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Si l’on considère le système circulatoire comme une autoroute, les hormones comptent parmi ses plus importants voyageurs.

Et si l’on compare les hormones à des voitures, c’est précisément parce que ces molécules complexes sont en fait des véhicules qui se déplacent constamment sur les autoroutes internes afin de transporter des messages et des signaux entre les différents systèmes et organes de l’organisme.

À titre d’exemple, après un repas, l’insuline emprunte l’autoroute à partir du pancréas. Elle se déplace rapidement dans la circulation sanguine où elle récolte du glucose qu’elle va ensuite distribuer aux cellules qui l’utilisent comme source d’énergie.

Élargissons la portée de notre métaphore autoroutière. Si les hormones correspondent à différents types de véhicules, les glandes sont des fabricants d’automobiles qui, eux-mêmes, font partie d’un système plus grand : le système endocrinien.

Le système endocrinien emploie plusieurs fabricants de véhicules (ou hormones) répartis dans l’organisme : le pancréas, la thyroïde, les surrénales, les ovaires et les testicules pour n’en nommer que quelques-uns. Regardons d’un peu plus près les principales hormones associées à ces glandes importantes. Dans chacune des sections, vous trouverez également des conseils pour aider au maintien d’une saine activité hormonale.

Le pancréas : insuline

Le pancréas est responsable de la sécrétion de l’insuline, l’hormone qui régule la glycémie (taux de sucre dans le sang). L’insuline accélère l’absorption du glucose sanguin par les cellules de l’organisme, ce qui fait qu’après un repas, lorsque la glycémie augmente, le taux d’insuline augmente à son tour. L’insuline agit comme un messager qui transporte ces unités d’énergie du sang aux cellules où elles seront utilisées.

Un taux d’insuline insuffisant ou une résistance à l’insuline peut mener à des problèmes de santé. Si le taux est bas ou que les cellules de l’organisme interagissent de manière inefficace avec l’insuline, la glycémie augmente. On appelle hyperglycémie un taux élevé de sucre dans le sang. Si ces conditions sont présentes sur une longue période, des symptômes associés au prédiabète peuvent apparaître et un diabète de type 2 peut éventuellement se développer.

Afin de maintenir une bonne glycémie et une saine sensibilité cellulaire à l’insuline, intégrez ce qui suit à votre mode de vie :

  • Tenez-vous au courant de votre glycémie. Demandez à votre médecin de vérifier votre taux de HbA1c, ou votre hémoglobine A1c. Cette mesure vous renseignera sur l’historique de votre glycémie.
  • Diversifiez le contenu de votre assiette. L’alimentation moderne peut combler la faim avec des calories vides, du sucre et du gras. Changez votre alimentation en intégrant davantage de glucides complexes, de protéines et de bons gras. Ce type d’énergie génère une augmentation plus lente de la glycémie, procurant ainsi une énergie plus stable et plus durable. Les sucres simples procurent rapidement de l’énergie, mais s’ensuit inévitablement une baisse d’énergie tout aussi rapide. Dans la mesure du possible, éliminez les sucres simples de votre alimentation.
  • Faites de l’exercice régulièrement. L’American Heart Association suggère 150 minutes d’exercice modéré ainsi que deux entraînements musculaires par semaine. Une perte de poids, même modeste, peut aider à stabiliser la glycémie.
  • Si vous fumez, cessez. Le tabagisme est un facteur de risque de résistance à l’insuline et de diabète.
  • Dormez plus. Un nombre insuffisant d’heures de sommeil constitue également un facteur de risque de résistance à l’insuline et de diabète.
  • Dormez mieux en créant un environnement propice au sommeil réparateur. Pour y parvenir, vous pouvez notamment retirer les appareils électroniques, téléphones, télévisions et iPad de votre chambre à coucher. Pensez aussi à tamiser les lumières de votre chambre une heure avant de dormir de façon à favoriser la détente ou à faire jouer de la musique instrumentale douce pour tranquilliser votre esprit. Si vous habitez avec d’autres personnes, une machine à bruits blancs peut couvrir les sources sonores ambiantes. Cette précaution est particulièrement importante si vous êtes incapable de dormir un plus grand nombre d’heures. De cette manière, vous récupérerez davantage pendant les heures que vous consacrez au sommeil.

La thyroïde : triiodothyronine (T3) et thyroxine (T4)

Male thyroid gland anatomy in x-ray view

La thyroïde, une glande située près de la base de la nuque, fabrique et libère les hormones thyroïdiennes dans le sang, dont les plus importantes sont la triiodothyronine (T3) et la thyroxine (T4). Ces hormones jouent un rôle important dans le métabolisme, le fonctionnement normal du cœur et du système digestif, l’humeur et le maintien des os, ainsi que le développement du cerveau et du système nerveux des bébés pendant la grossesse.

En fait, T3 et T4 travaillent à réguler le métabolisme et la fréquence cardiaque. Pour être en bonne santé, il est important d’avoir des taux équilibrés de ces hormones. Par exemple, des taux trop bas de T3 et T4 peuvent entraver la digestion et donc occasionner de la constipation, en plus de ralentir la fréquence cardiaque, ce qui entraîne des problèmes de circulation.

À l’opposé, si les taux de T3 et T4 sont trop élevés, les conditions inverses peuvent également causer des problèmes de santé. Un métabolisme trop actif peut mener à une perte de poids malsaine, et une fréquence cardiaque trop élevée peut causer des problèmes de régulation de la température corporelle, de l’anxiété et plus encore.

L’iode peut soutenir la production normale des hormones T3 et T4 par la thyroïde. Pour éviter les carences et les complications thyroïdiennes y étant associées, considérez ce qui suit :

  • Vérifiez que le sel que vous utilisez se présente sous forme iodée. Sinon, remplacez-le par du sel iodé. C’est une manière facile de s’assurer de consommer régulièrement de l’iode en petites quantités.
  • Si vous avez ou croyez avoir des problèmes thyroïdiens, consultez votre médecin afin de passer les tests appropriés et, au besoin, un nutritionniste peut vous proposer une alimentation qui conviendra à vos besoins.

Les glandes surrénales : l’adrénaline et le cortisol

Les glandes surrénales se situent au-dessus des reins et jouent un rôle important dans la régulation de plusieurs fonctions de l’organisme, notamment la réponse au stress, l’immunité et le métabolisme. Ces fonctions sont régulées entre autres par la libération d’adrénaline et de cortisol par les glandes surrénales.

Pendant la réponse au stress, ou la « réaction de lutte ou de fuite », l’adrénaline et le cortisol jouent tous les deux des rôles importants. En termes simples, lorsqu’on se sent en danger, le système nerveux s’active afin de nous aider à gérer la menace.

L’adrénaline est l’hormone qui prépare l’organisme à combattre la menace ou à prendre la fuite. À mesure qu’elle est libérée dans les différents systèmes, le rythme cardiaque accélère pour faire en sorte que le cerveau et les muscles soient prêts à faire face à la menace. De plus, une augmentation d’adrénaline cause une augmentation de la quantité de sucre dans le sang, ce qui fournit rapidement à l’organisme l’énergie nécessaire pour combattre la source de danger ou pour prendre la fuite.

Pendant le moment de stress, le cortisol aide l’organisme à convertir l’énergie entreposée en énergie prête à l’emploi, sous forme de sucre (glucose). Pour cette raison, bien que sa présence initiale soit bénéfique, son utilité est limitée. En effet, un taux de cortisol qui demeure élevé peut entraîner des effets indésirables comme la tendance à trop manger, le gain de poids et l’anxiété.

La réponse individuelle au stress est en partie déterminée par la génétique. Puisqu’il n’est pas possible de modifier sa biologie ou de prévoir tous les stresseurs du quotidien, il est important d’envisager les éléments sur lesquels il est possible d’avoir une influence :

  • Passez du mode réactif au mode proactif en planifiant votre horaire, en priorisant vos tâches et en anticipant les événements qui peuvent être plus stressants que d’autres.
  • Intégrez des exercices de respiration tout au long de la journée. Prenez-en l’habitude pendant des périodes sans stress de façon à pouvoir les utiliser lorsque le stress revient à la charge. Le fait d’inspirer profondément et d’expirer complètement peut aider à faire baisser la fréquence cardiaque et à ramener l’attention sur le moment présent.
  • Cultivez un réseau de soutien sur lequel vous pouvez vous appuyer. Les relations saines peuvent soutenir le mieux-être mental et émotif dans les moments plus difficiles.

Les ovaires et les testicules : l’œstrogène et la testostérone

Les ovaires constituent le principal organe reproducteur féminin. Ils sont responsables de la sécrétion de l’œstrogène et de la progestérone, deux hormones qui jouent un rôle dans les menstruations et la santé du système reproductif global.

L’œstrogène représente toute une classe d’hormones, notamment l’œstradiol (E2), la principale hormone sexuelle féminine. Ce sont les fluctuations du taux d’œstrogène qui rythment les menstruations. L’augmentation soudaine du taux d’œstrogène pendant le cycle menstruel entraîne la libération d’un ovule par les ovaires. Lorsque cela se produit, le taux d’œstrogène redescend.

Les testicules sont l’équivalent masculin des ovaires. Cet organe sexuel responsable de la sécrétion de testostérone fait partie du système reproductif masculin. Cette hormone androgène est responsable du développement des caractéristiques physiques sexuelles masculines. L’influence de la testostérone est particulièrement reconnaissable pendant la puberté : la voix baisse, la pilosité augmente, l’adolescent grandit et ses muscles se développent.

La testostérone joue également un rôle essentiel dans la production de spermatozoïdes. Le maintien d’un taux de testostérone sain et bien régulé favorise la fertilité.

Les taux des hormones sexuelles fluctuent au cours du cycle de la vie. À mesure que l’on vieillit, les taux de sécrétion de ces hormones déclinent. La supplémentation à l’aide d’hormones synthétiques est pratique courante pour des personnes qui présentent certains problèmes médicaux. La décision de supplémenter doit être prise avec l’aide d’un professionnel de la santé.

Tandis que des recherches montrent que certains aliments peuvent faire augmenter ou diminuer les taux de ces hormones, d’autres recherches montrent le contraire. Comme il n’existe pas pour le moment de données claires et incontestables, il vaut mieux s’en tenir à une alimentation équilibrée, un programme d’exercice régulier et la prise de suppléments de haute qualité. Cette approche complète fournit la nutrition nécessaire à une bonne santé et soutient une activité hormonale saine. Le bon entretien de ces véhicules messagers est la clé d’une vie optimale.

À propos de l’auteure

Jenna Templeton est une éducatrice en santé et une rédactrice scientifique indépendante qui vit à Salt Lake City au Utah. Après avoir obtenu un baccalauréat en chimie à la Virginia Tech, Jenna a passé cinq ans à faire de la recherche scientifique dans l’industrie alimentaire. Ce travail a nourri son intérêt pour le mieux-être personnel, ce qui l’a amenée à obtenir un diplôme d’études supérieures en santé, promotion et éducation de l’University of Utah. Dans ses loisirs, Jenna aime les concerts, le jardinage, la bonne chère et les randonnées dans les monts Wasatch.

Asian family having fun at home

Pour vous le mot « santé » évoque probablement une alimentation équilibrée, un régime nutritionnel et de l’exercice. Mais la santé, c’est beaucoup plus. Pour atteindre un état de santé global, il est important d’aller au‑delà de la conception habituelle de la santé en tenant également compte du mieux‑être environnemental.

On évalue le mieux‑être environnemental en fonction de la solidité de la relation d’une personne avec son environnement. Prenez-vous soin de votre environnement (en en assurant l’entretien et la préservation, que ce soit au travail, à la maison ou dans la nature) et inversement? L’environnement sur lequel vous avez le plus d’influence est celui de votre demeure et celle-ci peut avoir un impact considérable sur la santé de votre famille.

Il peut y avoir des effets négatifs à ne pas porter attention à son milieu de vie. Le fouillis et la qualité de l’air font partie des nombreux éléments à prendre en considération pour assurer un milieu de vie sain et une famille en santé.

Les questions qui suivent vous aideront à évaluer la mesure dans laquelle votre milieu de vie favorise la santé, le mieux‑être et la sécurité de votre famille. Lorsque vous aurez terminé, nous compilerons vos points pour connaître votre résultat. Vous trouverez ensuite des conseils pour faire de votre demeure une oasis de paix et de sécurité.

Conseils pour améliorer votre résultat

Les contaminants que l’on retrouve dans les maisons, comme le radon, peuvent être dévastateurs pour la santé de la famille. Indétectable à l’œil et à l’odorat, le radon est un gaz radioactif qui peut causer le cancer du poumon. Si vous avez récemment emménagé dans votre demeure actuelle ou êtes incertain de son histoire, contactez le centre de santé ou l’écocentre le plus près de chez vous afin de vous renseigner sur les tests à effectuer.

On ne peut négliger la qualité de l’air même une fois à l’intérieur de la maison, la porte fermée. En effet, même si les portes et les fenêtres sont bien fermées, l’air extérieur peut tout de même entrer. Sans compter qu’une maison peut aussi comporter des sources de particules et de polluants qui peuvent nuire à la qualité de l’air – comme les animaux et certains nettoyants. Lisez ce qui suit pour obtenir des conseils visant à purifier l’air de votre demeure pour respirer plus aisément.

Male arm and hand replacing disposable air filter in residential air furnace.

  • Les filtres à haute efficacité pour les particules de l’air (HEPA) se vendent intégrés dans des purificateurs d’air compacts. Comme avantage supplémentaire, ils font office de machines à bruit blanc pour ceux qui ont le sommeil léger. Il s’agit d’un achat particulièrement pertinent pour ceux qui ont des animaux domestiques.
  • Changez les filtres à air de la maison au moins tous les trois mois. Si vous avez des animaux ou qu’un membre de la famille a des allergies, envisagez de les changer tous les deux mois. Augmentez la fréquence chaque fois que vous accueillez un nouveau chat ou chien dans votre demeure.
  • Puisqu’on parle d’animaux domestiques, même s’ils ne sont pas toujours visibles, les squames, la fourrure et les poils tombent aisément et s’accumulent rapidement. Il en va de même pour le pollen au printemps ou la poussière et les débris en général, toute l’année. Le fait de passer le balai et l’aspirateur régulièrement peut faire toute la différence pour les membres de la famille sensibles à ces allergènes.
  • Les plantes d’intérieur ne font pas que décorer. Selon de nouvelles recherches effectuées par la State University of New York at Oswego, cinq plantes qui se retrouvent couramment dans les maisons filtrent efficacement les composés organiques volatils (COV) dans l’air. Les COV sont des irritants pouvant causer de la somnolence et des maux de tête, en plus de déclencher des allergies. L’acétone issue des nettoyants et du dissolvant à vernis est un COV qui se retrouve fréquemment dans les maisons. Pour purifier l’air de votre demeure, procurez-vous l’une des plantes suivantes dans un magasin de jardinage près de chez vous :
    • Crassule argentée (C. argentea)
    • Plante-araignée (C. comosum)
    • Bromélia (G. lingulata)
    • Crassula à faucilles (C. falcata)
    • Dragonnier balsamique (D. fragrans) 

Même si elle est fort utile, la technologie est omniprésente dans notre culture. Les pièces principales de votre demeure comptent assurément au moins un appareil électronique personnel et peut-être même des appareils de maison intelligente. Utilisés avec parcimonie, ces gadgets permettent de rester en contact et simplifient les communications, mais en cas d’utilisation excessive, ils peuvent avoir des incidences négatives sur le mieux‑être. Par exemple :

  • Il a été montré que les émissions de lumière bleue en provenance des écrans perturbent le cerveau et retardent le début du sommeil réparateur. Essayez d’éteindre vos appareils au moins 30 minutes avant d’aller au lit pour donner à vos yeux une pause, et à votre cerveau le temps de décompresser naturellement.
  • S’il est trop difficile pour vous de réduire le temps d’écran avant le coucher, envisagez d’utiliser une application qui filtre la lumière bleue sur vos appareils. F.lux est une des nombreuses options gratuites.
  • Examinez de quelle manière la technologie est intégrée dans l’aménagement et la conception de votre demeure. Dans la mesure du possible, songez à retirer les appareils des pièces où ils ne sont pas nécessaires. En enlevant les appareils de la chambre à coucher, vous lui redonnez sa fonction de havre de repos et de détente. Si vous préférez garder votre téléphone dans la chambre, posez-le du côté opposé de la pièce, mais sortez le téléviseur.

Le fouillis est parfois une réalité inévitable, mais il n’est pas sans conséquence. Une demeure trop encombrée peut nuire à la sécurité physique, en posant par exemple des risques de trébuchement, surtout si vous habitez avec des enfants ou des personnes âgées. Il y a aussi le problème des possessions que l’on accumule toute une vie durant. Voici quelques idées pour réduire le fouillis dans vos espaces de vie afin d’en faire des lieux de sécurité et peut-être même de bonheur :

  • Dans les entrées, les passages et les aires ouvertes, le fouillis peut entraîner des risques à la sécurité physique. Des bacs de rangement ou des coffres à jouets peuvent aider à dégager les pièces et les rendre plus sécuritaires. Essayez de mettre dans l’entrée des tables consoles ou des bancs avec des bacs, des paniers ou des tiroirs intégrés. Vous pouvez également construire des casiers dans le vestibule.
  • Les choses… dont on peut se passer… ou pas. Au fil des ans, vous en avez sans doute accumulé beaucoup. À mesure que leur volume s’accroît, l’espace autour de vous semble rapetisser. Interrogez-vous sur votre lien avec les objets dans votre vie et demandez-vous s’ils favorisent votre bonheur ou y font entrave. Vous allez peut-être découvrir que vos possessions vous volent du temps parce que vous devez déployer des efforts et de l’énergie au quotidien pour les organiser et les maintenir en bon état. Pourquoi ne pas vous débarrasser de quelques objets afin d’alléger la charge mentale et physique? Comme l’auteure Gretchen Rubin le dit, « l’ordre extérieur contribue au calme intérieur ». Essayez de rassembler les articles qui n’ont pas servi ou n’ont pas été portés au cours du dernier mois. Donnez-les à un refuge près de chez vous, ou encore à un organisme sans but lucratif ou une école. Vous désencombrerez votre demeure tout en soutenant votre communauté.

Les alarmes nécessitent très peu d’attention et d’entretien, mais elles peuvent procurer une tranquillité d’esprit. Passez en revue les systèmes suivants afin de vous assurer que votre demeure peut vous garder en sécurité.

  • Les détecteurs de fumée sensibles peuvent sembler être plus nuisibles qu’utiles. Il peut donc être facile de les oublier. Vérifiez régulièrement qu’ils sont en état de marche et que leurs piles sont chargées.
  • Le monoxyde de carbone est la cause la plus fréquente de mort par empoisonnement. Afin de vous protéger, ainsi que votre famille, de ce gaz qu’on ne peut ni voir, ni sentir, ni goûter, installez un détecteur de monoxyde de carbone.
  • Envisagez de faire installer un système de sécurité. Que ce soit une seule caméra ou tout un système de caméras et de capteurs, le fait d’avoir une quelconque mesure de sécurité peut aider à dissuader les cambrioleurs et capturer les voleurs. La plupart des systèmes peuvent être reliés à votre téléphone cellulaire pour faciliter la surveillance et l’accès au domicile.

De la vermine, c’est de la vermine! Des souris aux termites, la vermine peut à tout le moins être perturbante. Dans les cas extrêmes, elle peut aller jusqu’à endommager la structure de votre demeure. Si vous n’êtes pas certain de l’état de votre demeure, il peut être pertinent d’en faire faire l’inspection complète. Si vous en connaissez l’état, prenez des mesures préventives comme sceller les trous de manière adéquate ou poser des trappes si cela s’avère nécessaire. N’oubliez pas de bien nettoyer les dégâts de nourriture et d’entreposer les aliments de manière intelligente, dans des contenants étanches en verre, par exemple.

Votre journée prend l’allure d’une avalanche de stress. Rien ne semble se passer comme il faut. Tout devient source de frustration. Qui vous lancera enfin une bouée de secours? Qu’est-ce qui vous sortira de cette journée cauchemardesque?

Très souvent, ce sera votre animal de compagnie.

C’est là un des grands bienfaits d’avoir un animal de compagnie. Ils ont le pouvoir de faire disparaître votre stress. Faire des câlins, se montrer adorable et prodiguer un soutien inconditionnel à la fin d’une dure journée, voilà seulement quelques exemples de ce qu’un animal domestique peut faire pour vous. Les bienfaits des animaux de compagnie rapportés par leurs propriétaires sont validés par de nombreuses preuves comme quoi ces animaux peuvent améliorer l’état de santé général.

Que vous soyez célibataire, parent, jeune ou vieux, ou que vous ayez des besoins particuliers, les recherches montrent que le fait d’avoir un animal de compagnie est bénéfique pour la santé mentale, émotionnelle et physique. Si vous n’y êtes pas allergique, un animal domestique pourrait être un ajout bienfaisant à votre famille.

Les bienfaits physiques des animaux de compagnie

Faire de l’exercice avec un animal, s’en occuper, ou simplement passer du temps en sa compagnie peut améliorer votre santé physique en général, tout en diminuant les risques de développer certains problèmes reliés à la santé cardiaque et en soulageant certains maux.

  • Les propriétaires d’animaux de compagnie améliorent leur forme physique. Vous ne brûlerez pas beaucoup de calories à regarder votre poisson tourner en rond dans son aquarium, mais si vous avez un chien, vous faites probablement plus d’exercice que ceux qui n’en ont pas. Il semblerait que le fait de devoir répondre aux besoins d’exercice de votre animal est un fort incitatif à sortir pour une promenade. Environ la moitié des propriétaires de chiens font au moins 30 minutes d’exercice par jour, cinq jours par semaine, ce qui est la quantité recommandée. Ce n’est pas tout : ceux qui promènent leur chien tendent également à faire d’autres types d’activités physiques, comme du sport ou du jardinage. Ils marchent aussi avec plus de vigueur que lorsqu’ils marchent seuls, et leur condition physique s’améliore davantage que celle des gens qui marchent avec une autre personne. Les gens se trouvent souvent mutuellement des excuses pour ne pas aller faire de l’exercice, mais ces excuses ne convaincront pas votre chien.
  • Les animaux domestiques améliorent la santé cardiaque. Regarder un joli chaton jouer ou câliner un chien réchauffe non seulement le cœur, c’est également bon pour la santé cardiaque. En effet, les propriétaires d’animaux de compagnie sont susceptibles d’avoir un rythme cardiaque au repos inférieur à celui de ceux qui n’en ont pas. L’adoption d’un chien peut augmenter les chances de survie un an après une crise cardiaque. Pour leur part, les chats seraient particulièrement bénéfiques pour la circulation et la santé cardiovasculaire. Les études montrent qu’avoir un chat pendant une période donnée de la vie fait baisser le risque d’une crise cardiaque. Les propriétaires de chats ont aussi tendance à avoir moins d’AVC. Les animaux de compagnie gardent donc votre cœur en santé, tout en le remplissant d’amour.
  • Les propriétaires d’animaux de compagnie ont des taux peu élevés de cholestérol et de triglycérides. Une glycémie et un taux de cholestérol peu élevés vont main dans la patte avec une bonne condition physique et un cœur sain. Ce sont là deux bienfaits supplémentaires des animaux domestiques, qui peuvent découler du fait que les propriétaires d’animaux de compagnie tendent à être plus actifs. De plus, certains animaux – environ un tiers des chiens – ont montré leur capacité de prévenir leur propriétaire diabétique d’une chute de glycémie imminente.
  • Les douleurs chroniques sont atténuées chez les propriétaires d’animaux domestiques. Bien que les recherches ne démontrent pas clairement les raisons pour lesquelles les animaux domestiques semblent rendre plus aisée la gestion de certaines douleurs chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde, certains pensent que le fait de prodiguer des soins à un animal éloignent de l’esprit l’inconfort et les problèmes que l’on ressent. De plus, la chaleur des câlins d’un animal de compagnie peut soulager les douleurs liées à certains états de santé comme la fibromyalgie.
  • La présence d’animaux contribue à bâtir une solide immunité chez les enfants. Les recherches montrent que les enfants qui grandissent avec un chien ou un chat, ou sur une ferme avec des animaux d’élevage, sont moins susceptibles d’avoir des allergies. Même si les animaux peuvent constituer un des plus fréquents déclencheurs d’asthme, selon les chercheurs, les bébés qui grandissent dans une maison où il y a un chat sont moins susceptibles de faire de l’asthme plus tard – sauf si leur mère est allergique aux chats.

Les bienfaits émotionnels des animaux de compagnie

La raison la plus courante pour laquelle les gens décident d’adopter un animal est très simple : les animaux nous font mieux nous sentir. Bien entendu, ils sont mignons et on a envie de les câliner, mais la science derrière tout ce charme va beaucoup plus en profondeur.

  • Les propriétaires d’un animal de compagnie profitent d’une plus grande stabilité. On sait à quoi s’attendre d’un animal de compagnie : un amour inconditionnel. Ils semblent toujours contents de nous voir. Ils nous donnent une foule de baisers mouillés et de ronronnements attentifs. Le fait de savoir qu’un être qui nous aime nous attend à la maison donne un sentiment de sécurité et de stabilité. Même lorsque le reste de la vie est chaotique, une relation émotive, même avec un animal, peut nous aider à rester plus calmes et à mieux gérer la situation. Les gens qui ont de l’affection pour leur animal (ça ne compte pas pour ceux qui voient dans leur animal une lourde responsabilité ou une nuisance) ont tendance à être confiants dans leur vie quotidienne et à avoir une bonne estime d’eux-mêmes.
  • Côtoyer des animaux améliore l’humeur. Lancer la balle à un chien. Caresser un lapin. Regarder un poisson nager ou une tortue se dandiner. Tout cela nous rend immédiatement plus calmes et moins agités. Le simple fait d’interagir avec un animal domestique peut faire baisser l’hormone qui cause le stress − le cortisol − et hausser celle qui induit un état de bien-être : la sérotonine. On sait déjà (il en a été question plus haut) que la possession d’un animal domestique peut faire baisser la pression artérielle. C’est particulièrement vrai pendant des périodes de stress mental, alors que les propriétaires d’animaux domestiques ont tendance à garder une pression artérielle saine. Prendre une pause avec Fido équivaut à prendre un comprimé relaxant.
  • Les animaux de compagnie procurent de la joie. Regarder tendrement dans les yeux de votre animal qui vous regarde tendrement en retour vous procure un sentiment de bien-être. Il s’agit là du même phénomène hormonal qui se produit lorsqu’une mère et son nouveau-né se regardent avec amour. Ce phénomène libère de l’ocytocine, aussi connue sous le nom d’hormone de l’amour, et contribue au lien d’attachement entre vous et votre animal. Cette hormone génère un sentiment de joie, de sécurité et de bien-être. Si vous avez le sentiment que votre animal est comme un ami ou un enfant, vous savez maintenant pourquoi.
  • Grandir avec un animal de compagnie contribue au développement de l’empathie chez les enfants. Depuis longtemps, les parents font appel aux animaux domestiques pour enseigner à leurs enfants la responsabilité de prendre soin physiquement d’un être vivant. Les recherches montrent que ce n’est là qu’un début, car avoir un animal améliore également l’intelligence émotionnelle des enfants. Les hormones d’attachement dont il a été question plus haut aident les enfants à se soucier d’une créature autre qu’eux-mêmes, ce qui les amène à prendre soin des besoins émotifs de leur animal en plus de leurs besoins physiques. Ces leçons d’empathie aident les enfants à mieux comprendre les humains qui les entourent à mesure qu’ils grandissent. Les enfants qui ont une bonne intelligence émotionnelle tendent à bien réussir plus tard dans leur vie.

Les bienfaits mentaux des animaux de compagnie

Vivre avec un animal n’est pas seulement bénéfique pour la santé physique, c’est également un baume sur les blessures mentales. Les animaux de compagnie nous aident à sortir dans le monde des humains, à gérer les troubles mentaux, et à garder une bonne fonction cognitive en vieillissant.

  • Ils augmentent la sociabilité de leurs propriétaires. Les animaux de compagnie constituent un excellent incitatif pour sortir, bouger et parler aux gens. La plupart des gens sont très attachés à leur animal. Partager ce sentiment avec d’autres personnes qui vivent la même chose crée instantanément un sentiment d’appartenance. Les parcs à chiens, les garderies pour animaux et les forums sur les animaux domestiques en ligne sont seulement quelques lieux où les propriétaires d’animaux domestiques peuvent tisser des liens. En plus d’être eux-mêmes de bons compagnons, les animaux peuvent amener leur propriétaire à créer des liens avec d’autres humains. De cette manière, les animaux aident donc à chasser la solitude.
  • Les animaux de compagnie procurent une forme de thérapie. Des recherches menées auprès d’enfants autistes montrent qu’ils sont aptes à être plus sociables et moins anxieux lorsqu’ils sont en présence d’animaux thérapeutiques. De plus, à mesure que le lien d’attachement se forme entre un animal domestique et un enfant autiste, ce dernier améliore sa capacité à partager avec les autres et à offrir du réconfort à ceux qui en ont besoin – comparativement à des enfants dont la condition est similaire et qui ne vivent pas avec des animaux. Pour les enfants avec un TDAH, prendre soin d’un animal peut les aider à apprendre à planifier et à intégrer des responsabilités à leur horaire, par exemple nourrir leur animal chaque jour. Le fait de sortir chaque jour avec un chien et jouer avec lui peut aussi aider un enfant atteint de TDAH à brûler son excédent d’énergie, ce qui lui permet de mieux se concentrer plus tard dans la journée. Il a été montré que le toilettage d’un cheval et la randonnée équestre soulagent le stress des gens qui souffrent du syndrome de stress post-traumatique.
  • Les animaux de compagnie atténuent les difficultés liées au rétablissement par suite d’une dépendance . Les experts en toxicomanie s’entendent de plus en plus pour conseiller à leurs patients de retenir les services de chiens d’assistance, une des raisons étant que les animaux aident à rester dans le moment présent. Cet état de pleine conscience active le cortex préfrontal – la partie du cerveau responsable de la fonction exécutive. Une activité accrue de cette partie du cerveau favorise la prise de bonnes décisions et l’adoption de saines habitudes. Autrement dit, l’adoption d’un animal peut favoriser le remplacement d’habitudes négatives et destructives par des habitudes positives.
  • Les chiens favorisent la fonction cognitive chez les personnes âgées. Pour les adultes âgés, posséder un animal de compagnie, particulièrement un chien, peut favoriser le maintien de la mémoire et des autres fonctions cognitives. Dans une étude menée par l’Université de Richmond chez les 65 ans et plus, les propriétaires de chiens ont obtenu de meilleurs résultats lors de tests cognitifs et de tests de mémoire que leurs homologues qui n’en avaient pas. Certains attribuent ce phénomène au fait que les chiens gardent leurs propriétaires actifs physiquement, et que ces derniers doivent se rappeler de prendre soin de leur chien tous les jours en le nourrissant, en le sortant et en jouant avec lui.

Quel que soit l’animal de compagnie que l’on choisit, la création d’un lien d’attachement avec un autre être vivant fait des miracles pour le mieux-être holistique. Les résultats de recherches montrent assez clairement que les animaux de compagnie peuvent améliorer l’état de santé général. Lorsqu’on prend en considération tous les bienfaits des animaux, à la fois pour la santé et la qualité de vie, il n’est pas surprenant qu’un si grand nombre de gens les trouvent si mignons et qu’ils les considèrent comme des membres à part entière de la famille.

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https://psmag.com/social-justice/pets-can-boost-confidence-lower-stress-43767

https://stayingsharp.aarp.org/art/connect/17/pets-health-benefits.html

http://www.womansday.com/life/pet-care/a2352/10-health-benefits-of-owning-a-pet-116238/

Acupuncture needles on head of a young woman at the spa tcm

Médecine traditionnelle chinoise

Un retour en arrière sur quelques millénaires pourrait être bénéfique pour votre état de santé actuel. L’histoire parle d’une sagesse et d’une pratique très anciennes que vous connaissez sans doute, sans en comprendre nécessairement tous les principes : il s’agit de la médecine traditionnelle chinoise (MTC).

La MTC, l’une des plus anciennes formes de médecine, gagne pourtant en popularité dans un monde où la science médicale occidentale prédomine. De nos jours, les stratégies holistiques axées sur la santé intègrent bon nombre des principes et la sagesse ancienne de la MTC.

La médecine traditionnelle chinoise date de milliers d’années

La MTC – aussi appelée médecine orientale – a vu le jour dans la Chine continentale antique, il y a plus de 2 500 ans. Depuis, elle a évolué et s’est raffinée, même aux yeux des adeptes de la  médecine occidentale, dont les débuts ne datent que de quelques siècles. Il y a fort à parier que nous avons beaucoup à apprendre des pratiques de la MTC.

Qu’est-ce au juste que la médecine traditionnelle chinoise? Pour bien en comprendre les concepts de base, il faut connaître les principes philosophiques qui les sous-tendent.

Le yin  et le yang : les piliers de la médecine traditionnelle chinoise

La MTC s’articule avant tout autour de la nature : l’organisme humain est un microcosme du monde et de l’univers qui l’entoure. Vous avez sans doute entendu parler du yin et du yang, ou du moins, vous en avez le symbole :

Le yin et le yang forment ensemble le fondement même de la science orientale et de la MTC. Selon ce concept, les forces contraires sont complémentaires et essentielles; leur coexistence équilibrée et en harmonie est indispensable à une santé optimale. Voici quelques exemples :

  • lumière et obscurité
  • positif et négatif
  • eau et feu
  • bien et mal
  • mâle et femelle
  • expansion et contraction

Voyez-le sous cet angle : l’ombre ne saurait exister sans la lumière et comme dans tous les films de superhéros modernes, le bien est indissociable du mal.

Dans la MTC, l’équilibre et l’harmonie des forces en apparence contraires constituent le principe sous-jacent au yin et au yang. On dit que l’harmonie entre les deux favorise la santé, mais leur déséquilibre est reconnu comme une cause de maladie.

Le Qi ou la force de vie : un concept important de la médecine traditionnelle chinoise

Règle générale, on définit le Qi (« tchi ») comme la force vitale qui circule dans le corps de toute espèce vivante. Selon la traduction littérale des caractères chinois, Qi veut dire « façonné par l’énergie de la nature ». Les Chinois anciens croyaient que le Qi était omniprésent en toute chose et constituait le lien entre le corps et son environnement.

Profondément ancré dans la médecine traditionnelle chinoise, le concept du Qi apparaît d’abord dans les écrits anciens de la MTC, justement appelés les « textes sacrés de l’interne ». Il s’agit de l’énergie vitale qui circule dans tout le corps par des voies appelées les méridiens. La croyance veut que les symptômes ou les maladies déclarées soient la conséquence d’un blocage, d’une interruption ou d’un déséquilibre du Qi circulant dans les méridiens.

On croit aussi que bon nombre d’aspects de la santé relèvent d’une circulation adéquate du Qi. Ainsi, les pratiques de la MTC ciblent très souvent un déblocage du Qi qui lui permettra de bien circuler dans tout le corps.

Les quatre types de Qi

Comme nous l’avons déjà indiqué, le Qi est l’énergie qui circule dans notre corps et dans le monde qui nous entoure. D’autres énergies peuvent cependant avoir des effets sur notre force vitale en circulation. En extrapolant cette notion de Qi, d’anciens philosophes chinois et des praticiens occidentaux ont postulé que cette force vitale se divisait en sous-catégories.

Règle générale, le Qi se subdivise en quatre formes principales :

  • Qi inné – lié à la génétique et à la composition cellulaire
  • Qi pectoral – lié au métabolisme et consistant en facteurs externes comme l’air et la nourriture
  • Qi nutritif – lié à l’alimentation et à d’autres facteurs nutritifs
  • Qi protecteur – lié à la protection contre le monde extérieur ou à la santé immunitaire

On estime que ces diverses formes de Qi forment ensemble des réseaux interdépendants dans le corps qui touchent les aspects suivants :

  • Santé mentale
  • Émotions
  • Fonctionnement des organes internes
  • Fonctionnement des organes sensoriels
  • Santé cardiaque
  • Tissus squelettiques et conjonctifs
  • Fluides corporels
  • Vieillissement

Conséquemment, un principe de base de la médecine traditionnelle chinoise veut qu’une circulation et une interconnexion appropriées du Qi soient essentielles à une santé optimale. La science médicale occidentale s’est récemment ralliée à ce point de vue. La biologie des systèmes est l’étude des systèmes biologiques complexes et des réseaux qui les relient.

Toutes ces connexions s’effectuent par la conduction nerveuse, les hormones, les molécules de signalisation, les impulsions électriques et même par des signaux extérieurs, comme le jour et la nuit. Un seul facteur (régime alimentaire, exercice, médicament, stress, etc.) n’aurait pas seulement un impact sur une cellule, un organe ou même un système biologique, mais plutôt des effets à longue portée sur notre physiologie, ce que reconnaît la MTC depuis des millénaires.

Un Qi en santé : partie intégrante des philosophies orientales sous de nombreux aspects

Le concept d’énergie en circulation dans toutes les facettes de notre être et de la vie autour de nous a fait son chemin dans bon nombre d’aspects des cultures orientales anciennes, dont plusieurs ont acquis une certaine popularité ou, du moins, ont eu un écho dans les civilisations occidentales modernes. Parmi ces aspects, citons :

  • Le feng shui – Un concept d’harmonisation de l’énergie en fonction de l’emplacement et de la disposition des objets physiques dans un espace donné. Cet équilibre spatial soigneusement pensé du Qi peut influer sur la santé, la prospérité et la vigueur des habitants du lieu.
  • Le Qi gong – La recherche d’équilibre du Qi par un mouvement coordonné, la prise de conscience, la respiration rythmée et l’état méditatif; un concept utilisé pour l’exercice, la guérison et l’entraînement en arts martiaux.
  • Les arts martiaux – Lié au Qi gong, le Neijing est un concept faisant appel à des mouvements lents et chorégraphiés, ainsi qu’à la visualisation pour l’apprentissage des arts martiaux et la focalisation du Qi interne dans le but de réaliser des tours de force.
  • La médecine – Certaines pratiques médicales peuvent être utiles pour rajuster le Qi, entre autres l’herboristerie, l’acupuncture, la moxibustion (stimulation par la chaleur) et la réflexologie.
  • La parentalité – Depuis des siècles, on considère la naissance comme le fruit de la rencontre et de l’entrecroisement d’un Qi mâle et d’un Qi femelle. La MTC parle d’énergie fusionnelle ou de fusion des essences.

Les cinq éléments de la médecine traditionnelle chinoise

Une autre notion philosophique de la médecine orientale est celle des « cinq phases » ou « cinq éléments ». Ces éléments symbolisent tous les phénomènes, y compris les stades de la vie humaine et expliquent le fonctionnement du corps, qu’il soit sain ou malade.

Voici ces cinq éléments – ou phases –  de la MTC et la représentation philosophique de chacun :

  • Le feu – période de floraison et d’énergie
  • Le terre – période de transition, comme l’alternance des saisons
  • Le bois – période de croissance, comme le bourgeonnement des arbres au printemps.
  • Le métal – période de récolte et de cueillette.
  • L’eau – période d’immobilité et de retraite.

Les bienfaits de la médecine traditionnelle chinoise

Les concepts anciens de la médecine traditionnelle chinoise mettent de l’avant une approche préventive naturelle. Selon le principe philosophique au cœur de la médecine traditionnelle chinoise, la prévention corrective peut être utile dans la mesure où l’on prend les dispositions appropriées. Un praticien bien formé doit d’abord procéder à un examen approfondi. Il doit chercher des perturbations dans les aspects fondamentaux de la MTC et proposer des mesures à prendre. Les praticiens de la médecine traditionnelle chinoise allèguent pouvoir déceler les problèmes plus rapidement que la médecine traditionnelle occidentale.

Par contre, si aucune intervention ne suit l’examen initial, toute perturbation dans un des aspects primordiaux de la MTC peut en entraîner d’autres ailleurs et la maladie peut s’ensuivre. Ce processus relève de la notion de connexion abordée plus haut.

La prévention préconisée par la médecine traditionnelle chinoise fait bon ménage avec la science médicale occidentale. Ce mode de pensée partagé peut apporter des résultats synergiques pour votre santé.

Ce croisement entre la médecine occidentale et les enseignements de la MTC va encore plus loin. Pensons simplement aux champignons reishi utilisés pour le soutien du Qi protecteur. La recherche scientifique occidentale a découvert que ces champignons renferment des bêta-glucanes – des glucides complexes souvent trouvés dans certains végétaux, champignons et bactéries – qui jouent un rôle dans la santé immunitaire par le biais de la signalisation cellulaire.

La MTC, c’est un savoir, des remèdes et une longue histoire de succès que la médecine occidentale valide par ses découvertes biologiques. En associant ces deux écoles de pensée, on obtient un portrait détaillé des bienfaits d’un bon fonctionnement, quel qu’il soit, et une compréhension des raisons de ce bon fonctionnement.

Les traitements en médecine traditionnelle chinoise

La médecine traditionnelle chinoise s’est infiltrée dans presque toutes les sociétés dans le monde, sous différentes appellations : médecine alternative et complémentaire, intégrative, orientale, fonctionnelle, holistique ou douce.

Quel que soit le nom qu’on donne à la MTC, ses praticiens suivent divers protocoles pour traiter la cause apparemment à la racine d’un problème de santé sous-jacent. Les interventions peuvent être de différents ordres : nutrition, régime alimentaire, plantes médicinales et diverses pratiques pour le corps et l’esprit. Les traitements comprennent notamment ce qui suit : acupuncture, pose de ventouses, massothérapie, scraping (gua sha), réflexologie, repositionnement osseux, techniques chiropratiques, respiration, exercice et entraînement d’auto-défense.

Dernièrement, on a reconnu la possibilité d’intégrer des techniques modernes et conventionnelles, comme le traitement médicamenteux et la chirurgie, à des approches utilisées en médecine traditionnelle chinoise et vice versa. Mentionnons à cet égard les techniques de respiration, le massage et l’acupuncture qui peuvent s’ajouter à l’approche médicale occidentale moderne, et même l’améliorer.

L’écart à combler entre médecine traditionnelle chinoise et vie moderne

Aujourd’hui, il y a la télévision, le cellulaire, l’automobile et tous les attraits de la modernité. Alors, en quoi la compréhension d’une médecine vieille de plusieurs millénaires et apparue bien avant Internet et même le microscope peut-elle vous servir aujourd’hui?

C’est avant tout une question de connexion.

La MTC a comme fondement votre lien au monde qui vous entoure. Et les principes du Qi – cette énergie qui circule en vous – s’appuient sur l’interdépendance de toutes les parties de votre corps.

Inutile de mémoriser tous les termes ou la liste des remèdes pour faire le pont entre votre vie moderne et des traditions qui ont subi l’épreuve du temps. Vous pourriez vous intéresser aux observations et traitements de cette médecine ancienne. Ajoutons que la massothérapie et les arts martiaux sont quand même des pratiques assez courantes aujourd’hui.

Il n’est même pas nécessaire d’aller aussi loin, car il peut être fort simple de comprendre la MTC et d’en intégrer les principes à votre vie.

Adoptez tout d’abord une approche holistique. Resserrez vos liens avec le monde extérieur (pensez par exemple au jardinage ou à un bain de forêt) et toutes les connexions à l’intérieur de vous. Songez comment votre intellect, vos émotions et votre être physique sont en corrélation. C’est en toute simplicité que les principes de la médecine traditionnelle chinoise peuvent vous aider à renforcer votre santé et votre mieux-être holistiques. Ils peuvent vous guider dans votre cheminement pour adopter un style de vie plus sain, reliant les piliers de votre santé sur tous les plans : physique, émotionnel, environnemental, nutritionnel et spirituel.

Que cela nous plaise ou non, la sueur est une réalité de la vie. C’est la méthode principale par laquelle l’organisme se refroidit. La sueur est produite lorsqu’on fait de l’exercice, qu’on est stressé ou qu’on a trop chaud. La sueur elle-même n’a pas d’odeur, mais on la blâme souvent pour les effluves malodorants qui l’accompagnent. De fait, les odeurs corporelles se font bel et bien sentir après que l’on ait sué abondamment.

Cette émanation désagréable provient de l’interaction de la sueur avec l’environnement microscopique (microbiome) de la peau. Découvrez ce qui fait que votre sueur a une odeur, ce que vous pouvez faire pour l’atténuer et ce que les changements dans votre odeur corporelle signalent au sujet de votre état de santé.

Les bactéries : à l’origine des odeurs corporelles

Comme nous l’avons déjà vu, ce sont les bactéries qui sont à blâmer, et non la sueur. Lorsqu’on est actif physiquement, qu’on vit un stress émotif ou qu’on a trop chaud, l’organisme cherche à se refroidir. C’est le système de refroidissement par évaporation. Les pores à la surface de la peau permettent à la chaleur excédentaire de s’éliminer par évaporation. Une odeur acidulée se fait sentir lorsque la sueur entre en contact avec des bactéries qui vivent normalement sur la peau.

L’odeur désagréable est un sous-produit de la consommation de la sueur – secrétée par les glandes sudoripares – par les bactéries qui, lorsqu’elles dégradent la sueur, produisent un composé appelé thiol. Ce composé peut sentir l’oignon, la viande ou le soufre. C’est le thiol produit par les bactéries, et non la sueur, qui fait que les aisselles sentent mauvais. La bactérie Staphylococcus hominis, qui fait partie du microbiome normal et sain de la peau, est le principal facteur à blâmer pour ces mauvaises odeurs.

Sueurs différentes, odeurs différentes?

body odor

Bien qu’on sue pendant l’exercice, lors de grandes chaleurs ou sous l’effet du stress, toutes les sueurs n’ont pas la même odeur. En effet, il existe deux types de glandes sudoripares dans l’organisme. Chaque type de glande produit de la sueur inodore. Par contre, leur emplacement et leur microbiome uniques ont une influence sur leur odeur.

On trouve les glandes eccrines un peu partout dans l’organisme. Ces glandes s’activent lorsque la température interne augmente et elles sécrètent principalement de l’eau. Les glandes apocrines, qui se développent à la puberté, sécrètent des déchets sous la forme de protéines et de lipides. Le stress peut déclencher la production de sueur par les glandes apocrines.

Les glandes sudoripares apocrines sont associées aux odeurs corporelles et elles se trouvent en abondance près des follicules pileux, particulièrement aux aisselles et à l’aine. Ces deux régions du corps sont, on le sait, les principales sources d’odeurs corporelles. De plus, les bactéries qui produisent le malodorant thiol aiment bien vivre près des glandes apocrines. Voilà pourquoi la sueur provoquée par le stress sent plus mauvais que la sueur engendrée par la chaleur ou l’exercice.

Une bonne hygiène corporelle

La population de bactéries qui vivent sur la peau étant différente d’une personne à l’autre, l’odeur corporelle est propre à chacun. La gestion des odeurs corporelles doit donc être abordée de manière personnalisée.

Se laver fréquemment contribue à réguler le nombre de bactéries sur la peau et aide à prévenir les mauvaises odeurs, certes, mais ce n’est qu’un début.

L’utilisation de déodorant et d’antisudorifique est une méthode efficace pour maîtriser les odeurs corporelles. Ces deux produits ont des modes d’action différents, mais ils sont souvent combinés et les résultats sont très satisfaisants. Les antisudorifiques bloquent temporairement les glandes sudoripares et réduisent la quantité de sueur présente sur la peau. Les bactéries qui vivent sur la peau entrent donc en contact avec moins de sueur, ce qui atténue l’odeur dégagée.

Le déodorant change les propriétés chimiques de la peau afin que les aisselles gardent une odeur fraîche. De nombreux déodorants sont fabriqués à base d’alcool et font baisser le pH de la peau, ce qui crée un environnement acide, moins favorable aux bactéries. En plus de dissuader les bactéries de s’installer, certains déodorants contiennent des fragrances qui donnent à la peau une odeur agréable.

L’alimentation et les odeurs corporelles

L’alimentation peut avoir une influence considérable sur notre odeur. Lorsque la nourriture consommée est digérée et dégradée par l’organisme, certains sous-produits sont évacués par la sueur. Il a été montré que les aliments suivants contribuent à augmenter les odeurs corporelles.

  1. La viande rouge

La consommation d’une quantité raisonnable de viande rouge maigre est non seulement meilleure pour la santé, mais elle peut également aider à sentir meilleur. Les données tendent à montrer qu’une faible consommation de viande rouge favorise la santé du cœur et une digestion saine. Une étude scientifique intéressante a souligné qu’il en allait de même pour l’arôme personnel. En effet, après une période d’essai de deux semaines, des femmes ont trouvé que l’odeur des hommes qui avaient diminué leur consommation de viande rouge était considérablement plus agréable et attirante que celle des hommes qui avaient augmenté leur consommation de viande rouge. Donc, si vous voulez faire bonne impression lors de votre prochain rendez-vous galant, tenez-vous loin de la viande rouge.

  1. L’alcool

Des preuves d’une soirée bien arrosée peuvent se retrouver dans l’haleine et la sueur. En effet, lorsque l’organisme métabolise l’alcool, de l’acide acétique – un composé qui se retrouve communément dans le vinaigre et qui dégage une forte odeur – est libéré. L’acide acétique excédentaire est excrété par les pores de la peau. Ce composé dégage son parfum acidulé distinctif quand il se combine à la sueur. Assurez-vous de consommer de façon responsable et prenez soin d‘accompagner vos boissons alcoolisées d’un repas à haute teneur en protéines et en fibres. Votre digestion sera ainsi ralentie et les odeurs désagréables seront atténuées.

  1. La nourriture épicée

Certains aliments sont naturellement parfumés et les composés chimiques responsables de leur odeur ne sont pas entièrement dégradés avant leur élimination par l’organisme. Parmi ces aliments, on retrouve les currys, l’ail et l’oignon. Les aliments épicés sont ajoutés aux mets pour en décupler la saveur et sont utiles pour agrémenter les repas faibles en calories. En revanche, la haute teneur en soufre de ces ingrédients contribue à leur arôme et donne à l’haleine une odeur distinctive et tenace. Les mêmes odeurs se retrouvent dans les glandes sudoripares et se mélangent aux bactéries sur la peau, ce qui crée une odeur particulièrement désagréable.

Il ne faut pas en conclure pour autant qu’il faut s’en tenir à une nourriture fade. Les aliments épicés consommés avec modération sont bons pour la santé. Ces herbes et épices sont des antioxydants puissants et favoriseraient un bon métabolisme. En les intégrant périodiquement à votre alimentation, vous récoltez les bienfaits de leur effet neutralisant sur les radicaux libres, tout en évitant les mauvaises odeurs.

  1. La malbouffe

Outre sa capacité bien connue à saboter une bonne alimentation, la malbouffe peut également contribuer à l’odeur corporelle. Les aliments hautement transformés et préemballés sont remplis de calories et de sucre et ne contiennent pas de chlorophylle, une molécule aromatique.

La chlorophylle, qui donne aux plantes leur couleur verte, est un antioxydant puissant qui se retrouve naturellement dans les légumes verts. Elle neutralise tous les types de mauvaises odeurs, à partir de la sueur jusqu’aux flatulences. Elle peut également aider à éliminer les composés indésirables (détoxication) en coinçant une molécule à éliminer entre deux de ses propres molécules jusqu’à son expulsion par l’organisme. La consommation de grandes quantités de légumes verts peut donc être le meilleur moyen de réduire les odeurs corporelles désagréables.

Les signaux malodorants — Ces messages véhiculés par les odeurs corporelles

Même si le fait de masquer les odeurs corporelles indésirables fait partie de votre routine d’hygiène personnelle, il est important de savoir que des changements dans votre odeur corporelle peuvent signaler des changements dans votre état de santé.

La pression ressentie au travail et à l’école peut occasionner une augmentation notable des odeurs corporelles. En période de stress physique ou émotif, la transpiration s’accroît; il en résulte une sueur abondante avec laquelle les bactéries responsables des mauvaises odeurs peuvent se mélanger. Ce n’est pas seulement aux aisselles que les changements d’odeurs corporelles se produisent; l’haleine et l’odeur des pieds peuvent également changer.

Les pieds commencent à dégager une odeur pendant la puberté, ce qui peut continuer jusqu’à l’âge adulte. Cependant, une odeur particulièrement âcre peut être causée par des croissances fongiques. Les champignons se développent dans les milieux humides et chauds. Les chaussures de sport humides et les pieds en sueur constituent de parfaits candidats à l’infection fongique.

Afin d’éviter d’attirer d’étranges champignons, ne vous promenez pas pieds nus dans le vestiaire de votre salle d’entraînement. Gardez vos souliers de sport, vos chaussettes et surtout, vos pieds secs. Les champignons ne sont pas intéressés par les environnements secs, ce qui les empêchera de venir empester vos souliers. Changez de chaussettes souvent et utilisez deux ou trois paires de souliers en rotation afin de leur laisser le temps de bien sécher.

Une haleine sucrée est un autre changement d’odeur corporelle qu’on peut remarquer. Dans la plupart des cas, elle se manifeste chez les gens en bonne santé lorsqu’ils ne consomment pas suffisamment de glucides. L’organisme dégrade alors des acides gras pour faire le plein d’énergie, ce qui produit de l’acétone et d’autres cétones, qui donnent à l’haleine une odeur sucrée et fruitée.

Bien que la sueur puisse sembler désagréable et malodorante, elle résulte d’un processus sain et naturel. Afin d’éviter les odeurs trop fortes, prenez en considération la source de ces odeurs. L’adoption d’une bonne hygiène et l’utilisation d’un antisudorifique ou d’un déodorant peuvent aider à atténuer les odeurs dégagées par les bactéries qui vivent sur la peau. De plus, soyez attentif aux changements dans vos odeurs corporelles, car ceux-ci peuvent signaler des changements à votre état de santéh.

À propos de l’auteure

Sydney Sprouse est une rédactrice scientifique indépendante basée à Forest Grove en Oregon. Elle détient un baccalauréat en biologie humaine de la Utah State University, où elle a travaillé comme stagiaire en recherche et rédactrice boursière. Étudiante permanente des sciences, sa motivation consiste à rendre accessible au plus grand nombre les recherches scientifiques actuelles. Les sujets qui l’intéressent avant tout : la biologie humaine, la santé et l’alimentation.

Références

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https://www.mensfitness.com/nutrition/what-to-eat/8-foods-make-you-stink/slideshow

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16891352

https://www.menshealth.com/health/body-odors-signal-health-problems/slide/2

https://health.howstuffworks.com/skin-care/information/nutrition/diet-body-odor2.htm

https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/sweating-and-body-odor/diagnosis-treatment/drc-20353898

https://www.prevention.com/health/health-concerns/causes-body-odor-and-what-it-means

http://goaskalice.columbia.edu/answered-questions/getting-your-fill-chlorophyll

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Les pires aliments pour le tour de taille

Dépêche : les croustilles sont toujours aussi mauvaises pour la santé. Ce n’est certes là rien de bien neuf. Et on sait aussi déjà qu’il est important d’avoir une alimentation saine et de faire de l’exercice pour maintenir son poids. Ce qu’il y a de nouveau, c’est qu’une vaste étude à long terme s’est intéressée de manière très pointue aux pires aliments pour le tour de taille.

Les chercheurs ont mené cette étude sur une période de 20 ans auprès de plus de 120 000 personnes en bonne santé. Des évaluations tous les quatre ans ont permis de mettre en évidence les aliments et les comportements qui avaient le plus d’impact sur le gain de poids au fil du temps.

Une solution plus complexe

Vous avez sans doute quelques hypothèses, mais avant d’entrer dans le vif du sujet, penchons-nous sur quelques conclusions intéressantes, plus générales. Peut-être renforceront-elles ce que vous savez déjà, tout en vous donnant de l’information supplémentaire pour façonner votre mode de vie sain.

Commençons par celle que vous devinez probablement. On a observé que les aliments hautement transformés, les glucides sous forme liquide et la consommation d’alcool contribuaient au gain de poids. À l’opposé, les fruits, les légumes, les noix et les grains entiers semblaient le limiter.

Cette conclusion va de soi, mais la prochaine est moins évidente. On entend souvent dire qu’il suffit de « manger moins et faire de l’exercice ». C’est une description simple de la transition vers un mode de vie plus sain, mais l’étude ajoute quelques nuances.

L’analyse des données recueillies donne à entendre que « la qualité nutritive (le type d’aliments et de boissons) a une influence sur la quantité de calories consommées ». Donc le propos passe de « moins, c’est mieux » à « choisir les bons aliments et les bonnes quantités ». Dans l’ensemble, c’est donc dire qu’en faisant de meilleurs choix pour la santé, on arrive à mieux maintenir un bilan énergétique équilibré.

Le gain de poids peut vous prendre par surprise

La maîtrise du poids est étroitement liée aux lois de la thermodynamique, plus précisément à la conservation d’énergie : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Essentiellement, l’énergie ne disparaît pas d’elle-même. Si on consomme des calories qu’on ne dépense pas, elles sont stockées.

Cette réalité facilite la prise de poids au fil du temps. Même si on n’engraisse pas de 2 kg en prenant un seul repas déséquilibré, un apport calorique qui dépasse constamment les besoins, même légèrement, se répercute sur le poids et la santé.

Les résultats de l’étude montrent que 50 à 100 kcal supplémentaires par jour suffisent à entraîner une prise de poids. Ces petites augmentations s’accumulent avec le temps. C’est d’ailleurs de cette manière que les participants à l’étude ont pris, en moyenne, 1,52 kg par intervalle de quatre ans.

Ces résultats soulignent l’importance d’une rigueur alimentaire, en plus de mettre en lumière la sagesse de préférer une approche à long terme au régime miracle du moment, lorsqu’il s’agit d’apporter des changements à votre mode de vie.

Les six aliments les plus nocifs pour le tour de taille

Et maintenant le moment tant attendu : vous allez savoir si vos hypothèses collent à la réalité. Voici les pires contrevenants :

  • Les croustilles : elles constituent le pire de tous les aliments de l’étude. Une augmentation des portions consommmées a mené à une prise de poids moyenne de 0,77 kg par intervalle de quatre ans.
  • Les pommes de terre: sans elles, impossible d’obtenir des croustilles. Il n’est donc pas surprenant d’apprendre qu’une augmentation des portions de ce féculent entraîne une prise de poids moyenne de 0,58 kg par intervalle de quatre ans.
  • Les boissons sucrées: les participants qui augmentaient leur consommation de boissons sucrées ajoutaient 0,45 kg à leur bilan sur quatre ans.
  • Les viandes rouges non transformées: l’étude a montré un gain moyen de 0,43 kg sur quatre ans pour ceux qui augmentaient leur consommation de viande rouge.
  • Les viandes transformées: on entend déjà dire qu’elles ne sont pas bonnes pour la santé. L’étude les a associées à un gain de poids moyen de 0,42 kg à chaque évaluation.
  • L’alcool: une consommation quotidienne supplémentaire se traduisait par un gain moyen de 0,19 kg sur quatre ans.

Comment vous en êtes-vous tiré? Avec un peu de chance, les indices qui précèdent à propos des féculents, céréales raffinées et aliments transformés vous ont aidé. Ou encore, peut-être aviez-vous déjà vu des résultats similaires dans d’autres études.

Les auteurs laissent entendre que l’incapacité des féculents et des céréales raffinées à générer une sensation de satiété serait à blâmer. Lorsqu’on ne se sent pas comblé, on a tendance à manger plus qu’il ne le faut. C’est ainsi que les calories supplémentaires s’accumulent.

Les cinq meilleurs aliments pour le tour de taille

L’étude n’est pas qu’une collection de mauvaises nouvelles pour les amateurs de glucides. On y trouve également des aliments qui se démarquent par leur effet positif sur la maîtrise du poids. Voici ce qui a été trouvé :

  • Le yogourt: il est surprenant que ce soit le meilleur aliment de l’étude. Les auteurs admettent qu’il est possible que les bienfaits des bactéries ou d’autres facteurs inattendus soient en cause. Une autre recherche menée sur une période de plus de vingt ans avait associé les aliments riches en calcium et le poids. Quoi qu’il en soit, les résultats montrent une perte de poids moyenne de 0,37 kg par intervalle de quatre ans pour les participants qui augmentaient leurs portions de yogourt.
  • Les noix: les noix sont constamment mentionnées quand on parle d’une alimentation saine. L’étude montre une perte de poids moyenne de 0,26 kg pour cette collation riche en protéines.
  • Les fruits: ceux qui mangeaient plus de fruits perdaient en moyenne 0,22 kg sur quatre ans. Des résultats similaires n’ont pas été constatés pour les jus de fruits à 100 %.
  • Les céréales entières: à la différence de leurs cousines transformées, les céréales entières présentaient un bilan de -0,17 kg par intervalle de quatre ans.
  • Les légumes: la grande variété d’aliments compris dans cette catégorie est possiblement la raison pour laquelle les légumes ne donnaient lieu qu’à une perte de poids moyenne de 0,1 kg. C’est tout de même une autre bonne raison pour manger plus de légumes.

Ces résultats renforcent probablement l’idée que vous vous faisiez déjà d’une alimentation saine. Les auteurs ont dressé une liste de raisons pour lesquelles ce groupe d’aliments s’est montré bénéfique pour la maîtrise du poids. Et c’est plus qu’une simple question de calories.

Les résultats de l’étude donnent à entendre que la sensation de satiété serait encore une fois en cause. Ces aliments rassasient vraiment, car ils ont une teneur plus élevée en fibres et se digèrent plus lentement. Et si on mange plus de céréales entières, de noix, de fruits et de légumes, on ressent probablement moins le besoin de faire le plein d’aliments transformés, hypercaloriques.

Le temps est venu d’adopter de saines habitudes

L’alimentation n’est qu’une partie d’un mode de vie sain. Cette étude s’est également intéressée aux comportements et aux habitudes qui influent sur la prise de poids au fil du temps.

La santé ne se résume pas à bien manger et à faire de l’exercice, mais l’activité physique a une immense influence positive. Pour l’ensemble des groupes, l’activité physique était a donné lieu à une perte de poids moyenne de 0,8 kg par intervalle de quatre ans. Ainsi, ceux qui ont entrepris de bouger ont eu de bons résultats dans la lutte contre le gain de poids.

Comme on pouvait le prévoir, la sédentarité – comme regarder la télévision – a eu l’effet opposé. Pour chaque heure par jour, les participants ont ajouté 0,14 kg à leur bilan. Une partie de la prise de poids est liée aux collations consommées pendant que les participants regardaient la télévision. Une mauvaise habitude en entraîne une autre.

Pour la plupart des gens, le sommeil est une activité physique plutôt passive. Pourtant, le sommeil a été associé à des résultats positifs. Ceux qui dormaient en moyenne moins de six heures ou plus de huit heures par nuit prenaient plus de poids.

Les conseils qui ressortent de l’étude pourront vous sembler familiers – avoir une alimentation équilibrée, bien dormir et être actif – toutefois, ils vont un peu plus loin que le classique « il suffit de manger moins pour perdre du poids ».

De plus, même si vos hypothèses sur les aliments se sont avérées justes, il s’agit là d’un bon rappel. Selon les auteurs, il est important de faire le point régulièrement sur les progrès accomplis de façon à garder le cap sur vos objectifs en matière de style de vie sain. Misez donc sur ces informations pour améliorer votre mode de vie et le rendre plus sain.

 

Mozaffarian, Dariush, M.D., Dr.P.H; Hao, Tao, M.P.H.; Rimm, Eric B., Sc.D.; Willett, Walter C., M.D. Dr.P.H.; Hu, Frank B., M.D., Ph.D. Changes in Diet and Lifestyle and Long-Term Weight Gain in Women and Men. N Engl J Med. 2011 Jun 23; 364(25): 2392–2404.

gardening

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On dit que l’exercice et une bonne alimentation vont de pair, et c’est assurément le cas lorsqu’on jardine dans un potager. Le jardinage permet de préserver la santé et de profiter du plein air. De plus, rien de mieux pour intégrer les fruits et légumes à votre régime alimentaire, tout en faisant de l’exercice. En plus d’être saine, la culture potagère est une activité durable sur le plan environnemental. Voyez comment l’apprentissage du jardinage peut améliorer votre qualité de vie.

Le jardinage améliore et favorise une saine nutrition

Le jardinage est un passe-temps qui peut faciliter un meilleur accès quotidien à des aliments sains.  Des casse-croûte nutritifs et de savoureux repas sont à portée de main lorsque vous entretenez régulièrement un potager. Qu’il s’agisse de votre propre potager à la maison ou d’un jardin communautaire, un accès régulier aux fruits et légumes améliore la nutrition.

Des études menées auprès d’enfants fréquentant des écoles qui offrent un programme parascolaire de jardinage mettent en lumière les immenses bienfaits du jardinage pour la nutrition individuelle. Les enseignants dans ces établissements peuvent utiliser le jardin afin d’élaborer des programmes axés sur la santé et la nutrition.

Une étude de 2005 portant sur des groupes d’écoliers de quatrième année suivant ce type de programme de jardinage fournit un excellent exemple. Dans le cadre de cette étude, des enseignants ont fait état d’une amélioration des habitudes alimentaires chez des élèves qui accédaient régulièrement au jardin de leur école. Les directeurs ont aussi indiqué l’utilisation par les élèves du bar à salades de la cafétéria avait presque doublé.

Les bienfaits d’un jardin en milieu scolaire pour la santé des élèves se reflétaient aussi dans leur nutrition. L’étude a été menée auprès d’écoliers de quatrième année avant et après l’intégration du jardin d’école au programme scolaire. Ils devaient répondre par oui ou non à deux questions :  « Je mange des légumes tous les jours » et « Je suis physiquement actif tous les jours ».  Le nombre d’élèves qui ont répondu par l’affirmative après avoir participé au programme de jardinage s’est accru sensiblement.

Le jardinage : de l’exercice au quotidien

Notons  qu’au cours de l’étude précitée, les enfants participant au programme parascolaire de jardinage avaient accru leur  apport quotidien en légumes ET le temps consacré à l’exercice tous les jours. Le jardinage allie l’activité physique aux avantages du plein air.

Un jardin exige un entretien quotidien pour donner une récolte abondante. Un jardin soigneusement entretenu procure des récompenses qui peuvent certes motiver le jardinier à se mettre à l’ouvrage.  Le jardinage est une forme d’exercice cardiovasculaire modéré pour l’organisme. Tout genre d’exercice, y compris le jardinage, réduit le risque de maladie cardiaque et peut accroître la force et l’énergie.

Il peut être difficile pour les personnes âgées de trouver un programme d’exercice régulier qu’ils se sentent aptes à suivre. Le jardinage est un excellent exercice fonctionnel pour tous, y compris les aînés.  L’exercice fonctionnel regroupe des activités comme les étirements, les exercices de musculation, la levée de poids, les redressements, etc. Toutes ces activités améliorent le tonus musculaire, la souplesse et l’état de bien-être général.

Le jardinage : une meilleure auto-perception de la santé mentale

On dit aussi du jardinage qu’il fait du bien à l’âme. De nombreux aspects de cette activité appuient la véracité de cette croyance.

Le jardinage favorise la santé mentale et physique. L’entretien d’un jardin favorise une interaction régulière avec la nature. C’est aussi une occasion de se mettre au service des gens. Jardiner permet tout simplement de se sentir bien.

Un certain nombre d’études  récentes viennent confirmer la très grande importance de la relation entre l’être humain et la nature.  Une immersion en milieu naturel, notamment dans un jardin, ouvre la porte à une créativité qui permet de s’épanouir. L’intellect et l’esprit se ressourcent lorsque la technologie est mise de côté au profit de travaux au jardin.

Le jardinage exige un effort physique qui aide à conserver une tension artérielle dans la norme et à accroître la production d’endorphines. Comme ces dernières aident à donner une sensation de joie et de vitalité,  on les appelle parfois les hormones « du sentiment de bien-être ». Les endorphines sont aussi essentielles pour réduire le stress, d’où la multitude de gens qui choisissent le jardinage comme passe-temps pour soulager le stress.

Le jardinage : pour stimuler l’esprit communautaire et l’engagement citoyen

En plus d’atténuer le stress, le jardinage est une façon de servir autrui. Bon nombre de participants à un jardin communautaire offrent la récolte excédentaire de fruits et légumes aux amis et aux voisins. Cet engagement et ce service à l’égard de la communauté contribuent à un bon état d’esprit et au resserrement des liens communautaires.

Le jardin communautaire a gagné en popularité dans les voisinages éloignés d’une source fiable de produits frais, comme un marché fermier ou une épicerie. L’accès à un jardin communautaire est souvent gratuit ou on peut y participer à frais modiques.

Bon nombre de communautés aux États-Unis et ailleurs ont adopté des modèles de jardin communautaire. Signalons l’initiative California Healthy Cities de 1988 qui a établi des jardins communautaires entièrement fonctionnels et animés partout dans l’État. Financés grâce à des subventions et à même les budgets municipaux, ces jardins sont entretenus par des bénévoles et des jardiniers spécialistes.

Les programmes locaux permettent aux membres de la communauté d’accéder à des cours de cuisine, à des instructions de préparation de repas sains et à des conseils de jardinage. Les possibilités d’apprentissage pour les participants, le bénévolat et l’engagement des diverses instances locales ont certes assuré le succès des jardins communautaires.

Comme les jardins communautaires favorisent la santé publique et une excellente qualité de vie, ils continuent à prospérer dans des villes du monde entier. En plus de favoriser une alimentation et un mode de vie sains, l’engagement communautaire ainsi que la fierté civique et celle du voisinage, ces jardins contribuent aussi à la durabilité environnementale et au milieu de vie.

En résumé

Qu’il soit domestique ou communautaire, le jardin permet un excellent apprentissage de la santé et d’une saine alimentation. L’activité au jardin soulage le stress et constitue un exercice physique régulier.  Le jardinage nous permet aussi d’approfondir notre relation avec la nature, relation qui a une capacité éprouvée d’améliorer la santé mentale. Le temps de qualité passé au jardin entraîne l’engagement communautaire et la fierté partagée entre voisins. Découvrez le moyen d’acquérir le pouce vert : faites l’essai du jardinage.

 

Les fumeurs de cigarettes sont connus pour avoir un risque accru de maladie cardiaque et d’infarctus du myocarde. Fumer impacte négativement les cellules qui entourent les vaisseaux sanguins (cellules endothéliales) et réduit la production d’activateurs de plasminogène (t-PA) par l’organisme, une substance impliquée dans la destruction normale de caillots au sein des vaisseaux. Des études précédentes ont lié l’huile de poisson à des bienfaits de la santé cardiovasculaire associés à des améliorations des niveaux de lipides sanguins, de tension artérielle, de rythme cardiaque, à une réduction de formation de caillots et à une bonne santé vasculaire globale.

Dans une étude publiée dans le journal Heart, des chercheurs se sont intéressés aux effets de la supplémentation d’acides gras oméga-3 sur la santé cardiovasculaire et sur la fonction vasculaire chez des fumeurs en santé. L’étude, randomisée, en double aveugle, hybride et contrôlée avec placebo, comprenait 20 fumeurs de cigarettes à qui on a donné soit 2 grammes d’huile de poisson, soit un placebo, pendant une période de six semaines.

Les suppléments quotidiens d’huile de poisson ont été associés à une augmentation de t-PA, le double du niveau du groupe du placebo. Les substances étant connues pour dilater les vaisseaux sanguins, augmentant ainsi le flot sanguin, étaient plus importantes parmi le groupe qui consommait des suppléments d’oméga-3 que parmi le groupe du placebo.

Cette étude est la première à démontrer que les acides gras oméga-3 pourraient améliorer la production endothéliale t-PA et améliorer la fonction vasomotrice endothéliale chez les fumeurs de cigarettes. Les chercheurs remarquent cependant que si les suppléments oméga-3 peuvent avoir amélioré la fonction vasculaire chez les fumeurs, ils ne sont pas susceptibles d’égaler la fonction endothéliale des non-fumeurs. Par conséquent, arrêter de fumer reste un facteur clé dans la réduction du risque de maladie cardiovasculaire.

https://www.cdc.gov/tobacco/quit_smoking/index.htm

http://www.who.int/tobacco/quitting/en/

http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/112833/1/9789241506939_eng.pdf?ua=1

Din JN et al. Effect of ω-3 fatty acid supplementation on endothelial function, endogenous fibrinolysis and platelet activation in male cigarette smokers. Heart. 2013 Feb;99(3):168-74.

Respirez profondément. C’est une bonne idée pour votre santé mentale. Mais si l’air est pollué, devriez-vous bien vous sentir en respirant profondément? Quel est l’impact de la pollution de l’air sur votre santé?

La réponse est simple : la pollution atmosphérique est un important motif d’inquiétude pour la santé humaine, en plus d’être un facteur de déclenchement de plusieurs maladies. Les effets sur la santé les plus courants de la pollution atmosphérique sont les troubles des voies respiratoires, comme la toux, l’asthme et l’aggravation de maladies respiratoires existantes. Dans certains cas, la pollution de l’air peut être associée à des problèmes cardiovasculaires graves.

Parmi les causes les plus courantes de pollution atmosphérique, citons les centrales électriques, les installations de fabrication, les appareils de chauffage à combustible, les automobiles et les feux incontrôlés. Malgré une réglementation gouvernementale accrue visant à réduire les émissions, ainsi que l’utilisation d’appareils à combustion modernes, plus écologiques, la qualité de l’air dans de nombreuses régions reste mauvaise. Ce problème ne se limite d’ailleurs pas aux grandes villes, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimant que 92 % de la population mondiale vit dans des endroits où la qualité de l’air est médiocre.

Beijing – Après un orage (à gauche) et pendant un épisode de pollution atmosphérique visible (à droite)

L’une des formes les plus dangereuses de la pollution atmosphérique est la poussière fine, connue sous le nom de PM2.5, dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres. Parmi les effets négatifs potentiels, on sait qu’une exposition à ces particules peut induire des modifications épigénétiques (les commutateurs qui activent différents aspects du code génétique) de l’ADN pouvant être nuisibles à la santé.

Comment les vitamines B pourraient aider à protéger votre santé de l’air pollué

Arrêter de respirer n’est pas une option et l’ultrafiltration peut ne pas être financièrement réalisable. Quelle est donc la solution pour aider à atténuer l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé?

Une option pourrait être l’alimentation. Les modèles animaux ont déjà montré qu’un apport en vitamines B (et autres nutriments riches en méthyle) peut aider à réduire les effets négatifs des stresseurs environnementaux sur l’ADN.

Les vitamines B ont fait l’objet d’une étude publiée dans la revue PNAS avec pour but de déterminer si les résultats observés précédemment chez les animaux étaient valables chez les humains. Au cours du traitement, les participants ont reçu un apport quotidien de 2,5 mg d’acide folique, 50 mg de vitamine B6 et 1 mg de vitamine B12 avant d’être exposés aux PM2.5. L’objectif était de voir si les modifications épigénétiques étaient minimisées par une supplémentation en vitamines B.

À la suite de l’exposition aux PM2.5, on a mesuré l’ADN des participants à différents endroits afin de constater l’ampleur des modifications. Dans les dix principaux endroits, la supplémentation en vitamines B a permis d’atténuer l’altération de l’ADN à raison de 28 % à 76 % par rapport aux sujets ayant reçu un placebo.

Des recherches plus approfondies doivent être menées, mais cette étude montre que des suppléments de vitamine B peuvent aider à se prémunir contre les effets négatifs de la pollution de l’air.

Zhong J, Karlsson O, Wang G, et al. B vitamins attenuate the epigenetic effects of ambient fine particles in a pilot human intervention trial. Proc Natl Acad Sci USA. 2017;114(13):3503-3508.