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Le systĂšme immunitaire est le moyen de dĂ©fense de l’organisme contre les bactĂ©ries, virus et autres substances potentiellement dommageables. Autrement dit, il nous aide Ă  lutter contre les maladies et infections, ainsi qu’Ă  nous rĂ©tablir. Inutile de dire que le systĂšme immunitaire joue un rĂŽle essentiel dans l’Ă©tat de santĂ© gĂ©nĂ©ral.

Que faire pour conserver un systÚme immunitaire en santé qui fonctionne bien?

Comme pour plusieurs autres systĂšmes de l’organisme, la santĂ© du systĂšme immunitaire est directement liĂ© Ă  la façon de traiter votre corps.  Vous pouvez ainsi soutenir activement votre santĂ© immunitaire, grĂące Ă  vos dĂ©cisions en matiĂšre de style de vie.

Cet article s’attarde Ă  deux moyens importants de soutenir le systĂšme immunitaire : le rĂ©gime alimentaire et l’exercice.  Qu’il s’agisse d’obtenir une analyse fouillĂ©e des aliments et nutriments qui contribuent Ă  prĂ©server un systĂšme immunitaire sain ou de satisfaire votre curiositĂ© quant au rĂŽle de l’exercice dans la lutte contre la maladie, vous ĂȘtes au bon endroit.

Comment les micronutriments soutiennent le systĂšme immunitaire

Si vous voulez suivre un rĂ©gime alimentaire qui prĂ©serve la santĂ© et la robustesse de votre systĂšme immunitaire, il faut d’abord consommer des repas nutritifs et bien Ă©quilibrĂ©s. Les lignes directrices actuelles sur la saine alimentation sont Ă©tablies Ă  juste raison. Elles fournissent un cadre de rĂ©fĂ©rence permettant de fournir Ă  votre organisme les nutriments qu’il lui faut pour effectuer diverses fonctions, y compris le dĂ©veloppement d’un systĂšme immunitaire rĂ©sistant.

Comme la nutrition en gĂ©nĂ©ral peut faire l’objet d’un autre article, supposons ici que vous suivez dĂ©jĂ  un rĂ©gime alimentaire complet, riche en fruits et lĂ©gumes frais et en grains entiers.  Et aprĂšs?

Certains nutriments spĂ©cifiques – nommĂ©ment les vitamines et minĂ©raux – sont essentiels Ă  la fonction immunitaire. La consommation d’une bonne quantitĂ© de ces vitamines et minĂ©raux est certes bĂ©nĂ©fique pour le systĂšme immunitaire.  Voici certains des plus importants micronutriments pour le systĂšme immunitaire :

  • Vitamine A : la premiĂšre ligne de dĂ©fense de l’organisme contre les substances Ă©trangĂšres est le tissu Ă©pithĂ©lial, un type de tissu qui constitue la peau et d’autres parois corporelles. Comme la vitamine A est nĂ©cessaire Ă  la formation et la maturation des cellules Ă©pithĂ©liales, c’est donc une composante essentielle de la dĂ©fense du systĂšme immunitaire. Elle joue aussi un rĂŽle dans la prĂ©servation de la santĂ© des divers organes du systĂšme immunitaire et dans la rĂ©gulation du fonctionnement des cellules immunitaires. Carottes, lĂ©gumes verts feuillus, patate douce et autres lĂ©gumes jaunes et oranges sont quelques-unes des sources alimentaires de vitamine A.
  • Vitamine C : souvent proclamĂ©e la plus importante pour le systĂšme immunitaire, la vitamine C aide l’organisme Ă  crĂ©er des anticorps et des globules blancs, qui lui sont tous deux utiles pour lutter contre l’infection. Oranges et autres agrumes, fraises et tomates sont certaines des sources naturelles de vitamine C.
  • Vitamine D : dĂšs l’intrusion de pathogĂšnes dans l’organisme, ils sont souvent dĂ©truits par des protĂ©ines antimicrobiennes. La vitamine D aide Ă  rĂ©guler ces protĂ©ines ainsi que d’autres rĂ©ponses immunitaires.  Poisson, Ɠufs et substances laitiĂšres sont au nombre des aliments riches en vitamine D.
  • Vitamine E : les antioxydants sont des substances qui aident l’organisme Ă  lutter contre les toxines qui peuvent causer divers problĂšmes de santĂ©. La vitamine E est un antioxydant qui contribue Ă  protĂ©ger de l’oxydation les membranes de certaines cellules immunitaires, aidant ainsi Ă  rĂ©guler le fonctionnement du systĂšme immunitaire.  Pour un apport accru de vitamine E dans l’alimentation, il faut consommer en plus grande quantitĂ© noix, graines, brocoli et avocat.
  • Zinc : le zinc peut contribuer Ă  la guĂ©rison et Ă  la rĂ©paration du corps en cas de blessure. Le zinc aide aussi Ă  la rĂ©ponse du systĂšme immunitaire aux bactĂ©ries et virus dans l’organisme.  Viande, substances laitiĂšres, noix et graines sont des sources de zinc qu’on peut intĂ©grer Ă  un rĂ©gime alimentaire.
  • Fer : l’organisme a besoin de fer pour former de nouvelles cellules immunitaires, prĂ©cisĂ©ment des lymphocytes, qui Ă  leur tour aident Ă  protĂ©ger l’organisme contre l’infection. Viande rouge, haricots, tofu, et pour les plus aventureux, le foie de bƓuf sont parmi les sources alimentaires de fer.

Prise de suppléments et santé immunitaire

MĂȘme si vous pouvez tirer de votre alimentation les micronutriments mentionnĂ©s plus haut, la prise d’un supplĂ©ment multivitaminique peut aussi bonifier votre apport en nutriments. Que vous dĂ©cidiez de prendre ou non des supplĂ©ments alimentaires additionnels, divers facteurs sont Ă  prendre en compte :

  • Restrictions alimentaires : si vous suivez un rĂ©gime particulier, par exemple vĂ©gĂ©talien, il sera peut-ĂȘtre plus difficile d’obtenir tous les nutriments nĂ©cessaires de vos seuls aliments. Dans ce cas, une multivitamine gĂ©nĂ©rale pourra aider Ă  renforcer votre systĂšme immunitaire. C’est aussi vrai dans le cas d’une allergie ou sensibilitĂ© alimentaire qui limite le nombre d’aliments que vous pouvez consommer en toute sĂ©curitĂ©.
  • Groupes Ă  risque : des gens de certains groupes, comme les femmes enceintes ou les personnes ĂągĂ©es, peuvent avoir besoin de nutriments additionnels pour favoriser la rĂ©sistance de leur systĂšme immunitaire. Si vous croyez appartenir Ă  un tel groupe, consultez un mĂ©decin pour dĂ©terminer quel serait le meilleur supplĂ©ment pour bonifier votre apport nutritionnel.
  • Apport quotidien recommandĂ© (AQR) : un apport quotidien recommandĂ©, ou AQR, est Ă©tabli pour tous les micronutriments mentionnĂ©s plus haut. Il s’agit de la quantitĂ© de chaque nutriment dont la plupart des gens ont besoin au quotidien pour conserver un style de vie sain. Si votre alimentation rĂ©guliĂšre ne vous fournit pas ces apports, il faudrait voir Ă  la rajuster ou commencer Ă  prendre une multivitamine quotidienne.

Outre les multivitamines traditionnelles, certains supplĂ©ments alimentaires sont spĂ©cifiques au systĂšme immunitaire. Ces supplĂ©ments renferment souvent de la vitamine C, du zinc et d’autres micronutriments que l’on trouve Ă©galement dans une multivitamine traditionnelle. En fonction de vos besoins alimentaires, l’un peut ĂȘtre meilleur pour vous qu’un autre.

Exercice et immunité

Tandis que les liens entre alimentation et fonction immunitaire ont Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©s et sont bien documentĂ©s, la recherche sur l’exercice et la fonction immunitaire demeure quant Ă  elle lĂ©gĂšrement plus thĂ©orique.  En effet, mĂȘme s’il y a un consensus gĂ©nĂ©ral sur l’effet positif de l’exercice sur le fonctionnement immunitaire, on s’accorde moins sur ce qui l’explique.

Étudions la question de plus prùs.

En gĂ©nĂ©ral, on reconnaĂźt la relation inverse entre l’exercice modĂ©rĂ© rĂ©gulier et le risque de maladie. Autrement dit, si le degrĂ© d’exercice modĂ©rĂ© augmente, le risque de souffrir de diverses maladies baisse. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, plus on fait de l’exercice, moins on est malade.

Plusieurs thĂ©ories ont Ă©tĂ© Ă©mises pour expliquer cette relation. Certains chercheurs estiment que l’exercice aide Ă  expulser les pathogĂšnes hors des voies aĂ©riennes de l’organisme, ce qui rĂ©duit le risque de contracter un rhume, la grippe ou toute autre maladie respiratoire. D’autres avancent que la corrĂ©lation relĂšve d’une circulation accrue qui accĂ©lĂšre le transport dans tout l’organisme des globules blancs et d’autres anticorps qui luttent contre les infections. Une autre thĂ©orie met en cause le stress. Un stress subi par l’organisme peut aussi affecter la fonction immunitaire. L’exercice ralentit cependant la libĂ©ration des hormones du stress, ce qui peut allĂ©ger la pression quotidienne sur le systĂšme immunitaire.

L’exercice rĂ©gulier peut aussi aider Ă  prĂ©server la santĂ© d’organes vitaux, comme les poumons et le cƓur. Les gens en bonne forme physique qui font de l’exercice rĂ©guliĂšrement ont souvent des symptĂŽmes moins aigus et se rĂ©tablissent plus rapidement d’une maladie respiratoire que les personnes sĂ©dentaires. Par exemple, une Ă©tude de 2020 a permis d’observer que les sujets actifs ayant contractĂ© le coronavirus tendaient Ă  avoir des symptĂŽmes moins graves et de plus courte durĂ©e que les sujets inactifs.  Cette Ă©tude attribuait les effets observĂ©s Ă  une circulation accrue des anticorps et Ă  divers autres facteurs.

L’exercice le plus bĂ©nĂ©fique pour l’immunitĂ©

Comme les liens entre l’exercice physique et le systĂšme immunitaire sont encore Ă  l’Ă©tude, il est difficile de dĂ©terminer quels exercices prĂ©cis soutiennent la santĂ© du systĂšme immunitaire. Cela dit, certaines lignes directrices gĂ©nĂ©rales permettent d’Ă©tablir un rĂ©gime d’exercice qui aidera Ă  stimuler le systĂšme immunitaire.

Il est conseillĂ© aux adultes de faire de l’exercice modĂ©rĂ© environ 30 minutes, cinq fois par semaine, pour un total hebdomadaire de 150 minutes. Marche rapide, jogging ou mĂȘme randonnĂ©e Ă  vĂ©lo constituent des formes d’exercice. Le but est d’accĂ©lĂ©rer la frĂ©quence cardiaque, quel que soit le moyen.

Faire de l’exercice pendant 150 minutes chaque semaine contribuera Ă  conserver un cƓur et des poumons en santĂ©, et comme nous l’avons dĂ©jĂ  mentionnĂ©, favorisera la rĂ©sistance de l’organisme Ă  la maladie et son rĂ©tablissement, le cas Ă©chĂ©ant.

Un style de vie sain pour une saine immunité

Le systĂšme immunitaire est compliquĂ©. Il ne s’agit pas d’un seul mais bien de divers systĂšmes de l’organisme agissant en conjugaison afin de remplir toutes les fonctions immunitaires. Par consĂ©quent, pour un soutien adĂ©quat, il ne faut pas rechercher un ingrĂ©dient prĂ©cis qui stimule l’immunitĂ©. Il faut adopter un style de vie plus sain et soutenir tout l’organisme.  D’oĂč l’importance pour prĂ©server la santĂ© du systĂšme immunitaire, de prendre et conserver de bonnes habitudes comme faire de l’exercice, bien manger et profiter d’un sommeil de qualitĂ©. En conclusion, faites de l’exercice, consommez plus de lĂ©gumes et commencez Ă  soutenir votre systĂšme immunitaire en amĂ©liorant votre Ă©tat de santĂ© et de bien-ĂȘtre gĂ©nĂ©ral.

honey

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Le rĂ©veil de la nature au printemps et la floraison aident Ă  embellir le monde aprĂšs de longs mois de froidure et d’humiditĂ©. En revanche, cette floraison apporte aussi autre chose : le pollen et les allergies saisonniĂšres.

Bon nombre de gens peuvent sentir le moment tournant entre la fin de l’hiver et le dĂ©but du printemps. Ils ont les yeux larmoyants et irritĂ©s. Leur nez coule ou il est congestionnĂ©. Les Ă©ternuements sont aussi courants que le rire. Lorsque ces symptĂŽmes se manifestent, il est temps de prendre un mĂ©dicament antiallergique afin de passer Ă  travers la journĂ©e en une seule piĂšce. Par contre, combien de gens ont entendu parler de la consommation de miel local comme solution de rechange pour soulager les allergies?

On conseille souvent la consommation de miel, en particulier les produits rĂ©coltĂ©s Ă  l’Ă©chelle locale, comme moyen naturel de combattre les allergies Ă  l’arrivĂ©e du printemps.

Cela dit, à quel point le miel peut-il aider réellement à soulager les allergies saisonniÚres? Pour répondre à cette question et faire la distinction entre les mythes et la réalité, voyons le mode de fonctionnement des allergies, les méthodes de production du miel et le point de convergence possible entre les deux.

Que sont les allergies saisonniĂšres?

Avant tout, il faut comprendre ce qui se passe dans l’organisme Ă  l’arrivĂ©e du printemps. Vous pourrez approfondir vos connaissances sur les allergies saisonniĂšres en lisant cet article Ă©toffĂ©. En voici un bref aperçu :

Imaginez votre corps comme un immeuble Ă  bureaux affairĂ© 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Les travailleurs Ă  l’Ɠuvre dans l’immeuble sont vos cellules. Certaines d’entre elles font partie du service chargĂ© de faire bouger vos muscles. D’autres relĂšvent d’un autre service qui vous procure l’Ă©nergie nĂ©cessaire pour mener Ă  bien vos tĂąches quotidiennes.

Le travail effectuĂ© par vos cellules est d’une importance primordiale, puisque c’est ce qui vous garde en vie. Par contre, Ă  l’extĂ©rieur comme Ă  l’intĂ©rieur, votre organisme est exposĂ© Ă  des menaces qui peuvent lui causer des problĂšmes.

Un immeuble peut ĂȘtre exposĂ© Ă  des entrĂ©es par effraction, ou encore Ă  des problĂšmes internes comme un dĂ©versement causĂ© par la rupture d’une canalisation d’eau. Dans la mĂȘme optique au niveau du corps humain, on risque toujours de se couper ou d’aspirer un corps Ă©tranger, avec les problĂšmes qui en rĂ©sultent.

Pour vous protĂ©ger contre les menaces potentielles, vous pouvez compter sur un systĂšme de sĂ©curitĂ© naturel : votre systĂšme immunitaire. C’est un peu comme le service de sĂ©curitĂ© et les premiers rĂ©pondants dans l’immeuble Ă  bureaux. Ces cellules immunitaires patrouillent en tout temps. Elles gardent Ă  l’Ɠil tous les intrus qui risquent de vous faire du mal. Lorsqu’elles repĂšrent une menace potentielle, elles ont tĂŽt fait de se mobiliser pour l’Ă©liminer.

Par contre, il leur arrive de trouver des particules qui sont relativement inoffensives – comme le pollen en provenance des arbres en floraison et des fleurs – ce qui provoque une rĂ©action excessive de votre systĂšme de sĂ©curitĂ©. Vos cellules immunitaires dĂ©clenchent alors l’alarme dans votre organisme tout entier, avec les perturbations temporaires qui s’ensuivent : Ă©ternuements, yeux larmoyants et Ă©coulement nasal.

Une fois la menace Ă©liminĂ©e, la sĂ©curitĂ© affiche des photos de l’intrus qui servent de rappel Ă  vos cellules pour la prochaine fois. VoilĂ  pourquoi les allergies saisonniĂšres se prĂ©sentent Ă  des moments prĂ©visibles.

Combattre les allergies Ă  l’aide de la mĂ©moire immunitaire

Lorsque votre systĂšme immunitaire entre en contact avec le pollen, vos cellules immunitaires le reconnaissent Ă  l’aide des photos prises et affichĂ©es lors de leur derniĂšre confrontation. Cette mĂ©moire permet Ă  votre systĂšme immunitaire de rĂ©agir plus rapidement et efficacement chaque fois qu’il fait face Ă  cette menace familiĂšre, car il a appris la meilleure façon de l’affronter la derniĂšre fois.

Face Ă  des menaces comme les virus et les bactĂ©ries, ce systĂšme fonctionne Ă  merveille. Comme elles ne se prĂ©sentent pas tous les jours, le systĂšme immunitaire ne risque pas de se trouver dĂ©sensibilisĂ© lorsqu’il fait face au mĂȘme problĂšme Ă  rĂ©pĂ©tition.

Par contre, s’il devait arriver que le mĂȘme problĂšme survienne quotidiennement, il est fort probable que les cellules immunitaires cesseraient de rĂ©agir aussi vigoureusement. À la longue, elles pourraient mĂȘme finir par vivre avec le problĂšme, un peu comme on le ferait pour un carreau de plafond endommagĂ© dans la salle de repos de l’immeuble Ă  bureaux ou une petite fuite d’eau dans le toit lorsqu’il pleut.

Lorsque ce conditionnement se fait dĂ©libĂ©rĂ©ment, on parle alors d’immunothĂ©rapie. On peut faire appel Ă  ces techniques pour aider l’organisme Ă  se sentir graduellement Ă  l’aise face Ă  la prĂ©sence de particules comme le pollen, de telle sorte que le systĂšme apprend Ă  le tolĂ©rer et ne plus en tenir compte.

C’est ainsi que fonctionnent les injections contre les allergies, ou l’immunothĂ©rapie. En administrant au patient une dose concentrĂ©e de particules auxquelles il est allergique Ă  intervalles de deux semaines ou mois, on peut entraĂźner son systĂšme immunitaire Ă  se dĂ©sensibiliser Ă  la prĂ©sence de cet allergĂšne.

Le rapport entre les propriétés du miel et les allergies saisonniÚres

Maintenant que l’on connaĂźt mieux la nature des allergies saisonniĂšres, abordons une autre piĂšce du casse-tĂȘte : le miel.

Les abeilles Ă  miel produisent cette substance sirupeuse en recueillant un liquide appelĂ© nectar sĂ©crĂ©tĂ© par les plantes en floraison. Elles entreposent le nectar dans leur jabot pour le transporter jusqu’Ă  la ruche.

Pendant la durĂ©e de sa prĂ©sence dans l’estomac de l’abeille, le nectar se mĂ©lange avec d’autres substances qu’elle a consommĂ©es. Il en rĂ©sulte une transformation de la composition chimique du nectar qui en prolonge la durĂ©e, un peu comme on conserve les fruits pour faire de la confiture d’une plus longue durĂ©e de vie dans le garde-manger ou au frigo.

ArrivĂ©e dans la ruche, l’abeille butineuse rĂ©gurgite le nectar Ă  une receveuse qui, Ă  son tour, le rĂ©gurgitera Ă  une autre abeille. Le nectar passe ainsi d’une abeille Ă  une autre avant d’atteindre sa destination finale : les alvĂ©oles.

Lorsque la derniĂšre abeille dans la chaĂźne a dĂ©posĂ© le nectar dans l’alvĂ©ole, Ă  l’aide de leurs ailes, les abeilles dans la ruche ventilent le nectar pour provoquer l’Ă©vaporation du liquide excĂ©dentaire et ainsi refermer les alvĂ©oles pour l’emmagasinage du miel. Les abeilles ont maintenant une rĂ©serve de nourriture dans laquelle puiser pendant les mois d’hiver, tandis que les humains peuvent ajouter Ă  leur alimentation une note sucrĂ©e qui pourra aussi les aider Ă  soulager leurs allergies.

Le moment est venu de revenir sur la thĂ©orie Ă  l’appui de la consommation de miel pour lutter contre les allergies saisonniĂšres. On peut la rĂ©sumer comme suit :

Lorsque les abeilles butinent les fleurs pour recueillir le nectar, elles collectent aussi du pollen, qui peut se retrouver mĂ©langĂ© au miel. C’est dire qu’en thĂ©orie, si vous consommez beaucoup de miel contenant du pollen, votre systĂšme immunitaire commencera Ă  s’habituer Ă  la prĂ©sence de pollen dans votre organisme. AprĂšs avoir vu aussi souvent cette substance autrefois menaçante, vos cellules immunitaires cesseront d’y rĂ©agir.

À dĂ©faut de recevoir ce signal d’alarme de la part de vos cellules immunitaires, vos symptĂŽmes d’allergie saisonniĂšre ne seront pas dĂ©clenchĂ©s et vous arriverez Ă  mieux respirer.

Le miel local aide-t-il vraiment Ă  soulager les allergies saisonniĂšres?

Tout d’abord, la mauvaise nouvelle. Rien ne garantit que le miel que vous mangez contient du pollen. De plus, beaucoup de plantes produisent du pollen, certaines Ă©tant dĂ©pourvues des fleurs privilĂ©giĂ©es par les abeilles Ă  miel.

En fait, les abeilles prĂ©fĂšrent d’ordinaire les plantes non considĂ©rĂ©es normalement comme les principales sources de pollen qui dĂ©clenchent le plus souvent les allergies saisonniĂšres.

Une autre mauvaise nouvelle : la personne qui vous a recommandĂ© de manger du miel pour combattre les allergies vous a probablement dit aussi que ce miel devait ĂȘtre local, pour la bonne raison que diffĂ©rentes plantes poussent dans diffĂ©rentes rĂ©gions. Si vous mangez du miel en provenance de l’Alaska et que vous vivez en Arizona, le pollen dans ce miel sera bien diffĂ©rent de celui que vous retrouverez dans votre air ambiant.

Dans bien des cas, le miel local est assez peu transformĂ©. C’est dire qu’il risque de contenir des particules d’abeilles, du venin ou des bactĂ©ries. Si vous ĂȘtes allergique aux abeilles, la consommation de ce miel risque de dĂ©clencher sa propre allergie et d’aggraver le problĂšme.

Tout de mĂȘme de bonnes nouvelles pour le miel

Ne vous prĂ©cipitez pas pour mettre votre miel Ă  la poubelle. Sa consommation prĂ©sente bien d’autres bienfaits qui pourraient vous aider Ă  optimiser votre expĂ©rience durant la saison des allergies. À titre d’exemple, le miel pourrait vous aider Ă  soulager la toux, en particulier s’il sert Ă  Ă©dulcorer le thĂ© en remplacement du sucre. Évitez cependant d’en donner Ă  des enfants de moins d’un an, car il peut causer le botulisme, une maladie potentiellement mortelle.

Il pourrait aussi ĂȘtre bĂ©nĂ©fique de consommer du miel en grande quantitĂ© en conjugaison avec des traitements antiallergiques normaux pour aider Ă  soulager les symptĂŽmes d’allergies saisonniĂšres. Quelques Ă©tudes ont Ă©tĂ© publiĂ©es sur le sujet, souvent avec des conclusions mitigĂ©es. Par contre, selon les rĂ©sultats d’une Ă©tude Ă  petite Ă©chelle, de fortes doses de miel non transformĂ© semblaient aider les personnes souffrant d’allergies saisonniĂšres Ă  soulager leurs symptĂŽmes, du moins pendant un certain temps.

Bien sĂ»r, pour obtenir ces rĂ©sultats, il faut consommer de fortes quantitĂ©s de miel. Les participants Ă  cette Ă©tude mangeaient du miel naturel non transformĂ© Ă  raison de 50 Ă  60 grammes (environ 2 œ c. Ă  table) par jour pendant quelques mois.

Le verdict final?

Tout cela dit, répondons à la question : la consommation de miel aide-t-elle à soulager les allergies saisonniÚres?

Chose certaine, elle peut aider Ă  gĂ©rer des symptĂŽmes comme la toux. Ajoutons que la thĂ©orie sur la prĂ©sence de pollen dans le miel tient la route. Pour l’heure cependant, les personnes souffrant d’allergies saisonniĂšres ont intĂ©rĂȘt Ă  s’en remettre aux mĂ©dicaments antiallergiques et Ă  passer moins de temps Ă  l’extĂ©rieur jusqu’Ă  la fin de la saison pollinique.

pandemic vs epidemic

pandemic vs epidemic

La COVID-19 a marquĂ© nos vies – et notamment notre vocabulaire. Prenons un instant pour revoir en pensĂ©e ce qu’Ă©tait la vie en 2019. Bien avant la pĂ©nurie de papier hygiĂ©nique et l’adoption massive du tĂ©lĂ©travail, combien de fois utilisions-nous des mots comme « Ă©pidĂ©mie » ou « pandĂ©mie »?

À moins de travailler dans le monde mĂ©dical ou de parler d’un film, ces mots ne nous venaient mĂȘme pas Ă  l’esprit. Pour la plupart des gens, il est difficile de passer quelques jours sans en entendre parler dans les nouvelles ou dans une simple conversation. PandĂ©mie et Ă©pidĂ©mie font maintenant partie de notre vocabulaire courant – mais que veulent dire ces mots? Et qu’en est-il du terme « endĂ©mie » que d’autres gens utilisent parfois?

Pour rĂ©pondre Ă  la question, entrons dans l’univers de ceux dont le moyen de subsistance consiste Ă  Ă©tudier les maladies. Pendant que nous y sommes, essayons de rĂ©pondre Ă  la question que bien des gens se posent – la pandĂ©mie finira-t-elle un jour?

Le mot-clĂ© : l’Ă©pidĂ©miologie, ou l’Ă©tude des maladies

Voyons tout d’abord cette branche de la mĂ©decine qui Ă©tablit les distinctions entre pandĂ©mie, endĂ©mie et Ă©pidĂ©mie. Cette tĂąche appartient aux Ă©pidĂ©miologistes – les scientifiques que la COVID-19 a mis le plus souvent Ă  l’avant-scĂšne. L’Ă©pidĂ©miologie Ă©tudie les causes, les facteurs de risque et la propagation de problĂšmes qui menacent la santĂ© publique dans une population donnĂ©e.

Ils dĂ©cĂšlent les menaces potentielles et effectuent des enquĂȘtes un peu comme le font les dĂ©tectives sur la scĂšne d’un crime. Leur but consiste Ă  Ă©tudier un problĂšme donnĂ©, Ă  en trouver la source, Ă  identifier les personnes qui courent le plus grand risque et Ă  dĂ©terminer le meilleur mode d’intervention. Les Ă©pidĂ©miologistes s’efforcent aussi de trouver des moyens de prĂ©vention pour Ă©viter l’aggravation du problĂšme.

Comme dans tout autre domaine scientifique, ils poursuivent leurs efforts sans relĂąche Ă  mesure qu’ils cernent la menace, tout en suivant son Ă©volution et ses changements. Chaque fois que vous entendiez parler d’une distanciation sociale de deux mĂštres ou du port du masque, c’Ă©tait lĂ  le fruit de leur travail.

Qu’est-ce qu’une Ă©pℱidĂ©mie?

La premiĂšre fois qu’il a Ă©tĂ© question de la COVID-19 vers la fin de 2019, on la dĂ©crivait comme un nouveau genre de pneumonie qui se propageait rapidement Ă  des millions d’habitants de la ville de Wuhan, en Chine. Le virus s’est Ă©ventuellement rĂ©pandu au-delĂ  des limites de la ville et dans le reste du pays, pour ensuite traverser les ocĂ©ans et les frontiĂšres.

Dans les premiers mois, cette Ă©closion du virus de la COVID-19 Ă©tait Ă©pidĂ©mique – autrement dit, la maladie se propageait rapidement et de façon inattendue Ă  un grand nombre de gens dans une population ou une rĂ©gion prĂ©cise. L’histoire mondiale a Ă©tĂ© marquĂ©e par bon nombre d’Ă©pidĂ©mies, notamment la variole, la rougeole et la polio.

Quand une épidémie devient une pandémie

Dans certains cas, une Ă©pidĂ©mie peut devenir pandĂ©mique, c.-Ă -d. que l’Ă©pidĂ©mie se propage rapidement au-delĂ  des frontiĂšres Ă  d’autres pays et continents. La prĂ©fixe « pan » signifie « tout », comme dans « panamĂ©ricain » qui s’Ă©tend Ă  tous les pays d’AmĂ©rique.

Toutes les Ă©pidĂ©mies ne se transforment pas en pandĂ©mies. Certaines disparaissent aussi rapidement qu’elles sont apparues, avant de pouvoir s’Ă©tendre au monde entier. Par contre, lorsqu’une maladie se propage et entraĂźne une hausse fulgurante des cas Ă  mesure qu’elle s’Ă©tend Ă  l’extĂ©rieur de son pays d’origine, l’Ă©pidĂ©mie n’en est plus une : c’est une pandĂ©mie.

En mars 2020, l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) reconnaissait officiellement que l’Ă©pidĂ©mie de la COVID-19 Ă©tait dĂ©sormais une pandĂ©mie. À ce stade, la COVID-19 s’Ă©tait Ă©tendue Ă  plus de 100 pays. La pandĂ©mie qui l’avait prĂ©cĂ©dĂ©e avait Ă©tĂ© celle de la grippe causĂ©e par le virus H1N1 en 2009.

Quand une pandĂ©mie passe au stade d’endĂ©mie

Quelle est donc l’Ă©tape qui suit la pandĂ©mie? Dans certains cas, comme celui de la polio, l’utilisation du vaccin contre cette maladie aux États-Unis a permis de l’Ă©radiquer ou presque, au point oĂč aucun cas n’a Ă©tĂ© signalĂ© depuis 1979.

Il arrive aussi parfois que la propagation de la maladie ralentisse et que le nombre de personnes atteintes diminue jusqu’Ă  ce que le virus ne circule plus activement dans une population donnĂ©e. À l’occasion, il pourra y avoir des Ă©closions qui seront rapidement cernĂ©es et surveillĂ©es pour empĂȘcher une propagation. C’est le cas de la rougeole. Une Ă©closion survient lorsque de nouveaux cas d’une maladie apparaissent dans une population ou une rĂ©gion oĂč la maladie ne sĂ©vit pas en temps normal.

Il y a aussi des maladies qui se dissipent, mais sans jamais disparaĂźtre complĂštement. Elles continuent de circuler dans une population ou une rĂ©gion prĂ©cise. Lorsqu’un nombre suffisant de personnes sont immunisĂ©es, soit aprĂšs avoir Ă©tĂ© atteintes par la maladie ou aprĂšs avoir Ă©tĂ© vaccinĂ©es, la maladie se rĂ©pand moins rapidement qu’elle ne l’a dĂ©jĂ  fait.

À un point donnĂ© pendant ce processus, la maladie passe du stade de pandĂ©mie Ă  celui d’endĂ©mie, c.-Ă -d. qu’elle circule constamment dans une population ou une rĂ©gion prĂ©cise. Pour vous rappeler la diffĂ©rence entre pandĂ©mie et endĂ©mie : l’endĂ©mie peut Ă©ventuellement marquer la fin d’une pandĂ©mie.

La malaria est un bon exemple d’une endĂ©mie. Elle sĂ©vit la plupart du temps dans les pays tropicaux et elle se rĂ©pand rarement hors des limites de cette zone (lorsque c’est le cas, on parle alors d’Ă©closion).

Portrait d’une fin de pandĂ©mie : l’endĂ©mie de COVID-19

Selon les attentes, la COVID-19 deviendra éventuellement une maladie endémique. Elle ne sera jamais vraiment éradiquée, mais avec un nombre croissant de personnes immunisées, les cas deviendront moins nombreux et moins graves. La plupart des scientifiques estiment que la COVID-19 finira par ressembler à la grippe, qui empire en certaines saisons, mais la maladie demeure toujours présente.

Cela dit, verrons-nous un jour la fin de la pandĂ©mie de COVID-19? La rĂ©ponse est simple : oui. Éventuellement. Par contre, la maladie ne disparaĂźtra pas complĂštement et seul le temps nous dira Ă  quoi ressemblera une endĂ©mie de COVID-19.

Votre systĂšme immunitaire travaille sans relĂąche afin de vous garder en santĂ©. Comprendre la maniĂšre dont votre organisme se protĂšge vous donne des munitions pour combattre les germes. Une foule de mythes circulent sur le systĂšme immunitaire et sur les façons de rester en santĂ©. Faites vos recherches pour distinguer les faits de la fiction afin de ne pas vous laisser tromper par ces mythes au sujet de l’immunitĂ©.

Engagez-vous sur la bonne voie en parcourant cette liste qui vise Ă  dĂ©mentir sept mythes parmi les plus courants sur le systĂšme immunitaire. Apprenez ce qui peut vous rendre malade et ce qui ne le peut pas, puis dĂ©couvrez les mesures que vous pouvez prendre afin de rester en santĂ© toute l’annĂ©e.

Mythe no 1 : le froid rend malade

Votre rhume hivernal survient de maniÚre presque aussi prévisible que les changements de saison. Une question demeure : pourquoi? Comme les gens contractent souvent les virus causant le rhume pendant les mois froids, il est tout naturel de croire que le temps froid est à blùmer.

Ce n’est pas le cas.

Il existe bel et bien un lien entre le temps froid et la maladie, mais il s’agit d’une corrĂ©lation et non pas d’une relation de cause Ă  effet. Il est plus probable que les modifications comportementales associĂ©es aux basses tempĂ©ratures soient Ă  l’origine de ces pics saisonniers.

Les gens tendent Ă  passer plus de temps Ă  l’intĂ©rieur lorsqu’il fait froid. La propagation des germes entre les personnes en contact Ă©troit se trouve alors facilitĂ©e; c’est le cas des membres d’une mĂȘme famille, des collĂšgues de travail, des camarades de classe et des personnes qui prennent le transport en commun. La proximitĂ© entre les personnes est la maniĂšre principale par laquelle se propagent les virus, indĂ©pendamment de la tempĂ©rature extĂ©rieure.

On observe une tendance semblable Ă  la rentrĂ©e des classes, aprĂšs les vacances estivales. Le mĂȘme phĂ©nomĂšne peut se produire lorsque vous commencez Ă  vous entraĂźner dans un nouveau gym. La proximitĂ© physique d’un grand nombre de personnes augmente la probabilitĂ© d’attraper un microbe (qu’il fasse chaud ou froid Ă  l’extĂ©rieur).

Des recherches mettent en lumiĂšre le fait que le temps plus frais constitue un environnement hospitalier pour certains virus en particulier. Le rhinovirus (le microbe causant le rhume) reste habituellement en dormance dans vos voies nasales, en attente d’un temps plus clĂ©ment. Lorsqu’il fait plus frais, il se rĂ©veille et se multiplie.

Si vous restez Ă  l’intĂ©rieur en raison du temps froid, vous risquez, en toussant ou en Ă©ternuant involontairement, de propulser le virus du rhume dans l’air que vous partagez avec d’autres. Comme le temps frais rapproche les gens, il suffit d’un Ă©ternuement pour propager un rhume, mais le changement de tempĂ©rature n’est qu’un Ă©lĂ©ment de l’équation.

Mythe no 2 : les allergies saisonniĂšres sont l’indice d’un systĂšme immunitaire affaibli

C’est plutĂŽt le contraire. En effet, les allergies saisonniĂšres sont attribuables Ă  une hyperrĂ©activitĂ© de la rĂ©ponse immunitaire, qui perçoit erronĂ©ment de petites particules en suspension dans l’air comme de dangereux microorganismes. ConsidĂ©rez les allergies comme le signe d’un systĂšme immunitaire zĂ©lĂ©, et non paresseux.

Il peut ĂȘtre difficile de faire la distinction entre des allergies et d’autres troubles des voies respiratoires supĂ©rieures, car ils ont en commun de nombreux symptĂŽmes. Toutefois, les allergies ne sont pas contagieuses. Vous pouvez prĂ©senter des maux de tĂȘte, de la congestion, des Ă©coulements nasaux, des larmoiements ou des dĂ©mangeaisons des yeux, ou mĂȘme des maux de gorge. Ce sont Ă©galement des symptĂŽmes du rhume.

La diffĂ©rence, c’est que les allergies ne sont pas provoquĂ©es par une bactĂ©rie ou un virus. Lorsque vous respirez, des particules inoffensives comme la poussiĂšre, le pollen ou des moisissures entrent dans votre organisme. Si vous avez des allergies saisonniĂšres, votre systĂšme immunitaire rĂ©agit Ă  ces particules comme si elles Ă©taient des agents pathogĂšnes potentiels.

Pour rĂ©duire au minimum vos symptĂŽmes, essayez d’identifier la source de vos allergies. S’il s’agit du pollen, Ă©vitez les plantes en floraison. Les allergies Ă  la poussiĂšre peuvent ĂȘtre plus intenses lorsqu’il vente. Donc, envisagez de protĂ©ger votre bouche et votre nez Ă  l’aide d’un masque les jours venteux.

Ces allergies sont saisonniĂšres, comme leur nom l’indique. Elles finissent donc par s’attĂ©nuer avec le temps. Les symptĂŽmes d’allergies peuvent ĂȘtre bien maĂźtrisĂ©s par des mĂ©dicaments adĂ©quats prescrits par un mĂ©decin. Consultez un professionnel de la santĂ© pour savoir s’il peut vous aider Ă  trouver un moyen pour gĂ©rer vos allergies saisonniĂšres.

Mythe no 3 : le lavage des mains « tue » les virus

Peut-ĂȘtre ĂȘtes-vous surpris d’apprendre que le lavage des mains ne tue pas rĂ©ellement les virus. En rĂ©alitĂ©, les virus ne sont pas vivants, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas se reproduire par eux-mĂȘmes. Le lavage des mains permet toutefois de se dĂ©barrasser des virus d’une autre maniĂšre.

Le savon adhĂšre Ă  la membrane, ou paroi externe des virus. De plus, les molĂ©cules de savon rivalisent avec les lipides qui composent la membrane du virus et aident Ă  les dissocier de maniĂšre Ă  rendre le virus inoffensif. Cette propriĂ©tĂ© adhĂ©rente permet de vous dĂ©barrasser des virus qui peuvent vous rendre malade en les rinçant avec de l’eau. Vous vous en lavez littĂ©ralement les mains.

Consultez ce guide pratique si vous souhaitez avoir un rappel sur la façon adĂ©quate de vous laver les mains. Il est important d’adopter une technique de lavage des mains appropriĂ©e, ce qui peut ĂȘtre plus complexe que vous ne le croyez.

Assurez-vous de vous sĂ©cher soigneusement les mains aprĂšs les avoir lavĂ©es, car il est plus difficile pour un virus de se transfĂ©rer Ă  partir de mains sĂšches. Lavez-les et sĂ©chez-les souvent au cours de la journĂ©e. Le lavage des mains ne tue pas les germes qui peuvent vous rendre malade, mais il peut vous en dĂ©barrasser d’une maniĂšre efficace.

Mythe 4 : le désinfectant pour les mains est plus efficace que le lavage des mains

Le lavage des mains avec de l’eau et du savon est le moyen le plus efficace de prĂ©venir la propagation des bactĂ©ries et des virus. Lorsqu’il n’est pas possible de vous laver les mains, le dĂ©sinfectant pour les mains est une bonne solution de rechange.

Contrairement au lavage des mains, les dĂ©sinfectants pour les mains dĂ©truisent les microbes. En effet, l’alcool contenu dans ces dĂ©sinfectants dĂ©sactive les virus et les empĂȘche de se transfĂ©rer Ă  partir de vos mains. Les dĂ©sinfectants pour les mains composĂ©s d’au moins 60 % d’alcool tuent efficacement les bactĂ©ries et les microbes qui se trouvent sur vos mains.

Pour tirer le meilleur parti de votre dĂ©sinfectant pour les mains, essayez d’abord d’enlever la saletĂ© et les dĂ©bris visibles. Essuyez-vous les mains Ă  l’aide d’une serviette ou d’un tissu avant d’utiliser un dĂ©sinfectant pour les laver. La saletĂ© et l’huile cutanĂ©e diminuent l’efficacitĂ© du dĂ©sinfectant Ă  Ă©liminer les microbes.

Le dĂ©sinfectant pour les mains n’est pas aussi efficace que le lavage des mains pour enlever les microbes, mais il est pratique. Il est utile d’avoir du dĂ©sinfectant pour les mains lorsqu’on est Ă  l’extĂ©rieur de chez soi. Quand vous sortez faire des courses ou que vous ĂȘtes en voiture, il n’est pas toujours possible de vous arrĂȘter pour vous laver les mains. Dans ce genre de situation, utilisez du dĂ©sinfectant pour les mains afin de vous protĂ©ger contre les germes.

Mythe no 5 : « nourrir un rhume, affamer une fiÚvre »

Ce dicton constitue l’un des mythes les plus rĂ©pandus Ă  propos du systĂšme immunitaire. L’organisme a besoin d’un carburant adĂ©quat pour combattre n’importe quel type d’infection. Imaginez-vous partir Ă  la guerre l’estomac vide; votre systĂšme immunitaire rĂ©agira de la mĂȘme maniĂšre si vous limitez votre apport alimentaire lorsque vous ĂȘtes malade.

Il n’existe pas beaucoup de donnĂ©es pour appuyer le concept voulant que le jeĂ»ne fasse diminuer la fiĂšvre. En fait, les besoins caloriques de l’organisme augmentent lorsqu’il combat une infection. Le systĂšme immunitaire a besoin d’énergie en provenance de l’alimentation pour augmenter la production de globules blancs. La hausse de la tempĂ©rature interne de l’organisme stimule Ă©galement le mĂ©tabolisme, ce qui signifie qu’un apport calorique supplĂ©mentaire sera nĂ©cessaire pour compenser.

Toutefois, il est normal de ne pas avoir beaucoup d’appĂ©tit lorsqu’on se sent malade. Ne vous forcez donc pas Ă  manger si vous n’en avez pas envie; vous pourriez avoir la nausĂ©e.

Par contre, que vous ayez un rhume ou de la fiĂšvre, il est important de manger ce que vous pouvez lorsque vous ĂȘtes malade. Tenez-vous-en Ă  des aliments entiers et nutritifs si vous ne vous sentez pas dans votre assiette. Bon nombre de fruits, de lĂ©gumes cuits et de protĂ©ines sont faciles Ă  digĂ©rer et fournissent les nutriments essentiels dont l’organisme a besoin. Choisissez ce qui vous convient.

Mythe no 6 : la soupe poulet et nouilles abrÚge la durée du rhume

Aussi invitant que cela puisse paraĂźtre, un bol de soupe ne peut pas servir de cure. Cependant, la soupe poulet et nouilles est un plat rĂ©confortant qui a fait ses preuves. Malheureusement, la soupe elle-mĂȘme ne possĂšde aucun pouvoir magique de guĂ©rison – le plumage du poulet qui a servi pour faire la soupe non plus.

Le temps, le repos et des médicaments adéquats sont les seuls moyens de vaincre une infection.

Cela Ă©tant dit, la soupe poulet et nouilles n’est pas une mauvaise idĂ©e. Il s’agit d’une excellente maniĂšre d’obtenir une nutrition consistante, car elle est remplie d’ingrĂ©dients de qualitĂ© qui peuvent fournir du carburant Ă  votre organisme au moment oĂč il en a besoin. Les antioxydants et les vitamines qui proviennent des lĂ©gumes contribuent Ă  soutenir le systĂšme immunitaire, et les protĂ©ines du poulet fournissent une Ă©nergie durable pour aider au combat.

Les soupes (et autres repas chauds) aident à atténuer certains des symptÎmes du rhume. La vapeur du bouillon peut aider à dégager les sinus et la chaleur peut apaiser un mal de gorge.

D’autres aliments peuvent procurer un soulagement semblable. Une infusion chaude, le miel, le riz, les bananes et la compote de pommes sont des options appĂ©tissantes qui peuvent calmer des maux d’estomac. Faites l’essai de certains de ces aliments la prochaine fois que vous ne vous sentirez pas bien. Ils ne vous guĂ©riront pas, mais ils vous fourniront les nutriments dont vous avez besoin pour soutenir votre systĂšme immunitaire.

Mythe no 7 : l’exercice affaiblit le systùme immunitaire

Adopter le programme d’entraĂźnement d’un Olympien peut dĂ©rĂ©gler votre systĂšme immunitaire, mais il peut ĂȘtre bĂ©nĂ©fique pour votre organisme de faire de l’exercice d’une intensitĂ© normale et Ă  faible impact. Faire rĂ©guliĂšrement de l’exercice constitue un moyen fiable de prĂ©parer l’organisme Ă  affronter les germes qu’il pourrait rencontrer.

Les globules blancs prospĂšrent lorsque vous vous entraĂźnez. En effet, l’exercice favorise le renouvellement cellulaire et stimule la production de ces importantes cellules immunitaires. Il faut bien dire qu’elles forment les troupes qui vont au front pour combattre les virus et les bactĂ©ries.

Fixez-vous l’objectif de vous entraĂźner, Ă  la fois pour votre santĂ© immunitaire et pour votre bien-ĂȘtre gĂ©nĂ©ral. Toutefois, assurez-vous d’y aller avec modĂ©ration, car Ă  l’excĂšs, l’exercice vigoureux peut ĂȘtre nĂ©faste. Tenez-vous en Ă  des activitĂ©s simples comme la marche, la course ou la natation. Veillez simplement Ă  bouger tous les jours pour soutenir votre systĂšme immunitaire.

Mettez fin à la propagation des mythes et de la désinformation sur le systÚme immunitaire

Maintenant que vous connaissez les fausses informations qui circulent Ă  propos de l’immunitĂ©, faites votre part pour que ces mythes cĂšdent la place Ă  la vĂ©ritĂ©.

Assurez-vous de mettre en pratique des mesures de sĂ©curitĂ© adĂ©quates pendant les moments oĂč la propagation virale est plus importante. DĂ©montrez votre connaissance de l’immunitĂ© en priorisant l’exercice et les aliments nutritifs pour continuer Ă  vous sentir fort. Faites valoir Ă  votre famille et vos amis l’importance du lavage des mains.

Déboulonnez les mythes sur le systÚme immunitaire et faites tout ce que vous pouvez pour aider votre organisme à rester en santé.

Le systùme immunitaire se bat au quotidien, c’est son rîle.

L’organisme est protĂ©gĂ© par une dĂ©fense coordonnĂ©e. Cellules, protĂ©ines et signaux chimiques joignent leurs forces contre les bactĂ©ries, virus, parasites et autres agents pathogĂšnes. De plus, le systĂšme immunitaire joue un rĂŽle dans la guĂ©rison des plaies ainsi que la rĂ©gĂ©nĂ©ration et la rĂ©paration des cellules et des tissus.

Un systĂšme immunitaire fonctionnel et en santĂ© est une machine multicouche complexe, composĂ©e de sous-systĂšmes, tissus et organes, et rĂ©glĂ©e par de nombreux processus. DĂ©couvrez-en les aspects Ă©lĂ©mentaires pour mieux comprendre ce qu’il vous faut pour prĂ©server une saine immunitĂ©.

Lignes de défense

Supposons que l’organisme soit un chĂąteau Ă  dĂ©fendre. En premiĂšre ligne se trouvent les barriĂšres physiques et chimiques – des murs hauts et Ă©pais dont le but est de repousser les nombreux envahisseurs.

La barriĂšre physique la plus Ă©vidente, la peau, est d’une rare efficacitĂ©. Votre organe le plus volumineux du corps est une couche impermĂ©able qui vous protĂšge contre les agents pathogĂšnes. La structure de la peau, des substances en surface et d’autres composĂ©s prĂ©sents dans les couches plus profondes contribuent Ă  assurer cette protection.

La peau fait du bon travail, mais il y a d’autres voies d’entrĂ©e dans le corps. D’oĂč la prĂ©sence d’autres barriĂšres physiques.

Les voies respiratoires supérieures sont tapissées de petits poils appelés cils qui éloignent des poumons les substances potentiellement dangereuses, lesquelles sont éliminées physiquement par les fonctions excrétoires (toilette).

Le mucus estompe la distinction entre les barriÚres physiques et chimiques. Indépendamment de la catégorie dans laquelle on le place, le mucus constitue un piÚge efficace pour les envahisseurs. Produit par différentes membranes du corps, cette épaisse substance gluante agit comme un piÚge collant dans lequel les microbes se prennent et duquel ils ne peuvent plus sortir.

Parmi les autres barriĂšres chimiques, on retrouve les larmes, la salive, l’acide gastrique ainsi que certains composĂ©s chimiques protecteurs produits par les cellules et le sang.

L’immunitĂ© en gĂ©nĂ©ral : le systĂšme immunitaire innĂ©

Le systĂšme immunitaire innĂ©, Ă©galement appelĂ© systĂšme immunitaire non spĂ©cifique, est un sous-systĂšme faisant partie de la dĂ©fense immunitaire de l’organisme qui est encodĂ© dans les gĂšnes. VoilĂ  la partie innĂ©e ou inhĂ©rente. Il assure une protection plus gĂ©nĂ©rale, dĂ©truisant tous les microbes qui pĂ©nĂštrent dans le corps. VoilĂ  la composante non spĂ©cifique.

Les dĂ©fenses cellulaires se mettent en branle si un agent pathogĂšne passe au-delĂ  des barriĂšres physiques et chimiques. On peut aussi considĂ©rer qu’elles font partie du sous-systĂšme innĂ©. C’est Ă  ce moment qu’entrent en scĂšne les phagocytes (un type prĂ©cis de cellule immunitaire), ces globules blancs qui, telles des sentinelles, patrouillent dans le corps pour dĂ©truire les envahisseurs.

Ces cellules qui se retrouvent dans tous les tissus de l’organisme Ă©liminent les agents infectieux par phagocytose. C’est lĂ  un processus compliquĂ©, mais il existe une façon simple de le comprendre.

NommĂ©s ainsi parce que phago signifie « qui mange » en grec, les phagocytes ingĂšrent ou engloutissent les microbes envahisseurs. Plusieurs mĂ©canismes d’élimination sont ensuite dĂ©ployĂ©s pour dĂ©truire les agents infectieux captifs.

Certains phagocytes ont des rĂ©cepteurs qui leur permettent de distinguer les cellules saines des substances potentiellement dangereuses (en plus de gĂ©rer les cellules mortes ou mourantes provenant du renouvellement cellulaire). D’autres reçoivent un signal chimique leur indiquant de se rendre aux endroits oĂč ils seraient les plus utiles. Les phagocytes aident mĂȘme au nettoyage et Ă  la rĂ©paration aprĂšs la destruction des envahisseurs.

Immunité adaptative

Le systĂšme immunitaire adaptatif est comme la base de donnĂ©es de l’immunitĂ© d’un individu. AprĂšs avoir Ă©tĂ© en contact avec un agent pathogĂšne particulier, certaines cellules immunitaires vont se souvenir de la meilleure façon de les dĂ©truire. VoilĂ  pourquoi on parle Ă©galement d’immunitĂ© spĂ©cifique ou d’immunitĂ© acquise.

Que la premiĂšre exposition Ă  l’agent pathogĂšne soit intentionnelle ou accidentelle n’a aucune importance. Une rĂ©ponse immunitaire normale et saine dĂ©bute avec un antigĂšne. On peut se reprĂ©senter l’antigĂšne comme le code Ă  barres de chacune des cellules. Tout comme chaque article Ă  l’épicerie a son propre code Ă  barres, chaque type de cellule a son propre code Ă  antigĂšnes qui permet de la reconnaĂźtre.

Ces antigÚnes, pour la plupart des protéines, peuvent également reconnaßtre les agents infectieux. Le systÚme immunitaire a appris à lire ces codes à antigÚnes. Lorsque les antigÚnes reconnaissent un corps étranger, ils enclenchent une réponse immunitaire.

Chaque antigĂšne entraĂźne la crĂ©ation d’un anticorps sur mesure. La liaison de l’anticorps en forme de Y Ă  l’antigĂšne correspondant signale aux autres cellules immunitaires qu’il s’agit d’un envahisseur Ă  attaquer. Certains anticorps peuvent faire eux-mĂȘmes le travail.

Les lymphocytes (un autre type spĂ©cifique de cellule immunitaire) sont les cellules principales du systĂšme immunitaire adaptatif. Deux types de lymphocytes (T et B) sont produits dans la moelle Ă©piniĂšre. Ils peuvent soit attaquer et Ă©liminer les agents infectieux par eux-mĂȘmes soit assister d’autres globules blancs lors de la rĂ©ponse immunitaire.

Les lymphocytes T et B constituent les bases de la mĂ©moire immunitaire de l’organisme. En prĂ©sence d’antigĂšnes, les lymphocytes B crĂ©ent les anticorps correspondants avant de les relĂącher dans le corps. Les cellules mĂ©moire T – celles qui ont survĂ©cu aux attaques prĂ©cĂ©dentes – travaillent en Ă©quipe pour aider le systĂšme immunitaire Ă  dĂ©truire rapidement et efficacement les bactĂ©ries, virus et autres agents pathogĂšnes dĂ©jĂ  connus.

Défendre son systÚme immunitaire

Nous venons de voir comment fonctionne un systĂšme immunitaire normal et sain. Sa capacitĂ© Ă  dĂ©fendre l’organisme peut ĂȘtre altĂ©rĂ©e par l’environnement, l’alimentation, le stress, le sommeil, les dĂ©placements ou tout autre aspect de la vie.

Une fonction immunitaire saine rĂ©sulte d’un effort concertĂ© de l’ensemble de l’organisme et une approche globale  est nĂ©cessaire pour la prĂ©server. Voici quelques Ă©lĂ©ments pouvant aider :

  • Dormir un minimum de 7 heures par nuit et ne passer aucune nuit blanche.
  • Faire rĂ©guliĂšrement de l’exercice afin de favoriser les cellules mĂ©moires, amĂ©liorer la fonction immunitaire de la peau et mobiliser les cellules immunitaires
  • Minimiser autant que possible le stress ou adopter de saines habitudes pour le gĂ©rer, l’exercice par exemple.
  • Adopter une alimentation saine et Ă©quilibrĂ©e qui comprend beaucoup de fruits, lĂ©gumes et protĂ©ines maigres afin d’obtenir les micronutriments et macronutriments essentiels, ainsi que d’importants phytonutriments. Une saine alimentation (comprenant une bonne quantitĂ© de fibres) fournit au microbiome ce qu’il lui faut pour maintenir un bon fonctionnement de la barriĂšre intestinale.
  • Avoir une bonne hygiĂšne, se laver souvent les mains par exemple, minimise la quantitĂ© d’agents pathogĂšnes avec lesquels le corps entre en contact au dĂ©part.

 

Les trois premiers mots qui viennent Ă  l’esprit lorsqu’on pense Ă  la vitamine D sont sans doute « essentiel », « soleil » et « os ». C’est un bon dĂ©but, mais cela ne reflĂšte pas entiĂšrement la diversitĂ© des rĂŽles de l’un des nutriments les plus essentiels au corps. D’ailleurs, l’un des aspects que l’on oublie souvent est la connexion entre la vitamine D et l’immunitĂ©.

Le rĂŽle de la vitamine D dans le soutien et le maintien de la santĂ© osseuse est la raison fondamentale pour laquelle elle est classifiĂ©e comme une vitamine essentielle. Toutefois, des recherches rĂ©centes ont dĂ©montrĂ© que la vitamine D soutient aussi la santĂ© immunitaire. C’est en raison du fait que la vitamine liposoluble contribue Ă  rĂ©guler plusieurs processus importants concernant la rĂ©paration cellulaire naturelle et la rĂ©ponse immunitaire saine. Ces dĂ©couvertes, en plus de l’observation de l’état de santĂ© de patients souffrant d’une dĂ©ficience en vitamine D, ont menĂ© Ă  une hausse de l’intĂ©rĂȘt accordĂ© au rĂŽle de la vitamine D dans le soutien et le maintien d’une bonne santĂ© immunitaire.*

Une vitamine pour soutenir deux fonctions immunitaires

Nous avons établi et confirmé la pertinence du rÎle de la vitamine D dans le systÚme immunitaire à la suite de la découverte selon laquelle presque toutes les cellules du systÚme immunitaire contiennent des récepteurs de vitamine D. Les effets de la vitamine D sur les cellules immunitaires sont trÚs complexes, mais des recherches ont démontré que ses fonctions soutiennent le systÚme immunitaire adaptatif et inné.*

La fonction principale du systÚme immunitaire inné (ou de premiÚre ligne) est de protéger le corps au moyen de barriÚres physiques, de produits chimiques et de certaines réponses immunitaires. Cela comprend les cellules immunitaires (neutrophiles et macrophages) qui agissent en guise de défense cellulaire naturelle de premiÚre ligne. Bien que le systÚme immunitaire soit rapide et efficace, il peut parfois causer des dommages collatéraux et est incapable de reconnaßtre les expositions récurrentes.

Par contre, le systĂšme immunitaire adaptatif est plus lent, mais plus mĂ©thodique et spĂ©cialisĂ©. La rĂ©ponse adaptative comprend des cellules immunitaires spĂ©cifiques qui coordonnent la destruction de cellules infectĂ©es (lymphocytes T) et activent et sĂ©crĂštent des anticorps (lymphocytes B). Le systĂšme adaptatif emploie une mĂ©moire immunologique pour rapidement et Ă©nergiquement dĂ©fendre le corps contre les expositions rĂ©pĂ©titives. Cette fonction reprĂ©sente le principe derriĂšre l’immunitĂ© naturelle aprĂšs que les interactions immunitaires aient produits des anticorps.

Apprenez-en plus sur les cellules T et la réponse immunitaire adaptative et passez en revue les bases de votre systÚme immunitaire.

Quatre exemples illustrant comment la vitamine D contribue à la santé immunitaire

Il faudrait tout un manuel scolaire pour dĂ©crire tous les rĂŽles de la vitamine D dans la santĂ© immunitaire. Heureusement, il suffit de se souvenir de ces quatre importants effets causĂ©s par ce nutriment qui contribue Ă  soutenir les dĂ©fenses immunitaires saines pour ĂȘtre en bonne voie de comprendre Ă  quel point la vitamine du soleil est importante pour rester en santĂ©.*

1. La vitamine D soutient la maturation et la fonction des cellules immunitaires clés*

L’immunitĂ© innĂ©e est un effort coordonnĂ© impliquant plusieurs agents cellulaires diffĂ©rents. Les macrophages et leurs prĂ©curseurs monocytaires ainsi que les lymphocytes T (cellules cytotoxiques T) ont tous un rĂŽle vital dans la rĂ©ponse immunitaire et l’immunitĂ© Ă  mĂ©diation cellulaire (celle causĂ©e sans anticorps tirĂ© de la mĂ©moire du systĂšme immunitaire).

La vitamine D est une composante importante dans les mĂ©canismes soutenant la maturation et la diffĂ©rentiation de monocytes en macrophages. Une fois devenues des macrophages spĂ©cialisĂ©s, ces cellules immunitaires contribuent Ă  la dĂ©fense immunitaire cellulaire de premiĂšre ligne. Elles participent aussi aux opĂ©rations de nettoyage en Ă©liminant ou assimilant les dĂ©chets cellulaires. De plus, les macrophages sĂ©crĂštent une protĂ©ine immunitaire clĂ© appelĂ©e cathĂ©licidine. La production rĂ©guliĂšre de cathĂ©licidine par les macrophages actifs est grandement dĂ©pendante de la prĂ©sence d’un niveau adĂ©quat de vitamine D.*

2. La vitamine D favorise la prĂ©sence d’antigĂšnes*

Afin de susciter des actions dĂ©fensives, les cellules immunitaires, comme les lymphocytes, doivent ĂȘtre exposĂ©es aux antigĂšnes (une protĂ©ine spĂ©cialisĂ©e pour alerter le systĂšme immunitaire). Les cellules qui contribuent le plus efficacement Ă  la prĂ©sence d’antigĂšnes sont appelĂ©es « cellules dendritiques ».

L’une des fonctions primaires des cellules dendritiques est de capturer les antigĂšnes, les traiter puis les rediriger vers le systĂšme immunitaire adaptatif et initialiser l’immunitĂ© Ă  mĂ©ditation cellulaire. Les cellules dendritiques ont une importance critique dans le dĂ©veloppement de la mĂ©moire immunologique et la tolĂ©rance. La vitamine D joue un rĂŽle clĂ© dans le soutien d’une maturation et rĂ©gularisation saine des cellules dendritiques humaines.*

3. La vitamine D joue un rÎle dans le soutien de la capacité naturelle du systÚme immunitaire à produire les protéines nécessaires à son fonctionnement optimal*

Ce lien entre la vitamine D et l’immunitĂ© procure de l’armement biologique dont le systĂšme immunitaire a besoin pour vous garder en santĂ©. La vitamine D contribue Ă  maintenir une bonne rĂ©gularisation de la production de protĂ©ines spĂ©cifiques qui favorise de bonnes fonctions immunitaires.

On peut d’ailleurs illustrer cet effet bĂ©nĂ©fique dans les poumons, dans lesquels les cellules immunitaires et les cellules Ă©pithĂ©liales sont dotĂ©es d’un grand nombre de rĂ©cepteurs de vitamine D. Les chercheurs Ă©tudiants ces rĂ©cepteurs de vitamine D dans les tissus pulmonaires ont dĂ©couvert que la vitamine D active participe aux soutiens de l’activitĂ© d’un composĂ© qui maintient le bon fonctionnement immunitaire des poumons. Elle aide aussi Ă  soutenir la production d’une protĂ©ine qui encourage les cellules Ă  performer rĂ©guliĂšrement leurs activitĂ©s naturelles.*

4. La vitamine D prĂȘte main-forte aux cellules T

La capacitĂ© de la vitamine D Ă  favoriser la diffĂ©renciation et le dĂ©veloppement sain des cellules immunitaires s’applique aussi Ă  l’immunitĂ© adaptative. La vitamine D aide les cellules de type T.*

Les cellules T sont d’abord des cellules inactives, ou naĂŻves. Afin d’aider Ă  la dĂ©fense du corps, elles doivent premiĂšrement faire la transition en une cellule tueuse ou un lymphocyte T auxiliaire pour participer Ă  la rĂ©ponse immunitaire. La vitamine D contribue aux processus naturels de mobilisation et d’activation servant Ă  vous garder en santĂ©. De plus, elle favorise le maintien d’une bonne migration des cellules T entre certains tissus, comme la peau, le tube digestif et le ganglion lymphatique.*

Exploiter ses connaissances sur la vitamine D et l’immunitĂ©

Il ne s’agit que d’un survol de base concernant le rĂŽle de la vitamine D dans les fonctions immunitaires. Les moyens dont la vitamine D favorise le maintien de la santĂ© du systĂšme immunitaire sont trĂšs complexes et est une question d’équilibre. On veut que le systĂšme immunitaire ne soit ni trop rigoureux, ni trop nĂ©gligent. Il est important de maintenir un niveau sain de vitamine D pour conserver l’équilibre gĂ©nĂ©ral et le bon fonctionnement du systĂšme immunitaire.*

Si vous avez des doutes concernant votre niveau de vitamine D actuel, il est important de vous informer auprĂšs d’un professionnel de la santĂ©. Des concentrations sanguines entre 30 ng/ml et 50 ng/ml sont considĂ©rĂ©s comme optimaux aux yeux de la plupart des experts.

Donc, afin d’amĂ©liorer votre immunitĂ©, assurez-vous que votre corps fasse le plein de vitamine D. Il suffit de prendre un peu de soleil. Adaptez aussi votre alimentation davantage d’aliments riches en vitamine D. Vous pouvez aussi vous tourner vers les supplĂ©ments si vous vivez plus au nord ou si vos choix alimentaires discutables causent des dĂ©ficiences dans votre alimentation qui rendent difficile l’atteinte d’un taux optimal.*

*Ces allĂ©gations n’ont pas Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es par la Food and Drug Administration (FĂ©dĂ©ration amĂ©ricaine des aliments et drogues). Ce produit ne prĂ©tend diagnostiquer, soigner, guĂ©rir ou prĂ©venir aucune maladie.

Impossible d’Ă©viter le stress, qui est omniprĂ©sent dans la vie. À petite dose, le stress peut ĂȘtre bĂ©nĂ©fique en nous motivant Ă  atteindre des objectifs et achever des tĂąches nĂ©cessaires. Par contre, un stress intense peut nous donner l’impression de perdre tous nos moyens et mĂȘme d’ĂȘtre malade, compte tenu des effets nĂ©fastes importants du stress sur  la fonction immunitaire.

Quand on y pense, il arrive rarement qu’on se sente en pleine forme et stressĂ© au mĂȘme moment, n’est-ce pas? En fait, le stress qui s’exerce sur le corps et l’esprit peut affaiblir votre systĂšme immunitaire. Votre organisme fonctionne alors Ă  plein rĂ©gime afin de fournir l’énergie nĂ©cessaire pour combattre les facteurs de stress, ce qui fait que la force de votre immunitĂ© s’en trouve amoindrie.

Aussi rudimentaire que soit cette explication, c’est un bon point de dĂ©part pour voir de plus prĂšs les effets du stress sur la fonction immunitaire. Une bonne comprĂ©hension de la rĂ©ponse de l’organisme aux facteurs de stress permettra de mieux saisir le lien qui existe entre stress et immunitĂ©. Par la suite, il vous suffira d’apprendre comment amĂ©liorer votre rĂ©action au stress pour vous sentir en pleine forme mĂȘme pendant les pĂ©riodes difficiles.


Le langage du stress

En connaissant la terminologie propre au stress, on arrive Ă  mieux comprendre les rĂ©ponses naturelles de l’organisme.  Voici certains termes Ă©lĂ©mentaires :

  • Facteur de stress, ou stresseur : Tout stimulus qui cause le stress. Les stresseurs sont de deux ordres : physiques et psychologiques. Un stresseur physique agit sur le corps, tandis qu’un stresseur psychologique agit sur l’esprit.
  • Hypothalamus : Un centre de commandement important dans le cerveau. Un peu plus gros qu’une piĂšce de dix cents et situĂ©s au milieu du cerveau, il contrĂŽle l’activitĂ© de la glande pituitaire et rĂ©gule la faim, la soif, le sommeil, la tempĂ©rature corporelle et d’une foule d’Ă©motions.
  • Glande pituitaire : La glande maĂźtresse responsable de la libĂ©ration de la plupart des hormones dans l’organisme.
  • Glandes surrĂ©nales : Des glandes triangulaires situĂ©es au-dessus des reins qui libĂšrent le cortisol.
  • Cortisol : La principale hormone libĂ©rĂ©e dans le sang en rĂ©ponse au stress.

Comment l’organisme fait face au stress 

Votre organisme a un protocole intĂ©grĂ© de rĂ©ponse qui entre en fonction chaque fois que le stress se manifeste.  Ce processus s’amorce dĂšs qu’un stresseur exerce une pression sur l’esprit ou le corps.

L’hypothalamus est la partie du cerveau qui reconnaĂźt le stress. DĂšs qu’il dĂ©tecte un stresseur, il envoie un message par l’entremise des neurones Ă  une zone avoisinante du cerveau appelĂ©e glande pituitaire. Celle-ci enregistre les signaux reçus de l’hypothalamus et indique alors aux glandes surrĂ©nales (au-dessus des reins) d’accroĂźtre la quantitĂ© d’hormones du stress en circulation dans le sang.

VoilĂ  les notions de base de la rĂ©ponse naturelle de l’organisme au stress. Pour mieux les comprendre et Ă©tablir le lien entre stress et fonction immunitaire, Ă©tudions de plus prĂšs la principale hormone du stress : le cortisol.

Cette hormone importante agit en haussant votre niveau d’énergie en pĂ©riode de stress. Les effets du cortisol sont temporaires et dĂšs que le stress se dissipe, le regain d’Ă©nergie qu’il procure cesse.

En rĂ©duisant les activitĂ©s non essentielles de l’organisme, le cortisol l’aide aussi Ă  gĂ©rer le stress. Du mĂȘme coup, il met malheureusement sur pause une partie de la fonction immunitaire. Le cortisol tente ainsi de conserver l’énergie en prĂ©sence d’un stress, mais la pĂ©riode stressante ouvre ainsi la porte aux germes.

Les effets du stress sur la fonction immunitaire

En prĂ©sence d’un stresseur de courte durĂ©e – par exemple un retard Ă  un rendez-vous ou la participation Ă  un triathlon – l’action du cortisol est temporaire et ses effets sur l’immunitĂ© sont nĂ©gligeables. Par contre, si le stress se prolonge sur plusieurs jours ou des semaines, un taux plus Ă©levĂ© de cortisol peut avoir des effets plus nocifs.

Un taux Ă©levĂ© de cortisol neutralise votre systĂšme immunitaire en rĂ©duisant la production de globules blancs. Comme ces derniers ne pourchassent plus les germes, la rĂ©ponse Ă  l’infection est beaucoup plus lente. Si votre taux de cortisol demeure Ă©levĂ© pendant une longue pĂ©riode, vous devenez plus vulnĂ©rable Ă  certaines maladies que vous n’auriez pas attrapĂ©es autrement. C’est ce qui explique qu’on soit sujet au rhume aprĂšs une longue pĂ©riode de stress intense.

Les Ă©tudiants qui prĂ©parent leurs examens de fin d’annĂ©e en sont un bon exemple. En effet, ils sont nombreux Ă  se retrouver enrhumĂ©s dans les jours suivants la fin des cours.  Voici ce qui se passe :

Un stresseur (l’examen) dĂ©clenche la rĂ©ponse au stress de leur organisme. Pendant qu’ils Ă©tudient, le taux de cortisol s’élĂšve et demeure en hausse pendant une plus longue pĂ©riode, peut-ĂȘtre mĂȘme quelques semaines. Pendant cette pĂ©riode de stress, leur systĂšme immunitaire est neutralisĂ© pour permettre au cerveau de canaliser la plus grande quantitĂ© d’énergie disponible afin de combattre le stress causĂ© par un examen de fin d’annĂ©e.

Un fonctionnement aussi affaibli permet aux germes de s’infiltrer facilement dans les tissus sains et d’entraĂźner des maladies comme le rhume. Ressentis comme faisant partie de la rĂ©ponse immunitaire, les symptĂŽmes apparaissent une fois l’examen passĂ©.

Bien sĂ»r, les examens de fin d’annĂ©e sont loin d’ĂȘtre le seul facteur de stress Ă  long terme. Un dĂ©mĂ©nagement dans une nouvelle ville, la naissance d’un enfant, un changement d’emploi et d’autres Ă©preuves sont autant de stresseurs Ă  long terme courants. Comme tout stress persistant hausse le taux de cortisol et neutralise l’immunitĂ©, les germes peuvent causer des mĂ©faits dans un systĂšme immunitaire affaibli en pĂ©riode de stress intense.

Atténuez votre stress au profit de votre immunité

Pour abaisser votre taux de cortisol et protĂ©ger votre systĂšme immunitaire, il faut apprendre Ă  gĂ©rer le stress. Il ne manque pas d’activitĂ©s Ă  essayer pour vous aider Ă  attĂ©nuer le stress, et qui  sont aussi bĂ©nĂ©fiques pour votre Ă©tat de santĂ© gĂ©nĂ©ral.

La mĂ©ditation est l’une des stratĂ©gies les plus efficaces pour la gestion du stress. Quelques minutes par jour de concentration mĂ©ditative peuvent abaisser sensiblement le taux de cortisol sanguin et vous procurer un sentiment de quiĂ©tude et de sĂ©rĂ©nitĂ©. La mĂ©ditation peut aussi ĂȘtre bĂ©nĂ©fique pour votre immunitĂ©.

Dans le cadre d’une Ă©tude, des chercheurs ont constatĂ© que des sujets qui pratiquaient la mĂ©ditation tous les jours dĂ©veloppaient plus d’anticorps contre la grippe que d’autres qui ne le faisaient pas. Conclusion : isolez-vous quelques minutes chaque du monde affairĂ© qui vous entoure, en prenant soin de vous tourner vers la mĂ©ditation lorsque vous vous sentez stressĂ©.

L’exercice est aussi un moyen Ă©prouvĂ© d’attĂ©nuer le stress. Vous connaissez sans doute dĂ©jĂ  les multiples bienfaits que le corps ressent en bougeant tous les jours, et vous pouvez maintenant y ajouter le soulagement du stress. (Lisez cet article pour dĂ©couvrir d’autres moyens de combattre le stress.)

Si aucune de ces stratégies ne fonctionne, il serait bon de consulter un professionnel de la santé mentale. Le simple fait de parler à un conseiller ou à un travailleur social dans un contexte thérapeutique pourra  vous aider à faire face aux les stresseurs dans votre vie et à trouver des moyens efficaces pour les gérer.

Quelle que soit le mode de gestion du stress que vous adoptez, le moment est venu de vous outiller pour protĂ©ger votre organisme – et votre santĂ© immunitaire – contre les mĂ©faits du stress.


Note de la rĂ©daction : L’article ci-dessous donne un aperçu gĂ©nĂ©ral des virus. MĂȘme si certains virus communs servent d’exemples, cet article n’est pas une Ă©tude approfondie de souches prĂ©cises ou un outil pour le diagnostic ou le traitement d’une atteinte virale particuliĂšre.


Les virus sont des germes minuscules dont les effets sur la santĂ© peuvent ĂȘtre importants. En sachant comment les virus fonctionnent, vous comprendrez mieux ce Ă  quoi votre systĂšme immunitaire doit faire face au quotidien.

Les rĂ©ponses Ă  ces quelques questions courantes au sujet des virus approfondiront vos connaissances sur leur mode d’action, leur fonctionnement et leurs effets nocifs possibles. Vous aurez ainsi des notions Ă©lĂ©mentaires sur la nature des virus, la rĂ©ponse de votre organisme pour les combattre et le concept d’immunitĂ© communautaire aux virus.

Question : Quelle diffĂ©rence y a–t-il entre les virus et les bactĂ©ries?

RĂ©ponse : Virus et bactĂ©ries sont les deux types de microbes qui causent le plus souvent des maladies. Microscopiques, ils dĂ©clenchent tous deux une rĂ©ponse du systĂšme immunitaire, mĂȘme s’ils sont trĂšs diffĂ©rents.

D’abord les bactĂ©ries. Ces organismes unicellulaires vivants sont dotĂ©s d’une membrane cellulaire. Comme elles se dĂ©veloppent Ă  presque toutes les tempĂ©ratures, on les trouve Ă  peu prĂšs partout. Leur ADN circulaire sert Ă  leur reproduction. Elles se nourrissent de matiĂšres organiques et inorganiques, de vĂ©gĂ©taux et de cellules animales en dĂ©composition et mĂȘme de nos aliments. Certaines bactĂ©ries sont mĂȘme capables de photosynthĂšse, Ă  l’instar des plantes.

Les bactĂ©ries ne sont pas toutes nocives et peuvent mĂȘme ĂȘtre bĂ©nĂ©fiques pour le corps. À vrai dire, la plupart des bactĂ©ries sont inoffensives. La peau et l’intestin font Ă©quipe avec les bactĂ©ries, et cette alliance est mieux connue sous le nom de microbiome. Les microbes qui vivent sur la peau aident Ă  Ă©liminer la saletĂ© et les cellules cutanĂ©es mortes, tandis que les bactĂ©ries intestinales contribuent Ă  la digestion des aliments.

Par contre, certaines bactĂ©ries peuvent ĂȘtre nocives, surtout lorsqu’elles se dĂ©veloppent lĂ  oĂč il ne faut pas. C’est ce qui explique que les infections bactĂ©riennes touchent gĂ©nĂ©ralement des zones prĂ©cises du corps. Il peut en rĂ©sulter une irritation ou une altĂ©ration des tissus sains. Parmi les infections bactĂ©riennes courantes, citons la pharyngite Ă  streptocoque, l’empoisonnement alimentaire et l’ulcĂšre.

Pour lutter contre une infection bactĂ©rienne, votre mĂ©decin peut recommander la prise d’un antibiotique. En plus de dĂ©truire les bactĂ©ries qui rendent malade, ce genre de mĂ©dicament perturbe leur reproduction, empĂȘchant du mĂȘme coup leur prolifĂ©ration.

Quant aux virus, ils sont beaucoup plus petits que les bactĂ©ries et ne sont pas reconnus comme des organismes vivants. Ce sont des agents infectieux dotĂ©s seulement d’une enveloppe protĂ©inique (capside) et, selon le type de virus, d’un brin d’ADN ou d’ARN. Contrairement aux bactĂ©ries, ils ne peuvent pas se reproduire sans une cellule hĂŽte. (Nous y reviendrons plus loin.)

À la diffĂ©rence des bactĂ©ries qui peuvent ĂȘtre nocives ou bĂ©nĂ©fiques, la plupart des virus causent la maladie. Rhinovirus (rhume), varicella (varicelle) et herpĂšs (herpĂšs labial ou feu sauvage). sont des virus courants. Les symptĂŽmes des infections virales sont ressentis dans tout l’organisme, entre autres sous forme de congestion, douleur, toux et fatigue.

Comme les antibiotiques sont impuissants contre les virus, le systĂšme immunitaire doit intervenir. Avec le temps, ce dernier dĂ©veloppe des anticorps qui reconnaissent les virus et les empĂȘchent d’infecter les cellules saines. VoilĂ  certes une excellente raison de mettre rĂ©guliĂšrement en pratique de bonnes habitudes qui aident Ă  prĂ©server la santĂ© immunitaire.

La vaccination peut prĂ©venir les mĂ©faits de certains virus. Avant mĂȘme l’exposition Ă  un virus prĂ©cis, un vaccin peut aider l’organisme Ă  dĂ©velopper des anticorps qui lui permettront de lutter contre ce virus avant mĂȘme qu’il ne se manifeste.

Question : Comment agit un virus dans l’organisme?

RĂ©ponse : Comme un virus est sans vie, une cellule hĂŽte est nĂ©cessaire Ă  l’achĂšvement de son cycle de vie. Agissant comme un parasite, le virus infecte une cellule saine, l’utilise pour se reproduire et la dĂ©truit aprĂšs coup.

Un virus est un minuscule paquet d’ADN ou d’ARN (matĂ©riel gĂ©nĂ©tique) qui se dĂ©place dans une enveloppe protĂ©inique (capside). MaĂźtre du dĂ©guisement, il laisse croire aux cellules dans l’organisme que son enveloppe protĂ©inique est un nutriment. DĂ©jouĂ©es, les cellules saines s’attachent au virus avec leurs protĂ©ines rĂ©ceptrices, et le laissent pĂ©nĂ©trer.

Une fois logĂ© dans la cellule hĂŽte, le virus peut libĂ©rer son information gĂ©nĂ©tique. Pour se reproduire, le virus doit faire une copie de son matĂ©riel gĂ©nĂ©tique et Ă  cette fin, il s’empare du systĂšme de reproduction de la cellule hĂŽte. DĂšs lors, la cellule reproduit le matĂ©riel de l’ADN ou de l’ARN du virus plutĂŽt que son propre matĂ©riel gĂ©nĂ©tique.

AprĂšs que le virus se soit reproduit dans la cellule, il s’en Ă©chappe en dĂ©truisant la cellule du mĂȘme coup. Le virus utilise alors la membrane de la cellule hĂŽte pour se dĂ©placer dans tout l’organisme sans ĂȘtre dĂ©tectĂ© par le systĂšme immunitaire. De lĂ  la difficultĂ© Ă  traiter les atteintes virales, puisque le systĂšme immunitaire arrive mal Ă  identifier et cibler les virus.

L’organisme finit Ă©ventuellement par diffĂ©rencier les virus des cellules saines. DĂšs lors, le systĂšme immunitaire commence Ă  crĂ©er les anticorps, de petites protĂ©ines qui marquent les virus. Les anticorps mĂšnent alors les agents du systĂšme immunitaire comme les globules blancs vers les virus oĂč votre Ă©quipe dĂ©fensive les dĂ©truit, Ă©liminant du mĂȘme coup les cellules infectĂ©es.

Question : Qu’est-ce qu’un symptîme?

RĂ©ponse : Un symptĂŽme est un signal physique Ă©mis par le corps pour indiquer un dysfonctionnement. C’est un avertissement d’une possible infection bactĂ©rienne ou virale. Un symptĂŽme s’attĂ©nue Ă  mesure que le systĂšme immunitaire Ă©limine l’infection dans l’organisme.

La plupart des symptĂŽmes sont dĂ©clenchĂ©s par des germes qui irritent les cellules saines. Ces derniers peuvent causer un mal de gorge, une surproduction de mucus et une hausse de la tempĂ©rature. Les symptĂŽmes ressentis pendant une maladie peuvent en rĂ©alitĂ© aider l’organisme Ă  combattre l’infection. Voyez comment le systĂšme immunitaire dĂ©code les symptĂŽmes pour vous protĂ©ger contre les germes.

  • FiĂšvre : Une infection dĂ©clenche une hausse de la tempĂ©rature corporelle (fiĂšvre). Bien qu’elle soit incommodante, cette fiĂšvre est une arme stratĂ©gique du systĂšme immunitaire pour dĂ©truire les virus. En effet, la fiĂšvre fait de l’organisme un lieu peu favorable Ă  certains germes qui peinent Ă  survivre Ă  tempĂ©rature Ă©levĂ©e.
  • Écoulement nasal : DĂšs que les muqueuses qui tapissent les parois du nez sont atteintes par un virus, le nez commence Ă  couler. C’est que l’organisme produit alors un excĂ©dent de mucus pour piĂ©ger les germes et les Ă©liminer. L’Ă©coulement nasal reflĂšte les efforts du systĂšme immunitaire pour combattre l’infection.
  • Toux : Un rĂ©flexe du systĂšme respiratoire lui permet d’expulser les germes de l’organisme. Lorsque les cellules des voies respiratoires repĂšrent un envahisseur, elles dĂ©clenchent la toux. Une forte toux peut dĂ©loger la poussiĂšre, les bactĂ©ries et les virus de la gorge et des poumons. En toussant, l’excĂ©dent de mucus est Ă©vacuĂ© du nez et de la gorge.
  • Éternuement : Tout comme la toux, l’éternuement est un rĂ©flexe. C’est une forte rĂ©ponse immunitaire qui expulse rapidement les germes hors du nez.

Question : Pourquoi les symptîmes diffùrent-ils d’une personne à l’autre?

RĂ©ponse : Une infection s’accompagne de symptĂŽmes diffĂ©rents pour chacun. La façon dont l’organisme rĂ©agit Ă  la maladie relĂšve en bonne partie de la gĂ©nĂ©tique. Comme il n’y a pas deux personnes avec les mĂȘmes gĂšnes, chacun rĂ©agit diffĂ©remment aux germes.

Les gĂšnes influent sur la façon dont le systĂšme immunitaire combat les virus et bactĂ©ries. L’immunitĂ© commence dans l’utĂ©rus avec des anticorps contre les germes hĂ©ritĂ©s de la mĂšre (c’est l’immunitĂ© passive, qui est temporaire chez le nouveau-nĂ©). L’information relative Ă  chaque maladie qui vous atteint est stockĂ©e dans vos gĂšnes, ce qui permet Ă  votre systĂšme immunitaire de s’adapter. Vous pouvez ainsi produire des anticorps en prĂ©vision de futures infections.

Lorsqu’une infection s’accompagne de symptĂŽmes, c’est que les gĂšnes ont probablement Ă©tĂ© en contact avec les germes auparavant. Si la rĂ©ponse immunitaire Ă  l’infection en cause est dĂ©jĂ  Ă©tablie, il se peut que les symptĂŽmes ne se manifestent jamais.

Le style de vie est un autre facteur qui peut influer sur la rĂ©action de chacun aux symptĂŽmes – en particulier le tabagisme. Pour la plupart des gens, les symptĂŽmes du rhume s’estompent assez rapidement. Les non-fumeurs mettront peu de temps Ă  se dĂ©barrasser d’une lĂ©gĂšre toux et de la congestion.

Il en va tout autrement des fumeurs. Le tabagisme abĂźme les cellules qui tapissent le nez, la gorge et les poumons, en plus d’affaiblir d’une façon marquĂ©e la rĂ©ponse immunitaire de l’organisme. Comme les tissus endommagĂ©s se rĂ©parent plus lentement, les symptĂŽmes comme la toux et la congestion durent plus longtemps. Par consĂ©quent, un fumeur aura plus de difficultĂ© Ă  se dĂ©barrasser de son rhume.

Question : Le traitement des symptĂŽmes d’une maladie peut-il prolonger la pĂ©riode d’infection?

RĂ©ponse : Cette question fait toujours l’objet de dĂ©bats. Dans la plupart des cas, il y a peu de donnĂ©es qui permettent de conclure qu’en traitant les symptĂŽmes d’une maladie, celle-ci dure plus longtemps.

Certaines infections virales plus graves (comme la grippe) peuvent mettre plus de temps Ă  disparaĂźtre et les mĂ©dicaments utilisĂ©s pour les traiter ne sont pas en cause. C’est plutĂŽt que mĂȘme le meilleur systĂšme immunitaire a malheureusement besoin de temps pour venir Ă  bout d’une grippe.

Des symptĂŽmes comme la congestion et la toux sont gĂ©nĂ©ralement de courte durĂ©e et il est alors raisonnable de vouloir les soulager. Un dĂ©congestionnant qui dĂ©gage le nez et la gorge ou un antitussif permet de se sentir mieux plus rapidement. Ce sont des traitements qui n’interfĂšrent pas directement avec la rĂ©ponse immunitaire.

Certaines infections exigent des traitements plus puissants. Pour des infections bactĂ©riennes comme la pharyngite Ă  streptocoque, il faut faire appel Ă  un antibiotique pour dĂ©truire les bactĂ©ries qui causent la maladie. Ce type de mĂ©dicament abrĂšge la durĂ©e de l’infection et permet de se sentir mieux. Il cible les bactĂ©ries Ă  la source de l’infection et les Ă©liminent de l’organisme.

Dans le cas des mĂ©dicaments qui contiennent des stĂ©roĂŻdes, on pourra constater une prolongation de la durĂ©e de la maladie. En fait, les stĂ©roĂŻdes traitent l’inflammation, qui est parfois causĂ©e par une infection, ce qui Ă©quivaut Ă  une suppression temporaire de la rĂ©ponse immunitaire normale. Par consĂ©quent, l’infection qui cause l’inflammation peut durer un peu plus longtemps. Les stĂ©roĂŻdes sont utilisĂ©s au cas par cas, en fonction du type d’infection.

Question : Quand faut-il traiter la fiĂšvre?

RĂ©ponse : Dans tous les cas, il vaut mieux laisser la fiĂšvre se dissiper d’elle-mĂȘme. Il peut paraĂźtre sensĂ© d’utiliser Ă  court terme un mĂ©dicament contre la fiĂšvre, mais Ă  long terme, il risque de compromettre la rĂ©action naturelle de l’organisme Ă  l’infection.

La fiĂšvre est en fait une hausse de la tempĂ©rature corporelle qui ralentit la propagation d’un virus ou d’une bactĂ©rie. Comme les germes prolifĂšrent Ă  tempĂ©rature normale, une tempĂ©rature plus Ă©levĂ©e est toute indiquĂ©e pour les Ă©liminer. En rĂ©duisant la fiĂšvre, l’organisme devient un milieu plus accueillant pour les pathogĂšnes qui causent la maladie.

En cas de fiĂšvre lĂ©gĂšre (infĂ©rieure Ă  38,3 °C chez l’enfant et Ă  39,4 °C chez l’adulte), on recommande gĂ©nĂ©ralement de ne pas utiliser un mĂ©dicament contre la fiĂšvre et de laisser l’organisme combattre l’infection. En cas de forte fiĂšvre, il vaut mieux consulter un mĂ©decin qui prescrira un mĂ©dicament appropriĂ© contre la fiĂšvre.

Il faut aussi contacter immédiatement un médecin si un enfant refuse de boire, semble apathique et est incapable de vous regarder dans les yeux.

Question : Peut-on attraper le mĂȘme virus plus d’une fois?

RĂ©ponse : Oui et non. Comme les virus sont prolifiques, ils se multiplient en sous-types et autres espĂšces. MĂȘme s’il est possible d’ĂȘtre atteint par le mĂȘme virus plus d’une fois, vous ne vous sentirez malade qu’en prĂ©sence d’une nouvelle souche ou d’un nouveau sous-type.

Le rhinovirus qui cause le rhume comporte des centaines de sous-types et souches uniques. Chaque fois que vous avez le rhume, votre systĂšme immunitaire combat la souche spĂ©cifique en cause. Et du mĂȘme coup, vous dĂ©veloppez des anticorps qui marquent ce sous-type du rhinovirus.

S’il vous arrive d’ĂȘtre Ă  nouveau en contact avec la mĂȘme souche du virus du rhume, les anticorps indiqueront Ă  votre systĂšme immunitaire de combattre le virus. Par contre, s’il s’agit d’une nouvelle forme du virus, vous pourriez alors avoir moins de chance.

Pour survivre, les virus sont en mutation constante. Comme les parasites, leur but est d’envahir les cellules hĂŽtes et de se servir de leur ADN pour se reproduire. DĂšs que votre systĂšme immunitaire apprend Ă  bloquer un virus, celui-ci peut se prĂ©senter sous une autre forme indĂ©tectable. Cette facultĂ© peut causer une nouvelle atteinte avec le mĂȘme type de virus.

Question : Comment le systÚme immunitaire communique-t-il pour coordonner les réponses aux virus?

RĂ©ponse : Une communication cellulaire constante est essentielle au maintien d’un bon Ă©tat de santĂ© gĂ©nĂ©ral. Il en va de mĂȘme pour le systĂšme immunitaire.

Voici des notions de base sur les deux principales formes de communication du systÚme immunitaire : le contact direct entre récepteurs et les protéines messagÚres.

Contact direct entre récepteurs

Comme pour tout autre mode de communication cellulaire, des rĂ©cepteurs permettent au systĂšme immunitaire de communiquer. Ces sites particuliers sur la face externe des cellules lui donnent la possibilitĂ© de recevoir des signaux chimiques et des protĂ©ines messagĂšres. Ils participent aussi Ă  la connexion entre cellules par laquelle le transfert d’information est possible.

Les cellules immunitaires sont dotĂ©es de divers rĂ©cepteurs. Les lymphocytes T (des cellules immunitaires qui se forment dans le thymus) utilisent leurs rĂ©cepteurs particuliers – ou rĂ©cepteurs des lymphocytes T – pour recueillir de l’information provenant de cellules infectĂ©es. Ce processus permet aux dĂ©fenseurs de l’immunitĂ© de repĂ©rer un pathogĂšne potentiel.

Les rĂ©cepteurs sont Ă  ce point essentiels au fonctionnement des lymphocytes T qu’ils sont classifiĂ©s. Les lymphocytes T dotĂ©s d’un rĂ©cepteur CD4 sont des auxiliaires servant Ă  rĂ©gir les forces immunitaires, tandis que les lymphocytes T cytotoxiques reconnaissables Ă  leurs rĂ©cepteurs CD8 ont pour tĂąche de neutraliser les cellules infectĂ©es.

Ces diffĂ©rents lymphocytes T cherchent des rĂ©cepteurs prĂ©cis sur les cellules infectĂ©es et s’y connectent. En fonction du type de complexe majeur d’histocompatibilitĂ© (rĂ©cepteur d’une cellule infectĂ©e), un lymphocyte T auxiliaire ou cytotoxique s’y liera. En fait, le type de rĂ©cepteur et la connexion qu’il gĂ©nĂšre constituent un Ă©lĂ©ment important du mode de communication du systĂšme immunitaire.

Protéines messagÚres

Le contact direct n’est pas toujours possible ni nĂ©cessaire Ă  une rĂ©ponse immunitaire coordonnĂ©e. Par consĂ©quent, le systĂšme immunitaire communique avec lui-mĂȘme Ă  l’aide de protĂ©ines particuliĂšres appelĂ©es cytokines.

Capables de parcourir de courtes ou longues distances, les protĂ©ines messagĂšres immunitaires signalent toutefois des activitĂ©s diffĂ©rentes. Certaines cytokines donnent le feu vert Ă  diverses rĂ©ponses du systĂšme immunitaire. D’autres, appelĂ©es chimiokines, sont comme des gyrophares qui dirigent un plus grand nombre de cellules immunitaires vers un incident particulier.

Les interfĂ©rons sont des molĂ©cules de communication du systĂšme immunitaire libĂ©rĂ©es par diverses cellules prĂ©sentes sur un site d’infection. Ces cellules infectĂ©es – immunitaires ou simplement corporelles – transmettent des versions particuliĂšres de ces protĂ©ines, tout comme le font les cellules immunitaires qui participent Ă  la rĂ©ponse. Bien que leur forme et leur fonction soient spĂ©cifiques, les interfĂ©rons accroissent gĂ©nĂ©ralement le nombre de rĂ©cepteurs de liaison des lymphocytes T pour mieux signaler les cellules infectĂ©es et orienter la rĂ©ponse immunitaire.

Cet article ne prĂ©tend nullement constituer un guide complet pour interprĂ©ter le langage complexe du systĂšme immunitaire, mais il prĂ©sente des notions de base. Il vous aidera Ă  mieux comprendre comment ces modes de communication se combinent pour coordonner les innombrables activitĂ©s immunitaires qui s’enclenchent lorsque votre organisme perçoit une invasion. C’est un processus important pour assurer une rĂ©ponse efficace qui produit l’effet dĂ©sirĂ©.

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Votre organisme est une machine complexe qui travaille inlassablement. Il fonctionne d’autant mieux lorsque tous ses systĂšmes et mĂ©canismes internes s’activent ensemble pour en optimiser le fonctionnement – Ă  partir de la peau et de la structure squelettique jusqu’au systĂšme cardiovasculaire et au systĂšme nerveux central. Comme pour toute machine, le processus naturel de vieillissement de votre organisme finira par altĂ©rer plusieurs de ses systĂšmes.

Pendant la dĂ©gĂ©nĂ©rescence naturelle, aucun systĂšme de dĂ©fense naturelle n’influe autant sur tout l’organisme qu’un systĂšme immunitaire vieillissant. Avec le temps, le systĂšme immunitaire se dĂ©grade naturellement par un processus appelĂ© immunosĂ©nescence. Bien qu’on dĂ©finisse ce phĂ©nomĂšne comme l’impact de l’ñge sur la fonction immunitaire, c’est un processus qui, Ă  l’instar du systĂšme immunitaire, est enclenchĂ© par l’activitĂ© – ou l’inactivitĂ© – de nombreux composants de plus petite taille.

Pour mieux comprendre les effets de l’ñge sur la santĂ© immunitaire, il est bon de faire d’abord un tour d’horizon du systĂšme immunitaire.

La différence entre immunité innée et adaptative

Votre systĂšme immunitaire se compose de globules blancs, de tissus et d’organes qui unissent leurs forces pour dĂ©fendre l’organisme contre les stresseurs internes et externes. La rĂ©ponse immunitaire gĂ©nĂ©rale se prĂ©sente souvent sous deux formes : l’immunitĂ© innĂ©e et l’immunitĂ© adaptative.

Comme son nom l’indique, le systĂšme immunitaire innĂ© (ou non spĂ©cifique) est celui que vous avez Ă  la naissance. L’immunitĂ© innĂ©e vous vient de vos parents et vous la transmettez gĂ©nĂ©tiquement Ă  vos enfants. Elle consiste en barriĂšres immunitaires physiques et chimiques, comme le rĂ©flexe de la toux, la peau, les muqueuses et l’acide gastrique.

Moins puissant que d’autres composants de votre systĂšme global, le systĂšme immunitaire innĂ© demeure quand mĂȘme votre premiĂšre ligne de dĂ©fense contre toutes les substances Ă©trangĂšres appelĂ©es antigĂšnes. Si les antigĂšnes parviennent Ă  contourner cette dĂ©fense, c’est l’immunitĂ© adaptative qui prend le relais.

Propre Ă  chacun, l’immunitĂ© adaptative est en Ă©volution constante. Comme nous sommes exposĂ©s Ă  divers antigĂšnes toute notre vie, notre systĂšme immunitaire les rĂ©pertorie et s’érige une dĂ©fense selon leurs particularitĂ©s. Lorsque l’organisme est sous attaque, le thymus libĂšre des lymphocytes (ou cellules) B et T. Les cellules B produisent des anticorps et les cellules T s’attaquent directement aux antigĂšnes., Ces globules blancs agissent en conjugaison pour protĂ©ger l’organisme contre tout dommage, y compris les menaces virales et infectieuses, en se rappelant comment combattre tout ce Ă  quoi nous avons dĂ©jĂ  Ă©tĂ© exposĂ©s.

L’immunitĂ© et l’ñge

À mesure que nous vieillissons naturellement, l’immunosĂ©nescence se manifeste et entraĂźne des changements dans l’organisme. AprĂšs avoir atteint sa taille maximale Ă  la pubertĂ©, le thymus s’atrophie, ce qui rĂ©duit la production de lymphocytes T. Leur nombre ne baisse pas avec l’ñge, mais leur fonctionnement se dĂ©grade. Comme ces cellules ont pour tĂąche de s’attaquer directement aux antigĂšnes, le risque de maladie s’accroĂźt. MĂȘme si elles se rappellent ce qu’elles ont dĂ©jĂ  affrontĂ©, il en faut de nouvelles pour combattre les menaces encore inconnues ou les mutations auxquelles l’organisme s’est adaptĂ© − par exemple, une nouvelle souche de la grippe.

En plus d’ĂȘtre produites en moins grand nombre, elles rĂ©agissent plus lentement aux nouvelles menaces. ConsĂ©quemment, l’organisme est plus lent Ă  organiser un plan d’attaque pour faire face aux menaces aprĂšs les avoir repĂ©rĂ©es. C’est ce qui explique la frĂ©quence et la gravitĂ© accrues des infections et maladies avec l’ñge, contrairement Ă  l’époque oĂč vous et votre systĂšme immunitaire Ă©tiez jeunes.

Ce n’est pas seulement l’immunitĂ© adaptative qui ralentit. De la mĂȘme façon, le systĂšme immunitaire innĂ© rĂ©pond et rĂ©agit lui aussi plus lentement aux problĂšmes courants, Ă  la fois internes et externes. Prenons pa exemple le cas d’une coupure superficielle. Lorsqu’on est jeune, les globules blancs se dĂ©ploient rapidement pour coaguler le sang, former une croĂ»te et remodeler la peau. Avec l’ñge, ce mĂȘme processus ralentit naturellement, ce qui crĂ©e une tendance Ă  l’inflammation et Ă  l’infection – deux des principaux facteurs d’affaiblissement du systĂšme immunitaire.

Pour soutenir un systĂšme immunitaire vieillissant

Bien que le ralentissement du systĂšme immunitaire se manifeste naturellement avec l’ñge, il ne faut pas en conclure que sa dĂ©gradation est inĂ©vitable. En fait, en fonction de certains facteurs, votre organisme peut ĂȘtre plus jeune sur le plan biologique qu’il ne l’est de façon chronologique.

L’ñge chronologique se calcule par le nombre d’annĂ©es depuis la naissance, tandis que l’ñge biologique – ou la façon de vieillir – est la mesure de l’état de santĂ© gĂ©nĂ©ral qui prend en compte des facteurs comme le style de vie, l’alimentation, le risque gĂ©nĂ©tique d’ĂȘtre atteint de maux liĂ©s Ă  l’ñge, et d’autres encore. Par consĂ©quent, deux personnes nĂ©es le mĂȘme jour peuvent sembler vieillir trĂšs diffĂ©remment.

MĂȘme si des facteurs gĂ©nĂ©tiques peuvent vous empĂȘcher de contrĂŽler certains des effets naturels de l’ñge sur votre systĂšme immunitaire, vous pouvez toutefois soutenir tout votre organisme en adoptant certaines habitudes de vie
 ou en y renonçant.

Suivre un régime alimentaire équilibré

Une alimentation riche en fruits et lĂ©gumes frais, grains entiers, gras bĂ©nĂ©fiques et viandes maigres peut aider au bon fonctionnement de votre systĂšme immunitaire. Des fruits, lĂ©gumes et grains entiers diversifiĂ©s procurent les fibres alimentaires nĂ©cessaires pour favoriser la santĂ© du tube digestif. C’est particuliĂšrement important pour renforcer sa rĂ©ponse immunitaire aux stresseurs externes, en particulier du fait qu’il subit les effets directs des pathogĂšnes et autres agents transmis par l’alimentation. On a montrĂ© que de nombreux aliments Ă©troitement associĂ©s au rĂ©gime alimentaire mĂ©diterranĂ©en contribuaient Ă  prĂ©server le systĂšme immunitaire.

Dormir suffisamment

Un manque de sommeil adĂ©quat empĂȘche l’organisme de produire bon nombre de protĂ©ines qui ciblent l’infection et l’inflammation, protĂ©ines qui aident Ă  renforcer et reconstituer les rĂ©ponses immunitaires.

Faire de l’exercice

L’activitĂ© physique rĂ©guliĂšre est un des meilleurs moyens de favoriser votre Ă©tat de santĂ© gĂ©nĂ©ral. On recommande aux adultes de faire de l’exercice modĂ©rĂ© pendant 150 minutes par semaines, ce qui suffit Ă  optimiser le dĂ©bit sanguin et Ă  aider Ă  la migration des cellules immunitaires dans l’ensemble de l’organisme.

Adopter une bonne hygiĂšne

De bonnes habitudes d’hygiĂšne sont un des moyens les plus simples pour aider l’organisme Ă  lutter contre les stresseurs externes. Un lavage de mains adĂ©quat et d’autres habitudes de propretĂ© contribuent Ă  rĂ©duire l’exposition aux germes qui peuvent mettre votre immunitĂ© Ă  rude Ă©preuve.

Décompresser

Le stress non surveillĂ© peut avoir des effets nĂ©gatifs sur le poids, le sommeil et le bien-ĂȘtre gĂ©nĂ©ral, en plus de soumettre le systĂšme immunitaire Ă  une pression accrue. L’application de techniques simples de gestion du stress peut vous vous aider Ă  prendre du recul dans une situation stressante et Ă  retrouver votre aplomb.

Éviter de fumer

Le tabagisme dĂ©truit les anticorps et antioxydants prĂ©sents dans le sang. De plus, il cause l’inflammation des poumons, ce qui dĂ©tourne les cellules de leurs autres tĂąches.

Boire avec modération

La consommation excessive d’alcool rĂ©duit la capacitĂ© des globules blancs de dĂ©truire les antigĂšnes et de lutter contre les infections.

En bout de ligne, la santĂ© du systĂšme immunitaire et un style de vie globalement sain sont des alliĂ©s naturels. Pour bien vous prĂ©parer aux effets de l’ñge sur le fonctionnement immunitaire, un effort de tout le corps est nĂ©cessaire et Ă  cet Ă©gard, il faut adopter une approche holistique.

Renseignez-vous davantage sur les moyens Ă  prendre pour mieux soutenir votre systĂšme immunitaire, quel que soit votre Ăąge.

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Personne n’aime ĂȘtre malade. C’est pourquoi il est important de protĂ©ger notre santĂ© immunitaire. Certains comportements Ă  adopter au quotidien peuvent soutenir le systĂšme immunitaire – vous en trouverez des exemples utiles dans cet article. Cependant, d’autres comportements sont Ă  Ă©viter pour votre santĂ© immunitaire.

Il est important de savoir ce qu’il ne faut PAS faire. Vous serez ainsi mieux en mesure d’Ă©tablir certaines limites et s’adopter des habitudes. Allez voir ces 12 habitudes Ă  Ă©viter en matiĂšre d’immunitĂ© afin de savoir ce que vous pouvez faire pour soutenir votre immunitĂ©.

Ne pas : lĂ©siner sur l’eau

Lorsque vous commencez Ă  ressentir la soif, c’est que votre organisme est dĂ©jĂ  dĂ©shydratĂ©. L’hydratation est essentielle pour avoir un corps sain et un systĂšme immunitaire solide. Sans un apport d’eau suffisant, votre organisme est moins efficace et vous vous sentez lĂ©thargique et fatiguĂ©.

Il est difficile de se dĂ©fendre efficacement contre les germes en l’absence de rĂ©serves d’eau adĂ©quates. L’eau est nĂ©cessaire Ă  la circulation du mucus et de la lymphe, deux barriĂšres de protection contre les virus et les bactĂ©ries. Ce sont des piĂšges visqueux qui empĂȘchent les microbes de se propager aux cellules saines.

Gardez votre organisme hydratĂ© et bien portant en buvant au moins huit verres d’eau par jour. Une grande quantitĂ© d’eau permet au mucus de circuler, et votre systĂšme immunitaire a besoin de ce mucus qui emprisonne les germes et aide Ă  combattre les infections. Rappelez-vous de fournir suffisamment d’eau Ă  votre organisme pour qu’il soit en mesure de bien faire son travail.

Ne pas : repousser l’heure du coucher

Comme le dit le proverbe, « le monde appartient Ă  ceux qui se lĂšvent tĂŽt » (et qui se couchent tĂŽt). Bien entendu, le fait d’aller au lit de bonne heure ne garantit pas votre succĂšs financier, mais cela peut au moins vous garder en santĂ©.

Votre systÚme immunitaire fonctionne mieux lorsque vous dormez suffisamment. Huit heures de sommeil sans interruption permettent à votre organisme de se régénérer et de se réparer. Votre systÚme immunitaire a également des tùches importantes à effectuer pendant que vous dormez.

Donc, pour vous assurer d’obtenir un sommeil adĂ©quat, ne repoussez pas l’heure du coucher. Une heure avant d’aller au lit, tamisez les lumiĂšres, Ă©teignez la tĂ©lĂ©vision et rangez votre tĂ©lĂ©phone de maniĂšre Ă  crĂ©er un environnement aussi relaxant et paisible que possible. DĂ©tendez-vous et mĂ©ditez afin d’arriver Ă  vous endormir plus rapidement.

Un sommeil de qualité est non négociable. Si vous avez besoin de motivation pour éviter de vous coucher tard, pensez à tout le soutien que procure une bonne nuit de sommeil à votre systÚme immunitaire.

Ne pas : se toucher le visage

Les yeux, le nez et la bouche sont les portes d’entrĂ©e prĂ©fĂ©rĂ©es des germes dans l’organisme. Si vous voulez donner un coup de main Ă  votre systĂšme immunitaire, ne vous touchez pas le visage.

Il peut sembler inoffensif de se toucher le visage, mais ce geste permet de transfĂ©rer les microbes des mains vers l’intĂ©rieur de l’organisme. Toutefois, on ne met pas les doigts dans la bouche chaque fois qu’on se touche le visage. On se frotte les yeux, on se gratte le nez, on se ronge les ongles. Toutes ces petites habitudes fĂącheuses permettent aux germes de s’introduire dans l’organisme.

Si vous avez du mal Ă  Ă©viter de vous toucher le visage, ce ne sera pas facile, mais vous pouvez vous dĂ©barrasser de cette habitude. Essayez de prendre cette responsabilitĂ© pour le bien de votre immunitĂ©. Vous pouvez appliquer du vernis sur vos ongles pour Ă©viter de les ronger et garder vos mains occupĂ©es pour rĂ©sister Ă  l’envie de vous frotter les yeux. Lorsque vous rĂ©ussissez, rĂ©compensez-vous. Demandez Ă  un membre de votre famille ou Ă  un ami de vous faire des rappels au besoin. Si vous devez vous toucher le visage, lavez-vous d’abord les mains.

Ne pas : fumer

Il n’y a pas de maniĂšre dĂ©licate de le dire – le tabagisme est une habitude dangereuse qui affecte l’ensemble de l’organisme, y compris le systĂšme immunitaire.

La fumĂ©e de cigarettedĂ©truit le revĂȘtement protecteur, composĂ© de cellules Ă©pithĂ©liales, qui tapisse l’intĂ©rieur de la bouche, du nez et de la gorge. Cette couche de cellules est nĂ©cessaire pour protĂ©ger les voies respiratoires contre les germes. Le tabagisme endommage Ă©galement les tissus pulmonaires, qui sont particuliĂšrement vulnĂ©rables aux infections par les virus et les bactĂ©ries.

ArrĂȘtez de fumer le plus tĂŽt possible pour protĂ©ger vos poumons et votre immunitĂ© globale.

Ne pas : consommer trop d’alcool

Tout comme le tabagisme, l’abus d’alcool a des effets nĂ©fastes sur le systĂšme immunitaire. La consommation d’alcool en grande quantitĂ© et de maniĂšre chronique endommage les cellules qui recouvrent l’intĂ©rieur de la bouche et de la gorge, en plus de restreindre la fonction des globules blancs – la force offensive du systĂšme immunitaire contre les agents pathogĂšnes.

Vous voulez une preuve? Il y a une corrĂ©lation entre la consommation excessive d’alcool et le fait d’ĂȘtre malade souvent. Donc, il semble que trop d’alcool affaiblit le systĂšme immunitaire et augmente la probabilitĂ© de tomber malade.

RĂ©duisez les excĂšs d’alcool pour soutenir votre immunitĂ©. Votre organisme peut tolĂ©rer une consommation modĂ©rĂ©e et responsable – un verre par jour pour les femmes et deux pour les hommes. Assurez-vous seulement de ne pas exagĂ©rer.

Ne pas : oublier de se laver les mains

Le lavage des mains est le moyen le plus efficace de se protĂ©ger contre les agents pathogĂšnes potentiels, et c’est une habitude facile Ă  adopter. Rappelez-vous de vous laver les mains avant de manger, aprĂšs avoir utilisĂ© la toilette et en revenant d’un endroit public.

Cependant, il ne suffit pas de vous rincer les mains. L’emploi d’une technique adĂ©quate de lavage des mains demande un peu de pratique. Consultez ce guide de lavage des mains afin de le faire correctement. Puis, commencez Ă  vous laver les mains souvent afin de donner un peu de rĂ©pit Ă  votre systĂšme immunitaire et de freiner la transmission de germes Ă  autrui.

Ne pas : utiliser les désinfectants à mauvais escient

Le nettoyage, la dĂ©sinfection et la propretĂ© de maniĂšre gĂ©nĂ©rale aident Ă  limiter l’exposition aux germes. Par contre, il ne faut pas exagĂ©rer. Les produits que vous utilisez pour Ă©liminer les germes peuvent aussi ĂȘtre mauvais pour vous s’il ne sont pas utilisĂ©s de maniĂšre appropriĂ©e.

N’employez jamais, sur votre peau ou Ă  l’intĂ©rieur de votre corps, des nettoyants ou des dĂ©sinfectants conçus pour ĂȘtre utilisĂ©s sur les surfaces, le verre, le tissu ou dans la salle de bain. Ces produits peuvent ĂȘtre irritants ou toxiques. Portez l’équipement de protection adĂ©quat (comme des gants ou des lunettes de protection) lorsque vous dĂ©sinfectez une zone de votre demeure.

Cela peut paraĂźtre Ă©vident, mais il ne faut absolument pas boire ces nettoyants, vaporiser un dĂ©sinfectant sur vous-mĂȘme ou vous exposer aux lumiĂšres UVC dĂ©sinfectantes, qui sont trĂšs dommageables. L’ingestion d’un de ces produits ou son injection dans votre organisme peut mener Ă  un appel au centre antipoison ou Ă  une visite Ă  l’urgence.

Le dĂ©sinfectant pour les mains est l’exception. Il est conçu pour ĂȘtre utilisĂ© sur la peau – uniquement sur la peau. Les dĂ©sinfectants pour les mains Ă  base d’alcool (Ă  vaporiser ou Ă  frotter) fonctionnent bien pour l’hygiĂšne ponctuelle des mains, mais vous devez les employer selon les directives du fabricant. De plus, lorsque les enfants utilisent un dĂ©sinfectant pour les mains, assurez-vous de les superviser afin qu’ils l’emploient correctement et de maniĂšre efficace.

Ne pas : omettre l’entraünement

Quand vous prĂ©fĂ©rez le divan Ă  l’exercice, votre forme physique n’est pas la seule victime. L’entraĂźnement d’intensitĂ© modĂ©rĂ©e contribue Ă  maintenir la santĂ© du systĂšme immunitaire.

L’exercice rĂ©gulier est associĂ© Ă  une meilleure fonction immunitaire et moins d’épisodes de maladie par annĂ©e. L’explication : l’activitĂ© physique amĂ©liore la circulation sanguine et la circulation de la lymphe, qui constitue le systĂšme immunitaire. L’exercice aĂ©robique aide aussi Ă  renforcer les poumons, les rendant ainsi plus efficaces pour la distribution de l’oxygĂšne dans tout l’organisme.

Un programme d’entraĂźnement rĂ©gulier vous aide Ă  dĂ©velopper des articulations et des muscles sains, et en prime, il vous protĂšge contre la maladie.

Ne pas : limiter la consommation de fruits et de légumes

L’alimentation joue un rĂŽle important dans le soutien de la rĂ©ponse immunitaire de l’organisme. Remplissez votre assiette d’aliments qui favorisent le maintien d’un systĂšme immunitaire en santĂ©; les fruits et lĂ©gumes sont un bon point de dĂ©part.

Essayez de manger un fruit ou un lĂ©gume Ă  chaque repas. Les fruits savoureux comme les oranges, les pommes, les bananes et les petits fruits sont remplis d’antioxydants et de vitamines, et l’organisme a besoin d’antioxydants qui l’aident Ă  dĂ©truire la structure des bactĂ©ries et des virus avant qu’ils ne puissent endommager des cellules saines.

Pour leur part, les lĂ©gumes fournissent au sang des minĂ©raux – comme le fer et le magnĂ©sium – et Ă  l’organisme, du bĂȘta-carotĂšne et des vitamines B. Ce sont tous d’importants nutriments qui soutiennent la fonction immunitaire. Ils maintiennent la santĂ© des cellules, permettant ainsi au systĂšme immunitaire de se concentrer sur les envahisseurs Ă  repousser.

Ne pas : sauter une dose quotidienne de vitamines

Les suppléments qui fournissent des vitamines et minéraux à votre organisme sont excellents pour soutenir votre santé immunitaire. Il faut donc vous assurer de prendre vos multivitamines.

Optez pour des supplĂ©ments qui contiennent une bonne quantitĂ© des vitamines C, B6 et E. Ces antioxydants soutiennent l’immunitĂ© et protĂšgent la santĂ© des tissus et des cellules contre les microorganismes dommageables. La vitamine C soutient Ă©galement la production de globules blancs normale de l’organisme. Ce sont les cellules immunitaires qui trouvent les agents pathogĂšnes potentiels et les dĂ©truisent.

Un supplément constitue une source fiable de nutrition de qualité sur laquelle le systÚme immunitaire peut compter au quotidien. Utilisez les suppléments alimentaires conjointement avec une alimentation saine pour soutenir adéquatement votre immunité.

Ne pas : aller au travail lorsque vous ĂȘtes malade

Si vous avez l’option de rester Ă  la maison quand vous ne vous sentez pas dans votre assiette, faites-le. En plus de vous donner le temps de rĂ©cupĂ©rer, cette pratique permet d’éviter de mettre Ă  risque la santĂ© des autres.

Pensez Ă  tous les endroits partagĂ©s et aux objets auxquels vous touchez au bureau. Un Ă©ternuement ou une toux libĂšrent des gouttelettes contenant des germes. Ces germes peuvent subsister pendant des heures ou des jours sur presque n’importe quelle surface, ce qui permet au microbe qui vous a rendu malade de se transfĂ©rer facilement Ă  un collĂšgue.

Avant de vous rendre au bureau avec un rhume, prenez en considĂ©ration les personnes avec lesquelles vous travaillez. Elles vous seront reconnaissantes d’ĂȘtre restĂ© Ă  la maison Ă  vous reposer plutĂŽt que d’avoir mis Ă  l’épreuve leur systĂšme immunitaire. Vous constaterez peut-ĂȘtre mĂȘme que vous vous remettez plus rapidement en prenant le temps de rĂ©cupĂ©rer Ă  la maison.

Ne pas : laisser le stress vous envahir

Pour votre bien et celui de votre immunitĂ©, il vaut mieux ralentir et rĂ©duire le stress au minimum, ce qui est plus facile Ă  dire qu’à faire. Le stress peut provenir du travail, de l’école ou des responsabilitĂ©s familiales, et peut avoir des effets nĂ©fastes importants s’il n’est pas gĂ©rĂ© adĂ©quatement.

Le stress inhibe pratiquement toutes les fonctions de l’organisme, y compris la fonction immunitaire. Quand les tĂąches du quotidien s’accumulent, le systĂšme immunitaire doit ralentir pour s’adapter. Le cortisol (une hormone du stress) envahit la circulation sanguine et influe sur les rĂ©ponses immunitaires. La production de globules blancs chute, ce qui augmente la vulnĂ©rabilitĂ© aux virus du rhume et de la grippe.

La gestion du stress est un art qui ne se maĂźtrise qu’aprĂšs des annĂ©es de pratique. Vous pouvez toutefois commencer Ă  rĂ©duire le stress en dressant un inventaire de vos responsabilitĂ©s quotidiennes. Ensuite, essayez de supprimer les activitĂ©s non nĂ©cessaires qui vous demandent temps et Ă©nergie. Apprenez Ă  refuser les mandats que vous n’arriverez pas Ă  gĂ©rer, et Ă  demander de l’aide lorsque vous ĂȘtes submergĂ©.

En apprenant Ă  gĂ©rer le stress, vous protĂ©gerez votre immunitĂ© et votre santĂ© globale. Le sommeil, la mĂ©ditation et le suivi psychologique sont d’autres excellents moyens de composer avec le stress. Accordez la prioritĂ© Ă  votre bien-ĂȘtre plutĂŽt qu’aux tĂąches que vous devez accomplir afin de rĂ©duire le stress et de mener une vie heureuse et en santĂ©.

Un aperçu de ce qu’il faut faire pour la santĂ© immunitaire

Maintenant que vous savez ce qu’il ne faut PAS faire, vous pouvez vous concentrer sur l’adoption d’habitudes qui aideront à soutenir votre systùme immunitaire.

Fixez-vous pour objectif d’ĂȘtre attentif Ă  la consommation d’eau et au lavage des mains. Soyez courtois et restez Ă  la maison lorsque vous vous sentez malade. Faites montre de respect envers votre corps en le nourrissant de fruits et de lĂ©gumes entiers, tout en Ă©vitant le tabagisme et la consommation excessive d’alcool.

DĂ©couvrez quelles habitudes soutiennent l’immunitĂ© et quelles habitudes il faut Ă©viter. Vos dĂ©cisions en matiĂšre de style de vie ont le potentiel d’influer sur votre santĂ© immunitaire.