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Le système immunitaire est le moyen de défense de l’organisme contre les bactéries, virus et autres substances potentiellement dommageables. Autrement dit, il nous aide à lutter contre les maladies et infections, ainsi qu’à nous rétablir. Inutile de dire que le système immunitaire joue un rôle essentiel dans l’état de santé général.

Que faire pour conserver un système immunitaire en santé qui fonctionne bien?

Comme pour plusieurs autres systèmes de l’organisme, la santé du système immunitaire est directement lié à la façon de traiter votre corps.  Vous pouvez ainsi soutenir activement votre santé immunitaire, grâce à vos décisions en matière de style de vie.

Cet article s’attarde à deux moyens importants de soutenir le système immunitaire : le régime alimentaire et l’exercice.  Qu’il s’agisse d’obtenir une analyse fouillée des aliments et nutriments qui contribuent à préserver un système immunitaire sain ou de satisfaire votre curiosité quant au rôle de l’exercice dans la lutte contre la maladie, vous êtes au bon endroit.

Comment les micronutriments soutiennent le système immunitaire

Si vous voulez suivre un régime alimentaire qui préserve la santé et la robustesse de votre système immunitaire, il faut d’abord consommer des repas nutritifs et bien équilibrés. Les lignes directrices actuelles sur la saine alimentation sont établies à juste raison. Elles fournissent un cadre de référence permettant de fournir à votre organisme les nutriments qu’il lui faut pour effectuer diverses fonctions, y compris le développement d’un système immunitaire résistant.

Comme la nutrition en général peut faire l’objet d’un autre article, supposons ici que vous suivez déjà un régime alimentaire complet, riche en fruits et légumes frais et en grains entiers.  Et après?

Certains nutriments spécifiques – nommément les vitamines et minéraux – sont essentiels à la fonction immunitaire. La consommation d’une bonne quantité de ces vitamines et minéraux est certes bénéfique pour le système immunitaire.  Voici certains des plus importants micronutriments pour le système immunitaire :

  • Vitamine A : la première ligne de défense de l’organisme contre les substances étrangères est le tissu épithélial, un type de tissu qui constitue la peau et d’autres parois corporelles. Comme la vitamine A est nécessaire à la formation et la maturation des cellules épithéliales, c’est donc une composante essentielle de la défense du système immunitaire. Elle joue aussi un rôle dans la préservation de la santé des divers organes du système immunitaire et dans la régulation du fonctionnement des cellules immunitaires. Carottes, légumes verts feuillus, patate douce et autres légumes jaunes et oranges sont quelques-unes des sources alimentaires de vitamine A.
  • Vitamine C : souvent proclamée la plus importante pour le système immunitaire, la vitamine C aide l’organisme à créer des anticorps et des globules blancs, qui lui sont tous deux utiles pour lutter contre l’infection. Oranges et autres agrumes, fraises et tomates sont certaines des sources naturelles de vitamine C.
  • Vitamine D : dès l’intrusion de pathogènes dans l’organisme, ils sont souvent détruits par des protéines antimicrobiennes. La vitamine D aide à réguler ces protéines ainsi que d’autres réponses immunitaires.  Poisson, œufs et substances laitières sont au nombre des aliments riches en vitamine D.
  • Vitamine E : les antioxydants sont des substances qui aident l’organisme à lutter contre les toxines qui peuvent causer divers problèmes de santé. La vitamine E est un antioxydant qui contribue à protéger de l’oxydation les membranes de certaines cellules immunitaires, aidant ainsi à réguler le fonctionnement du système immunitaire.  Pour un apport accru de vitamine E dans l’alimentation, il faut consommer en plus grande quantité noix, graines, brocoli et avocat.
  • Zinc : le zinc peut contribuer à la guérison et à la réparation du corps en cas de blessure. Le zinc aide aussi à la réponse du système immunitaire aux bactéries et virus dans l’organisme.  Viande, substances laitières, noix et graines sont des sources de zinc qu’on peut intégrer à un régime alimentaire.
  • Fer : l’organisme a besoin de fer pour former de nouvelles cellules immunitaires, précisément des lymphocytes, qui à leur tour aident à protéger l’organisme contre l’infection. Viande rouge, haricots, tofu, et pour les plus aventureux, le foie de bœuf sont parmi les sources alimentaires de fer.

Prise de suppléments et santé immunitaire

Même si vous pouvez tirer de votre alimentation les micronutriments mentionnés plus haut, la prise d’un supplément multivitaminique peut aussi bonifier votre apport en nutriments. Que vous décidiez de prendre ou non des suppléments alimentaires additionnels, divers facteurs sont à prendre en compte :

  • Restrictions alimentaires : si vous suivez un régime particulier, par exemple végétalien, il sera peut-être plus difficile d’obtenir tous les nutriments nécessaires de vos seuls aliments. Dans ce cas, une multivitamine générale pourra aider à renforcer votre système immunitaire. C’est aussi vrai dans le cas d’une allergie ou sensibilité alimentaire qui limite le nombre d’aliments que vous pouvez consommer en toute sécurité.
  • Groupes à risque : des gens de certains groupes, comme les femmes enceintes ou les personnes âgées, peuvent avoir besoin de nutriments additionnels pour favoriser la résistance de leur système immunitaire. Si vous croyez appartenir à un tel groupe, consultez un médecin pour déterminer quel serait le meilleur supplément pour bonifier votre apport nutritionnel.
  • Apport quotidien recommandé (AQR) : un apport quotidien recommandé, ou AQR, est établi pour tous les micronutriments mentionnés plus haut. Il s’agit de la quantité de chaque nutriment dont la plupart des gens ont besoin au quotidien pour conserver un style de vie sain. Si votre alimentation régulière ne vous fournit pas ces apports, il faudrait voir à la rajuster ou commencer à prendre une multivitamine quotidienne.

Outre les multivitamines traditionnelles, certains suppléments alimentaires sont spécifiques au système immunitaire. Ces suppléments renferment souvent de la vitamine C, du zinc et d’autres micronutriments que l’on trouve également dans une multivitamine traditionnelle. En fonction de vos besoins alimentaires, l’un peut être meilleur pour vous qu’un autre.

Exercice et immunité

Tandis que les liens entre alimentation et fonction immunitaire ont été étudiés et sont bien documentés, la recherche sur l’exercice et la fonction immunitaire demeure quant à elle légèrement plus théorique.  En effet, même s’il y a un consensus général sur l’effet positif de l’exercice sur le fonctionnement immunitaire, on s’accorde moins sur ce qui l’explique.

Étudions la question de plus près.

En général, on reconnaît la relation inverse entre l’exercice modéré régulier et le risque de maladie. Autrement dit, si le degré d’exercice modéré augmente, le risque de souffrir de diverses maladies baisse. De manière générale, plus on fait de l’exercice, moins on est malade.

Plusieurs théories ont été émises pour expliquer cette relation. Certains chercheurs estiment que l’exercice aide à expulser les pathogènes hors des voies aériennes de l’organisme, ce qui réduit le risque de contracter un rhume, la grippe ou toute autre maladie respiratoire. D’autres avancent que la corrélation relève d’une circulation accrue qui accélère le transport dans tout l’organisme des globules blancs et d’autres anticorps qui luttent contre les infections. Une autre théorie met en cause le stress. Un stress subi par l’organisme peut aussi affecter la fonction immunitaire. L’exercice ralentit cependant la libération des hormones du stress, ce qui peut alléger la pression quotidienne sur le système immunitaire.

L’exercice régulier peut aussi aider à préserver la santé d’organes vitaux, comme les poumons et le cœur. Les gens en bonne forme physique qui font de l’exercice régulièrement ont souvent des symptômes moins aigus et se rétablissent plus rapidement d’une maladie respiratoire que les personnes sédentaires. Par exemple, une étude de 2020 a permis d’observer que les sujets actifs ayant contracté le coronavirus tendaient à avoir des symptômes moins graves et de plus courte durée que les sujets inactifs.  Cette étude attribuait les effets observés à une circulation accrue des anticorps et à divers autres facteurs.

L’exercice le plus bénéfique pour l’immunité

Comme les liens entre l’exercice physique et le système immunitaire sont encore à l’étude, il est difficile de déterminer quels exercices précis soutiennent la santé du système immunitaire. Cela dit, certaines lignes directrices générales permettent d’établir un régime d’exercice qui aidera à stimuler le système immunitaire.

Il est conseillé aux adultes de faire de l’exercice modéré environ 30 minutes, cinq fois par semaine, pour un total hebdomadaire de 150 minutes. Marche rapide, jogging ou même randonnée à vélo constituent des formes d’exercice. Le but est d’accélérer la fréquence cardiaque, quel que soit le moyen.

Faire de l’exercice pendant 150 minutes chaque semaine contribuera à conserver un cœur et des poumons en santé, et comme nous l’avons déjà mentionné, favorisera la résistance de l’organisme à la maladie et son rétablissement, le cas échéant.

Un style de vie sain pour une saine immunité

Le système immunitaire est compliqué. Il ne s’agit pas d’un seul mais bien de divers systèmes de l’organisme agissant en conjugaison afin de remplir toutes les fonctions immunitaires. Par conséquent, pour un soutien adéquat, il ne faut pas rechercher un ingrédient précis qui stimule l’immunité. Il faut adopter un style de vie plus sain et soutenir tout l’organisme.  D’où l’importance pour préserver la santé du système immunitaire, de prendre et conserver de bonnes habitudes comme faire de l’exercice, bien manger et profiter d’un sommeil de qualité. En conclusion, faites de l’exercice, consommez plus de légumes et commencez à soutenir votre système immunitaire en améliorant votre état de santé et de bien-être général.

Les capacités du corps humain sont époustouflantes. D’innombrables fonctions conscientes et inconscientes vous permettent de bouger, de penser et… de vivre. Comme une machine bien huilée, il exécute les mêmes processus essentiels jour après jour. Mais bien sûr, votre corps n’est pas une machine, c’est un organisme.

Il s’avère que les êtres humains sont assez complexes. Et pour comprendre le fonctionnement du corps, il faut comprendre ses parties. C’est là qu’intervient cet article.

De quoi est fait le corps humain?

Le corps humain est constitué de milliards de cellules. En tant que plus petites parties vivantes du corps humain, elles sont constituées de molécules qui, à leur tour, sont composées d’éléments. L’organisme compte environ deux cents types de cellules différentes, chacune remplissant une fonction différente. Les globules rouges, par exemple, transportent l’oxygène, tandis que les globules blancs aident à protéger l’organisme contre les infections.

Bien que cela puisse paraître étrange, vos cellules ne sont pas permanentes. Des milliards de cellules meurent chaque jour dans votre corps et des milliards sont régénérées. Ce renouvellement cellulaire fait partie intégrante de la vie de l’organisme humain. Certaines cellules, comme les cellules de la peau, meurent et se régénèrent très fréquemment. D’autres, comme certaines cellules présentes dans les os, ont des cycles de vie beaucoup plus longs.

Toutes les cellules ne fonctionnent pas indépendamment les unes des autres ; certaines collaborent en groupe pour assurer les grandes fonctions de l’organisme. Nous y reviendrons un peu plus loin.

Penchons-nous sur l’organisme humain

S’il est important d’étudier les cellules et de comprendre leur rôle, il est parfois nécessaire d’avoir une vue d’ensemble. La structure du corps humain peut être visualisée à plusieurs niveaux, en agrandissant légèrement chaque niveau suivant. Ceux-ci comprennent : les cellules, les tissus, les organes, les systèmes d’organes et l’organisme. Décomposons-les.

  • Les cellules : le corps est constitué de milliards de cellules, dont plus de deux cents types distincts remplissent une fonction spécifique. Comme mentionné ci-dessus, les cellules sont les plus petites parties vivantes du corps humain. Des milliards de cellules meurent et se régénèrent chaque jour.
  • Les tissus : les tissus sont constitués de cellules similaires, qui se regroupent pour remplir une fonction commune. Les quatre principaux types sont le tissu conjonctif, le tissu épithélial, le tissu musculaire et le tissu nerveux. Chacun d’entre eux remplit une fonction générale, mais peut également être décomposé en sous-tissus spécifiques ayant des fonctions plus définies. Le tissu musculaire, par exemple, se contracte et se dilate pour faire bouger des parties du corps. Il s’agit d’une fonction générale. Le muscle cardiaque est un tissu qui remplit une fonction spécifique : il se contracte et se dilate pour pomper le sang dans l’organisme.
  • Les organes : lorsque deux ou plusieurs types de tissus s’associent pour remplir une fonction spécifique, ils forment un organe. On soulignera que la plupart des organes du corps contiennent les quatre types de tissus. Les organes effectuent des tâches spécifiques, nécessaires au bon fonctionnement de votre corps. Le cœur, par exemple, pompe le sang oxygéné dans tout le corps. Les poumons font entrer l’oxygène dans le corps et rejettent le dioxyde de carbone. Le foie aide à éliminer les toxines.
  • Les systèmes d’organes : les groupes d’organes qui travaillent ensemble forment les systèmes d’organes. Par exemple, le cerveau et la moelle épinière sont deux organes distincts contenant des nerfs qui transmettent des informations dans tout le corps. Ils appartiennent tous deux au système nerveux. Le corps humain comprend onze systèmes d’organes : cardiovasculaire, digestif, endocrinien, immunitaire, tégumentaire, lymphatique, musculo-squelettique, nerveux, reproductif, respiratoire et urinaire.
  • L’organisme humain : l’ensemble de ces petits éléments constitue une entité vivante unique, à savoir l’organisme humain. Du niveau cellulaire aux systèmes d’organes, chaque partie de votre corps remplit des fonctions dans le même but ultime : vous maintenir en vie et en bonne santé.

Cinq organes dont on ne peut se passer

Si chaque partie de l’organisme humain joue un rôle à part entière, certaines sont plus importantes que d’autres. Le corps humain contient cinq organes vitaux sans lesquels il est impossible de survivre : le cerveau, le cœur, les reins, le foie et les poumons. Bien qu’il soit préférable d’aborder la santé et la nutrition de manière holistique, ces organes clés peuvent vous aider à vous orienter lorsque vous étudiez les subtilités du corps humain. 

En savoir plus sur les systèmes d’organes

Examinons maintenant de plus près les onze systèmes d’organes de votre corps. Comme nous l’avons mentionné, chacun d’eux est composé d’au moins deux organes ainsi que d’autres tissus. Leurs avantages uniques pour l’organisme sont décrits ci-dessous :

  • Le système cardiovasculaire : composé de trois éléments principaux – le cœur, les vaisseaux sanguins et le sang – ce système transporte l’oxygène, les nutriments et le dioxyde de carbone dans tout le corps. Il travaille en étroite collaboration avec le système respiratoire pour faire entrer l’oxygène et éjecter le dioxyde de carbone.
  • Le système digestif : la bouche, l’œsophage, l’estomac, le gros intestin et l’intestin grêle sont les principales parties de ce système, également appelé système gastro-intestinal. Certains nutriments sont nécessaires à la survie et grâce à votre système digestif, votre corps peut absorber de la nourriture et de l’eau, les transformer et extraire ces nutriments vitaux.
  • Le système endocrinien : l’hypothalamus, l’hypophyse et la thyroïde libèrent des hormones dans l’organisme pour activer les changements et guider les processus biologiques. Considérez ce système comme un réseau de communication interne, qui aide à réguler la croissance et le développement, l’homéostasie (l’équilibre interne constant), le métabolisme, l’humeur, la reproduction, la fonction sexuelle et le cycle veille-sommeil.
  • Le système immunitaire : ce système proactif ne se contente pas de défendre l’organisme contre les maladies, il joue également un rôle dans la protection de l’organisme contre les agents pathogènes. Il comprend votre rate, vos amygdales, votre thymus et vos leucocytes (les globules blancs).
  • Le système tégumentaire : composé de la peau, des cheveux et des ongles, ce système est responsable de la protection contre les micro-organismes externes et du maintien des fluides à l’intérieur du corps.
  • Le système lymphatique : trois organes – les ganglions lymphatiques, la lymphe et les vaisseaux lymphatiques – contribuent à protéger l’organisme contre les maladies et les infections.
  • Le système musculo-squelettique : comme son nom l’indique, ce système a pour fonction principale d’utiliser les muscles et le squelette pour soutenir les tissus mous du corps et permettre les mouvements. Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’il comprend également le cartilage, les tendons et les ligaments, qui permettent de relier les os et les muscles entre eux et à d’autres parties du corps.
  • Le système nerveux : composé du cerveau, de la moelle épinière, des nerfs et des organes sensoriels (la peau, les yeux, les oreilles, la langue et le nez), ce système a pour fonction principale de recueillir, de transférer et d’interpréter les informations sensorielles dont le corps fait l’expérience. Et, si nécessaire, il alerte d’autres organes et systèmes. Par exemple, si vous voyez une voiture se diriger vers vous (un stimulus visuel), votre système nerveux peut activer votre réaction de combat ou de fuite, qui indique à votre cœur de battre plus vite, à vos poumons de respirer plus rapidement et à vos glandes surrénales de libérer de l’adrénaline.
  • Le système reproducteur : ce système, qui donne la vie, est responsable de la conception et de la mise au monde de nos enfants. Les organes associés comprennent les organes génitaux, les trompes de Fallope, l’utérus, la prostate, etc. Il est également responsable de la production des gamètes (ou cellules sexuelles) et des hormones sexuelles – œstrogène et testostérone – qui jouent un rôle essentiel dans le développement et la croissance de l’être humain.
  • Le système respiratoire : les organes de ce système – les poumons, le larynx, le pharynx, la trachée et le diaphragme – sont responsables de l’apport d’air oxygéné dans le corps et de l’expulsion du dioxyde de carbone. Ce système vital travaille en étroite collaboration avec le système cardiovasculaire pour fournir au corps de l’oxygène, ce qui aide les cellules à produire de l’énergie.
  • Le système urinaire : également appelé système excréteur, il utilise les reins, la vessie, les uretères et l’urètre pour éliminer l’eau et les déchets de l’organisme et contribuer à maintenir l’équilibre du pH.

Comprendre le corps humain : une quête sans fin

L’organisme humain est si complexe qu’il peut sembler impossible de le comprendre entièrement, surtout avec un seul article. Toutefois, en savoir plus sur sa structure de base est un premier pas vers la compréhension du fonctionnement du corps.

Ne vous arrêtez donc pas là! Appuyez-vous sur ce que vous venez de lire pour vous plonger plus profondément dans l’une des plus grandes merveilles de la nature : le corps humain.

Inspirez… expirez. Vous le faites généralement 22 000 fois par jour et pourtant, la plupart d’entre nous considèrent cette fonction comme allant de soi. C’est vrai, vous n’avez pas besoin d’y penser, votre corps le fait pour vous : d’abord vous inspirez, puis vous expirez. Toutefois, si respirer peut sembler simple à première vue, il se passe beaucoup de choses sous la surface.

Si vous vous êtes déjà interrogé sur la science qui sous-tend votre respiration, nous avons l’information qu’il vous faut.

Votre système respiratoire

Onze systèmes d’organes assurent une grande variété de fonctions essentielles dans votre corps. Le système respiratoire est responsable de la respiration.

Il est composé de nombreux organes et tissus, notamment :

  1. Le diaphragme : ce muscle en forme de dôme est situé à la base de la cage thoracique. Lorsqu’il se contracte, le volume de la cavité thoracique augmente, ce qui crée une pression plus faible à l’intérieur du thorax pour aspirer l’air dans le corps.
  2. La cavité nasale et la bouche : chaque bouffée d’air pénètre dans le corps par le nez ou la bouche. Les voies nasales permettent de filtrer et d’humidifier l’air avant qu’il n’atteigne les poumons, tandis que la bouche sert de voie de secours.
  3. Le pharynx et le larynx : le pharynx relie la bouche et les voies nasales à l’œsophage. Le larynx est l’organe musculaire qui contrôle les cordes vocales. Ensemble, ces structures servent de passerelle vitale pour permettre à l’air de passer dans les voies respiratoires inférieures.
  4. La trachée : ce tube solide, renforcé par des anneaux de cartilage permet à l’air de passer vers et depuis les poumons.
  5. Les bronches : la trachée se divise en deux bronches reliées à chacun des poumons, où elles se divisent à leur tour en de nombreuses bronchioles ressemblant aux branches d’un arbre.
  6. Les poumons : les principaux organes respiratoires consistent en deux structures spongieuses, de couleur gris rosé, situées dans la cage thoracique. Ils se gonflent d’air à chaque inspiration et se dégonflent à l’expiration.
  7. Les capillaires : ces réseaux de minuscules vaisseaux sanguins transportent l’oxygène des poumons vers le système sanguin.

Ensemble, ces divers organes, tissus et structures vous permettent de respirer, parler, sentir, etc. Concentrons-nous maintenant sur la respiration.

Le processus respiratoire

La respiration est constituée de deux étapes principales : l’inspiration et l’expiration. Chacune d’entre elles nécessite l’effort coordonné de plusieurs muscles. Avant et pendant l’inspiration, le diaphragme et les muscles environnants se contractent. Votre poitrine se dilate et vos poumons se remplissent d’air. Lorsque ces muscles se relâchent, votre poitrine se contracte et expulse l’air de vos poumons. En d’autres termes, vous expirez.

Votre corps n’inspire et n’expire pas pour le plaisir; il répond à la nécessité d’obtenir un apport en oxygène.

Vos cellules utilisent l’oxygène (et le glucose) pour créer de l’énergie grâce à un processus appelé « respiration cellulaire ». Pour ce faire, l’oxygène doit être acheminé des poumons vers les cellules de l’organisme. C’est là que le sang entre en jeu.

Les échanges gazeux dans les alvéoles

 

Les bronches se ramifient en voies respiratoires plus petites, appelées « bronchioles ». Elles sont reliées aux alvéoles, qui sont de minuscules sacs d’air en forme de raisin dans les poumons, entourés de capillaires. C’est là que se produisent les échanges gazeux, l’une des étapes les plus importantes de la respiration.

Les alvéoles sont comme des ballons microscopiques, qui se remplissent d’air à chaque inspiration. L’oxygène de cet air est absorbé par le sang qui passe dans les capillaires environnants. Ce sang nouvellement oxygéné est ensuite acheminé dans l’organisme par le système cardiovasculaire, mais nous en reparlerons dans un autre article.

La respiration cellulaire crée de l’énergie, mais aussi des déchets, dont le dioxyde de carbone, qui est contenu dans le sang désoxygéné. Lorsque le sang passe dans les capillaires, un échange se produit : l’oxygène entre dans le sang (comme mentionné ci-dessus) et le dioxyde de carbone sort du sang, se déplaçant vers l’air contenu dans les alvéoles. Cet air est ensuite expiré pour expulser le dioxyde de carbone de votre corps.

Comment garder ses poumons en bonne santé?

Les poumons sont le centre du système respiratoire. Des poumons en bonne santé sont essentiels pour une respiration efficace et saine. Heureusement, il existe un certain nombre de mesures que vous pouvez prendre pour garder vos poumons sains et heureux.

Les poumons sont sensibles à la fumée et aux polluants, et l’inhalation de ces substances peut nuire à la santé pulmonaire. La fumée de cigarette, y compris le tabagisme passif, peut endommager les bronchioles et les alvéoles pulmonaires, ce qui empêche l’organisme de fournir suffisamment d’oxygène aux cellules. Pour contrer cela, essayez de rester à l’écart de la fumée de cigarette et du smog. Si vous ne pouvez pas éviter d’être exposé à des produits chimiques agressifs, à une pollution atmosphérique excessive ou à d’autres substances nocives, portez un masque ou un respirateur pour filtrer les substances nocives dans l’air.

L’exercice régulier peut également aider vos poumons (et votre cœur) à travailler plus efficacement. Lorsque vous faites de l’exercice, vos poumons et les muscles associés à la respiration font des heures supplémentaires pour fournir de l’oxygène à votre corps. Un exercice quotidien, même léger, peut renforcer vos poumons, votre cœur et d’autres muscles. Plus ces organes et ces muscles sont forts, plus l’organisme est en mesure de fournir de l’oxygène à ses cellules.

Les affections respiratoires : les facteurs de santé qui affectent vos poumons

Les facteurs environnementaux, tels que les polluants, ne sont pas les seuls à pouvoir affecter votre système respiratoire. Les maladies et les problèmes de santé chroniques peuvent également avoir un impact sur votre capacité à respirer.

La capacité pulmonaire diminue naturellement avec l’âge, ce qui signifie que les poumons deviennent moins efficaces. Pour les personnes âgées, il est d’autant plus important de préserver la santé de leurs poumons en faisant de l’exercice et en évitant les substances nocives.

En outre, certains états de santé peuvent nécessiter une évaluation et une intervention médicales. Qu’il s’agisse d’asthme, d’allergies graves ou d’un rhume persistant, la consultation d’un médecin est souvent une étape importante dans le maintien de la santé du système respiratoire. Certaines maladies, comme le rhume ou la grippe, peuvent évoluer vers des infections graves, voire des pneumonies. Si vous avez l’impression que votre système respiratoire ne fonctionne pas comme il le devrait, une visite chez le médecin s’impose.

En bref, un corps sain a besoin de poumons sains

La respiration est un élément essentiel de la vie. Sans oxygène, les cellules ne peuvent pas produire d’énergie. Et si vos cellules ne produisent pas d’énergie, la plupart des organes, des tissus et des autres parties du corps ne peuvent pas faire leur travail. Le cerveau ne peut rester que quatre minutes sans oxygène avant de subir des dommages permanents.

Il va sans dire qu’un système respiratoire sain est indispensable à un mode de vie sain. Prenez donc soin de vos poumons, car vous n’en avez que deux.

Gut-brain connection

Gut-brain connection

Les gras ont mauvaise réputation dans le monde de la nutrition. À un moment donné, la société a décidé que les gras étaient mauvais pour la santé et, par conséquent, que les aliments gras étaient néfastes. Par exemple, lorsque vous lisez le terme « acides gras à chaîne courte », votre perception instinctive est probablement négative. Cependant, comme tout nutritionniste digne de ce nom pourra vous le dire, une telle réaction n’est pas nécessaire.

Mettez donc de côté vos idées préconçues et poursuivez votre lecture pour découvrir ce que sont les acides gras à chaîne courte et pourquoi ils sont essentiels à votre santé intestinale.

Que sont les acides gras à chaîne courte (AGCC)?

Il existe beaucoup d’idées fausses sur les gras. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient d’éclaircir certains points. Le premier concept à retenir est que les gras ne sont pas intrinsèquement mauvais. En fait, les gras jouent un rôle crucial dans la nutrition de votre corps. Les gras alimentaires ou les gras provenant de l’alimentation donnent de l’énergie à votre corps, stockent et absorbent les nutriments et aident vos cellules à fonctionner correctement.

Lorsque vous ingérez des gras alimentaires, votre corps les décompose en acides gras. Considérez ceux-ci comme les éléments de base des gras. Les acides gras sont des molécules comportant une chaîne d’atomes de carbone liés à des atomes d’hydrogène.

Le terme « chaîne courte » fait référence à la chaîne d’atomes de carbone. Les acides gras à chaîne courte (AGCC) sont simplement des acides gras comportant une petite structure de carbone. (Les acides gras comportant plus de six atomes de carbone sont classés en trois catégories : à chaîne moyenne, à chaîne longue ou à chaîne très longue).

Contrairement à la plupart des acides gras, la majorité des AGCC ne sont pas réellement présents dans les aliments. Il s’agit plutôt d’un sous-produit créé dans votre côlon lorsque votre corps digère les fibres. Ainsi, plus votre régime alimentaire contient de fibres, plus votre organisme produira d’acides gras à chaîne courte.

Si cela ne vous semble pas très important, ne vous inquiétez pas, la section suivante vous fournira de plus amples explications.

Les acides gras à chaîne courte et la santé

Les acides gras à chaîne courte sont produits à partir de fibres digérées principalement dans le gros intestin, plus précisément dans le côlon. Pour connaître le rôle que jouent les AGCC dans votre organisme, il est inutile de chercher loin.

Lorsque les bonnes bactéries de vos intestins, c’est-à-dire votre microbiome, décomposent les fibres pour créer des AGCC, ces acides gras fournissent de l’énergie aux cellules et favorisent une inflammation saine dans votre côlon. En gros, les AGCC contribuent au bon fonctionnement de votre gros intestin, ce qui est plutôt positif.

Si la gestion du poids est l’un de vos objectifs de santé, les acides gras à chaîne courte vous aideront à atteindre votre but. L’acétate, l’un des trois AGCC les plus courants dans l’organisme, a été associé à une accélération du métabolisme (la capacité de votre organisme à digérer les aliments) ainsi qu’à une diminution de l’appétit. Ensemble, ces deux facteurs peuvent vous aider à maintenir un poids sain.

L’axe intestin-cerveau : les acides gras à chaîne courte et le système nerveux central

Que vous en soyez conscient ou non, votre intestin contient des trillions de bactéries, champignons, virus et autres micro-organismes. Cette communauté vivante, connue sous le nom de biome intestinal, est responsable de plusieurs fonctions vitales de l’organisme (comme la production d’AGCC à partir des fibres).

Pour que votre microbiome fasse son travail efficacement, il doit communiquer avec votre corps, plus précisément avec votre cerveau. Or, voici le problème : ces micro-organismes vivent dans votre corps et ne sont pas seulement une partie de celui-ci. Alors comment pouvez-vous communiquer avec eux?

La réponse est simple : faites confiance à votre intestin. Des études ont montré que les intestins sont la principale ligne de communication entre le système nerveux central (le cerveau) et le microbiome résident. Cette connexion, connue sous le nom d’axe intestin-cerveau, est cruciale pour maintenir l’équilibre de votre intestin et de votre corps dans son ensemble.

Alors, où se situent les acides gras à chaîne courte?

Les AGCC favorisent la santé du côlon et de l’intestin, ce qui contribue indirectement à maintenir la communication dans l’axe intestin-cerveau. Après tout, votre intestin est le médiateur entre votre microbiome et votre cerveau. Un intestin sain est donc peut-être la partie la plus importante de l’axe.

Il s’avère que les effets des acides gras à chaîne courte sur l’axe intestin-cerveau pourraient ne pas s’arrêter là. Des études récentes ont montré que les AGCC peuvent traverser la barrière hémato-encéphalique (BHE). Cela signifie que les AGCC sont capables de passer du côlon, où ils sont produits, au cerveau. L’impact exact de ce mouvement n’a pas encore été pleinement exploré, mais on suppose que les AGCC contribuent à préserver la santé de la BHE, ce qui favorise l’équilibre du système nerveux central.

Bien qu’il existe de nombreuses informations sur le microbiome, les chercheurs n’ont fait qu’effleurer le concept de l’axe intestin-cerveau. Plus nous approfondirons nos connaissances sur la communication entre les micro-organismes de notre corps et notre cerveau, plus nous en saurons sur notre santé.

Les acides gras à chaîne courte et le régime alimentaire

Comme nous l’avons mentionné plus haut, les aliments ne fournissent pas beaucoup d’acides gras à chaîne courte, du moins pas directement. Si vous voulez augmenter le taux d’AGCC dans votre organisme, essayez d’augmenter votre consommation de fibres.

Les aliments riches en fibres, liés à la production d’AGCC incluent les fruits, les légumes et les légumineuses. Il s’agit de catégories assez larges ; de nombreuses possibilités s’offrent donc à vous. Que vous mangiez des artichauts, des pommes ou n’importe quels autres fruits et légumes, vous augmentez l’apport en fibres de votre corps. En termes d’AGCC, une pomme par jour suffit à faire le bonheur du côlon.

Vous connaissez déjà les multiples bienfaits de l’exercice dont on parle si souvent. Bon pour le cœur, bon aussi pour les poumons, il aide en plus au maintien d’un poids santé et la liste s’allonge. On dirait bien que les scientifiques découvrent constamment de nouvelles façons dont l’exercice peut contribuer à préserver la santé et la bonne forme physique.

Qui dit vie saine, dit forcément détoxication et nettoyage. Il est donc tout naturel que les gens s’intéressent aux liens entre l’exercice et les processus de détoxication de l’organisme. On trouve sur Internet une mine d’information sur le sujet, et vous en connaissez sans doute déjà quelques bribes. Si une partie de cette information se fonde sur une recherche scientifique crédible, une bonne part provient de sources d’une crédibilité douteuse.

Il importe donc de distinguer le vrai du faux. On trouve sur Internet une mine d’information sur le sujet. Poursuivez votre lecture pour savoir de quelle façon l’exercice intervient – ou non – dans les processus de détoxication de l’organisme.

D’abord, qu’est-ce que la détoxication? Voici des notions de base.

À l’origine, la définition de la détoxication était très précise puisqu’elle lui reconnaissait une seule fonction : celle d’évacuer les drogues, l’alcool ou le poison. Plus récemment, sa définition s’est toutefois étendue à l’élimination de toutes les toxines dans l’organisme, que ce soit l’alcool, les produits chimiques ou les déchets organiques.

Les efforts conjugués du foie, des reins et de l’intestin permettent à l’organisme d’éliminer ses propres toxines tous les jours. Ces processus naturels sont en bonne partie impossibles à changer.

Selon le principe sous-jacent à la plupart des conseils et moyens de détoxication, l’organisme ne peut à lui seul éliminer entièrement les toxines. Comme beaucoup d’information s’inspire d’une pseudo-science, il est essentiel de vérifier les sources. (Plus d’info à ce sujet ici!)

Le rôle de l’exercice dans la détoxication : le fondement scientifique

Quand on pose la question à savoir comment l’exercice cardio, la musculation ou toute autre forme d’entraînement s’intègre dans le processus de détoxication, les réponses varient selon les gens à qui vous la posez.

On prétend que certains enchaînements d’exercice sont censés être détoxifiants, c.-à-d. qu’ils permettraient d’améliorer ou de rendre plus efficace l’élimination des toxines de l’organisme. D’autres soutiennent que l’exercice produit une transpiration qui libère les toxines par les pores.

Le fondement scientifique de telles allégations est pour le moins douteux.

Par contre, voici ce que la science confirme : en contribuant à préserver la santé des reins et du foie, l’exercice peut aider l’organisme à se détoxifier. Il s’agit tout simplement de prendre bien soin des défenses et processus naturels de l’organisme.

L’exercice influe aussi de façon positive sur un autre moyen de défense de l’organisme ; l’important système lymphatique. Il est constitué de vaisseaux et de ganglions lymphatiques qui font circuler dans tout l’organisme tout entier le liquide lymphatique (la lymphe) – un liquide qui aide à préserver la santé immunitaire , tout en protégeant contre les substances nocives. On a montré que l’exercice régulier accroît la circulation de la lymphe dans l’organisme, ce qui contribue à une évacuation plus efficace des toxines et bactéries.


Un fait intéressant sur les poumons et la détoxication

En éliminant du dioxyde de carbone à chaque respiration, vos poumons aident l’organisme à se détoxifier. Ce gaz est un sous-produit du métabolisme énergétique. Plus l’exercice est intense, plus grande est la quantité de dioxyde de carbone que les poumons ont à évacuer.

Rien d’inquiétant cependant, car l’exercice régulier (et le fait de ne pas fumer) est certes l’une des activités les plus importantes pour optimiser la force, l’efficacité et la santé globale des poumons. L’effort que ces derniers fournissent pour inspirer une quantité accrue d’oxygène et expirer le dioxyde de carbone pendant l’exercice n’aura que des effets bénéfiques à long terme.


La transpiration évacue-t-elle les toxines?

Lorsque vous faites de l’exercice, vous transpirez. En fait, même si vous ne faites jamais d’exercice, il y a fort à parier que vous avez déjà sué à grosses gouttes. C’est un fait. La transpiration est l’un des premiers mécanismes régulateurs de la température de l’organisme. Lorsque le corps se réchauffe, il libère de la sueur pour en abaisser la température.

Et si la transpiration avait aussi d’autres fonctions? Que se passerait-il si le système de refroidissement de l’organisme l’aidait aussi à évacuer ses toxines? L’idée est certes séduisante et même plausible, mais c’est malheureusement une utopie.

Même si quelques études révèlent que la sueur peut contenir des métaux lourds et d’autres toxines, le consensus général veut que la transpiration joue le rôle qu’elle est censée jouer : elle rafraîchit le corps et rien de plus.

Somme toute, la sueur est en grande partie constituée d’eau et d’un peu de sel.

La clé de la détoxication : un foie bien portant grâce à l’exercice

La transpiration n’est pas sans doute pas un mécanisme de détoxication, il ne faut pas pour autant laisser tomber l’exercice. Une bonne séance d’exercice peut aider à bien des égards l’organisme à s’occuper des toxines. La principale utilité de l’exercice est assurément de préserver la santé du foie.

Le foie se compare à un filtre de piscine – il nettoie la partie saine des déchets indésirables  qu’il décompose ensuite avant d’en disposer. Aussi simple soit-elle, cette explication illustre très bien le processus. Le foie est de loin la pièce la plus importante du casse-tête qu’est la détoxication de l’organisme.

Une autre chose à se rappeler au sujet du foie : c’est un travailleur infatigable. Vous lui faciliterez la tâche en modérant votre consommation d’alcool, en conservant un poids santé et en mangeant sainement. Malgré tout cependant, l’usure viendra naturellement. Elle se présente souvent sous forme d’accumulation de graisse dans le foie (sans être un risque immédiat pour la santé, elle peut cependant entraîner une cicatrisation appelée fibrose, laquelle peut se transformer éventuellement en cirrhose.)

C’est en pareil cas que l’exercice peut devenir fort utile.

Une étude portant sur des sujets atteints de stéatose hépatique non alcoolique – un problème de santé généralement lié à l’obésité – a montré que l’exercice régulier réduit la quantité de gras dans le foie. C’était le cas notamment pour l’exercice aérobique (jogging, vélo, etc.) et pour l’entraînement contre résistance (haltérophilie, musculation, etc.). De plus, les patients ont montré une réduction de la quantité de gras dans le foie sans égard à la perte de poids.

Que faut-il en conclure? Tout simplement que le genre d’exercice que vous pratiqué aidera à préserver la santé de votre foie – à la condition d’en faire régulièrement. Vous n’avez que l’embarras du choix – Pilates, vélo, natation ou entraînement aux poids libres. Même si vous ne perdez pas de poids, vous offrez un soutien à votre foie.

Le point sur les reins et l’exercice

Le foie effectue en grande partie la tâche de détoxication de l’organisme, mais d’autres organes interviennent aussi dans le processus. C’est le cas des reins – plus particulièrement pour le filtrage des liquides. À mesure que le sang passe du foie aux reins, l’urée et d’autres déchets en sont extraits par les autres organes de détoxication importants. Ces déchets sont ensuite évacués dans l’urine.

Il est tout naturel que l’effet de l’âge se fasse sentir sur les reins, tout comme sur les autres parties du corps et le reste de l’organisme.  Plus vous prenez soin de vous et de votre santé, plus vos reins resteront en santé.

Tout comme votre foie, vos reins subissent l’influence de votre style de vie. Plus ils doivent fournir d’efforts, plus ils subiront rapidement des effets néfastes. Par ailleurs, certaines études ont établi un lien entre l’exercice régulier et une amélioration de la santé rénale. En d’autres mots, plus vous faites de l’exercice, plus vous optimisez la durée de bon fonctionnement de vos reins.

L’exercice et la détoxication mentale

Une forme de détoxication souvent sous-estimée est celle de l’esprit. Les facteurs de stress quotidiens sont innombrables, et certains sont pires que d’autres. Ils peuvent s’accumuler de jour en jour, amplifiant le stress et l’anxiété.

Parmi les diverses façons de faire face au stress, l’exercice est assurément l’une des formes de détoxication mentale les plus populaires. L’activité physique permet à l’organisme de libérer naturellement des endorphines, des produits chimiques qui soulagent le stress en plus de préserver votre bonne humeur (Vous avez peut-être déjà entendu l’expression « euphorie du coureur » qui décrit cette sensation de bien-être.)

En conjugaison avec le sentiment d’accomplissement qui accompagne souvent l’exercice, les endorphines peuvent aider à éliminer le stress, ce qui permet du même coup une détoxication mentale.

Renforcez activement les défenses naturelles de votre organisme contre les toxines

Au final, il n’y a aucune solution miracle pour détoxifier votre organisme. Il n’existe aucun entraînement qui débarrasse l’organisme de ses toxines. Et aucune quantité de sueur ne le libère de toutes les substances indésirables. (Un conseil : comme l’exercice peut vous déshydrater, assurez-vous de boire beaucoup d’eau!)

Il n’existe aucune solution miracle, mais en voici une toute simple : faites régulièrement de l’exercice et ayez un régime alimentaire sain. C’est une approche éprouvée qui assurera le fonctionnement en douceur des défenseurs naturels de votre organisme contre les toxines : les reins et le foie.

Ces dernières années, la détoxication est en quelque sorte devenue un sujet à la mode. Que ce soit le nettoyage avec du jus ou une diète particulière, vous avez sans doute entendu parler de la détoxication sous un angle ou un autre – et vous avez peut-être essayé par vous-même une de ces approches.

Selon le concept à la base de la détoxication, le corps humain baigne dans des toxines environnementales que nous pouvons, et même devons, éliminer. Jusque là, rien à redire, n’est-ce pas? Comme les toxines sont nocives, il est naturel de vouloir les expluser de l’organisme.

Ce n’est pourtant pas aussi simple. Comme pour quantité d’autres aspects de la santé, il y a beaucoup de désinformation au sujet de la détoxication. Il est fort probable qu’en cherchant à adopter un style de vie plus sain, certains mythes sur la détoxication vous viennent aux oreilles. Pour distinguer le vrai du faux à ce sujet, poursuivez votre lecture.

Y a-t-il vraiment des toxines dans mon organisme?

Voyons tout d’abord le fondement même de la détoxication. Il va de soi que pour vouloir détoxifier votre organisme, au départ, il doit bien s’y trouver des toxines à éliminer.  Alors, y a-t-il vraiment des toxines dans votre organisme?

Somme toute, oui. Cela dit, une réponse plus explicite laisse entrevoir certaines complexités importantes.

L’usage traditionnel du mot « détoxication » dans le contexte médical décrit le processus d’élimination d’alcool, de drogues ou de poison chez un patient. Il peut d’agir de pomper l’estomac, d’administrer un antidote ou, comme c’est souvent le cas, de laisser tout simplement l’organisme évacuer lui-même les toxines.

Lorqu’il s’agit de santé, la détoxication ne se limite pas à ces substances, mais elle touche toutes les toxines. L’alcool bien sûr, mais pas s’il est en quantité qui met la vie en danger. D’autres toxines sont présentes dans la plupart des organismes humains, y compris des matières résiduelles et des dérivés de la digestion (en fait, les substances dans les selles), ainsi que des produits chimiques, polluants et pesticides. Ces toxines proviennent de l’air, des produits nettoyants, de la fumée de tabac et même des aliments.

Vous ne devez cependant pas vous alarmer de la présence probable de ces toxines dans votre organisme. Ce dernier est doté de mécanismes et d’organes qui offrent une protection contre ces types de toxines.

Comment l’organisme élimine-t-il ces toxines?

Comme nous l’avons vu plus haut, vous n’êtes pas entièrement sans défense contre les toxines qui peuvent se trouver dans votre organisme, car celui-ci est déjà fort bien équipé pour se détoxifier lui-même.

L’excrétion des déchets dans les selles et dans l’urine est certes le moyen le plus évident par lequel l’organisme élimine les toxines. Ces deux processus naturels aident à expulser de l’organisme les substances inutiles, et parfois même nocives. Songez à votre dernier malaise gastrique. L’activité intestinale était probablement accrue, ce qui signalait que l’organisme tentait d’expulser tout ce qui l’irritait.

En ce qui concerne les processus de détoxication, outre l’excrétion d’urine et la défécation que tout le monde connaît, l’organisme met en œuvre d’autres systèmes internes de détoxication qui vous sont probablement moins familiers. Les reins et l’intestin aident à filtrer et éliminer les toxines provenant des aliments et boissons, mais il y a un organe qui remplit la plupart de ces tâches : le foie.

Que ce soit pour expulser des bactéries du sang, transformer l’ammoniac (une toxine) en urée (un composant de l’urine) ou aider à traiter les drogues, le foie ne fait jamais relâche. Pour tout dire, c’est le filtre de l’organisme par lequel toutes les substances passent et qui élimine les toxines. À titre d’exemple, bon nombre de médicaments ne sont pas à priori utilisables par l’organisme en raison de leur toxicité élevée. Le foie les décompose sous des formes moins toxiques et plus utilisables, ce qui permet aux médicaments de jouer leur rôle.

Nous venons de parler des processus naturels de détoxication sur lesquels vous n’avez que peu de contrôle, sinon aucun. À ce point, vous vous demandez sans doute sur quels aspects de la détoxication vous pouvez intervenir.

L’organisme a-t-il besoin d’aide pour se détoxifier?

Personne ne conteste que l’organisme lui-même élimine naturellement les toxines – et la science n’appuie aucun argument à l’effet contraire. Dans ce cas, pourquoi autant de régimes, astuces et produits pour la détoxication?

Même si les gens aiment les solutions miracles, il y en a rarement qui sont utiles à l’organisme pour se détoxifier et se nettoyer. Par contre, vous pouvez quand même favoriser l’efficacité de ses processus de détoxication – avec du temps et de la détermination.

Le style de vie est assurément ce qui influe le plus sur la capacité de l’organisme à éliminer les toxines : régime alimentaire, habitudes en matière d’exercice et autres choix. Comme nous le disions précédemment, le foie est le plus important détoxifiant, d’où la nécessité d’en prendre bien soin.

Divers facteurs influent sur la santé hépatique, à partir de la consommation d’alcool jusqu’au régime alimentaire. Comme dans bon nombre d’autres aspects d’un style de vie sain, la modération est le facteur clé. Une faible quantité d’alcool ne cause aucun dommage hépatique, mais une consommation excessive use le foie en lui imposant de plus grands efforts. Une consommation excessive d’alcool peut causer une lésion et un œdème hépatiques qui peuvent ultérieurement entraîner des complications.

Brocoli, choux de Bruxelles et chou-fleur sont au nombre des aliments qui peuvent favoriser la santé hépatique. Certaines études ont aussi établi un lien entre la consommation de café et la préservation de la longévité et de la santé du foie.

Bien sûr, il faut aussi éviter de succomber à ces mauvaises habitudes contre lesquelles nous sommes si souvent mis en garde : forte consommation de sucre et d’aliments gras, ainsi que tabagisme.

Réfuter les faussetés sur la détoxication

Vous avez maintenant acquis suffisamment de connaissances pour évaluer par vous-même la plupart des mythes sur la détoxication, de même que les produits détoxifiants. Pour faire bonne mesure, voyons maintenant certains mythes courants sur la détoxication, à commencer par les deux principaux

  • L’élimination des toxines par la transpiration : Une des rumeurs les plus courantes sur l’exercice, c’est que vous pouvez réellement éliminer les toxines par la transpiration. L’idée est séduisante : vous suez sur le tapis roulant et, en plus de vous garder en bonne forme, cet exercice purge votre organisme de substances nocives. Trop beau pour être vrai? C’est effectivement le cas.
    La sueur est presque entièrement constituée d’eau, avec à peine une petite quantité de sel. C’est le processus de rafraîchissement de l’organisme et non pas son mode d’élimination des toxines. Par contre, loin de nous l’idée de nier le rôle de l’exercice dans la détoxication. En effet, l’exercice favorise la santé hépatique – et si vous ne devez retenir qu’un seul point de cet article, c’est que votre foie est votre centrale de détoxication.
  • La détoxication pour perdre du poids : Une foule de produits et régimes pour la détoxication sont commercialisés comme solutions de maîtrise du poids. Bien que le jeûne, le nettoyage avec des jus et d’autres régimes détoxifiants puissent vous aider à perdre rapidement quelques kilos, des études indiquent que ce sont rarement des solutions pour conserver un poids santé à long terme.
  • L’organisme a besoin d’aide pour se détoxifier : Comme nous l’avons indiqué plus haut, l’organisme possède déjà plusieurs lignes de défense contre les toxines et de nombreux mécanismes pour les expulser. On soutient le plus souvent que les produits de détoxication peuvent être utiles de deux façons : soit pour aider à accroître l’efficacité des processus naturels de détoxication de l’organisme, soit pour éliminer les toxines comme l’organisme ne réussit pas à le faire (par ex. : retirer les toxines de la peau). La plupart du temps, l’organisme se passe de toute forme d’aide – ses systèmes naturels de détoxication devraient bien fonctionner, à la condition que votre style de vie et votre régime alimentaire soient sains.
  • L’élimination topique des toxines : La peau est recouverte de pores – si vous avez eu des comédons, vous le savez déjà. Il semble donc logique que l’on puisse évacuer des toxines par les pores. On hésite pas à faire pareille allégation pour un certain nombre de produits – que ce soit par les pores des pieds, du visage ou de toute autre zone cutanée. En réalité, la peau est conçue pour repousser les toxines et vous protéger. Et elle remplit cette tâche à merveille. En enlevant la saleté, les impuretés et l’excès d’huile de votre peau vous la nettoyez, mais vous n’en retirez pas les toxines.

Modération et gestion : pour maintenir les toxines hors de l’organisme

Il peut être difficile de résister aux allégations tapageuses sur les solutions miracles et les modes en matière de détoxication – avouons qu’elles sont séduisantes et c’est leur but : vous attirer Rappelez-vous cependant que dans le doute, il vaut mieux vous en tenir à des approches évaluées et éprouvées à l’égard de votre santé. La modération et la gestion de votre style de vie sont vos meilleurs atouts pour aider votre organisme à éliminer les toxines : essayez de suivre un régime alimentaire équilibré (avec un apport accru de brocoli!). Faites preuve de modération dans votre consommation d’alcool, et si ce n’est déjà fait, arrêtez de fumer. Et bien sûr, faites de l’exercice quelques fois par semaine.

Où que vous en soyez dans votre cheminement vers la santé, il n’est jamais trop tard – ni trop tôt – pour optimiser les processus de détoxication de votre organisme. Y compris avec du… brocoli.

On vous conseille souvent de « vous arrêter et de sentir les roses ». En effet, le fait de ressentir et d’apprécier les apports sensoriels de votre environnement : odeurs de roses, couchers de soleil brûlants et sons apaisants sont une source de paix et d’ancrage. Cette approche attentive de la vie peut être améliorée grâce à des habitudes qui aident à garder vos sens aiguisés. En d’autres termes, apprendre à prendre soin de vos sens vous aide dans votre quête de sérénité.

Les sections ci-dessous vous proposent des conseils pour prendre soin de vos sens, un par un. Vous découvrirez peut-être que vos habitudes saines constituent déjà une base de soins pour vos cinq sens dont vous ne soupçonniez pas l’existence.

Le toucher

La couche supérieure du derme et la partie inférieure de votre épiderme abritent des récepteurs tactiles sensibles. C’est pourquoi il est essentiel de prendre soin de votre peau pour soutenir votre sens du toucher. Essayez d’intégrer ces cinq habitudes de vie favorables à la peau :

  1. Protégez-vous du soleil : Vous pouvez opter pour une crème solaire, des chemises à manches longues, un chapeau de plage, ou une combinaison des trois. Utilisez ce qui vous convient le mieux pour protéger votre peau des rayons brûlants du soleil.
  2. Mangez sainement pour avoir une peau saine : L’alimentation a un impact sur votre santé de la tête aux pieds, à l’intérieur comme à l’extérieur. Optez pour des repas sains et des collations saines, axés sur les végétaux, qui vous apporteront les soins nutritionnels dont vous avez besoin pour votre peau.
  3. Évitez les brûlures et les blessures : Vous n’avez probablement pas besoin d’une raison plus évidente que la douleur causée par les blessures pour vous motiver à les éviter. Mais cela vous aidera aussi à conserver votre sens du toucher.
  4. Restez actif : Le fait de bouger votre corps contribue à de nombreux aspects de votre santé, y compris celle de la peau. Une séance d’entraînement cardiovasculaire fait des merveilles pour la circulation sanguine, ce qui est excellent pour les organes, y compris la peau.
  5. Assurez une hydratation saine : Il est essentiel de boire beaucoup d’eau pour préserver votre santé générale et avoir une peau saine. Continuez donc à boire tout au long de la journée, votre peau vous en remerciera.

Le goût

La construction d’un palais parfait exige beaucoup de travail, notamment la compréhension du lien entre le goût et l’odorat. Mais pour maintenir les bases d’un sens du goût optimal et sain, il suffit de suivre trois conseils :

  1. Varier les plaisirs : En essayant de nouvelles cuisines, en recherchant des saveurs exotiques et en faisant le plein d’aliments variés, vous gardez votre sens du goût aiguisé. L’utilisation d’une variété d’épices peut également vous aider à éviter de trop saler ou de trop sucrer votre alimentation. Avec des saveurs intéressantes et variées, vous n’entraverez pas votre palais avec trop de sel ou de sucre.
  2. Surveillez votre bouche : Le goût se trouve sur le bout de la langue, mais aussi dans toute la bouche. Maintenez une bonne hygiène dentaire (oui, cela inclut l’utilisation du fil dentaire) et voyez ce que votre langue peut vous dire sur votre santé. Il est également utile de consulter votre dentiste plusieurs fois par an.
  3. Ne fumez pas : Vous savez que le tabagisme est mauvais pour votre santé générale et qu’il affecte particulièrement votre sens du goût. Fumez une savoureuse poitrine de bœuf, mais évitez de fumer des cigarettes.

L’odorat

Votre odorat est assez résistant, mais des habitudes saines peuvent également contribuer à le protéger, ainsi que le lien qu’il entretient avec le goût. L’odorat est également favorisé par une alimentation variée et la pratique d’une alimentation aventureuse. Fumer est à peu près la pire chose que vous puissiez faire si vous essayez d’optimiser votre odorat, en particulier la façon dont il se mélange au goût pour vous aider à ressentir pleinement les saveurs.

La vue

Il est temps d’ouvrir les yeux sur cinq des meilleurs ajouts au mode de vie qui vous aideront à prendre soin de votre sens de la vue. Et vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’ils ont tous pour but de protéger vos yeux et de vous éviter le plus de stress possible.

Jetez-y un coup d’œil :

  1. Mangez des aliments qui favorisent la vue : Des études de grande envergure et bien menées ont établi une relation claire entre certains nutriments et la santé des yeux. Votre alimentation saine, axée sur les plantes, vous aidera à acquérir un grand nombre des nutriments les plus importants pour la santé des yeux.
  2. Mettez de l’ombre : Les lunettes de soleil sont vraiment cool. C’est aussi un signe de mode qui a une fonction de santé oculaire. Vos yeux, comme votre peau, ont besoin d’être protégés du soleil. La meilleure façon de le faire est de porter de superbes lunettes de soleil.
  3. Considérez votre temps d’utilisation des écrans : Certaines images fatiguent vos yeux plus que d’autres. Les écrans qui dominent la vie moderne se trouvent être super stressants pour nos yeux. Limitez donc le temps passé devant l’écran ou optez pour des lunettes qui bloquent une partie de la lumière bleue provenant de votre téléphone ou de votre ordinateur.
  4. Devenez ami avec votre ophtalmologue : Vous n’êtes pas obligé de l’inviter à dîner, mais il est très utile pour préserver votre sens de la vue. Veillez à respecter vos rendez-vous annuels chez l’optométriste.
  5. Protégez vos yeux : Tout, des doigts aux fragments de métal, peut blesser vos yeux et, par conséquent, votre vision. Lorsque vous pratiquez un sport ou que vous travaillez avec des matériaux potentiellement dangereux (comme des copeaux de bois, des vis ou des produits chimiques), portez la protection oculaire appropriée. Le port de lunettes de sécurité ou de lunettes à coques peut faire toute la différence pour la santé de vos yeux.

L’ouïe

Il y a une limite à mettre ses tympans à rude épreuve avant que l’ouïe ne soit affectée. Au lieu de tester votre équipement auditif, adoptez quelques habitudes auditives saines, évidentes, mais utiles.

Premièrement, baissez le volume. Éviter l’exposition aux bruits forts est probablement le meilleur moyen de conserver une bonne audition. Cela signifie que vous devrez peut-être rechercher le confort d’un passe-temps silencieux.

Et, si vous ne pouvez pas l’éviter, essayez la deuxième habitude : couvrez-vous les oreilles. Vous pouvez toujours assister à un concert, travailler avec des machines bruyantes ou profiter d’autres activités cacophoniques tant que vous protégez vos tympans.

Éléments constituants de la vie, les cellules se présentent sous de multiples formes et tailles. Certaines sont rondes et petites, d’autres plus grosses et en forme de toile d’araignée. Quelle que soit leur apparence, les cellules de l’organisme sont des machines raffinées et complexes qui rendent la vie possible.

La diversité des formes et des tailles est essentielle. Comme l’organisme est sans cesse en activité, les cellules doivent se démarquer et se spécialiser pour canaliser leur énergie vers des tâches précises. Étudions maintenant de plus près les diverses cellules de l’organisme, leur anatomie, leur mode de fonctionnement et leurs caractéristiques respectives.

Au cœur même des cellules

La diversité commence à l’intérieur des cellules avec les organites. Ces groupes de membranes minuscules remplissent les cellules et les aident à exécuter leurs fonctions spécifiques. Comme il existe une multitude d’organites, nous nous attarderons sur certains des plus importants.

Les organites à l’œuvre dans les cellules sont nécessaires à l’achèvement des tâches qui leur sont confiées. Chaque cellule n’héberge pas tous les types d’organites. Par contre, le fonctionnement efficace de toutes les cellules dépend de ces structures.

Membrane cellulaire

Les lipides entourant la cellule et qui lui donnent sa forme sont organisés en barrière de deux couches appelée membrane. Les membranes cellulaires sont constituées de graisses et de protéines. Leur portion grasse retient l’eau hors de la cellule, tandis que les protéines permettent aux nutriments et à l’eau de les traverser.

Les cellules ont besoin d’une membrane pour rester organisées et compactes afin de protéger leur contenu contre l’intrusion de fluides qui circulent dans l’organisme. Vous pouvez visualiser une membrane cellulaire en laissant tomber une goutte d’huile dans une tasse d’eau. Les micelles formées par le mélange d’huile et d’eau ressemblent de près à la membrane lipidique qui revêt les cellules.

Mitochondries

Les mitochondries sont des organites qui alimentent la cellule. C’est à l’intérieur et autour des mitochondries que la nourriture consommée est convertie en énergie cellulaire (ou ATP à l’intérieur de la cellule).

On désigne souvent les mitochondries comme les « centrales énergétiques » de la cellule. Pourtant, ces génératrices compactes n’ont pas toujours logé dans les cellules. Selon les recherches scientifiques, il fut un temps où les mitochondries étaient leurs propres organismes cellulaires. De l’information génétique unique est stockée à l’intérieur des mitochondries et ce matériel est appelé ADN mitochondrial.

On estime qu’avec l’évolution, les mitochondries ont été recrutées par les cellules comme source d’énergie. Au moment de la division cellulaire, les mitochondries se reproduisent dans la cellule en même temps que d’autres organites.

Fait intéressant, toutes les cellules de l’organisme renferment des mitochondries, sauf les globules rouges.

Ribosomes

Une capacité essentielle des cellules est la production des protéines. Les ribosomes sont au cœur même de cette production de protéines à l’intérieur des cellules. Ils font appel à des codes spécialisés pour déchiffrer l’information stockée dans les molécules de l’ARN, porteuses des instructions génétiques pour le développement des protéines. Les ribosomes forment des acides et protéines nucléiques à partir des instructions fournies par l’ARN.

Noyau

Agissant comme « cerveau » des cellules, le noyau en conserve le plan détaillé et transmet des instructions pour le bon fonctionnement cellulaire, tout en hébergeant l’ADN nécessaire à la reproduction des cellules.

Cet organite est souvent dépeint comme le centre sombre de la cellule. Il est rempli d’une forte quantité d’ADN sensible à la dégradation et aux dommages causés par son environnement. Une membrane de deux couches enveloppe le noyau pour protéger l’ADN qui y est stocké.

Explication des types de cellules

Après ces quelques notions sur les centres d’opération essentiels des cellules, passons à divers types de cellules. L’organisme est constitué de centaines de cellules spécialisées. Un étudiant en sciences pourrait passer sa vie entière se documenter sur tous les types de cellules.

Au lieu d’entrer dans les détails, attardons-nous plutôt sur une description élémentaire de certains des types de cellules les plus communs dans l’organisme.

1. Cellules cutanées et épithéliales

Les cellules cutanées sont les plus faciles à voir. En effet, l’organe le plus volumineux de l’organisme qui constitue aussi sa couche extérieure est entièrement fait de cellules cutanées particulières, dites épithéliales. Constituant le maillage de la peau, celles-ci appartiennent au même type de cellules qui tapissent le tube digestif, les vaisseaux sanguins et les organes creux.

Les propriétés des cellules cutanées sont uniques et aident à expliquer le fonctionnement des cellules épithéliales. Voici quelques fonctions des cellules cutanées dans l’organisme :

  • Les cellules cutanées s’assemblent pour former les tissus qui peuvent sécréter le mucus, la sueur et l’huile.
  • Les cellules épithéliales durcissent pendant la kératinisation, un processus qui protège l’organisme contre les pathogènes envahisseurs et les blessures.
  • Ces cellules pigmentent aussi la peau. En effet, une protéine des cellules cutanées (la mélanine) influe sur la couleur de la peau et la présence ou l’absence de taches de rousseur.
  • Les cellules cutanées conservent aussi l’hydratation. Cette couche extérieure qui protège les parties internes délicates de l’organisme retient l’eau sous la peau.
  • Les cellules épithéliales sécrètent le mucus dans l’organisme. De plus, elles tapissent et lubrifient les parois de l’œsophage, des voies nasales et de l’intestin.

2. Globules

Des globules rouges et blancs circulent dans tout l’organisme. En plus de transporter l’oxygène, et d’évacuer les déchets que constitue le dioxyde de carbone, ils tiennent le rôle principal dans le système immunitaire. Même si leur omniprésence leur donne une apparence de simplicité, les globules sont plus complexes qu’il n’y paraît.

Une caractéristique propre aux globules rouges, aussi appelés érythrocytes, c’est l’absence de noyau (contrairement à la plupart des autres cellules). Par conséquent, leur centre est vide, un peu comme un beignet. En raison de leur forme unique, ils échangent et transportent plus efficacement les molécules d’oxygène – leur fonction première dans l’organisme.

Sans noyau ni autre organite structurel, les globules rouges ne peuvent se reproduire par eux-mêmes et c’est l’organisme qui en génère de nouveaux dans la moelle osseuse.

Les globules rouges utilisent une protéine appelée hémoglobine pour transporter l’oxygène dans tout l’organisme. L’hémoglobine à l’intérieur des globules rouges donnent au sang sa couleur.

Les globules blancs, ou leucocytes, sont des agents du système immunitaire. Ils repèrent les pathogènes envahisseurs avant d’enclencher et de mener à bien les réponses immunitaires de l’organisme.

Les globules blancs se classent en deux catégories principales —les granulocytes et les leucocytes mononucléaires :

  • Comme leur nom l’indique, les granulocytes sont des globules blancs remplis de granules. Chacun contient des protéines et enzymes qui peuvent digérer et détruire les pathogènes. En plus de produire le pus, les granulocytes jouent un rôle important dans les allergies.
  • Les leucocytes mononucléaires ne sont pas granuleux et sont plutôt dotés d’un gros noyau et d’organites particuliers appelés lysosomes. Ces derniers agissent comme des cellules de détention pour les microbes et autres pathogènes potentiels. Les leucocytes mononucléaires peuvent utiliser les lysosomes pour piéger et détruire des envahisseurs par le processus d’endocytose.

3. Cellules nerveuses et cérébrales

Le cerveau est rempli de cellules en forme d’araignées qui permettent de penser, lire, bouger et mémoriser. Les cellules cérébrales sont les principaux composants du système nerveux central. Elles utilisent des messagers chimiques appelés neurotransmetteurs pour communiquer avec d’autres cellules de l’organisme.

Il existe deux types de cellules cérébrales : les neurones et les glies. Elle sont toutes deux nécessaires à une signalisation électrochimique efficace dans l’ensemble de l’organisme.

Le soma est la partie centrale des neurones, des cellules du cerveau en forme de toile d’araignée. Tous les neurones sont dotés d’appendices appelés dendrites qui reçoivent les messages électrochimiques des neurones avoisinants. Un neurone peut transmettre des signaux en passant par l’axone, la plus longue portion de son corps cellulaire (ou soma).

Les cellules gliales (ou glies) ressemblent beaucoup aux neurones, mais une caractéristique importante les distingue : les glies ne peuvent transmettre des signaux électriques, contrairement aux neurones. En agissant plutôt comme un isolant qui facilite la transmission des signaux électrochimiques émis par les neurones, les cellules gliales permettent le transport de minuscules signaux d’une extrémité à l’autre de l’organisme. Agissant à titre d’isolant, elles accélèrent la signalisation sur de longues distances.

4. Cellules musculaires

Le cœur, les ischio-jambiers et tous les autres muscles dans l’organisme sont faits de cellules – aussi appelées fibres – musculaires. Ces fibres s’enveloppent étroitement les unes les autres, formant de petits lots de cordons élastiques résistants qui forment les muscles.

Les fibres musculaires renferment des protéines filamenteuses qui leur permettent de s’étirer et de se contracter, c’est-à-dire l’actine, la myosine et la titine. Chacune participe au cycle de contraction-détente des fibres musculaires.

Les cellules nerveuses du système nerveux central et périphérique envoient des messages aux fibres musculaires pour coordonner les mouvements. Certains réflexes musculaires sont volontaires, comme le fait de lever la main pour saluer. D’autres contractions des fibres musculaires sont inconscientes ou involontaires, comme la contraction des pupilles sous l’effet de la lumière vive.

Les fibres et tissus musculaires et tissus se classent selon trois principaux types et chacun des tissus utilise différemment les fibres musculaires :

  • Les cellules musculaires squelettiques sont commandées de façon consciente. Ces fibres s’attachent directement aux os au moyen des tendons. De forme allongée et cylindrique comme des tubes, ces fibres se regroupent. Comme elles possèdent plus d’un noyau, elles sont dites multinucléées.
  • Les muscles lisses sont faits de fibres musculaires lisses. Ces muscles se trouvent dans les organes du corps – yeux, estomac, vessie, intestin et vaisseaux sanguins – dont ils sont des constituants. Contrairement aux muscles squelettiques, les fibres musculaires lisses ne sont pas volontaires.
  • Les cellules musculaires cardiaques sont uniques de par leur emplacement. Ces fibres musculaires se situent dans un seul endroit : le cœur. Ce sont des cellules élastiques très puissantes qui permettent au cœur de pomper le sang d’un même battement cardiaque coordonné et efficace.

5. Cellules adipeuses

Le stockage des gras est un sujet souvent tabou. Les cellules qui hébergent les gras sont pourtant très précieuses pour l’organisme. Les adipocytes sont des cellules adipeuses qui forment ensemble le tissu adipeux.

Essayons de dissocier les notions de « gras » et « mauvais » pour un instant. L’organisme stocke les gras comme une banque stocke l’argent. L’accès à une source de gras est essentiel lorsque l’organisme a besoin d’énergie. Les adipocytes stockent les gras que l’organisme veut ou doit conserver pour un usage ultérieur.

Les adipocytes bruns sont parfois appelés « graisse du nourrisson » en raison de leur abondance dans l’organisme chez l’enfant en bas âge. Le rôle principal de ces gras bruns est la thermogenèse, c.-à-d. qu’en raison de leur forte teneur en mitochondries, ces adipocytes conservent la chaleur corporelle. En raison de l’incapacité du nourrisson à frissonner ou à utiliser d’autres moyens pour se réchauffer, il dépend des réserves de ces gras bruns.

Avec l’âge, les stocks de cellules adipeuses brunes s’épuisent, mais pas entièrement. Selon les recherches scientifiques en cours, les mitochondries qui remplissent les cellules adipeuses brunes disparaissent avec le vieillissement et les gras bruns accumulés en bas âge ressemblent désormais à des cellules adipeuses blanches.

Le stockage d’énergie est la fonction principale des cellules adipeuses blanches. Lorsque le régime alimentaire ne fournit pas de glucose, la gluconéogenèse s’enclenche. Ce processus peut décomposer les lipides et les convertir en molécules de glucose utilisables qui servent de carburant à toutes les autres cellules dans organisme. Le gras disponible pour la gluconéogenèse provient des adipocytes blancs que l’on tente sans doute d’éliminer avec l’exercice.

Votre santé cellulaire : une priorité

Comme vous êtes indissociable de vos cellules, il importe de bien les traiter. Une nutrition complète est le meilleur moyen de contribuer au bon état de toutes vos cellules, quel qu’en soit le type. Privilégiez les aliments qui leur fourniront des vitamines, minéraux et macronutriments nutritifs. Soyez sélectif dans ce que vous consommez. Évitez les aliments surtransformés et à faible teneur en nutriments. Composez plutôt vos repas avec des aliments entiers qui offrent une nutrition supérieure – protéines maigres, gras de source végétale, fibres, légumes et fruits.

Priorisez la santé de vos cellules, ce qui contribuera grandement à votre état de mieux-être général. Lorsque votre santé cellulaire est florissante, vous vous sentez bien. Canalisez votre énergie dans le soutien de vos cellules en leur offrant une alimentation riche en vitamines et minéraux essentiels. Une nutrition complète faite d’aliments de qualité peut optimiser la santé et le bien-être des cellules qui constituent votre être tout entier.

Un bon régime alimentaire et de l’eau en abondance sont les éléments fondamentaux d’une nutrition adéquate. Il est toutefois tout aussi important pour l’organisme d’éliminer les déchets constitués par ce que vous consommez. Voilà une des nombreuses tâches essentielles dont se chargent les reins. Même si on s’attarde plus souvent à la santé d’autres organes – comme le cœur et le foie – il n’en reste pas moins que les soins prodigués aux reins peuvent être la pierre angulaire d’une santé optimale.

Les reins remplissent des tâches diverses :

  • élimination des déchets par l’urine
  • équilibre des quantités de fluides corporels
  • libération d’hormones pour aider à préserver une tension artérielle normale
  • activation de la vitamine D sous une forme utilisable pour favoriser la santé osseuse
  • contrôle de la production des globules rouges.

Comme les reins régulent bon nombre de fonctions afin de préserver la santé physique au complet, des reins en santé sont essentiels pour permettre au corps de donner son plein rendement.

Connaissez Apprenez à mieux connaître la fonction rénale et les soins appropriés pour les reins – y compris le carburant à leur fournir pour profiter d’une santé optimale.

Mode de fonctionnement des reins

Les deux reins sont situés à l’arrière de l’abdomen, sous la cage thoracique et de chaque côté de la colonne vertébrale. Chacun a sensiblement la taille d’un poing, même si le rein droit est légèrement plus petit et situé plus bas pour faire place au foie.

On peut expliquer très simplement la fonction rénale de la façon suivante : le sang pénètre d’abord dans les reins pour y être filtré.Ensuite, le sang propre retourne dans le système circulatoire par les veines rénales et les déchets sont évacués par l’uretère jusque dans la vessie.

Un cours d’anatomie sommaire permet de mieux comprendre ce processus. Le rein renferme des millions d’unités structurelles et fonctionnelles appelées néphrons. Ceux-ci filtrent le plasma sanguin pour produire de l’urine, en plus de réabsorber l’eau, le sel et le glucose dans le système circulatoire.

Le néphron renferme un corpuscule rénal (le composant du rein qui filtre le sang) et un tubule rénal (un système secondaire de collecte du sang filtré). Après son passage dans le corpuscule rénal, le sang entre dans une zone de filtration appelée glomérule. Doté d’une barrière particulière qui retient les globules, les protéines et les molécules plus volumineuses dans le sang, le glomérule évacue toutefois l’eau, les ions et les molécules plus petites. C’est la première étape de la formation de l’urine.

À ce point, l’urine en train de se former contient la plus grande partie de l’eau et des électrolytes présents dans le sang qui se retrouve ainsi privé de ces nutriments. Le tubule rénal remet alors de l’eau, des électrolytes et d’autre nutriments dans le sang. Il laisse derrière une certaine quantité d’eau, d’urée et d’autres déchets.

C’est ce qui explique l’importance de conserver une bonne hydratation. Sans une quantité d’eau suffisante, les reins peuvent avoir de la difficulté à tout filtrer et à extraire les nutriments essentiels afin de les réintroduire dans la circulation sanguine.

À la fin du filtrage, le sang expulsé des reins se rend jusqu’au cœur par les veines rénales. Les toxines et déchets extraits de la circulation sanguine sont transportés par l’uretère jusqu’à la vessie où ils seront évacués par l’urine.

Beaucoup plus qu’un simple filtre

L’équilibre est essentiel sur tous les plans et les reins contribuent à celui du système circulatoire. Ils aident à réguler le volume des fluides extracellulaires – y compris les liquides interstitiels, le plasma sanguin et la lymphe – si importants pour l’afflux de sang aux organes vitaux.

Les reins contrôlent aussi l’osmolarité et la concentration ionique afin d’éviter une trop forte dilution ou concentration des fluides extracellulaires. Comme l’osmolarité est un mécanisme permettant à ceux-ci de passer d’une membrane à l’autre, elle est essentielle à un transport adéquat des liquides.

Ceci assure une quantité constante d’ions importants (molécules et atomes chargés) – y compris le sodium, le potassium et le calcium. Les reins contribuent aussi à la régulation du pH du plasma sanguin, ce qui empêche le sang de devenir trop acide ou trop basique.

Enfin, les reins produisent l’érythropoïétine (EPO), une hormone qui participe à la production des globules rouges. Agissant comme une armure, l’EPO protège les globules rouges pendant l’enfance et ceux-ci à leur tour stimulent les cellules souches dans la moelle épinière afin d’accroître la production d’autres globules rouges. Comme ces derniers transportent l’oxygène des poumons vers tout le reste de l’organisme, il est important de conserver un taux adéquat d’EPO pour obtenir une bonne production de nouveaux globules rouges.

Vitamine D et santé rénale

Comme la vitamine D est produite par la réaction de la peau au soleil, on la surnomme souvent la « vitamine soleil ». Les reins jouent un rôle important dans la conversion de la vitamine D en un nutriment utile pour l’organisme. L’apport en vitamine D provient de deux sources : l’exposition aux rayons ultraviolets B du soleil, ainsi que le régime alimentaire – aliments et suppléments.

La vitamine D est importante pour de nombreuses raisons. Après avoir été extraite du sang par les reins, la vitamine D est distribuée dans le système squelettique. De plus, elle aide à réguler la quantité de calcium et de phosphate pour en préserver un taux normal dans l’organisme. Plus précisément, la vitamine D favorise une bonne absorption du calcium tiré de l’intestin. Lorsque le taux de calcium est optimal, l’organisme peut préserver la santé osseuse, dentaire et musculaire.

Cet aperçu de la vitamine D nous permet de mieux comprendre pourquoi l’attention accordée à nos reins est tout aussi bénéfique pour d’autres organes et systèmes importants de l’organisme.

Conseils pour mieux prendre soin de vos reins

Vous connaissez maintenant le mode de fonctionnement des reins. Voyons maintenant les moyens d’optimiser la santé rénale. Toutes les autres parties de votre organisme peuvent bénéficier des soins prodigués à vos reins. De simples changements apportés à votre style de vie peuvent jouer un rôle important dans la santé de vos reins et dans votre bien-être général.

  1. Conserver une bonne hydratation

Essentielle à la santé, l’eau est assurément utile à vos reins. Afin de leur fournir le liquide nécessaire à l’élimination de l’excès de sel et de toxines dans votre organisme, il est bon de boire huit verres d’eau par jour.

Il ne s’agit pas là d’une recommandation puisque la quantité précise d’eau qu’il vous faut est déterminée par votre état de santé et votre style de vie. Une urine jaune pâle est un bon indicateur que vous buvez suffisamment d’eau. Une urine plus foncée peut signaler une déshydratation et si elle es trop pâle, c’est que vous buvez trop d’eau.

  1. Surveiller la tension artérielle

Les reins jouent un rôle primordial dans la régulation de la tension artérielle. Si elle se situe entre 90/60 mmHg et 120/80 mmHg, c’est que la tension artérielle est bonne. Lorsque ces chiffres sont plus élevés, nous sommes en présence d’une hypertension. Le système circulatoire et les reins agissent ensemble pour favoriser un bon débit sanguin uniforme. Lorsque votre tension artérielle vous préoccupe, vous avez intérêt à consulter votre médecin ou votre fournisseur de soins de santé.

  1. Conserver un taux normal de sucre sanguin

Un taux normal de sucre sanguin contribue à préserver vos reins et votre état de santé général. Les reins sont constamment à l’œuvre pour filtrer les nutriments présents dans le sang avant de les réintroduire dans l’organisme. Par conséquent, vous avez intérêt à assurer leur bon fonctionnement en conservant un taux normal de sucre sanguin.

  1. Faire de l’exercice et rester actif

Comme il est impossible de muscler vos reins, vous pouvez quand même les renforcer en pratiquant la marche, la natation ou le vélo au moins 150 minutes par semaine. Toute activité – à partir de la promenade en forêt jusqu’à la danse – peut vous aider à conserver un poids santé et à éviter d’imposer une tension accrue à vos reins. Un surplus de poids peut augmenter la tension artérielle, ce qui nuit à vos reins. Par contre, l’exercice régulier est bénéfique autant pour le tour de taille que pour l’état de santé général.

  1. Suivre un bon régime alimentaire

En matière de santé, l’alimentation et l’exercice sont indissociables. Si vous voulez réellement choyer vos reins, vous suivrez un régime alimentaire à faible teneur en sel (sodium). En effet, vos reins auront toujours de la difficulté à filtrer une quantité excessive de sel dans l’organisme. Adoptez une alimentation riche en fruits et légumes frais, poisson et grains entiers. Évitez les aliments qui abîment les reins, comme les viandes transformées, les produits laitiers en quantité excessive et les repas préemballés.

  1. Éviter de fumer

Les raisons d’arrêter de fumer sont innombrables. En voici une autre : la nicotine est mauvaise pour la tension artérielle et par conséquent pour la santé rénale.


Le saviez-vous?

  • Un seul rein est nécessaire pour vivre. À la naissance, vos reins comptent 750 000 néphrons chacun, soit 1,5 million au total. Il en faut 300 000 seulement pour filtrer votre sang tous les jours.
  • Le cœur pompe et les reins filtrent. Les reins filtrent une demi-tasse de sang par minute ou 170 litres par jour.
  • Jumeaux mais pas identiques. Les reins sont asymétriques. Comme celui de droite doit faire de la place pour le foie, il est plus petit et situé plus bas que celui de gauche.
  • Des reins sur mesure. Le médecin hollandais Willem Kolff a fabriqué le premier appareil d’hémodialyse avec un boyau de saucisse, une canette de jus d’orange et une machine à laver. En mode essorage, celle-ci filtrait le sang qui y était pompé.
  • La modération a bien meilleur goût… même pour l’eau. Une trop grande quantité d’eau dans l’organisme peut causer l’hyponatrémie en diluant le sel que les reins n’arrivent plus à éliminer.
  • Un échange rénal. En 1954, Joseph E. Smith a été le premier à réaliser avec succès une transplantation de reins à Boston, au Massachusetts.

Prenez soin de votre santé rénale dès aujourd’hui

Un style de vie qui axé sur la santé des reins est certes bénéfique pour la santé du corps tout entier. Une alimentation équilibrée et l’exercice sont essentiels pour préserver votre santé rénale. En répondant aux besoins de vos reins, vous aidez aussi les autres systèmes de votre organisme. Tout ce qui est bénéfique pour les reins l’est aussi pour le système digestif, le cœur et le système immunitaire.

Le corps humain est un ensemble complexe et intégré, et les reins jouent un rôle important dans le soutien du mieux-être global. Tout aussi complexes, les reins contribuent à l’équilibre de l’organisme. Chaque petit geste que vous faites pour conserver une tension artérielle normale aide à assurer le fonctionnement adéquat de vos reins.

Le cœur pompe, les reins filtrent, l’estomac digère et le cerveau mène l’ensemble. Mais qu’en est-il du foie, cet organe vaillant et polyvalent? Il ne reçoit pas le respect et l’admiration qu’il mérite. La meilleure façon d’éveiller votre appréciation de cet organe auquel on n’accorde peu d’attention, c’est d’en apprendre davantage à son sujet.

Cette liste de 27 faits sur le foie mettra enfin en lumière l’anatomie et la fonction de cet organe sous-estimé. Vous y trouverez également des conseils pour favoriser la santé hépatique. Après avoir parcouru cette liste, vous serez en mesure d’éduquer vos amis et votre famille sur le foie en allant au-delà des informations de base, en plus de favoriser une meilleure appréciation du foie autour de vous.

L’anatomie du foie

  1. Dans l’ensemble de l’organisme, la peau arrive au premier rang sur le plan de la taille, mais le foie remporte le titre de plus grand organe interne, et avec un poids d’environ 1,4 kilo, il arrive en deuxième place de manière générale.
  2. L’humain n’est pas seul à posséder un foie. Tous les êtres vivants dotés d’une colonne vertébrale (vertébrés), sans exception, possèdent un foie. C’est dire à quel point cet organe est important.
  3. Le foie est constitué d’une section assez volumineuse et d’une autre plus petite, et ces sections se divisent elles-mêmes en milliers de lobules – de minuscules segments ayant leurs propres conduits.
  4. Le foie a la capacité de contenir jusqu’à 10 % du volume de sang total de l’organisme. Il n’en renferme pas toujours autant, mais il en traite une grande quantité – environ 1,5 litre par minute.
  5. Le foie n’est pas seulement un organe, c’est également une glande, car il sécrète de la bile dans l’intestin.
  6. Le foie peut se régénérer complètement et retrouver sa pleine fonction à partir d’à peine le quart de l’organe original. Ce phénomène relève davantage de la nécessité évolutive que d’un tour de magie. C’est grâce à cette caractéristique qu’une personne peut donner la moitié de son foie à quelqu’un d’autre et survivre.
  7. L’excès de gras est mauvais pour le foie, mais il est normal pour cet organe d’être constitué de gras à environ 10 %.

Les nombreuses fonctions importantes du foie

  1. Puisqu’il est question du gras, signalons que sa métabolisation fait partie des centaines de tâches qui incombent au foie. Cette fonction est exécutée par la production de bile dans le foie.
  2. Chaque jour, le foie peut produire jusqu’à un litre de bile entraînant la métabolisation.
  3. La bile produite par le foie joue également un rôle important dans la métabolisation des autres macronutriments – les protéines et les glucides. En effet, elle décompose une grande partie des aliments que l’on consomme de manière à les rendre utilisables par l’organisme et soutenir la santé générale.
  4. En plus d’agir comme usine de production et force métabolique, le foie sert également à entreposer une variété de nutriments importants – notamment le glycogène (glucose stocké), le fer, le cuivre et diverses vitamines liposolubles.
  5. Tout ce que l’on consomme est filtré par le foie. Il en retire une grande partie et gère les nutriments alimentaires, les toxines, les médicaments, l’alcool et quelques hormones.
  6. Le foie remplit de nombreuses fonctions liées au sang, en plus de le filtrer. La capacité de l’organisme à former des caillots – avec l’aide de la vitamine K – est appuyée par la production de bile dans le foie. De plus, il :
    • produit une protéine importante dans le sérum sanguin (albumine)
    • assemble une hormone qui contribue à la régulation de la tension artérielle (angiotensinogène)
    • traite la bilirubine qui résulte de la décomposition de l’hémoglobine
  1. Le foie soutient également l’immunité. Certains processus qui se déroulent dans le deuxième plus gros organe soutiennent les deux types de protection immunitaire – innée et acquise.
  2. Le foie agit comme un poste d’aiguillage; les nutriments qui arrivent dans l’organisme en provenance de la veine porte sont redirigés pour être entreposés, transformés davantage, envoyés dans un processus détoxication, ou encore, éliminés parmi les déchets.
  3. La détoxication est probablement la première fonction qui vous vient à l’esprit lorsque vous pensez à votre foie. En effet, ce dernier réalise la détoxication des substances selon une approche en deux phases. La première voie de détoxication du foie (phase I) neutralise les composés et la phase II traite les sous-produits de la première phase et transforme les substances de manière à les rendre hydrosolubles afin de faciliter leur élimination.
  4. Le glutathion, synthétisé par l’organisme, est l’un des antioxydants les plus importants. Il se retrouve un peu partout dans l’organisme, mais comme il joue un rôle dans la phase II de la détoxication, il est présent dans une concentration dix fois plus élevée dans le foie.

Favoriser le maintien de la santé hépatique

  1. Si vous appréciez les abats comestibles (tout dépend de votre culture et de vos préférences) le foie devrait se trouver dans le haut de votre liste. En effet, le foie animal est riche en protéines, en fer et en vitamines diverses.
  2. Surprise – ce que vous mangez a une grande incidence sur l’organe qui gère ce que vous ingérez. La consommation de fibres en quantité suffisante est l’un des éléments importants pour le maintien de la santé hépatique. En effet, elle contribue à soutenir ce puissant organe de détoxication en favorisant la gestion du poids et le maintien d’un microbiome intestinal sain.
  3. Même si le foie est partiellement constitué de graisses, une consommation excessive d’aliments gras peut nuire à la santé de l’organe de détoxication le plus volumineux de l’organisme. Les gras saturés sont particulièrement néfastes, mais les acides gras omégas-3 et les autres options saines comme l’huile d’olive constituent de bons choix.
  4. La caféine qui vous aide à démarrer votre journée et à tenir le coup en après-midi est traitée par votre foie. Cependant, il a été montré que les boissons caféinées – en particulier le café et le thé vert – présentent certains effets bénéfiques pour la santé hépatique.
  5. La gestion du poids est importante pour la santé de manière générale – et le foie de fait pas exception. L’embonpoint peut mettre le foie à l’épreuve, et éventuellement nuire à son fonctionnement. En surveillant votre alimentation et en faisant de l’exercice régulièrement, vous arriverez à mieux gérer votre du poids et à favoriser votre santé hépatique.
  6. La diminution de la consommation de sucre est une étape importante dans la gestion du poids, et elle a une incidence particulièrement importante sur le foie – principalement en raison du rôle qu’il joue dans le stockage du glucose. Vous pouvez commencer par remplacer les boissons sucrées par de l’eau, ce qui vous aidera également à maintenir une bonne hydratation.
  7. Une alimentation comprenant une grande quantité de fruits et légumes est un atout pour l’atteinte d’une santé optimale. Certaines plantes procurent des bienfaits pour le foie, ainsi qu’une abondance de micronutriments nécessaires à la santé générale. Consommez davantage de brocoli, d’épinards, de petits fruits, de pamplemousses et de raisin pour favoriser le maintien de votre santé hépatique.
  8. C’est votre foie qui gère l’alcool que vous consommez. Une consommation modérée est assez facilement tolérée, tandis que les effets de trop nombreuses soirées bien arrosées peuvent s’accumuler et compromettre l’efficacité avec laquelle le foie effectue ses autres fonctions.
  9. Les médicaments doivent être décomposés par le foie pour être en mesure d’agir. Toutefois, le mélange d’ordonnances, certains médicaments en vente libre et même certains suppléments peuvent causer des problèmes de foie. Assurez-vous de suivre le mode d’emploi et informez vos professionnels de la santé et votre pharmacien de tous les suppléments et médicaments que vous prenez. Ils peuvent vous aider à éviter les interactions potentiellement dommageables.
  10. Pour protéger votre foie, il importe de prendre certaines précautions concernant les toxines environnementales. En effet, le foie doit traiter et neutraliser les désinfectants et les autres produits chimiques que vous inhalez. Cette protection est l’une des tâches les plus importantes de cet organe de détoxication, mais vous pouvez lui faciliter le travail en portant un équipement de protection individuelle approprié – comme un masque – lorsque vous manipulez des produits chimiques.

Partagez ces données sur le foie

Le foie devient maintenant pour vous un organe détoxifiant moins mystérieux. Vos nouvelles connaissances à son égard vous permettent de faire la lumière sur toutes ses fonctions importantes et sur les moyens à prendre pour le maintenir en santé. Ne gardez pas toutes ces précieuses informations pour vous. Partagez-les avec vos amis afin qu’ils puissent eux aussi apprécier leur foie à sa juste valeur et en prendre soin.