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Quoi de plus désagréable que se laisser tenter par des aliments réconfortants pour vite ressentir des douleurs abdominales. Les ballonnements et les malaises sont des signes clairs d’indigestion. Même si on les mange avec appétit à l’heure du midi, les aliments difficiles à digérer sont non seulement un mauvais choix, mais ils peuvent causer une sensation de lourdeur et de fatigue tout l’après-midi.

Cette sensation de malaise et de lourdeur après avoir consommé des aliments mauvais pour la santé se présente sous diverses formes. On regroupe sous l’appellation « indigestion» les diverses sensations de ballonnement, flatulence et lourdeur ressenties à la suite d’un repas trop copieux.

L’indigestion n’est pas causée uniquement par la suralimentation. Nous traiterons plus loin de certains aliments qui, plus que d’autres, entraînent des maux d’estomac. Un repas bien équilibré avec des portions adéquates se digère facilement. Par contre, si votre assiette est surtout remplie de glucides simples ou de gras saturés, préparez-vous à desserrer votre ceinture.

Avec une mauvaise alimentation, votre organisme peut se retrouver en piteux état et fonctionner au ralenti. Grâce à des changements positifs et des choix santé, vous pourriez cependant vous sentir plus léger. Une foule d’aliments peuvent nuire à votre digestion, mais il y en a aussi bien d’autres qui peuvent vous rassasier sans vous alourdir.

Voyons d’abord certaines des causes les plus répandues de douleurs abdominales et les aliments lourds à digérer. Commençons avec des facteurs nuisibles connus, pour passer ensuite à des sources moins connues de sensations pénibles après les repas. Fait à retenir, tout aliment consommé en quantité excessive peut entraîner un malaise gastro-intestinal suivi d’une sensation de lourdeur qui vous fera passer une mauvaise journée.

Le poids des aliments à forte teneur en gras

Vous vous en doutez bien, les aliments riches en gras vous alourdissent.

Les aliments à forte teneur en gras saturés sont généralement très riches et peuvent vous donner la sensation pénible d’avoir trop mangé. On ajoute souvent des gras (saturés et trans) aux aliments pour en relever le goût, mais il y a un prix à payer pour cette saveur.

Règle générale, les aliments gras ont une faible teneur en fibres, ce qui pose un problème puisque les fibres sont excellentes pour la digestion. Elles rendent les selles plus consistantes et facilitent leur passage dans le système digestif. Les régimes alimentaires à forte teneur en gras entraînent souvent de la constipation. Sans les fibres qui facilitent la digestion, les aliments gras pèsent lourdement sur votre intestin.

Les fritures sont particulièrement nuisibles pour votre organisme. À très faible teneur en fibres et pauvres en nutriments, vitamines et minéraux essentiels qui vous aident à conserver votre énergie, elles sont aussi souvent très grasses. Leur consommation entraîne un état d’apathie et de langueur dont il est difficile de sortir.

Une solution de rechange : les bons gras insaturés

Il est impossible de bien vous nourrir sans intégrer le gras à votre régime alimentaire. Pourtant, même s’il s’agit d’un macronutriment essentiel, il faut faire les bons choix car tous les gras ne sont pas d’égale valeur. Évitez un apport élevé en gras saturés dans votre alimentation et, dans toute la mesure du possible, les gras trans. Cherchez plutôt à suivre un régime alimentaire équilibré comportant de bons gras insaturés (monoinsaturés et polyinsaturés).

Voici quelques exemples d’aliments riches en gras insaturés : avocat, huile d’olive, noix et poisson. Riches en nutriments, ces aliments contiennent des gras qui favorisent un bon fonctionnement cérébral. Substituez des aliments qui renferment des gras bénéfiques à d’autres aliments riches en gras saturés.

Les grains transformés

Pour le repas du midi, il n’est vraiment pas indiqué de consommer des grains transformés, dissimulés dans le pain et le riz blancs, ainsi que dans les pâtes. Ces glucides sont bien connus pour déverser du sucre dans le débit sanguin, en plus de causer un effondrement soudain peu après.

Les grains raffinés sont exempts d’éléments importants comme le son et le germe. Le son fournit des fibres qui stabilisent l’énergie pendant les heures qui suivent un repas. Une baisse d’énergie suivra invariablement un repas contenant des grains transformés dont le son est retiré.

Des aliments comme le pain blanc sont exempts de germe, cette partie du grain riche en vitamines B. L’organisme utilise ces vitamines pour mettre à profit l’énergie tirée des aliments que vous consommez.

Si vous faites une consommation excessive de grains transformés le midi, vous pourrez dire adieu à un après-midi productif et vous aurez plutôt besoin d’une sieste.

Une solution de rechange : les grains entiers

Pour remédier à la fatigue qu’entraîne la consommation de grains transformés, rien de plus simple que de les remplacer par des grains entiers. C’est un choix beaucoup plus santé pour la préparation de vos repas.

Riches en fibres, les grains entiers libèrent continuellement de l’énergie, empêchant du même coup les hausses du taux de sucre suivies d’un effondrement soudain. De plus, les fibres aident à faire passer les déchets de la digestion dans l’intestin. Avec cette source d’énergie fiable et un estomac bien portant, les grains entiers constituent un élément important dans des repas et un régime alimentaire sains.

Échappez à la somnolence et au mal d’estomac que causent les grains raffinés et transformés. Mettez plutôt au menu des grains entiers. Pour adopter un régime alimentaire sain, optez pour le pain de blé entier, les céréales, le riz brun et les pâtes de grains entiers.

Des aliments à faible teneur calorique peuvent causer une sensation de lourdeur

Sans doute difficile à croire, mais les aliments peu caloriques ne sont pas toujours le meilleur choix de casse-croûte. Comme les calories sont la source d’énergie de votre organisme, il est essentiel d’obtenir l’apport qu’il vous faut afin d’avoir la dose d’énergie nécessaire pour remplir toutes vos tâches.

En fait, c’est la forte consommation de ces aliments peu caloriques pendant la journée qui cause problème. Si votre apport de calories est insuffisant, vous aurez une sensation physique d’être privé de votre énergie. Difficile de mener à bien vos tâches si votre réservoir est à sec. Ces casse-croûte sont souvent des aliments transformés et préemballés sans valeur nutritive réelle. C’est donc une double épreuve pour votre organisme.

La restriction calorique peut aussi avoir des effets contraires, en entraînant une surconsommation au repas suivant. Ici encore, vous vous sentirez mal d’avoir trop mangé, dans un état léthargique et souffrant de ballonnements. La consommation excessive d’aliments peut littéralement vous appesantir. Un repas trop copieux pour apaiser la faim peut entraîner un gain de poids.

Si la restriction calorique devient une habitude alimentaire, il peut s’ensuivre des changements au métabolisme et à l’équilibre hormonal. En présence de changements métaboliques, il devient difficile de conserver un poids santé. De plus, les variations hormonales peuvent altérer l’humeur et la sensation de bien-être.

 Une solution de rechange : des casse-croûte sains en portions adéquates

La surconsommation de tout aliment peut causer un gain de poids. Même résultat si vous privilégiez des aliments à faible teneur calorique au détriment d’un casse-croûte santé. Pour choisir une collation qui vous rassasiera jusqu’au prochain repas, évitez les aliments portant la mention « hypocalorique », « léger » ou« zéro calorie ».

Choisissez des casse-croûte dont la teneur en calories est naturellement faible : fruits des champs, melon et concombre. Ils vous rassasieront, tout en fournissant à votre organisme les vitamines et minéraux dont il ne peut se passer.

Si vous vous préoccupez de votre apport calorique, surveillez les calories dissimulées. Les boissons gazeuses, l’alcool et les jus en regorgent, sans pourtant apaiser la faim. Afin d’obtenir votre apport calorique quotidien, il vaut mieux boire de l’eau et manger des aliments entiers et sains.

Les boissons gazéifiées : pas toujours un « remontant »

Si vous souffrez de flatulences et de ballonnements après un repas, votre choix de boisson pourrait en être la cause. Les boissons gazéifiées, tout comme celles dites gazeuses, sont fort populaires. Elles ne cessent malheureusement pas de pétiller après la première gorgée. Elles créent des gaz longtemps après leur ingestion. Sans nécessairement créer une sensation de lourdeur, elles ont un effet ultérieur peu souhaitable.

Voyons d’abord d’où proviennent les bulles si caractéristiques de ces boissons. Une forte quantité de gaz appelé dioxyde de carbone est présente dans ces boissons pétillantes. Des bulles de gaz éclatent dans votre tube digestif, si bien que ce joli pétillant dans votre verre se transforme en flatulences et ballonnements dans votre estomac.

L’édulcorant est une autre source de gaz dans ce genre de boissons. Celles dites « diète » renferment des substituts dont le goût édulcoré ressemble à s’y méprendre à celui du vrai sucre. Votre organisme sait toutefois les différencier et ces édulcorants peuvent être difficiles à digérer.

Limitez votre consommation d’aliments et de boissons contenant des polyalcools, notamment le sorbitol, le xylitol et le mannitol. Ces substituts du sucre se rendent jusqu’au gros intestin avant de commencer à se décomposer. Les flatulences peuvent être causées par la fermentation et la digestion. Sans qu’il faille éviter à tout prix les polyalcools, une consommation modérée est à conseiller.

Avec des ballonnements et des flatulences, personne ne se sent vraiment en forme. Difficile en effet de vous sentir à l’aise lorsque vous éprouvez une sensation de gonflement et de lourdeur.

Une solution de rechange : de l’eau, de l’eau et encore de l’eau!

En buvant de l’eau, vous pourrez éliminer tout apport en gaz dans votre alimentation. L’eau constitue la boisson par excellence pour votre organisme. Exempte de bulles et d’édulcorants, l’eau ne vous causera pas de maux d’estomac.

Si c’est la saveur des boissons pétillantes qui vous plaît, aromatisez votre eau avec des ingrédients naturels. Une rondelle de citron, de lime, de concombre ou quelques fruits des champs vous aideront à trouver le goût que vous recherchez. Faites preuve de créativité en ajoutant aussi des herbes : le basilic, le romarin et la menthe sont d’excellents choix. Vous pourrez aussi opter pour du thé aromatisé aux herbes, un bon choix sans caféine.

Évitez aussi les boissons gazeuses. Même sans sucre ajouté, ces boissons pétillantes peuvent causer un malaise intestinal. Buvez votre eau sous sa forme la plus pure : nature, avec des glaçons ou avec un filet de jus de citron, l’eau est à coup sûr votre meilleur choix santé.

Les substances laitières et leurs risques

S’il vous arrive de vous attarder dans l’allée des produits laitiers, vous pourriez voir votre journée prendre une mauvaise tournure et se terminer par une course aux toilettes. C’est que le lactose (un sucre contenu dans la plupart des produits laitiers) peut être difficile à digérer.

Le principal fautif : le lait. Riche en lactose, le lait de vache peut causer des flatulences douloureuses et de la diarrhée chez les personnes démunies de lactase, une enzyme digestive. Si votre organisme digère mal le lactose, vous le savez sans doute déjà. Une proportion allant jusqu’à 65 % de la population mondiale aurait de la difficulté à digérer le lactose.

Les ballonnements et la fatigue accompagnent généralement une mauvaise digestion du lactose. À cause de ces réactions, l’organisme peine à assimiler la nutrition fournie par le lait.  Il faut vous rappeler que le lait est riche en calcium qui renforce les os. Peut-être vous demandez-vous comment trouver dans les produits laitiers ce qui est bon pour vous, tout en évitant les maux d’estomac et la sensation de lourdeur?

Une solution de rechange : yogourt, fromage et autres produits laitiers fermentés

Pleins feux sur les substances laitières fermentées. Certains de vos produits laitiers préférés ont déjà amorcé la décomposition du lactose. Le yogourt et le kéfir sont faits d’enzymes qui s’attaquent au lactose du lait avant même qu’il n’atteigne votre intestin. Ces solutions de rechange sont de bonnes sources de calcium et de probiotiques qui aident aussi à la digestion.

Si vous êtes à la recherche d’un substitut du lait, essayez le lait d’amande. Celui-ci et d’autres laits constitués de diverses noix peuvent faciliter la tâche à votre système digestif. En plus d’être enrichis de bons éléments comme le calcium et la vitamine D, ces laits ont aussi un goût délectable.

En cas de sensibilité aiguë au lactose, consultez d’abord un praticien en soins de santé. Il saura mieux vous conseiller les moyens à prendre pour obtenir le calcium qu’il vous faut sans compromettre votre bien-être.

Faites des échanges

Maintenant que vous connaissez les aliments (et les boissons) qui vous alourdissent, soyez proactif en leur trouvant des substituts dans votre régime alimentaire. Remplacez les aliments lourds par d’autres produits riches en fibres. Équilibrez votre assiette avec des grains entiers et des aliments de divers groupes alimentaires. Relevez le défi de boire de l’eau en plus grande quantité (Vous pensez en avoir bu assez? Remplissez un autre verre!)

Trouvez des produits de remplacement pour les aliments qui entraînent une sensation de lourdeur et vous empêchent d’être au mieux de votre forme. Mangez moins d’aliments tout simplement des aliments dans la colonne de gauche, ou privez-vous-en pour faire plutôt des choix santé, comme ceux dans la colonne de droite :

Aliments lourds

Fritures

Pâtisseries préemballées

Gras trans

Viande rouge

Pain blanc

Pâtes

Aliments « peu caloriques »

Aliments « diète »

Boissons gazeuses

Crème glacée

Aliments légers

Avocat

Huile d’olive

Poisson gras

Légumes grillés

Protéines maigres

Pain de blé entier

Riz brun

Noix

Fruits des champs

Melon

Concombre

Eau infusée

Yogourt grec

À propos de l’auteure

Sydney Sprouse est une rédactrice scientifique indépendante basée à Forest Grove en Oregon. Elle détient un baccalauréat en biologie humaine de la Utah State University, où elle a travaillé comme stagiaire en recherche et rédactrice boursière. Étudiante permanente des sciences, sa motivation consiste à rendre accessible au plus grand nombre les recherches scientifiques actuelles. Les sujets qui l’intéressent avant tout : la biologie humaine, la santé et l’alimentation.

La vitesse domine le monde. Si la vie rime maintenant avec 5G, superpuissant et express, vos repas n’ont pas à suivre la même cadence effrénée. En fait, en ralentissant le rythme auquel vous mangez, vos efforts en matière de maîtrise du poids pourraient porter leurs fruits plus rapidement.

Essayez de vous rappeler la dernière fois qu’il vous a fallu 20 minutes ou plus pour manger votre repas. S’il s’agit d’un souvenir lointain, c’est peut-être parce que vous avalez tout rond. Cette durée de 20 minutes est fondamentale.

En effet, les recherches scientifiques montrent qu’il faut 20 minutes à votre cerveau pour comprendre que votre ventre est plein. Le fait de prendre plus de temps pour manger peut contribuer à vous rassasier plus tôt, donc à éliminer les calories excédentaires non souhaitées que vous consommez alors que votre faim est assouvie… sans que vous le sachiez.

Au lieu de passer un temps fou à réfléchir au bon dosage de macronutriments ou à compter les calories, prenez simplement plus de temps pour manger. Cette approche toute simple est assurément une option parmi plusieurs autres, comme vous le diront ceux qui ont recours à des centaines de méthodes différentes pour tenter de réduire leur apport alimentaire. Celle-ci pourrait pourtant valoir la peine d’être essayée à elle seule ou en combinaison avec la diète de votre choix.

Vous vous demandez si le fait de ralentir le rythme auquel vous mangez peut véritablement vous aider à maîtriser votre poids? Sachez que vous n’êtes pas seul à vous poser la question. Les chercheurs du monde entier se sont beaucoup intéressés au sujet. Jetons un coup d’œil à ce qu’ils ont découvert.

Manger plus lentement – Que dit l’étude?

Une foule de résultats prometteurs sont ressortis des recherches portant sur la consommation plus lente d’aliments et la maîtrise du poids, certains ayant même montré que manger plus lentement peut aider à limiter son apport alimentaire, donc à maîtriser son poids.

Inutile de faire vous-même le tour de toutes ces recherches : une méta-analyse (combinant les résultats de plusieurs études) publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition en 2014 l’a fait à votre place, en étudiant les différents rythmes auquel les gens mangent et leur influence sur l’apport énergétique et la faim.

Les chercheurs ont analysé et combiné les résultats de 22 études, en calculant les différences moyennes d’apport en aliments entre ceux qui mangeaient lentement et ceux qui mangeaient rapidement, ainsi que les variations éventuelles de la faim.

L’ensemble des constats a montré que le fait de manger plus lentement est associé à une consommation réduite de calories. Ce résultat s’est avéré, quel que soit le type de manipulation utilisé pour modifier le rythme auquel les gens mangeaient. En revanche, la rapidité à laquelle ils mangeaient n’avait pas eu d’impact sur la faim.

Cette analyse vient confirmer l’idée que la vitesse à laquelle on mange a une incidence sur l’apport énergétique. En mangeant plus lentement, quelle que soit la méthode utilisée, l’apport et les excès alimentaires sont limités. Nous passerons en revue certaines de ces méthodes un peu plus tard.

De quelle façon le fait de manger plus lentement vous fait-il perdre du poids?

Les recherches sur la vitesse de consommation des aliments ont mis en évidence une corrélation entre un indice faible de masse corporelle et le fait de manger plus lentement. Mais pourquoi en est-il ainsi?

La consommation calorique réduite chez ceux qui mangent lentement est assurément un facteur clé. Le conseil le plus fiable en matière de maîtrise du poids est vraisemblablement la consommation d’un nombre réduit de calories. Et vous connaissez maintenant le lien entre le fait de manger plus lentement et la diminution de l’apport calorique.

En mangeant plus lentement, vous avez tendance à moins manger, car vous vous sentez rassasié avant de trop manger. Retournez au chiffre magique du début : il faut 20 minutes au cerveau pour savoir si vous êtes rassasié ou à quel point vous l’êtes. Autrement dit, si vous mangez tout un repas en dix minutes et continuez à manger pendant cinq autres minutes, vous aurez pris un grand nombre de calories en trop.

Et les recherches sur le lien entre le fait de manger plus lentement et la maîtrise du poids vont plus loin encore que la simple addition ou soustraction de calories.

Il existe une corrélation établie entre l’habitude d’aspirer rapidement les aliments et les problèmes métaboliques. Ce constat s’explique par la façon dont l’organisme des gens qui mangent vite réagit aux aliments – notamment les problèmes de tolérance au glucose et de résistance à l’insuline. Ces liens ne sont pas surprenants, car le maintien de la santé métabolique va de pair avec le maintien d’un poids santé.

Et le fait de prendre plus de temps pour manger pourrait assurer le fonctionnement normal de votre métabolisme pour brûler les lipides, en plus de vous aider à manger moins de calories en général. C’est une formule gagnante pour la maîtrise du poids. Mieux encore, une étude au Japon a révélé que le fait de manger plus lentement favorise une meilleure digestion des aliments.

Quelle est la bonne vitesse pour manger?

Il y a eu beaucoup plus d’études sur les raisons pour lesquelles il faut manger plus lentement que sur le rythme de consommation des aliments à adopter pour la maîtrise du poids. Il n’est en effet pas facile de savoir comment classer la vitesse à laquelle on mange : trop rapide, trop lente, idéale.

Une étude de la University of Rhode Island a mis en chiffres le rythme de la consommation des aliments :

  • Consommation rapide : environ 88 g d’aliments par minute
  • Consommation moyenne : environ 71 g d’aliments par minute
  • Consommation lente : environ 57 g d’aliments par minute

Ces données sont utiles, certes, mais il est inutile pour vous de peser tous vos aliments et de les répartir en portions d’environ 57 g. Il existe des façons plus faciles de déterminer la meilleure vitesse à adopter pour ralentir le flux de nourriture dans l’estomac.

La solution la plus simple : utilisez la mastication comme mécanisme de contrôle de la vitesse à laquelle vous mangez.

Plus vous mastiquez, moins vous mangerez vite. Le fait de compter le nombre de fois que vous mastiquez chacune de vos bouchées, en visant 15 à 20 fois, vous aidera à arriver à votre but.

Vous pouvez aussi chronométrer votre mastication. Une étude a indiqué qu’une mastication de 30 secondes avait aidé les participants à manger la moitié moins de friandises que ce qu’ils auraient consommé en mastiquant normalement.

Quelle que soit la méthode privilégiée, n’oubliez pas le chiffre magique de 20 minutes. Mangez tranquillement pour que votre cerveau puisse suivre le rythme de votre bouche.

Comment manger plus lentement?

Ajustez votre rythme – voilà un bon conseil qui ne veut pas dire grand-chose! Vous avez en effet besoin de quelques astuces pratiques pour arriver au bon rythme.

En voici justement six pour vous aider à manger plus lentement. En plus de vous aider à maîtriser votre poids, le fait de prendre plus de temps pour manger peut favoriser votre digestion et vous permettre de mieux savourer vos repas.

  1. Mastiquez avec application. Nous avons abordé le sujet plus haut en parlant de la vitesse à laquelle il fallait manger, mais permettez-nous d’insister : en mastiquant davantage chaque bouchée et en le faisant lentement, vous pourrez ajuster votre rythme de façon adéquate. Mastiquez au moins 20 fois chaque bouchée. Vous ralentirez votre rythme et préparerez plus convenablement vos aliments pour la digestion. Si vous préférez chronométrer votre mastication au lieu de compter chaque bouchée, visez 15 secondes ou plus.
  2. Prenez de petites bouchées. Il est bon de mastiquer lentement, mais si vous mangez votre repas en sept ou huit énormes bouchées, votre rythme n’aura en rien diminué. En réduisant la taille de vos bouchées, en plus de mastiquer avec application, vous réussirez à manger plus lentement.
  3. Mettez tous vos sens à contribution. Le goût est le sens que l’on associe le plus souvent à la nourriture. Pourtant, en faisant appel à vos yeux (la vue) pour apprécier l’apparence de vos aliments et en prêtant attention à leur texture (sens du toucher avec les yeux), vous pouvez réduire la vitesse à laquelle vous mangez. L’autre sens le plus important est l’odorat. En fait, le goût et l’odorat vont de pair. En humant à pleins poumons les arômes de vos aliments pour les savourer, vous rehausserez votre expérience et prendrez plus de temps à déguster votre repas.
  4. Prenez une pause entre les bouchées. En prenant une pause entre chaque bouchée, vous ralentissez la vitesse à laquelle vous mangez. Faites-le en déposant votre fourchette ou cuillère, ou même en déposant votre mets si vous le tenez à la main.
  5. Écoutez votre corps. La faim est une sensation physique. Vous pouvez la ressentir. Votre corps vous envoie certains signaux lorsqu’il a besoin d’être nourri et d’autres encore lorsqu’il est rassasié. Prenez le temps d’écouter ce qu’il vous dit, et ce, même si votre assiette n’est pas encore vide.
  6. Adoptez un nouvel état d’esprit à l’égard de la nourriture. La nourriture revêt bien des significations, la plus fondamentale étant son rôle de carburant. Mais elle exprime aussi les émotions, la famille, le plaisir, la stimulation intellectuelle et bien d’autres sensations et concepts. Évitez donc de traiter votre nourriture comme l’essence que vous pompez dans votre voiture pour filer vers votre destination. Concentrez-vous sur chaque bouchée. Savourez-la. Discutez-en. Et profitez pleinement de l’expérience que manger vous procure.

Lorsque la soif se fait sentir, il est difficile de penser à autre chose qu’à une boisson bien fraîche. Pourtant, aussi alléchante soit-elle, l’eau gazeuse ou la limonade n’est peut-être pas le meilleur choix. Comme leur nom l’indique, les boissons sucrées sont remplies de sucres ajoutés et de calories vides. Il vous faut une boisson aussi désaltérante que bénéfique pour l’organisme.

La clé d’un style de vie sain consiste à conserver votre hydratation. Voilà pourquoi il est important de choisir des boissons qui étancheront votre soif sans nuire à votre régime alimentaire. Répondez à ce questionnaire sur les boissons et apprenez à départager les bonnes des mauvaises boissons,en plus de trouver de nouvelles façons de rester hydraté.

 

Vous ne savez trop quoi faire pour manger adéquatement. Vous recherchez sur Internet des exemples de « bons » et de « mauvais » aliments. Aussi essentielle que soit une liste de choix santé susceptible de paver la voie vers un régime alimentaire sain, elle ne suffit pas à expliquer pourquoi tel ou tel aliment est bon pour vous.

En sachant comment les aliments que vous consommez créent de l’énergie utilisable dans votre organisme, vous pouvez choisir de meilleurs ingrédients pour préparer des repas plus sains. L’indice glycémique est justement l’outil qu’il vous faut pour mieux comprendre le mode de fonctionnement de la nourriture dans votre corps.

Comme vous le savez, la nourriture se transforme en énergie. Il faut maintenant comprendre quelle quantité vous est fournie par tel ou tel aliment. À cette fin, vous devez apprendre à décoder l’indice glycémique qui vous renseignera aussi sur la qualité et la fiabilité de l’énergie obtenue.

Dérivé  des aliments, le glucose nourrit votre organisme

Le glucose – un glucide abondant dans l’alimentation – est un sucre simple qui approvisionne votre organisme en énergie. Les glucides, qui ne constituent pas tous du glucose, peuvent cependant tous se transformer pour en prendre la forme. Pendant la digestion, les glucides complexes se décomposent en molécules simples de glucose qui seront utilisées soit comme source d’énergie, soit pour aider à évacuer les déchets lorsqu’elles ne sont pas digérées.

Dans son état pur, le glucose circule dans le débit sanguin en fournissant une énergie cellulaire instantanément mise à l’œuvre. Comme toute l’énergie n’est pas nécessaire immédiatement, elle est parfois stockée dans le foie et les muscles sous forme de glycogène. Le pancréas aide ensuite l’organisme à décider quand utiliser le glucose ou le mettre en réserve.

Ces processus sont importants, car un taux normal de sucre sanguin permet à l’organisme de gérer plus facilement l’énergie qu’il puise dans votre alimentation.

L’indice glycémique

L’indice glycémique (IG) est un moyen de déterminer le potentiel d’accroissement du taux de sucre sanguin d’un aliment. Autrement dit, il permet de mesurer la vitesse de décomposition des glucides et de leur entrée dans le sang sous forme de sucres simples. Règle générale, plus un aliment est raffiné et transformé, plus sa dégradation est rapide et plus son IG est élevé.

Certains aliments font passer une forte quantité de sucre dans le sang en peu de temps. Comme ils haussent rapidement le taux de glucose sanguin, on les appelle des aliments à teneur glycémique élevée.  Au contraire, les aliments à faible teneur glycémique distribuent de petites quantités de glucose sur une période de plusieurs heures.

Voyons maintenant comment calculer l’indice glycémique. La norme de comparaison est le glucose dont l’IG est de 100. Cet étalon très important illustre la vitesse de conversion des aliments en glucose sanguin.

On détermine l’indice glycémique de tous les aliments par comparaison avec l’IG du glucose. Une crêpe, une orange et une poignée d’arachides ont chacun leur propre indice glycémique. Comme leur délai de digestion diffère, chacun donne une réponse différente à l’égard du taux de sucre sanguin.

Aliment Indice glycémique (IG)
Glucose 100
Crêpe 67
Orange 42
Arachides 18

(Pour un tableau plus complet, voici d’excellentes ressources : L’University of Sydney, le Linus Pauling Institute, et la Research Gate.)

Lorsque vous consommez les aliments mentionnés plus haut ou d’autres, votre taux de sucre sanguin augmente. Une crêpe moyenne produit une réponse égale à 67 % de celle du glucose pur et celle de l’orange est de 42 %. Comparativement au glucose, les arachides influent très peu sur le taux de sucre sanguin avec une réponse de 18 % seulement.

En fait, lorsque vous connaissez l’IG d’un aliment, vous savez comment il influera généralement sur le taux de sucre sanguin par rapport au glucose. Le tableau de l’indice glycémique énumère celui de centaines d’aliments dont l’IG est élevé, modéré ou faible. Voici le classement  de certains aliments selon leur indice glycémique :

  • IG élevé, supérieur ou égal à 70 : pommes de terre, flocons de maïs, jujubes, melon d’eau et pain blanc.
  • IG modéré, de 56 à 59 : riz, banane, miel et ananas.
  • IG faible, inférieur à 55 : lentilles, carottes, pommes, oranges et poires.

L’indice glycémique est fort utile. Il met en lumière le pouvoir qu’ont les aliments d’accroître le sucre sanguin et permet de comparer la réponse des aliments à l’égard du glucose sanguin. Par contre, l’indice glycémique ne prend pas en compte la quantité de nourriture que vous consommez.

Les valeurs de l’IG de tous les aliments restent inchangées, quelle que soit la quantité que vous mangez. Il ne faut pas en conclure qu’une forte consommation d’aliments à teneur glycémique élevée influe de la même façon sur le taux de sucre sanguin que si vous en mangez en faible quantité. C’est plutôt le contraire.

Comment peut-on discerner les bons choix alimentaires à l’aide de l’indice glycémique? Difficile d’évaluer la qualité des aliments quand le melon d’eau et l’ananas ont un IG similaire à celui des bretzels, du pain blanc et des craquelins. Heureusement, il y a une solution.

La charge glycémique

Voyons maintenant la charge glycémique (CG). C’est une mesure qualitative et quantitative solide qui, à partir des données fournies par l’indice glycémique, permet de comprendre de quelle façon les aliments influent sur le sucre sanguin.

La charge glycémique prend en compte la quantité consommée d’un aliment donné et en reflète le potentiel d’accroissement du glucose sanguin. On calcule la charge glycémique d’un aliment en divisant son indice glycémique par 100 et en multipliant ce résultat par la quantité de glucides disponibles dans une portion.

CGaliment = (IGaliment ÷ 100) x (grammes de glucides – grammes de fibres)

* Rappelez-vous que les fibres sont les constituants des aliments que l’organisme ne digère pas entièrement. Pour évaluer le nombre de glucides disponibles dans un aliment donné, il faut donc soustraire la quantité de fibres (grammes) de la quantité totale de glucides.

Les valeurs associées à la charge glycémique sont beaucoup plus faibles que celles de l’indice glycémique :

  • CG élevée : supérieure ou égale à 20
  • CG modérée : de 11 à 19
  • CG faible : inférieure à 10.

La CG prend en compte la quantité de glucides assimilables dans une portion d’un aliment donné. Ce point est très important, car un aliment dont l’indice glycémique est similaire à celui d’un autre peut contenir une quantité de glucides nettement plus élevée.

Voyons un exemple illustrant comment la charge glycémique prend en compte la teneur en glucides. L’IG d’une tasse de melon d’eau et d’une tasse de flocons de maïs est très similaire. Même si ces deux aliments ont une teneur glycémique élevée, leur charge glycémique diffère largement.

La charge glycémique de la tasse de flocons de maïs étant de 20, elle est élevée, tandis que celle du melon d’eau n’est que de 8. Par conséquent, la quantité de glucides dans une portion de flocons de maïs est beaucoup plus élevée (26 grammes pour être exact) que celle d’une même portion de melon d’eau (11 grammes).

Comme la teneur en glucides du melon d’eau est plus faible, chaque portion compte moins de calories. Lorsqu’il s’agit de choisir un casse-croûte plus sain, le melon d’eau est indéniablement préférable aux flocons de maïs. D’une densité calorique plus faible, il vous fournit tout aussi efficacement l’énergie qu’il vous faut jusqu’au prochain repas.

Et si vous mangiez deux tasses de melon d’eau plutôt qu’une seule? La CG reflète la taille de votre portion et peut vous indiquer comment la quantité que vous avez consommée influe sur votre taux de sucre sanguin.

Règle générale, les aliments à faible CG comptent moins de calories que ceux dont la CG est élevée. Par conséquent, lorsque vous avez besoin d’une quantité d’énergie supplémentaire, les aliments très caloriques ne sont pas votre seule option. Les aliments à faible charge glycémique ont tout ce qu’il faut pour bien nourrir votre organisme, tout en réduisant le risque de suralimentation et de gain de poids.

L’IG et la CG pour vous créer un régime alimentaire sain

Les aliments à indice glycémique élevé influent très vite sur le taux de sucre sanguin et vous procurent rapidement de l’énergie qui malheureusement ne dure pas. La faim ne tarde pas à se faire sentir à nouveau, ce qui peut entraîner des excès alimentaires et un gain de poids.

Par contre, l’effet sur le sucre sanguin des aliments à faible indice glycémique étant plus lent et plus constant, la sensation de satiété est plus durable et l’énergie plus stable. Par conséquent, il devient plus facile de manger moins (et de conserver un poids santé).

Il faut une certaine pratique pour repérer les aliments à IC et CG élevés et ceux qui sont faibles, mais il y a heureusement des règles très simples à suivre pour réussir à manger sainement.

  1. Préparez des repas composés surtout d’aliments à IC et CG faibles et modérés. Comme les aliments à IC et CG élevés sont riches en calories et accroissent le taux de sucre sanguin, limitez-en la consommation.
  2. Préférez les fruits et légumes sans amidon. Pommes, baies, poires, haricots, brocoli et chou-fleur ont des IC et CG faibles. Comme leur teneur en fibres est élevée, ils vous procurent une bonne dose d’énergie de longue durée.
  3. En cas de doute, optez pour les grains entiers. Gruau, riz brun, orge et blé entier sont d’excellents choix. Ils ont une teneur élevée en fibres naturelles qui procurent une énergie plus durable.
  4. Évitez les aliments préemballés et transformés à faible teneur en protéines, fibres et lipides. Généralement riches en glucides simples, ils ont un IC et CG plus élevés en raison de leur faible teneur en d’autres micronutriments importants.
  5. La règle d’or : la modération. Sans égard à l’indice glycémique et à la charge glycémique, mangez avec discernement. Faites attention aux signaux que vous envoie votre corps. Si vous ressentez de la fatigue et un manque d’énergie, prenez un casse-croûte sain. Lorsque vous êtes rassasié, cessez de manger et allez bouger.

Il y a mille et une façons de faire de bons choix alimentaires. Le simple fait de savoir comment votre alimentation peut influer sur votre taux de sucre sanguin est un des moyens de vous assurer une nutrition saine et de préserver votre santé.

À propos de l’auteure

Sydney Sprouse est une rédactrice scientifique indépendante basée à Forest Grove en Oregon. Elle détient un baccalauréat en biologie humaine de la Utah State University, où elle a travaillé comme stagiaire en recherche et rédactrice boursière. Étudiante permanente des sciences, sa motivation consiste à rendre accessible au plus grand nombre les recherches scientifiques actuelles. Les sujets qui l’intéressent avant tout : la biologie humaine, la santé et l’alimentation.

«ÇA SENT CORRECT, ÇA? » C’est tout probablement une question que vous avez déjà posée ou à laquelle vous avez eu à répondre.

Avec les réfrigérateurs spacieux d’aujourd’hui, il est facile d’oublier ce qui se trouve au fond des tablettes. Les jours passent et la date de péremption de certaines denrées approche.

Pourtant, lorsqu’il est question de salubrité des aliments et de prévention des intoxications alimentaires, les aliments périmés sont simplement les facteurs les plus évidents, bien qu’ils soient évitables. Bien d’autres dangers nous guettent – par exemple des erreurs dans la préparation, la manipulation et la cuisson des aliments – et il faut s’en méfier, au risque de passer la soirée dans la salle de bain.

Notions De Base En Matière D’intoxication Alimentaire Et De Microbes

L’insalubrité alimentaire peut entraîner un empoisonnement ou une maladie transmise par la nourriture lorsqu’il y a consommation d’aliments contaminés. La nourriture exposée à des bactéries, virus, parasites ou autres agents chimiques et qui n’est pas traitée ou manipulée correctement peut causer une contamination.

Il sera question de manipulation sécuritaire des aliments plus loin, mais voyons d’abord les trois contaminants bactériens les plus courants : la salmonelle, la campylobactérie et la E. coli. Examinons-les de plus près pour voir comment elles peuvent entrer en contact avec les aliments et les moyens à prendre pour s’en protéger.

La salmonelle

Selon l’organisme Centers for Disease Control aux États-Unis, plus d’un million d’Américains sont victimes chaque année d’une infection à la salmonelle, avec pour résultat des dizaines de milliers d’hospitalisations. Les enfants, les personnes âgées et les gens dont le système immunitaire est affaibli sont particulièrement vulnérables à la salmonelle. Les aliments sont la source de presque tous les cas de salmonellose.

Les sources alimentaires de la salmonelle sont contaminées :

  • Volaille et viande
  • Œufs
  • Lait et fromage non pasteurisés
  • Fruits et légumes crus non lavés, et jus de cette source
  • Certaines noix et épices

La salmonelle loge souvent dans l’intestin et, par conséquent, dans les matières fécales des animaux – en particulier celles des reptiles. Comme les matières fécales contaminent le milieu de vie de l’animal, par exemple un poulailler, toute la face externe de l’animal peut s’en trouver contaminée, ce qui explique comment peuvent s’infecter les œufs et le poulet.

Si vous êtes en contact avec la salmonelle à votre insu, vous pourriez ressentir certains des symptômes suivants : fièvre, vomissements, diarrhée, douleurs ou malaises abdominaux. Ces symptômes fort pénibles peuvent durer jusqu’à une semaine.

Prenez des précautions pour vous protéger contre la salmonellose. Lavez-vous toujours vigoureusement les mains après avoir touché à un animal. Faites bien cuire la viande et les œufs pour assurer la destruction des bactéries (plus d’info sur les températures de cuisson plus bas). Comme le processus de pasteurisation élimine la salmonelle, mangez autant que possible des aliments pasteurisés.

La campylobactérie

Tous les ans, cette bactérie nuisible cause des problèmes à plus d’un million de personnes aux États-Unis – et à un nombre encore plus grand de gens partout dans le monde. Ici encore, ce sont les enfants, les personnes âgées et les gens dont le système immunitaire est affaibli qui sont les plus vulnérables à des troubles sérieux après une infection à la campylobactérie.

Cette bactérie réside le plus souvent dans les organes des animaux (par ex. : l’intestin et le foie). L’abattage pour l’approvisionnement en viande est une source de propagation de bactéries qui contaminent les parties de l’animal les plus consommées. La campylobactérie peut aussi se répandre par les matières fécales en contact avec d’autres parties des animaux, les denrées à proximité ou les sources d’eau.

Fièvre, crampes abdominales, vomissements et diarrhée (souvent sanglante) comptent parmi les symptômes d’une infection à la campylobactérie. Ces symptômes pouvent durer quelques jours seulement ou plus d’une semaine.

Pour éviter l’infection à la campylobactérie, faites bien cuire la viande – surtout la volaille – à une température minimale sécuritaire. Ce seuil de température sécuritaire pour la volaille est de 165 degrés Fahrenheit ou 74 Celsius.

La E. coli

Bon nombre de souches de E. coli sont inoffensives, mais certaines autres peuvent vous rendre très malade. Les animaux porteurs de ces souches nocives sont principalement la vache, le mouton et la chèvre. La transmission presque instantanée des bactéries de l’animal à son environnement peut entraîner la contamination de la face externe de l’animal et peut-être aussi de ses sources d’eau. La E. coli (ou toute autre bactérie) peut ainsi s’étendre aux légumes par l’eau lorsque celle-ci est contaminée par les animaux et utilisée pout irriguer les champs.   

Vomissements, douleurs abdominales et diarrhée (souvent sanglante) comptent parmi les symptômes d’une infection à la E. coli. Ce type d’infection peut s’aggraver, entraînant un problème de santé inquiétant appelé syndrome hémolytique et urémique (SHU). Attaquant d’abord les globules rouges, puis les reins, le SHU aggravé nécessite un traitement médical.

Vous pouvez facilement prendre les précautions appropriées pour éviter une infection à la E. coli. Prenez simplement l’habitude de vous laver les mains (avant de manipuler des aliments, après être allé aux toilettes ou avoir changé une couche, et à la suite de tout contact avec une vache, un mouton ou une chèvre et leur environnement). Il est aussi conseillé de cuire adéquatement le bœuf et d’autres viandes. Vous vous protégerez aussi contre la E. coli en évitant de consommer du lait et des fromages non pasteurisés.

Des Mesures De Sécurité Toutes Simples

Vous aurez remarqué le thème récurrent de la salubrité dont il a été question plus haut. Au moment d’acheter, préparer, manipuler, stocker et cuire les aliments, il faut appliquer ce principe en quatre étapes : nettoyer, séparer, cuire et réfrigérer.

  1. Nettoyer

Nous avons déjà signalé plus haut l’importance de vous laver les mains. Il est aussi impératif de nettoyer les surfaces sur lesquelles vous déposez des aliments et les contenants dans lesquels vous les stockez, une précaution d’autant plus importante dans le cas de produits de source animale comme la viande et le fromage.

Le lavage des mains et des surfaces de travail doit se faire dans un délai précis. Dès que vous touchez à de la viande crue, vous devez aussitôt après vous laver les mains. Le même principe s’applique à la surface de travail et aux ustensiles que vous utilisez. Comme les bactéries peuvent y survivre pendant un certain temps, il faut nettoyer rapidement la cuisine (et vos mains) pour freiner la prolifération.

  1. Séparer

Même après le lavage des mains et le nettoyage des surfaces, il est encore possible pour les germes et bactéries nocives de proliférer. En séparant les aliments, vous éviterez la contamination croisée.

Conservez séparément les aliments de source animale et les autres sans contenu animal. C’est donc dire qu’il faut traiter les fruits et légumes séparément (et avec des ustensiles différents) de la viande, des fruits de mer, de la volaille et des œufs.

La séparation des aliments commence à l’épicerie. Mettez la viande et les autres produits de source animale dans un emballage distinct de celui de vos autres denrées alimentaires. C’est normalement les préposé à l’emballage qui s’en occupe, mais un peu de surveillance ne nuit pas.

Lorsque vous préparez les aliments à la maison, utilisez des ustensiles distincts (couteaux, spatules, etc.) pour les produits de source animale seulement. Le même principe s’applique au stockage des aliments, ce qui est d’autant plus important si la viande est crue.

  1. Cuire

Les bactéries se sentent très à l’aise dans vos aliments entre 4 et 60 degrés Celsius (40 à 140 degrés Fahrenheit), au point de s’y multiplier facilement. Pour assurer la salubrité de vos aliments, cuisez-les à une température bien supérieure à cette échelle. En cas de doute sur la température de cuisson adéquate, consultez le tableau ci-dessous avant de cuisiner votre prochain repas.

Produit alimentaire Température interne minimale
degré F degré C
Bœuf, porc, veau et agneau (avec os) 145 63
Jambon 145 63
Fruits de mer 145 63
Pulpe de poisson (croquettes) 158 70
Viande désossée, hachée ou émincée 160 71
Œufs 160 71
Toutes les volailles 165 74
Restes 165 74
Mijoté 165 74
Farce (dans une pièce de viande) 167 75

Pendant des repas de groupe, il arrive souvent que tous les invités se servent dans le même plat. Il importe de vous rappeler qu’en matière de salubrité alimentaire, il faut conserver les aliments cuisinés chauds jusqu’à ce que vous les mettiez au réfrigérateur. Avant de vous attabler, assurez-vous de conserver les contenants de nourriture à une température d’au moins 60 degrés Celsius (140 degrés Fahrenheit).

  1. Réfrigérer

Les bactéries peuvent proliférer dans les aliments qui ne sont pas adéquatement réfrigérés dans les deux heures après leur préparation ou leur cuisson. Par conséquent, il importe de les entreposer adéquatement et dans les meilleurs délais. On croit à tort qu’il faut laisser refroidir les aliments avant des les mettre au réfrigérateur. C’est un mythe. Au contraire, il faut les réfrigérer rapidement.

Comme nous l’avons expliqué plus haut, dans les deux heures après avoir mangé, rangez vos aliments dans des contenants séparés que vous mettrez ensuite au réfrigérateur ou au congélateur. En portions réduites réparties dans de plus petits contenants, la nourriture refroidira plus rapidement.

Et pour décongeler les aliments? Selon un autre mythe aussi, on peut décongeler en toute sécurité de la viande ou d’autres aliments sur le comptoir à température ambiante. C’est tout à fait faut, et même dangereux. En fait, c’est un climat idéal pour la prolifération des bactéries. Il faut décongeler la viande et les autres aliments longtemps d’avance en les faisant passer du congélateur au réfrigérateur. Si le temps presse, accélérez la décongélation dans de l’eau froide ou au micro-ondes.

Matière À Réflexion

Passons maintenant dans la cuisine. Vous avez déjà éliminé les aliments périmés ou douteux. Vous savez quels pathogènes transmissibles par la nourriture vous devez éviter et vous connaissez les principes de salubrité alimentaire. Avant de mettre à l’épreuve vos qualités de cordon bleu, revoyons quelques conseils simples et pratiques qui préserveront votre santé dans la cuisine :

  • Nettoyez et lavez à fond les fruits et légumes, car ils peuvent être contaminés au moment de la récolte ou du transport, avant même d’atteindre votre domicile.
  • Songez à acheter une planche à découper pour les fruits et légumes et une autre pour la viande. Vous pouvez trouver dans le commerce un ensemble de planches à découper de diverses couleurs avec une illustration selon l’usage approprié.
  • Munissez-vous d’un thermomètre à cuisson qui, d’après le tableau des températures internes minimales ci-dessus, vous indiquera à quel moment vos aliments préférés sont prêts à manger.
  • Lorsque vous achetez de la viande, emballez-la dans un sac plastique lorsque le boucher vous la remettra. Si vous devez mettre tous vos achats dans un même sac, vos aliments seront ainsi séparés par cet emballage.
  • Nettoyez à mesure que vous cuisinez pour en avoir moins à faire après le repas, en plus d’éviter la contamination croisée involontaire des autres surfaces et ustensiles.

Bon Appétit

À vos fourneaux! Après avoir fait le plein de connaissances, il ne vous manque plus que l’inspiration. Pour donner libre cours à votre créativité culinaire, allez voir ces recettes santé. Amusez-vous!

À propos de l’auteure

Jenna Templeton est une éducatrice en santé et une rédactrice scientifique indépendante qui vit à Salt Lake City au Utah. Après avoir obtenu un baccalauréat en chimie à la Virginia Tech, Jenna a passé cinq ans à faire de la recherche scientifique dans l’industrie alimentaire. Ce travail a nourri son intérêt pour le mieux-être personnel, ce qui l’a amenée à obtenir un diplôme d’études supérieures en santé, promotion et éducation de l’University of Utah. Dans ses loisirs, Jenna aime les concerts, le jardinage, la bonne chère et les randonnées dans les monts Wasatch.

Une odeur alléchante vous chatouille les narines. Les sens bien aiguisés, il faut que vous sachiez de quoi il s’agit. Et avant même de vous en apercevoir, le cerveau et l’estomac aux aguets, vous passez devant un casse‑croûte, une pâtisserie ou votre restaurant préféré en vous demandant comment faire pour résister à la tentation.

Il arrive à tout le monde de se retrouver dans ce genre de scénario, parfois même avec l’estomac plein, car chacun a développé des liens particuliers avec certains aliments. Dans un monde où abondent les possibilités de dépendances alimentaires, ce phénomène fait partie de la vie de tous les jours. En effet, les dépendances alimentaires existent vraiment et il est difficile de s’en débarrasser.

Mais comment peut-on savoir exactement si on a une dépendance envers un aliment ou une boisson? Vous trouverez la réponse dans cet article en découvrant la façon dont les aliments les plus savoureux que vous consommez s’enregistrent systématiquement dans votre mémoire et ce qui cause la dépendance alimentaire. Il est aussi question du combat intérieur qui s’ensuit, ainsi que de la tâche ardue consistant à limiter la consommation des aliments délicieux dont vous dépendez.

La dépendance alimentaire, qu’est-ce que c’est?

Il n’y a pas de honte à avoir des envies irrésistibles pour une variété d’aliments. Des études scientifiques ont montré que la dépendance alimentaire constitue un défi quotidien pour bien des gens. Si vous êtes aux prises avec une dépendance alimentaire, sachez que vous n’êtes pas seul.

La dépendance alimentaire peut sembler prendre sa source dans l’estomac qui gargouille, mais en réalité, c’est le cerveau qui en est la cause. En effet, il se rend compte du fait que les aliments et les boissons riches en gras, en sucre ou en sel ont un effet des plus satisfaisants et agréables dans certaines de ses zones.

Des études ont révélé un lien entre les composés chimiques libérés dans le cerveau lors de la consommation de certains aliments et ceux libérés en présence de drogues toxicomanogènes. La principale substance en cause s’appelle la dopamine.

La dopamine est de ce fait l’une des substances chimiques les plus importantes et influentes dans l’organisme. Agissant comme messager entre les neurones – ce qu’on appelle un neurotransmetteur – elle joue un rôle dans notre manière d’agir, d’apprendre et de digérer l’information… ainsi que les aliments. Ce neurotransmetteur est à la source de notre motivation à sortir du lit, prêt à accomplir toutes les tâches de la journée.

La dopamine joue également un rôle de premier plan en ce qui touche les fringales et la dépendance alimentaire. En effet, peu de temps après la consommation de certains aliments, ce messager chimique arrive dans le cerveau et y augmente la stimulation des centres du plaisir. Incapable de résister à ces expériences agréables et gratifiantes, le cerveau cherche à les revivre encore et encore, et il se trouve que la consommation de certains aliments constitue une façon rapide d’y arriver.

Les humains ne sont pas les seuls à se comporter ainsi. Dans des études où des rats recevaient une alimentation riche en malbouffe et en collations malsaines, les comportements développés étaient similaires à ceux des toxicomanes. Les rats désiraient toujours plus de ces aliments qui, au contraire d’une nutrition adéquate, leur procuraient rapidement une dose de dopamine. Une fois habitués aux aliments riches en sucre, en gras, en sel et en glucides, ils allaient même jusqu’à refuser de consommer des aliments plus sains. Au cours de l’étude menée en 2009, certains rats ont même été jusqu’à s’affamer dans l’attente de la malbouffe qui ne viendrait peut-être jamais.

Cet exemple est saisissant et nous amène à passer en revue les aliments et les boissons généralement plus susceptibles d’avoir un tel effet sur le cerveau. Malheureusement, ces aliments et boissons sont légion.

Quels sont les aliments les plus susceptibles de créer une accoutumance?

La réponse est frustrante : généralement les plus savoureux. Dans une étude récente, une chercheuse qui s’intéresse à la dépendance alimentaire fait le point sur la question. Ses résultats montrent que les aliments transformés riches en gras et dont la charge glycémique est élevée sont « plus souvent associés à des comportements de dépendance alimentaire ». En voici quelques exemples :

  • Pizza : avec sa délicieuse combinaison de glucides, de sel et de gras, la pizza se rapproche évidemment du sommet de la liste. « Combien de pointes devrais-je manger? » vous êtes-vous déjà probablement demandé. La réponse : une seule tout au plus, mais comment résister à l’appel de la pizza. Habituellement constituée de nombreux ingrédients transformés, elle contient plus de gras par bouchée que la majorité des repas santé. Si on combine le tout avec du sel, on se retrouve avec une recette parfaite pour provoquer un déferlement de dopamine qui vous mènera directement à la prochaine pointe. Vous savez que vous n’en avez pas besoin, mais votre cerveau vous dit le contraire.
  • Friandises : remplis de sucre et de gras, le chocolat, les biscuits, le gâteau et la crème glacée peuvent facilement convaincre votre cerveau qu’il vous en faut en plus grandes quantités. Il est pratique courante de contrebalancer un repas salé par un dessert sucré, mais ce n’est pas un choix santé. Si votre choix de repas est mauvais pour la santé, il vous incite à consommer du sucre et à manger plus que nécessaire. Vous aurez donc en prime un apport supplémentaire de calories, de gras et de sucre.
  • Aliments frits : compte tenu de ce que l’on sait déjà, cet exemple n’est pas surprenant. Les frites et les croustilles sont salées et généralement cuites dans des huiles qui ne font pas grand bien à votre corps ou votre cerveau. Bien que certains mets frits soient délicieux, il n’en reste pas moins qu’ils sont mauvais pour la santé et susceptibles de créer des dépendances alimentaires.

Comme pour toute bonne chose dans la vie, la clé est la modération. Si vous prenez un verre de vin rouge pour la santé cardiovasculaire, n’en prenez pas quatre. Si vous décidez de tricher une fois par semaine, essayez de vous en tenir à cela. N’allez pas fouiller dans le tiroir à collations tous les jours. En fait, il serait peut-être sage de ne pas avoir de tiroir à collations du tout.

Que dire des boissons gazeuses?

Les boissons gazeuses peuvent créer une accoutumance tout comme les aliments gras et salés. En plus d’une corrélation établie entre celles-ci et les effets négatifs sur la nutrition et la santé, ainsi que la prise de poids, une étude menée en 2007 a trouvé un lien évident entre la consommation de boissons gazeuses et une augmentation de l’apport énergétique, autrement dit la consommation d’un plus grand nombre de calories par jour. Le fait de boire des boissons gazeuses était également lié à un apport réduit en calcium et autres nutriments. Les consommateurs de boissons gazeuses sont également plus à risque de souffrir de problèmes médicaux à long terme.

Pourquoi les boissons gazeuses créent-elles une si forte dépendance? Le mystère est assez facile à élucider : les boissons gazeuses ordinaires sont remplies de sucre et parfois également d’autant de caféine.

« Dans ce cas, pourquoi ne pas prendre des boissons gazeuses diètes? » objecterez-vous. Les recherches montrent que ces boissons peuvent également contribuer à la prise de poids, car les édulcorants artificiels sont conçus pour créer des réactions similaires dans le cerveau. Une étude en particulier donne à entendre que les personnes qui consomment régulièrement des édulcorants artificiels peuvent avoir un besoin accru de sucre, choisir des aliments sucrés plutôt que des aliments nutritifs et être moins tentées par des options plus saines comme les fruits, ce qui peut mener à une prise de poids.

Surmonter la dépendance alimentaire

C’est un point fort épineux, mais vous n’avez pas à vous sentir coupable si vous éprouvez une fringale soudaine pour un aliment ou une boisson gazeuse. Cela arrive à tout le monde et le fait de vous en culpabiliser n’est pas une manière productive de gérer une dépendance alimentaire. La première étape du processus consiste à comprendre les causes de la dépendance alimentaire, mais vous pouvez et devez envisager d’autres solutions.

Commencez par planifier la manière dont vous allez gérer votre consommation d’aliments vides. Les conseils d’experts en la matière sont plutôt simples : réagissez à vos fringales de façon proactive. Vous devez donc vous débarrasser des collations malsaines et faire le plein d’options santé.

Heureusement, il est possible de déjouer les fringales. Si vous avez une forte envie de sucré, consommez du sucre naturel en mangeant un fruit. Si vous recherchez quelque chose de plus consistant, planifiez un repas satisfaisant, idéalement à base de fibres alimentaires et de protéines.

La planification des repas pour les gens aux prises avec des dépendances alimentaires commence par l’établissement de périodes de quatre à cinq heures entre les repas et l’ajout de fruits et de légumes frais dans le plus grand nombre possible de repas et collations.

Avec une détermination, une focalisation et une planification rigoureuses, il est possible de rompre le cycle de la dépendance alimentaire. Voici un exemple de rituel quotidien idéal à suivre :

  1. Commencez la journée en force : les aliments santé semblent peut-être moins attirants que ceux que vous aimez tant et qui sont fortement gravés dans votre mémoire, mais il existe des substituts intéressants. Les œufs, les céréales granola, les bananes et les fraises sont quelques exemples de déjeuners santé à mettre sur votre liste. S’ils exigent un peu plus de préparation, ils constituent toutefois des options savoureuses qui remplacent avantageusement une viennoiserie ou une brioche à la cannelle.
  2. Pensez aux aliments frais : prenez le temps de consommer des fruits et légumes. Commencez par adopter l’habitude d’inclure des fruits et légumes dans au moins deux de vos repas quotidiens. Vous réussirez ainsi à en consommer régulièrement et en ferez de bons alliés dans votre lutte contre les dépendances alimentaires.
  3. Soyez prévoyant : apprenez à connaître vos fringales et planifiez en conséquence. Si vous aimez les aliments frits, trouvez une option plus saine et préparez-la : des patates douces rôties à la place de frites, par exemple. Lorsqu’une fringale se présente, il est plus facile de faire un choix santé si cet aliment est prêt à manger.
  4. Déjouez votre cerveau : certains aliments bons pour la santé à court et à long terme entraînent la production de dopamine. Par exemple, les épinards, le melon d’eau, les avocats et même le tofu peuvent générer des réponses de plaisir sur le plan neurologique. Si vous désirez des options santé pour remplacer des collations riches en gras ou en sel, essayez des carottes et du hummus, ou encore des pommes et du beurre d’arachides.

Vous pouvez gagner votre combat

Il peut être long et difficile de vaincre une dépendance alimentaire, alors allez-y un jour à la fois, un repas à la fois. Gardez espoir, vous pouvez y arriver. Votre attitude joue un rôle essentiel dans ce combat. Vous devez d’abord croire en vous et commencer par de petits changements avant de poursuivre sur votre lancée.

Ajoutez cet article à vos favoris afin de vous rappeler les fondements scientifiques des dépendances alimentaires, leurs causes et les façons de les surmonter. Commencez par repérer les déclencheurs de vos fringales, puis remplacez les aliments malsains par des options santé. En connaissant les dangers que présentent les aliments qui procurent une satisfaction rapide et en apprenant à aimer les substituts santé, vous arriverez bientôt à déjouer vos fringales.

Le poids n’est peut-être qu’un nombre sur la balance, mais c’est un fardeau qui pèse lourd sur la santé d’une foule de gens. En fait, l’excédent de poids nuit à bon nombre d’aspects de la santé. Si vous vous efforcez de conserver un poids santé, vous n’êtes pas seul à le faire. La maîtrise du poids est une des principales préoccupations des gens partout dans le monde.

Il y a d’excellents moyens d’accélérer votre cheminement vers une bonne maîtrise du poids : établir vos objectifs, dresser votre plan d’action et utiliser un aide-mémoire. Vous devez cependant obtenir d’abord de l’information.

Répondez à ce bref questionnaire pour faire le point sur vos connaissances en matière de maîtrise du poids. Vérifiez ensuite vos réponses avant de partager vos résultats – et le questionnaire – avec votre entourage pour permettre à chacun de faire le plein d’information.

Vous mangez pour alimenter votre vie, mais votre organisme réclame davantage que l’énergie et les nutriments en provenance de votre régime alimentaire. Il lui faut aussi de l’eau pour survivre.  Une bonne hydratation est indispensable à l’organisme pour qu’il atteigne son plein potentiel. Une saine alimentation peut différer d’une personne à l’autre, mais l’eau est essentielle à tout le monde. La santé de votre organisme s’optimise dans la mesure où vous lui assurez une hydratation adéquate.

L’hydratation est certes essentielle, mais on saisit souvent mal son importance. En lisant cet article, vous comprendrez mieux :

  • le fonctionnement de l’eau dans l’organisme
  • la nécessité de boire de l’eau
  • la façon de vous hydrater et de conserver votre hydratation
  • comment déceler la déshydratation

Nous espérons que vous gagnerez du même coup un tout nouveau respect pour l’eau.

L’eau dans l’organisme : son mode de fonctionnement

L’eau facilite d’innombrables processus physiologiques, y compris la digestion, l’élimination des déchets et la protection. Difficile de cerner le rôle de l’eau dans l’organisme, car elle circule partout, sans arrêt. Il est toutefois possible de voir comment une saine hydratation conserve votre organisme en bon état.

Premier arrêt le long du tube digestif : la bouche. C’est là où vous commencez à découvrir les divers modes de fonctionnement de l’eau dans votre organisme. Il y a tout d’abord la salive. Secrétée dans la bouche par les glandes salivaires, elle est principalement constituée d’eau. La salive déclenche la digestion des aliments en décomposant en plus petits morceaux la nourriture ingérée.

L’eau est un excellent solvant. Peu importe ce que vous mangez – en particulier les aliments et leurs nutriments – tout se dissout et se dégrade facilement dans l’eau. Rien d’étonnant alors à ce que l’eau participe à cette étape de la digestion. La dilution de la nourriture dans l’eau contribue à une digestion rapide et efficace.

Après avoir été mélangée à la nourriture, l’eau circule jusqu’à l’estomac, puis vers l’intestin grêle, là même où est absorbée la plus grande partie de l’eau que vous buvez. Les villosités, de petites rugosités en forme de doigts, tapissent la paroi de l’intestin grêle et en accroissent la superficie pour permettre une absorption maximale de l’eau.

L’eau absorbée par l’intestin grêle est ensuite transportée par le sang dans tout l’organisme. En buvant beaucoup d’eau, vous conservez mieux votre réserve de sang.

Il est parfois nécessaire d’éliminer des déchets accumulés dans le sang. Nous en sommes maintenant au deuxième arrêt du processus d’hydratation adéquate : vos reins.

Ils filtrent le sang pour en déloger les déchets et toxines. Ils éliminent toute matière indésirable dans l’organisme par la miction urinaire. Voilà une autre importante raison de conserver un bon taux d’hydratation – et encore plus si vous n’êtes pas en forme.

Le transit intestinal normal est un autre moyen d’éliminer les déchets. L’eau peut aussi soulager la constipation en ramollissant les selles et en contribuant à les expulser hors du côlon.

Les bienfaits de l’eau pour votre organisme se ressentent jusqu’au dernier arrêt : votre peau. En effet, la transpiration est une autre fonction de l’organisme qui dépend de l’eau. La sueur est formée d’eau, de minéraux, d’électrolytes et de divers composés dont l’organisme veut se débarrasser. Une bonne hydratation lui procure donc la quantité de liquide nécessaire pour éliminer les déchets par la transpiration.

En plus de ce processus d’élimination, la transpiration aide l’organisme à conserver une température normale. Comment se rafraîchit-il? L’eau sort de l’organisme par les pores, laissant la peau humide. Lorsque cette humidité s’évapore – passant de l’état liquide à gazeux – il se produit un rafraîchissement. Cette transformation de l’eau liquide en vapeur d’eau exige de l’énergie (dans ce cas, la chaleur de votre organisme) et c’est ce processus qui vous fait sentir frais et dispos.

De l’eau, je vous prie : pourquoi vous devez bien vous hydrater

Sachant comment votre organisme utilise l’eau, vous comprenez mieux l’importance d’en boire en bonne quantité. Comme toutes les fonctions organiques dépendent de l’eau, une hydratation adéquate aide à préserver l’état homéostatique de l’organisme, c’est-à-dire l’équilibre entre tous les processus physiologiques. Sans cet équilibre, votre organisme ne réussit pas à vous garder en santé.

Un article publié en 2013 dans une revue scientifique britannique en donne un excellent exemple. Des chercheurs ont découvert que jusqu’à 60 % des enfants arrivaient à l’école déjà déshydratés. Ce manque d’eau très tôt dans la journée rendait l’apprentissage plus difficile. La concentration et les facultés cognitives diminuent lorsque l’hydratation est déficiente.

Cet espèce de brouillard cérébral causé par la déshydratation n’est pas permanent. Les chercheurs ont conclu que le seul fait de boire un verre d’eau de plus durant la journée scolaire améliorait la motricité fine et l’acuité visuelle.

Pour optimiser la performance de l’organisme, rien de tel que de conserver une hydratation adéquate pour :

  • aider à obtenir une belle peau en santé
  • favoriser le processus de cicatrisation, l’atténuation des rides et le raffermissement de la peau
  • renforcer la fonction immunitaire et la puissance anti-germes lorsque l’organisme obtient une quantité d’eau suffisante

Une bonne hydratation contribue à protéger des os délicats, le cerveau, la moelle épinière et d’autres organes vitaux. Composant en grande partie le liquide rachidien et celui entre les articulations, l’eau remplit aussi l’espace autour des organes. Elle agit alors comme un amortisseur et une barrière, protégeant votre organisme contre les dommages causés par un impact.

Comment obtenir et conserver une hydratation adéquate

La participation de l’eau à toutes les fonctions de l’organisme explique largement l’importance d’une hydratation adéquate. Pour votre santé et le bien de votre organisme, vous devez boire de l’eau en quantité suffisante. Qu’est-ce qu’une bonne hydratation et comment l’obtenir?

Les recommandations quant à l’apport quotidien en eau varient beaucoup en ce qui touche la quantité, mais une constante demeure : la consommation d’eau bien ordinaire est le moyen  le plus efficace de rester hydraté, même si les jus, les boissons gazeuses, le thé et le café contiennent tous de l’eau.

Pourquoi de l’eau toute simple? La forte teneur en sucre ajouté des jus et boissons gazeuses peut causer des maux d’estomac en cas de déshydratation… sans compter qu’elle peut perturber votre régime alimentaire sain. Les boissons sportives peuvent suffire à vous hydrater, mais vous ne devez en boire qu’après un exercice intensif qui vous fait transpirer abondamment.  Il pourrait être préférable de boire beaucoup d’eau avant un entraînement rigoureux et par la suite, de prendre en collation un fruit ou une barre de céréales faible en gras.

Comme les recommandations touchant l’apport en eau varient, il vaut mieux commencer avec une règle simple : un adulte doit boire environ huit verres de 236 ml d’eau par jour. En le faisant avec régularité et en buvant de l’eau avant l’exercice, vous ferez plaisir à votre organisme. Si vous oubliez trop facilement de boire de l’eau, apportez-en dans une bouteille réutilisable partout où vous allez. Notez la quantité d’eau qu’il vous faut tous les jours et soustrayez les litres à mesure que vous les buvez.

Rappelez-vous de manger des fruits et légumes naturellement riches en eau. Pomme, raisin, melon, concombre, laitue et céleri sont des sources alimentaires d’eau. En plus d’être des choix santé, ces aliments entiers vous aident à conserver une hydratation adéquate.

Pour une touche de saveur, ajoutez des fruits et légumes dans votre verre d’eau fraîche, ce qui vous assurera du même coup une bonne hydratation. En mélangeant à votre eau des baies, de la menthe et du concombre, vous en relèverez la saveur sans y ajouter du sucre. Remplacez vos boissons sucrées par de l’eau infusée et choyez ainsi vos papilles gustatives avec un rafraîchissement beaucoup plus sain.

Comment déceler la déshydratation

Un horaire chargé nous fait souvent oublier de boire de l’eau. Votre organisme présente cependant plusieurs symptômes qui peuvent signaler un état de déshydratation. La soif est certes un excellent indicateur, mais elle se fait sentir souvent un peu trop tard. Comme vous pouvez être légèrement déshydraté avant même de ressentir la soif, votre organisme devra compenser.

Parmi les autres signes de déshydratation, notons la fatigue, la difficulté à se concentrer et les maux de tête. Pour saisir la portée de ces signes assez subtils, il faut être à l’écoute de votre corps. En cas de symptômes de cet ordre, buvez un grand verre d’eau et continuez d’en boire toute la journée pour bien réhydrater votre organisme.

Pour voir si vous buvez de l’eau en quantité suffisante, rendez-vous à la salle de bain. La couleur de votre urine révèle très nettement votre état d’hydratation. Une urine foncée signale un besoin accru en eau, tandis que si elle est pâle, vous pouvez vous féliciter d’avoir un bon taux d’hydratation.

Toutes les eaux se ressemblent, n’est-ce pas?

Si vous buvez de l’eau de l’aqueduc municipal, vous sentirez sans doute son odeur et son goût de chlore. Utilisé souvent en dose sûre et surveillé pour le traitement de l’eau offerte à la population, le chlore empêche la contamination bactérienne des réserves d’eau. Il existe des moyens faciles et abordables d’éliminer l’odeur et le goût chloré de l’eau du robinet.

Un filtre au charbon activé peut éliminer efficacement le chlore dans l’eau potable. Vous pouvez l’installer sur le robinet ou utiliser un pichet qui en est pourvu. Un aérateur sur le robinet peut aussi aider à atténuer le goût du chlore.

On estime souvent meilleure au goût l’eau embouteillée que l’eau du robinet. Si l’eau embouteillée s’intègre mieux à votre style de vie, achetez-la dans des bouteilles recyclables. Réduisez la pollution par le plastique en vous servant de bouteilles réutilisables ou en recyclant celles qui ne le sont pas. Un citoyen bien hydraté mais consciencieux achète de l’eau embouteillée de façon responsable.

À propos de l’auteure

Sydney Sprouse est une rédactrice scientifique indépendante basée à Forest Grove en Oregon. Elle détient un baccalauréat en biologie humaine de la Utah State University, où elle a travaillé comme stagiaire en recherche et rédactrice boursière. Étudiante permanente des sciences, sa motivation consiste à rendre accessible au plus grand nombre les recherches scientifiques actuelles. Les sujets qui l’intéressent avant tout : la biologie humaine, la santé et l’alimentation.

Breakfast with coffee, orange juice, croissant, egg, vegetables and fruits

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Le déjeuner donne le ton au reste de la journée. Un déjeuner santé peut vous mettre sur la voie d’une journée fertile en bonnes décisions. Vous pourrez ainsi y puiser l’énergie nécessaire pour mener à bien toutes vos tâches quotidiennes.

Ce questionnaire sur le déjeuner santé vous aidera à maîtriser l’art de la préparation d’un repas matinal sain. En répondant à neuf questions, vous mettrez à l’essai votre capacité de choisir des protéines, glucides, lipides, fruits et boissons.

Répondez à la dernière question pour obtenir votre résultat et consultez le corrigé pour savoir où vous avez fait fausse route. Puis, partagez les questions et votre résultat avec vos amis. Vous verrez que votre déjeuner mettra tout le monde en appétit.

 

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Les préparatifs de voyage sont source d’animation et de mouvement. Que ce soit pour les affaires ou pour l’agrément, les longs voyages et même les courtes escapades relèguent souvent le régime alimentaire au second plan. La priorité consiste à faire les bagages et non à préparer des repas. Les aliments entiers sont délaissés au profit de solutions de rechange plus commodes, en format pratique et à teneur élevée en sucre. Disons que les voyages ne favorisent pas une bonne alimentation.

Pourtant, vous pouvez voyager sans renoncer à une saine alimentation. Il y a des moyens très simples de bien manger pendant que vous êtes en voyage. Autant à l’aéroport, que sur la route ou dans un nouveau restaurant, vous pouvez éviter de saboter votre bon régime alimentaire en faisant des choix santé bien pensés.

Scénario 1 : le voyage par avion

Jet plane in flight. Panoramic composition.

Les voyages d’affaires et les vacances dans des destinations exotiques se font très souvent par avion. L’aéroport n’est certes pas le meilleur endroit où manger sainement.

L’enregistrement des bagages et les longues files d’attente entraînent un stress qui vous empêche de penser à ce qu’il y a de mieux pour votre organisme. La faim vous tenaille rapidement et vous n’avez d’autre choix que de manger à l’aéroport ou à bord de l’avion. Pourtant, des repas ou casse-croûte rapides et sains sont à votre portée si vous savez où les trouver.

Planifiez : Si vous prenez l’avion à l’heure d’un repas, mangez. Le voyage peut vous fatiguer, mais manger à une heure régulière vous permet de conserver votre énergie et vous empêche de trop manger à votre arrivée à destination. Mettez dans votre bagage de cabine des casse-croûte qui voyagent bien : fruits séchés, noix, grains et barres-collations avec protéines à faible teneur glycémique. Peu encombrants, ils conserveront leur fraîcheur pendant le trajet.

À l’aéroport ou à bord de l’avion : Comme le vol peut causer du stress, évitez les aliments qui vous donneront une sensation de lourdeur, de ballonnement ou de malaise. Les repas à l’aéroport ou à bord de l’avion sont souvent composés d’aliments à forte teneur en sucre, en sel et en agents de conservation artificiels. Même s’ils sont agréables au goût, ces ingrédients sont loin de vous procurer la même sensation de satiété durable qu’un bon repas.

Trouvez un restaurant à l’aéroport où vous pouvez vous attabler. Choisissez un repas équilibré et savourez-le lentement. Soyez à l’écoute des signaux liés à la faim que vous envoie votre organisme et évitez de trop manger.  Un estomac rempli de bons aliments entiers vous procurera une énergie constante pendant tout le vol. Il sera toutefois une source de problèmes s’il regorge d’aliments malsains.

Si vous voulez manger à bord, vérifiez le menu servi pendant le vol. Choisissez un repas comportant des fruits ou légumes, des protéines et des grains entiers. Des choix alimentaires bien équilibrés pendant le trajet vous aideront à ne pas succomber au grignotage inutile.

Si vous avez un choix de collations offertes en vol, prenez la plus nutritive. Demandez à un membre de l’équipage si vous pouvez avoir un fruit frais. Des arachides rôties à sec vous assureront une énergie plus durable que des craquelins ou des biscuits. Il faut aussi bien choisir ce que vous buvez. L’eau vous hydratera très bien, tandis que des boissons gazeuses caféinées risquent d’entraîner des envies plus fréquentes. (La caféine est un diurétique léger, mais en grande quantité, elle accroît le besoin d’uriner.) Si vous commandez une boisson alcoolisée, ne prenez qu’une seule consommation pour éviter les calories en trop.

Scénario 2 : le voyage en voiture

Le voyage se déroule plus lentement en voiture qu’en avion. Une journée entière passée en voiture peut vous faire perdre la notion du temps et, bien sûr, celle des repas. Si vous prévoyez prendre des collations, faites provision d’aliments entiers d’une bonne valeur nutritive – baies, bananes et pistaches sont quelques excellents choix.

Planifiez : Les longues balades en voiture sont parsemées d’arrêts, mais rien ne vous oblige à limiter vos choix alimentaires aux hamburgers au fromage ou aux frites. En emportant tout ce qu’il faut pour un pique-nique, vous aurez tout le contrôle voulu sur votre nutrition pendant le voyage et vous pourrez ainsi manger sainement même sur la route.

Emportez avec vous des repas et des casse-croûte que vous digérerez facilement. Ils vous aideront à vous sentir rassasié sans les ballonnements ni les malaises abdominaux que peut causer le prêt-à-manger. Mini carottes, pommes, raisins, fromage et sandwich à la dinde sont quelques exemples de casse-croûte sains pour les voyages en voiture. Riches en fibres, en glucides complexes et en protéines, ils constituent une source d’énergie durable grâce à laquelle votre taux de sucre sanguin ne risque pas de s’effondrer plus tard dans la journée. En préparant d’avance un repas, vous serez moins tenté de vous arrêter pour avaler des aliments trop gras.

Pas besoin de pique-niquer dans la voiture. Arrêtez-vous dans une halte routière ou garez-vous sur votre chemin. Sortez de la voiture pour manger et vous étirer les jambes. Un peu d’air frais et d’exercice vous reposera des longues périodes d’inactivité dans la voiture. Comme une marche après un repas facilite la digestion, arrêtez-vous et prenez l’air, ce qui dissipera l’ennui du même coup.

À la station-service ou au comptoir de restauration rapide : Après avoir fait le plein et utilisé les toilettes à une station-service, il n’est pas nécessaire de sortir avec des boissons gazeuses et des friandises. Vous y trouverez aussi des casse-croûte santé. Passez tout droit devant les tablettes de chocolat et allez plutôt choisir un mélange montagnard. Et un thé glacé sans sucre est un meilleur choix qu’une boisson gazeuse ordinaire et même diète.

Bon nombre de stations-service offrent des salades précuisinées, yogourts, fruits et légumes dans des armoires réfrigérées. Ces aliments entiers sont très nutritifs et favoriseront votre concentration et votre vigilance sur la route.

En file d’attente à un service au volant, commandez votre repas de façon raisonnée :

  • Comme plat principal, choisissez du poulet grillé plutôt que frit.
  • Contrôlez les portions et commandez à partir du menu pour enfants.
  • Préférez de l’eau glacée aux boissons gazeuses.

Ces simples substitutions ou changements éviteront de mettre en péril votre régime alimentaire et vous serez en pleine forme pendant votre voyage.

Scénario 3 : au restaurant

Attractive asian couple having a romantic dinner

Difficile de profiter d’une bonne cuisine maison en voyage d’affaires ou en vacances avec la famille. Certains s’en accommoderont. La découverte de nouveaux restaurants est une activité agréable en voyage. Par contre, il peut devenir difficile de conserver vos bonnes habitudes alimentaires. Mettez-vous au défi de bien vous nourrir quand vous allez dans un nouveau restaurant.

Planifiez : Un horaire bien établi et des repas bien planifiés vous aideront à manger au restaurant sans nuire à votre régime alimentaire. Si vous prévoyez un souper d’affaires ou un repas dans un restaurant chic en soirée, mangez légèrement toute la journée. De petites portions normales vous rassasieront et vous éviteront de trop manger plus tard. Prenez des casse-croûte à faible teneur calorique mais très protéinés. Une alimentation bien dosée pendant la journée vous permettra de savourer votre repas au restaurant sans vous sentir coupable.

Au restaurant : Une fois à table, songez à commander un repas équilibré. Repérez dans le menu les plats avec légumes frais et protéines maigres, comme du poulet ou du poisson. Surveillez les calories cachées dans les sauces et les vinaigrettes. Demandez qu’elles soient servies séparément.

En mastiquant lentement et en conversant avec les autres convives, vous saisirez mieux les signaux liés à la faim envoyés par votre estomac. Ne vous sentez pas forcé d’achever votre assiette, car souvent les portions servies au restaurant sont plus généreuses que celles d’un repas santé. Rapportez vos restes à la maison si vous pouvez les conserver ou partagez avec quelqu’un.

Résistez à la tentation de vous gâter chaque fois que vous mangez au restaurant pendant un voyage. Si vous décidez de le faire, allez-y avec modération. Mangez d’abord les aliments santé et laissez de côté les croustilles, la salsa ou le pain offerts avec votre repas. Assurez-vous d’avoir l’appétit voulu pour un repas nutritif et bien équilibré.

Partez du bon pied

Quelle que soit votre destination, si vous voulez être prêt à affronter votre journée sur la route, il faut commencer par un déjeuner adéquat. Une bonne quantité de protéines et de grains entiers le matin vous rassasiera et favorisera aussi votre concentration au moment de prendre la route. Yogourt grec faible en gras, œuf dur, gruau et rôties de pain de blé entier sont autant d’excellents choix pour un départ tôt le matin. La préparation de votre déjeuner santé la veille de votre départ vous évitera de manger n’importe quoi le matin.

Si vous manquez d’entrain au début du voyage, surtout ne vous laissez pas tenter par les boissons énergisantes très sucrées. Ces boissons gazéifiées peuvent avoir une teneur très élevée en caféine, sucre et arômes artificiels. Une hausse brusque de votre taux de sucre sanguin pourrait être suivie d’une baisse d’énergie très marquée, ce qui pourrait vous inciter à manger.

Comme remontant, choisissez une solution de rechange  naturelle. Excellentes sources de caféine, le café et le thé vous redonneront de l’énergie tôt le matin. Comme « boissons énergisantes fournies par la nature », café et thé sont beaucoup moins nocifs pour votre organisme que les boissons gazeuses caféinées ou les boissons énergisantes très sucrées. En effet, le café et le thé sont très riches en antioxydants qui aident à protéger la santé cellulaire et favorisent le bon fonctionnement du système immunitaire. Comme ces boissons se transportent aisément dans des bouteilles réutilisables, elles conviennent parfaitement aux longs trajets en voiture ou aux vols tôt le matin.

Pour un déjeuner santé, voici quelques conseils qui vous aideront à bien manger sur la route :

  • Laissez de côté les boissons sucrées et les pâtisseries préemballées Préparez-vous plutôt un déjeuner fait de boissons et d’aliments entiers nutritifs. Vote énergie sera de meilleure qualité et plus durable pour vous amener à votre destination.
  • Si vous prenez un déjeuner de style buffet servi à l’hôtel, choisissez les aliments les plus sains que vous trouverez presque toujours : fruits en tranches, rôties de blé entier, œufs, yogourt faible en gras, lait, café et thé. Ce sont des solutions de rechange plus saines que les céréales sucrées, viennoiseries, gaufres et crêpes.
  • Rappelez-vous : il est tentant de remplir votre assiette à ras bord au buffet, mais il vaut mieux vous en tenir à des portions adéquates et à un repas équilibré.
  • Il y a une cafetière dans votre chambre d’hôtel? Chauffez-y de l’eau et préparez-vous un gruau.

Savourez les joies du voyage

En voyage, une bonne alimentation est plus souvent l’exception que la règle. Si vous avez de bonnes habitudes alimentaires à la maison, vous aurez moins tendance à les oublier sur la route.

Rappelez-vous de vous gâter avec modération et évitez de vous priver. Il n’est pas mauvais de tricher de temps à autre aux repas, tout en maintenant un programme d’exercice normal et les règles d’une bonne nutrition.  Recherchez les fruits et légumes, ainsi que les aliments frais locaux pendant vos séjours dans un nouvel endroit. Un dessert succulent sera encore plus délectable le soir si vous faites des choix santé toute la journée.

Prenez de sages décisions en matière d’alimentation sur la route et vous voyagerez avec bonheur et en santé.

À propos de l’auteure

Sydney Sprouse est une rédactrice scientifique indépendante basée à Forest Grove en Oregon. Elle détient un baccalauréat en biologie humaine de la Utah State University, où elle a travaillé comme stagiaire en recherche et rédactrice boursière. Étudiante permanente des sciences, sa motivation consiste à rendre accessible au plus grand nombre les recherches scientifiques actuelles. Les sujets qui l’intéressent avant tout : la biologie humaine, la santé et l’alimentation.