Le lien entre un apport supérieur en magnésium et une réponse immunitaire normale

Almond in Shell - close-up

Le magnésium (Mg) est un minéral essentiel qui joue plusieurs rôles importants dans l’organisme, en plus d’être nécessaire à l’activité de plus de 300 enzymes. Un apport alimentaire inadéquat en Mg a été associé à bon nombre de maladies inflammatoires chroniques ou métaboliques comme l’hypertension, le syndrome métabolique, le diabète de type 2, l’ostéoporose, les maladies cardiovasculaires et même certains cancers. Le magnésium est surtout présent dans les aliments sains, comme les grains entiers, les légumes feuillus verts, les noix et les légumineuses. Selon les estimations, la teneur en magnésium du régime alimentaire de 75 % de la population américaine est inférieure au niveau minimal recommandé (ANR).

Dans une nouvelle méta-analyse publiée dans le European Journal of Clinical Nutrition, des chercheurs ont étudié le lien potentiel entre l’apport alimentaire en Mg et la protéine C-réactive (CRP), un marqueur d’inflammation, chez près de 33 000 adultes participant à sept études transversales. Dans les études d’intervention, l’apport en magnésium variait de 50 à 450 mg par jour pendant une période relativement courte allant jusqu’à quatre mois.

Ces études ont mis en évidence un effet potentiellement bénéfique de l’apport en Mg sur les niveaux de la CRP sérique. Les études d’observation ont montré que le groupe à l’apport en Mg le plus bas était 49 % plus susceptible de présenter un niveau de CRP supérieur ou égal à 3 mg/L (indiquant la présence d’inflammation).

Cette méta-analyse met en évidence le lien entre un apport faible en Mg et une activité accrue des marqueurs d’inflammation. Les chercheurs donnent à entendre que l’effet potentiellement bénéfique de l’apport en Mg sur les maladies chroniques peut se traduire du moins en partie par une diminution de l’inflammation.

Dibaba DT, Xun P, He K. Dietary magnesium intake is inversely associated with serum C-reactive protein levels: meta-analysis and systematic review. Eur J Clin Nutr. 2014;68(4):510-6.