, la température corporelle est un autre signe vital important pour évaluer l’état de santé général. La prise de la température corporelle est une pratique routinière des fournisseurs de soins de santé. Vous pouvez cependant la vérifier à la maison si vous ou un proche ne se sent pas bien ou simplement par curiosité. Un simple thermomètre suffit.
Pour vous garder en santé, votre organisme veille à régler votre température corporelle. Il est normal qu’elle fluctue dans des limites adéquates pendant la journée et tout au long de votre vie. De plus, certains facteurs exercent une influence à cet égard : l’âge, le sexe, certains médicaments et la maladie.
Vous avez sans doute entendu dire doute que la température corporelle adéquate est de 37 °Celsius (98,6 °Fahrenheit). Or, cette norme fixée à partir de données datant d’aussi loin que des années 1800 est aujourd’hui remise en question en fonction de recherches plus récentes indiquant que la température corporelle normale d’un adulte en santé peut varier sensiblement d’une personne à l’autre et se situer en moyenne entre 36,1 et 37,2 °Celsius (97 et 99 °Fahrenheit).
Le choix d’un thermomètre
Les choix de thermomètres à usage domestique ne manquent pas :
Le thermomètre numérique fait appel à des senseurs électroniques de chaleur pour enregistrer la température corporelle. Cet appareil sans contact est généralement pointé vers le front pour mesurer la température.
Le thermomètre auriculaire (ou tympanique) numérique utilise un rayon infrarouge pour mesurer la température à l’intérieur du conduit auditif.
Le thermomètre temporal est doté d’un scanneur infrarouge pour mesurer la température sur l’artère temporale frontale. On le fait glisser délicatement sur le front en effleurant la peau. Il faut le nettoyer entre les utilisations.
Le thermomètre au mercure n’est plus recommandé en raison des risques de bris de verre qui laisserait échapper le mercure, une substance toxique qui peut aussi causer de la contamination. Ceux qui ont l’habitude d’utiliser ce genre d’appareil peuvent le remplacer avantageusement par le thermomètre oral numérique.
Il y a des thermomètres en tous genres, mais il faut se rappeler que tous ne sont pas nécessairement de qualité et d’exactitude égales. Si vous hésitez quant au meilleur choix, demandez conseil à votre pharmacien ou médecin pour savoir quel thermomètre convient le mieux à un usage domestique.
La saturation en oxygène (SpO2)
La saturation en oxygène est une mesure de la santé qui fait état de la quantité d’oxygène dans les globules rouges. Comme l’équilibre précis du taux d’oxygène sanguin est essentiel pour la santé, votre organisme le régule étroitement.
Le procédé Sao2 (SpO2) permet de mesurer votre taux d’oxygène sanguin à l’aide d’un oxymètre pulsatile – un moyen non invasif d’obtenir cette mesure de la santé. Il s’agit d’un signe vital important que les fournisseurs de soins de santé vérifient de façon routinière. Règle générale, l’oxymètre pulsatile est un petit dispositif électronique que l’on fixe par une pince au bout de l’index.
Un résultat normal obtenu avec un oxymètre pulsatile se situe entre 95 et 100 %. Un résultat inférieur à 90 % est considéré comme faible et devrait faire l’objet d’une évaluation médicale par un professionnel de la santé.
Comme l’oxymètre pulsatile est aussi utilisé en entraînement sportif, on le retrouve souvent dans les gyms ou les centres de conditionnement physique. Pendant l’entraînement des athlètes et sportifs amateurs, le dispositif leur fournit d’importantes données qui peuvent les aider à améliorer leur endurance, leur rapidité et leur performance générale.
Les percées technologiques et les ventes de produits grand public ont facilité l’achat de divers dispositifs de nature médicale, y compris l’oxymètre pulsatile, sans ordonnance d’un médecin. Il importe d’acheter votre oxymètre pulsatile auprès d’une entreprise réputée et de vérifier si le dispositif a été éprouvé en clinique pour son exactitude, sans quoi vous aurez dépensé inutilement temps et argent.
L’oxymètre pulsatile met à l’œuvre une technologie (en fonction de la marque et du modèle) qui permet de mesurer au bout d’un doigt d’importants signes vitaux : saturation en oxygène, pouls, fréquence respiratoire et plus encore. Tous ces indicateurs de santé peuvent vous aider à renforcer votre santé respiratoire. Il faut toutefois savoir que le procédé Sao2 (SpO2) n’est pas nécessairement pertinent pour tout le monde.
D’sutres Mesures Importantes de la Santé
Le glucose sanguin
Principal carburant des cellules, le glucose est un glucide simple (sucre) qui constitue aussi une source essentielle d’énergie pour le cerveau et le système nerveux. L’organisme convertit certains aliments en glucose pour combler ses besoins en énergie. La fluctuation de la quantité de glucose sanguin pendant la journée est très normale.
Votre bilan de santé annuel chez le médecin comporte une vérification du taux de glucose sanguin pour vérifier que vous vous portez bien et pour dépister le diabète ou prédiabète. À jeun, un taux normal de glucose sanguin est de 70 à 99 mg par décilitre (3,9 à 5,5 mmol/l). Pour rester en santé, il importe de conserver un taux de glucose sanguin normal.
Comme la vérification du taux de glucose sanguin fait partie du bilan de santé annuel, les professionnels de la santé ne recommandent pas automatiquement de le mesurer à la maison, à moins que le sujet soit diabétique ou souffre de prédiabète. Si vous voulez vérifier votre glucose sanguin plus souvent qu’une fois par année, vous pouvez acheter un glycomètre et le matériel connexe à la pharmacie ou en ligne. Renseignez-vous sur l’utilisation adéquate de l’appareil, la signification des résultats et le meilleur moyen de disposer du matériel utilisé. La suivi de votre taux de glucose sanguin est utile pour déterminer les aliments ou les activités susceptibles d’influer sur les valeurs obtenues.
Le sommeil
Le sommeil est non seulement important, mais il est nécessaire pour préserver votre santé. Pendant que vous dormez, votre organisme répare les tissus et autres cellules, en plus de renforcer votre système immunitaire. Pour profiter d’une santé optimale, un adulte a besoin d’une période de sommeil de sept à neuf heures. Malheureusement, bon nombre de gens sont en manque de sommeil.
Sans donner des résultats aussi exacts qu’une évaluation par un professionnel, un dispositif ou une appli de surveillance du sommeil pour usage personnel peut aider à faire le monitoring du rythme de sommeil nocturne. Vous pourrez ainsi arriver à mieux connaître vos habitudes de sommeil et à faire ce qu’il faut pour les améliorer.
Vous avez le choix entre divers types de dispositifs, de toutes formes et en différents formats, portables ou non. Avant d’acheter, il est bon de bien connaître vos attentes.
Bon nombre de montres intelligentes fournissent des données de surveillance du sommeil qui peuvent être reliées à une appli sur votre téléphone. Les données fournies comprennent le type de sommeil (profond, léger, paradoxal), la fréquence des réveils et la durée du sommeil. Certaines montres fournissent aussi des données sur la saturation en oxygène (SpO2), ce qui est un indicateur important pour préserver la santé. L’usage d’un de ces dispositifs pratiques permet de faire le suivi de vos données de sommeil et de vérifier vos progrès dans la réalisation de vos objectifs.
L’activité
Le corps est fait pour bouger – c’est un fait. Par contre, il n’est pas forcément nécessaire de s’exténuer à le faire. La marche est un excellent moyen de favoriser votre santé globale. En plus d’être bénéfique pour la maîtrise du poids, cette forme d’exercice soutient la santé cardiaque et une tension artérielle normale, en plus d’être bénéfique pour l’humeur et la cognition. Comme elle sollicite moins les articulations, la marche est considérée comme un exercice à faible impact, une forme d’entraînement qui aide aussi à préserver et développer la masse musculaire, susceptible de diminuer avec l’âge.
Les dispositifs de suivi portables – comme ceux des montres intelligentes et autres appareils – sont excellents pour compter vos pas. L’Organisation mondiale de la santé (et bien d’autres professionnels et organismes dans le domaine de la santé) recommandent aux adultes âgés de 18 à 64 ans une activité physique aérobique d’intensité modérée pendant au moins 150 minutes par semaine. Un dispositif de suivi portable est plus commode pour faire le compte de vos pas, de la distance parcourue et du temps que vous prenez à réaliser vos objectifs de mise en forme.
Vos résultats : des guides pour rester en santé
La vérification et le suivi des données liées à votre santé vous permettront d’exercer un meilleur contrôle sur votre état. Grâce aux applis de tous genres pour votre montre intelligente ou votre téléphone, vous pouvez faire le suivi de presque tous les indicateurs de santé qui vous intéressent. Faites des choix réfléchis et évitez la surcharge d’information. Vous ne voulez surtout pas passer tout votre temps à vous inquiéter et à surveiller votre santé, les yeux fixés sur un appareil.
Si vous ne voulez pas faire le suivi de tous les aspects de votre vie, voici d’autres excellents moyens de favoriser votre santé sans exiger un dispositif de suivi :
Incorporez à votre régime alimentaire une plus grande quantité d’aliments entiers naturels frais et consommez moins d’aliments transformés.
Mangez à heures fixes et seulement jusqu’à satiété.
Levez-vous et bougez régulièrement tous les jours.
Passez moins de temps devant un écran et consacrez plus de temps avec votre famille et vos amis.
Allez dehors et profitez des bienfaits de la nature –Il a été montré qu’en plus de soulager naturellement le stress, le temps passé à l’extérieur aide à abaisser le taux des hormones du stress. Comme chacun le sait, moins de stress est un gage de meilleure santé.
https://askthescientists.com/wp-content/uploads/2020/09/AdobeStock_83645447.jpg501835Toni McKinnonToni McKinnon2020-09-08 10:00:442022-07-18 13:58:57Les mesures de la santé : comment vérifier les cinq principaux indicateurs de santé
https://askthescientists.com/wp-content/uploads/2019/08/copaprime-for-memory.jpg485835David BakerDavid Baker2020-09-02 11:40:122022-07-20 14:14:45Un outil interactif pour découvrir les fondations d’une bonne santé
Les hormones sont à l’origine d’une bonne partie des sensations que nous ressentons dans nos vies. Le bonheur a une hormone, l’amour en a une et le stress en a plusieurs.
Leur pouvoir tient à leur capacité d’influencer de nombreux aspects de la santé. Ces molécules complexes transmettent des messages partout dans l’organisme. Elles peuvent vous faire ressentir de la sérénité ou du stress. Elles font accélérer votre rythme cardiaque ou ralentissent vos systèmes pour vous préparer à dormir.
Bien sûr, les hormones comptent parmi les plus importants messagers dans l’organisme, mais les connaissez‑vous bien? Pouvez-vous dire sans l’ombre d’un doute quelles hormones sont associées à des situations particulières dans la vie? Savez-vous d’où viennent le cortisol, l’insuline ou la mélatonine dans l’organisme?
Mettez à l’épreuve vos connaissances en participant au jeu-questionnaire d’association d’hormones. Répondez aux questions ci-dessous en sélectionnant l’hormone ou les hormones qui correspondent à une action ou à un emplacement d’origine.
Jouez au jeu-questionnaire d’association d’hormones
Votre aide-mémoire sur les hormones
Besoin de mieux connaître les hormones? Apprenez tout ce que vous devez savoir pour passer le test haut la main la prochaine fois – et pour mieux comprendre comment ces importants messagers influent sur votre santé.
Insuline : Cette hormone clé du métabolisme est produite dans le pancréas et permet aux cellules partout dans l’organisme d’obtenir l’énergie dont elles ont besoin – en particulier par l’entremise du glucose, mais également par la dégradation des lipides et des protéines.
Cortisol : La production de votre principale hormone stéroïde est gérée par les glandes surrénales, mais elle est déclenchée par le cerveau en réponse aux facteurs de stress. Cette hormone exerce une influence sur de nombreux aspects de l’organisme – de la tension artérielle à la mémoire, et du métabolisme au maintien de l’équilibre entre le sel et l’eau.
Adrénaline : Ce tressaillement ressenti lors d’une aventure – comme un tour dans les montagnes russes ou un saut en parachute – est attribuable l’hormone de lutte ou de fuite produite dans les glandes surrénales. Elle prépare les systèmes de l’organisme – cardiovasculaire et musculaire en particulier – à prendre la fuite ou à se défendre, en réponse à un facteur de stress.
Estrogène : Cette hormone importante chez la femme est principalement produite dans les ovaires. Elle gère les cycles menstruels et favorise la maturation du système reproductif pendant la puberté. Elle joue également un rôle dans l’humeur, la santé des os, la fonction cardiovasculaire et la santé de la peau. On la retrouve également en quantité plus limitée chez l’homme.
Testostérone : Cette hormone importante chez l’homme est principalement produite dans les testicules. Elle favorise le développement des caractéristiques physiques spécifiques aux hommes pendant la puberté et stimule la production de sperme. On la retrouve également en quantité plus limitée chez la femme.
Glucagon : Son nom en révèle beaucoup sur cette hormone pancréatique qui favorise le maintien d’une glycémie saine.
Norépinéphrine: Comme elle est produite par les glandes surrénales, le lien entre cette hormone et le stress est assez évident. La norépinéphrine joue un rôle dans le rythme cardiaque et l’utilisation de l’énergie, en réponse à l’exercice ou à un facteur de stress. Elle agit également comme neurotransmetteur, en plus d’influer sur l’humeur et les émotions.
Mélatonine : L’hormone du sommeil provient principalement de la glande pinéale, située dans le cerveau. Elle contribue à réguler les cycles de sommeil et de veille en aidant l’organisme à se préparer à dormir.
Ocytocine : L’hormone préférée de l’amour favorise la création et l’approfondissement des liens affectifs. L’ocytocine prend son origine dans l’hypothalamus, mais elle est sécrétée par l’hypophyse. L’hormone de l’amour joue également un rôle dans la fonction reproductive, la lactation et les comportements sociaux.
Sérotonine : Peut-être la connaissez-vous en raison de ses liens avec l’humeur et le bonheur, mais la sérotonine joue des rôles dans l’ensemble de l’organisme – dans la digestion, le sommeil, la santé des os et la guérison des blessures. Elle est produite par les neurones partout dans l’organisme.
https://askthescientists.com/wp-content/uploads/2020/08/AdobeStock_296112051.jpg501835staffstaff2020-08-24 10:02:092022-07-06 12:48:50Répondez au jeu-questionnaire d’association d’hormones pour maîtriser les messagers de la santé
Personne n’aime être malade. C’est pourquoi il est important de protéger notre santé immunitaire. Certains comportements à adopter au quotidien peuvent soutenir le système immunitaire – vous en trouverez des exemples utiles dans cet article. Cependant, d’autres comportements sont à éviter pour votre santé immunitaire.
Il est important de savoir ce qu’il ne faut PAS faire. Vous serez ainsi mieux en mesure d’établir certaines limites et s’adopter des habitudes. Allez voir ces 12 habitudes à éviter en matière d’immunité afin de savoir ce que vous pouvez faire pour soutenir votre immunité.
Il est difficile de se défendre efficacement contre les germes en l’absence de réserves d’eau adéquates. L’eau est nécessaire à la circulation du mucus et de la lymphe, deux barrières de protection contre les virus et les bactéries. Ce sont des pièges visqueux qui empêchent les microbes de se propager aux cellules saines.
Gardez votre organisme hydraté et bien portant en buvant au moins huit verres d’eau par jour. Une grande quantité d’eau permet au mucus de circuler, et votre système immunitaire a besoin de ce mucus qui emprisonne les germes et aide à combattre les infections. Rappelez-vous de fournir suffisamment d’eau à votre organisme pour qu’il soit en mesure de bien faire son travail.
Ne pas : repousser l’heure du coucher
Comme le dit le proverbe, « le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt » (et qui se couchent tôt). Bien entendu, le fait d’aller au lit de bonne heure ne garantit pas votre succès financier, mais cela peut au moins vous garder en santé.
Donc, pour vous assurer d’obtenir un sommeil adéquat, ne repoussez pas l’heure du coucher. Une heure avant d’aller au lit, tamisez les lumières, éteignez la télévision et rangez votre téléphone de manière à créer un environnement aussi relaxant et paisible que possible. Détendez-vous et méditez afin d’arriver à vous endormir plus rapidement.
Un sommeil de qualité est non négociable. Si vous avez besoin de motivation pour éviter de vous coucher tard, pensez à tout le soutien que procure une bonne nuit de sommeil à votre système immunitaire.
Ne pas : se toucher le visage
Les yeux, le nez et la bouche sont les portes d’entrée préférées des germes dans l’organisme. Si vous voulez donner un coup de main à votre système immunitaire, ne vous touchez pas le visage.
Il peut sembler inoffensif de se toucher le visage, mais ce geste permet de transférer les microbes des mains vers l’intérieur de l’organisme. Toutefois, on ne met pas les doigts dans la bouche chaque fois qu’on se touche le visage. On se frotte les yeux, on se gratte le nez, on se ronge les ongles. Toutes ces petites habitudes fâcheuses permettent aux germes de s’introduire dans l’organisme.
Si vous avez du mal à éviter de vous toucher le visage, ce ne sera pas facile, mais vous pouvez vous débarrasser de cette habitude. Essayez de prendre cette responsabilité pour le bien de votre immunité. Vous pouvez appliquer du vernis sur vos ongles pour éviter de les ronger et garder vos mains occupées pour résister à l’envie de vous frotter les yeux. Lorsque vous réussissez, récompensez-vous. Demandez à un membre de votre famille ou à un ami de vous faire des rappels au besoin. Si vous devez vous toucher le visage, lavez-vous d’abord les mains.
Ne pas : fumer
Il n’y a pas de manière délicate de le dire – le tabagisme est une habitude dangereuse qui affecte l’ensemble de l’organisme, y compris le système immunitaire.
La fumée de cigarettedétruit le revêtement protecteur, composé de cellules épithéliales, qui tapisse l’intérieur de la bouche, du nez et de la gorge. Cette couche de cellules est nécessaire pour protéger les voies respiratoires contre les germes. Le tabagisme endommage également les tissus pulmonaires, qui sont particulièrement vulnérables aux infections par les virus et les bactéries.
Arrêtez de fumer le plus tôt possible pour protéger vos poumons et votre immunité globale.
Ne pas : consommer trop d’alcool
Tout comme le tabagisme, l’abus d’alcool a des effets néfastes sur le système immunitaire. La consommation d’alcool en grande quantité et de manière chronique endommage les cellules qui recouvrent l’intérieur de la bouche et de la gorge, en plus de restreindre la fonction des globules blancs – la force offensive du système immunitaire contre les agents pathogènes.
Vous voulez une preuve? Il y a une corrélation entre la consommation excessive d’alcool et le fait d’être malade souvent. Donc, il semble que trop d’alcool affaiblit le système immunitaire et augmente la probabilité de tomber malade.
Réduisez les excès d’alcool pour soutenir votre immunité. Votre organisme peut tolérer une consommation modérée et responsable – un verre par jour pour les femmes et deux pour les hommes. Assurez-vous seulement de ne pas exagérer.
Ne pas : oublier de se laver les mains
Le lavage des mains est le moyen le plus efficace de se protéger contre les agents pathogènes potentiels, et c’est une habitude facile à adopter. Rappelez-vous de vous laver les mains avant de manger, après avoir utilisé la toilette et en revenant d’un endroit public.
Ne pas : utiliser les désinfectants à mauvais escient
Le nettoyage, la désinfection et la propreté de manière générale aident à limiter l’exposition aux germes. Par contre, il ne faut pas exagérer. Les produits que vous utilisez pour éliminer les germes peuvent aussi être mauvais pour vous s’il ne sont pas utilisés de manière appropriée.
N’employez jamais, sur votre peau ou à l’intérieur de votre corps, des nettoyants ou des désinfectants conçus pour être utilisés sur les surfaces, le verre, le tissu ou dans la salle de bain. Ces produits peuvent être irritants ou toxiques. Portez l’équipement de protection adéquat (comme des gants ou des lunettes de protection) lorsque vous désinfectez une zone de votre demeure.
Cela peut paraître évident, mais il ne faut absolument pas boire ces nettoyants, vaporiser un désinfectant sur vous-même ou vous exposer aux lumières UVC désinfectantes, qui sont très dommageables. L’ingestion d’un de ces produits ou son injection dans votre organisme peut mener à un appel au centre antipoison ou à une visite à l’urgence.
Le désinfectant pour les mains est l’exception. Il est conçu pour être utilisé sur la peau – uniquement sur la peau. Les désinfectants pour les mains à base d’alcool (à vaporiser ou à frotter) fonctionnent bien pour l’hygiène ponctuelle des mains, mais vous devez les employer selon les directives du fabricant. De plus, lorsque les enfants utilisent un désinfectant pour les mains, assurez-vous de les superviser afin qu’ils l’emploient correctement et de manière efficace.
Ne pas : omettre l’entraînement
Quand vous préférez le divan à l’exercice, votre forme physique n’est pas la seule victime. L’entraînement d’intensité modérée contribue à maintenir la santé du système immunitaire.
L’exercice régulier est associé à une meilleure fonction immunitaire et moins d’épisodes de maladie par année. L’explication : l’activité physique améliore la circulation sanguine et la circulation de la lymphe, qui constitue le système immunitaire. L’exercice aérobique aide aussi à renforcer les poumons, les rendant ainsi plus efficaces pour la distribution de l’oxygène dans tout l’organisme.
Un programme d’entraînement régulier vous aide à développer des articulations et des muscles sains, et en prime, il vous protège contre la maladie.
Ne pas : limiter la consommation de fruits et de légumes
L’alimentation joue un rôle important dans le soutien de la réponse immunitaire de l’organisme. Remplissez votre assiette d’aliments qui favorisent le maintien d’un système immunitaire en santé; les fruits et légumes sont un bon point de départ.
Essayez de manger un fruit ou un légume à chaque repas. Les fruits savoureux comme les oranges, les pommes, les bananes et les petits fruits sont remplis d’antioxydants et de vitamines, et l’organisme a besoin d’antioxydants qui l’aident à détruire la structure des bactéries et des virus avant qu’ils ne puissent endommager des cellules saines.
Pour leur part, les légumes fournissent au sang des minéraux – comme le fer et le magnésium – et à l’organisme, du bêta-carotène et des vitamines B. Ce sont tous d’importants nutriments qui soutiennent la fonction immunitaire. Ils maintiennent la santé des cellules, permettant ainsi au système immunitaire de se concentrer sur les envahisseurs à repousser.
Ne pas : sauter une dose quotidienne de vitamines
Les suppléments qui fournissent des vitamines et minéraux à votre organisme sont excellents pour soutenir votre santé immunitaire. Il faut donc vous assurer de prendre vos multivitamines.
Optez pour des suppléments qui contiennent une bonne quantité des vitamines C, B6 et E. Ces antioxydants soutiennent l’immunité et protègent la santé des tissus et des cellules contre les microorganismes dommageables. La vitamine C soutient également la production de globules blancs normale de l’organisme. Ce sont les cellules immunitaires qui trouvent les agents pathogènes potentiels et les détruisent.
Un supplément constitue une source fiable de nutrition de qualité sur laquelle le système immunitaire peut compter au quotidien. Utilisez les suppléments alimentaires conjointement avec une alimentation saine pour soutenir adéquatement votre immunité.
Ne pas : aller au travail lorsque vous êtes malade
Si vous avez l’option de rester à la maison quand vous ne vous sentez pas dans votre assiette, faites-le. En plus de vous donner le temps de récupérer, cette pratique permet d’éviter de mettre à risque la santé des autres.
Pensez à tous les endroits partagés et aux objets auxquels vous touchez au bureau. Un éternuement ou une toux libèrent des gouttelettes contenant des germes. Ces germes peuvent subsister pendant des heures ou des jours sur presque n’importe quelle surface, ce qui permet au microbe qui vous a rendu malade de se transférer facilement à un collègue.
Avant de vous rendre au bureau avec un rhume, prenez en considération les personnes avec lesquelles vous travaillez. Elles vous seront reconnaissantes d’être resté à la maison à vous reposer plutôt que d’avoir mis à l’épreuve leur système immunitaire. Vous constaterez peut-être même que vous vous remettez plus rapidement en prenant le temps de récupérer à la maison.
Ne pas : laisser le stress vous envahir
Pour votre bien et celui de votre immunité, il vaut mieux ralentir et réduire le stress au minimum, ce qui est plus facile à dire qu’à faire. Le stress peut provenir du travail, de l’école ou des responsabilités familiales, et peut avoir des effets néfastes importants s’il n’est pas géré adéquatement.
Le stress inhibe pratiquement toutes les fonctions de l’organisme, y compris la fonction immunitaire. Quand les tâches du quotidien s’accumulent, le système immunitaire doit ralentir pour s’adapter. Le cortisol (une hormone du stress) envahit la circulation sanguine et influe sur les réponses immunitaires. La production de globules blancs chute, ce qui augmente la vulnérabilité aux virus du rhume et de la grippe.
La gestion du stress est un art qui ne se maîtrise qu’après des années de pratique. Vous pouvez toutefois commencer à réduire le stress en dressant un inventaire de vos responsabilités quotidiennes. Ensuite, essayez de supprimer les activités non nécessaires qui vous demandent temps et énergie. Apprenez à refuser les mandats que vous n’arriverez pas à gérer, et à demander de l’aide lorsque vous êtes submergé.
En apprenant à gérer le stress, vous protégerez votre immunité et votre santé globale. Le sommeil, la méditation et le suivi psychologique sont d’autres excellents moyens de composer avec le stress. Accordez la priorité à votre bien-être plutôt qu’aux tâches que vous devez accomplir afin de réduire le stress et de mener une vie heureuse et en santé.
Un aperçu de ce qu’il faut faire pour la santé immunitaire
Maintenant que vous savez ce qu’il ne faut PAS faire, vous pouvez vous concentrer sur l’adoption d’habitudes qui aideront à soutenir votre système immunitaire.
Fixez-vous pour objectif d’être attentif à la consommation d’eau et au lavage des mains. Soyez courtois et restez à la maison lorsque vous vous sentez malade. Faites montre de respect envers votre corps en le nourrissant de fruits et de légumes entiers, tout en évitant le tabagisme et la consommation excessive d’alcool.
https://askthescientists.com/wp-content/uploads/2020/06/AdobeStock_331218212.jpg501835staffstaff2020-06-03 08:00:032022-07-19 14:43:49Protégez votre santé immunitaire en évitant ces mauvaises habitudes pour l’immunité
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